MERCERIE
Les fenêtres soulevantes, à gnillotine on à coulisses, sont celles qui s'ouvrent par un mouvement de translation vertical; on les emploie souvent en Allemagne, en Angleterre, aux États-Unis.
Les châssis et les vasistas sont de petites lenètres se composant d'un bâti dormant dans lequel bat un châssis vitré; on les emploie pour cabinets d'aisances, étables, etc. — Les impostes sont des traverses qui servent à diminuer la trop forte élévation et le poids des châssis.
Les volets, les persiennes, les jalousies, les stores, sont employés pour compléter la fermeture des baies.
Les lambris sont des ouvrages de menuiserie dont on revêt les parois intérieures des murs.
Un bâti à 3 parements en sapin de 0 m. 10 de large et de U m. 03i d'épaisseur raat 1 fr. 09 le mètre linéaire; en chêne, il vaut 2 fr. le m. Un cadre de 0 m. 10 de large et 0 m. 013 d'épaisseur rant 0 fr. 78 le m. en sapin et 1 fr. 39 en chêne. Une croisée en chêne, avec dormant de 0 m. 05i d'épaisseur, avec châssis de 0 m. 03i, vaut 14 fr. 25 le m. superQciel.
Parquets. — Les parquets sont constitués par des assemblages de pièces de bois ou frises généralement assemblées à rainures et languettes. Le sapin est employé, de même que le chêne et le pitchpin. Les frises pour parquets en chêne ont le plus souvent 0 m. 06 ou 0 m. 09 sur 0 m. 08 ou 0 m. 11.
Les parquets à l'anglaise en sapin, de Om. 027 d'épaisseur, compris pose des lambourdes sur lesquelles on les cloue, reviennent à 3fr. 65 le m. carré. Les parquets à point de Hongrie en chêne reviennent de 9 fr. 90 à 12 fr. 80 le m. carré.
On met souvent les parquets sur bitume, pour empêcher l'humidité des rez-de-chaussée.
Escaliers en bois. — Les escaliers dont les marches sont en bois emploient le sapin et plus rarement le chêne. Le plus souvent, les marches sont constituées par des planches verticales et horizontales assemblées à rainures (sur la marche) et à languettes (sur la contremarche). Les limons se font aussi en bois. Les rampes sont formées de montants ou balustres couronnés d'une lisse ou main-courante en bois. — Les escaliers prennent une foule de formes appropriées à leurs usages variés.
Pour les habitations, on prend habituellement Om. 26 comme largeur de giron, au milieu des marches, 0m.l6 à 0 m. 18 comme hauteur de la marche et 1 m. à 1 m. 25 comme largeur de l'escalier.
Un escalier en chêne, avec marches de 0 m. 05i d'épaisseur, contremarches de 0 m. 027 d'épaisseur et de 1 m. de largeur d'emmarchement, vaut 21 fr. la marche lorsqu'il est à limon et quartier tournant, et 18 fr. à crémaillère et quartier tournant.— En règlement un compagnon menuisier se paye 0 fr. 94 l'heure, le parqueteur 1 fr. 15.
Me.vuiserie mét.\llique. — Le bois peut être remplacé par le fer pour constituer, en tout ou en partie, des portes, fenêtres et parties de menuiserie. La menuiserie métallique coûte plus cher, mais, étant donnés sa durée et ses avantages multiples, elle est grandement à recommander. On fabrique des croisées en fer de 2 m. 10 sur 1 m. 10, qui reviennent à 60 fr.; ce système est surtout applicable aux usines. Certaines maisons font des croisées en fer à 2 vantaux valant Sfr.iO le m. c. avec vitrages fixes et 14 fr. avec vitrages ouvrants.
Les châssis à tabatière se font aussi en fer, de même que les panneaux des portes. M. Guipet a même établi des baies entièrement en fonte d'une seule pièce, de pose très facile. On a fait encore des
persiennes en métal et des fermetures de magasins en même matière.
Quant aux escaliers en fer, grâce surtout à l'incombustibilité du métal, ils se propagent beaucoup; on fait aussi des escaliers en fonte, en tôle. Les marches de toitures se fabriquent même en zinc. Dans certains types d'escaliers tout en fer, la marche revient à 40 fr. pour un emmarchement de i m. 30. Pour escalier tournant de 0 m. 60 d'emmarchement^ le prix d'une marche en fer est de 25 fr. et la rampe revient à 12 fr. le mètre. P.\ul B.\rré.
3IERCKRIE. La mercerie n'est pas une industrie, mais un simple commerce d'intermédiaire. Ce commerce embrasse une énorme quantité de branches diverses, dont voici les principales : bonneterie, cravates, fil, aiguilles et boutons, œillets et agrafes, toiles, tresses, lingeries diverses, passementerie, broderie, corsets, crin, tricots et maillots, gants de fil et de coton, bas et chaussettes, dentelles, accessoires de couture. (Voy. ces mots.)
Le mercier en gros dispose de capitaux qui lui permettent d'acheter en gros et d'approvisionner les commerçants de détail, mais il ne fabrique rien; il n'a chez lui que des cartes d'échantillons.
L'article mercerie ne figure pas sur les tarifs de douane, il n'est soumis à aucune statistique appréciable. 11 est même douteux que les chambres syndicales puissent avoir une idée de la statistique de ce commerce, qui échappe à toute description. Lorsque le marchand de détail veut se passer d'intermédiaire, il s'adresse aux usines directement. Cette circonstance complique encore la question, en augmentant l'incertitude des chiffres que nous pourrions obtenir.
Pour être imposable comme marchand de mercerie, il n'est pas nécessaire, d'après la jurisprudence du Conseil d'État, de vendre tous les articles rentrant dans ce commerce; il suflSt d'avoir l'assortiment complet d'un ou de plusieurs articles de mercerie.
On comptait à Paris (recensement de 1896) environ 5.000personnes occupées au commerce de la mercerie, dont 2.200 femmes. Il y avait un millier de chefs de maisons, dont la moitié de femmes, et environ 3.000 ouvriers et employés, dont 900 femmes; parmi les petits patrons travaillant seuls on ouvriers à façon, on sans place fixe,, on comptait plus de 800 femmes et 156 hommes; 419 maisons avaient de 1 à 4 ouvriers et employés, 58 de 5 à 10. 29 de 11 à 20, 13 de 21 à 50, 4 de 51 à 100, 4 de 101 à 200. Les chiffres correspondants étaient, à la même date,, pour la banlieue de Paris : 746 personnes au total, dont 572 femmes; 220 chefs de maisons, dont 140 femmes; 420 petits patrons on ouvriers à façon, dont 345 femmes; 93 de ces maisons avaient de 1 à 4 employés et ouvriers,, aucune n'en avait davantage. Notons encore dans le département de Seine-et-Oise : 168 chefs de maisons, dont 105 femmes; petits patrons travaillant seuls on ouvriers à façon, 34 hommes et 170 femmes ; 78 maisons avec 1 à 4 ouvriers et employés, 1 avec 5 à 10, 2 avec U à 20. Dans le département du Nord, qui fournit à la mercerie française presque tout le 01 à coudre (voy. Fils retors), on comptait, en mars 1896, 1.409 personnes occupées à la mercerie ; des 300 maisons, une moitié environ étaient tenues par des hommes et l'antre par des femmes; 500 petits patrons travaillant senls ou ouvriers à façon, dont 300 femmes ; 139 maisons avaient de 1 à 4 ouvriers et employés, 26 de 5 à 10, 9 de 11 à 20, 3 de 21 à 50.
Depuis le 1" janvier 1882, les diverses marchandises qui figuraient antérieurement aux Tableaux du Commerce de la France sous la dénomination de « Mercerie », ont été en partie réunies à des articlesdéjà existants: Tabletterie, Bimbeloterie, Brosserie, Ouvrages en métaux, .\rticles divers de l'industrie