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MERCURIALES

MERSINA

parisienne ; en partie reprises sous de nouvelles désignations : Besicles, Lorgnettes et Jumelles de théâtre, Éventails et Écrans à main.

MEROUttE. Le mercure (Hg) est un métal liquide, blanc d'argent, très mobile, fusible à 38",8 au-dessous de zéro degré, bouillant à 3o0° ctg. ; d'une 4ensité de 13,39, sa chaleur spécifique est égale à 0,033. Ce métal, à cause des caractères ci-dessus énumérés, a reçu le nom de mercure natif ou vif argent. Il se volatilise même à la température ordinaire ; mais quand on l'abandonne au contact de l'air, il se recouvre au bout de quelque temps d'une pellicule grisâtre d'oxydule de mercure.

C'est surtout des États-Unis (Californie) et d'Espagne (Almadeu) que vient le mercure, bien qu'on en trouve aussi en France, en Allemagne (Palatinat), en Autriche (Carniole) et au Pérou; en 1897 l'Espagne en a produit 32.000 T.; les États-Unis pour 943.200 dollars en 1897 et pour 1.143.800 en 1898.

La teneur de la plupart dos minerais d'Europe ne va pas à 2V«; ceux de New-Almaden (Californie) Tendent quelquefois 47%; ceux d'Almaden, 10%-

Le mercure n'est attaqué ni par l'acide chlorhydrique conceutré, ni par l'acide sulfurique étendu ; mais sous l'influence de la clialeur, l'acide sulfurique concentré forme du sulfate de mercure avec dégagement d'acide sulfureux.

Le mercure est également attaqué à la température ordinaire par l'acide azotique, même étendu. Les acides faibles sont sans action sur lui.

La propriété caractéristique de ce métal est de s'unir à un grand nombre de métaux avec lesquels il forme des amalgaines. (Voy. ce mot.) Cette propriété est mise à profit pour opérer la séparation de certains métaux précieux de leurs gangues (procédé par amalgamation). Les amalgames servent pour étamer les miroirs, etc. Le seul minerai de mercure est le cinabre. (Voy. ce mot et Minerais.)

G. DUMONT

Commerce.— L'import. et l'export. (C.S.)du mercure ont donné en France les chiffres suivants, en l<iIog., pour les périodes décennales 1867-76, 1877-86, 1887-9C :

1807-70 1877-80 1887-96 Importations.. 174.433 192.995 213.338 Exportations.. 8.379 7.032 10.932

Voici les chiffres correspondants pour les années 1897 •et 1898, également en kilog. :

Import. Export. Import. Export.

Prix E.V.D. du kilog. : 3 fr. en 1897, 6 fr. en 1898. Près de la moitié de nos import. nous viennent des États-Unis par l'Angleterre (120.228 kilog. en 1897, 87.300 •en 1898); d'Espagne nous importons autant (100.133 kilog. en 1897 et M7.800 en 1898); puis viennent l'Allemagne et ritalie, qui nous fournissent chacune 10.000 à 12.000 kilog. L'Algérie, qui avait envoyé en France 4.300 kilog. de mercure natif en 1897, n'en a plus envoyé que 170 en 1898. Plus de la moitié de notre export, est allée en Angleterre (11.900 kilog.) en 1897, mais en 1898 l'Angleterre ne figure plus à cet article dans les tableaux du commerce. Nous expédions des quantités notables en Guyane (3.449 kilog. -en 1897 et 4.103 en 1898), et beaucoup moins dans les autres colonies et pays de protectorat (660 kilog. en 1897 et 2.300 en 1898). En 1898, nous avons fourni 2.090 kilog. à la Belgique et 1783 à la Turquie.

Le mercure est exempt de droits à l'entrée en France. MERCURIALES. On entend par ce mot les états périodiques du prix courant des principales denrées .alimentaires.

Les mercuriales, qui ont joué autrefois un grand rôle, sont maintenant tout à fait tombées en désuétude. Sons le régime de l'échelle mobile, elles servaient à établir les cours moyens, elles étaient donc indispensables ; mais depuis que les usages commerciaux se sont transformés, depuis surtout que les transactions se traitent sur échantillons, on a dû renoncer à dresser les mercuriales.

Dans certaines villes de province cependant, où subsiste encore l'usage de la taxe olficieuse du pain, le maire de la commune fait encore établir par l'appariteur la mercuriale des prix du froment; mais, peu à peu, cette coutume tend à disparaître.

Les mercuriales ne servent plus maintenant qu'à préparer l'établissement des statistiques odicielles, telles que celles que publient annuellement le Ministère de l'agriculture et la Préfecture de la Seine.

MÉRINOS. V. Laine.

MERISIER (Bois de). V. Bois exotiques.

MERRAIX. Bois de chêne refendu et propre à faire les douves de tonneaux, cuves, baquets. (V. Bois.)

3lERSh\A. Ville maritime de la Turquie d'Asie, située dans la province d'Adana, à 30 kil. S.-O. de la cité de ce nom. Pop. : 9.000 hab., dont 3.200 Musulmans et 2.700 Grecs; 12.000 hab. avec la banlieue. Climat malsain en été. Le port de Mersina est le plus important de la côte méridionale d'Anatolie, bien qu'il ne soit qu'une simple échelle; les vapeurs mouillent à une certaine distance de la côte.

En 1889, le mouvement du port a été de 900 navires jaugeant 483.000 t., dont 40 vapeurs avec 278.739 t., comprenant 68 vapeurs français avec 11 1.000 1., 33 égyptiens avec 49.000 t., 96 anglais avec 39.000 t. En 1898,11 est entré 300 vapeurs jaugeant 371.000 t. et 329 voiliers avec 17.000 1. Mersina est régulièrement visitée par les paquebots des Messageries .Maritimes (.Marseille), du Lloyd Autrichien (Trieste), de la Khédivié (Alexandrie), de la Compagnie ottomane Makhoussé, de la Prince Une.

Les export, sont de 13 à 14 millions de francs par an et consistent surtout en : coton, 4.300.000 fr.; blé, orge et avoine, 3 millions 4; sésame, 1,4; laine, 1,2, etc. ; à destination de la France pour 7.300.000 fr. ; de la Turquie pour 1.600.000 fr.; de l'Autriche, l'Italie, l'Angleterre, chacune pour environ 1 million de fr. Les import., d'environ 10 millions de fr., se font principalement en : étoffes et confections, 3.300.000 fr. ; tabac, 1 million 1; sucre, cuirs ouvrés, métaux, etc. Ces articles proviennent en premier lieu de l'Angleterre pour 2.300.000 fr., puis de l'.Vutriche pour 1.600.000 fr.

Mersina est relié à Adana par un chemin de fer de 03 kil. Le trafic est tombé de «9.000 T. en 1891 à 32.000 T. en 1897, dont 8.000 pour l'import., par suite d'une série de mauvaises récoltes. Une route carrossable unit Mersina à Kona.

On a découvert dans la province du Bas-Taurus, près Mersina, des gisements importants de chrome. Trois maisons étrangères ont déjà obtenu des concessions du gouvernement turc, d'autres sont en instance. Les concessionnaires ont aussitôt entrepris l'exploitation et ils expédient dès à présent (juillet 1900) leurs minerais en Angleterre, en Allemagne et en France, au prix de 73 à 81 fr. la tonne, franco bord à Mersina, avec rendement minimum garanti de 30 "/o et 2 fr. 30 par degré en plus.

Vice-consulat de France. Succursale de la Banque Impériale Ottomane et de la Banque Christmann et Mavromali. Mersina possède deux bureaux de poste| l'un français, l'autre ottoman.

La valeur de la pièce de 20 fr. est de 108 piastres!

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