‹ Dictionnaire du commerce, de l'industrie et de la banqueChapitre 545 sur 1134 · MEXICO · texte numérisé non relu

MEXICO

Les objections sont tombées les unes après les antres. La mennerie française a snbi la loi inexorable du progrès; ses moulins sont aujourd'hui, pour le plus grand nombre, complètement transformés ; leurs produits défient toute concurrence partout où les conditions économiques du marché international et notre législation leur permettent d'arriver. A l'intérieur, les farines françaises paraissent suffisamment défendues par notre tarif douanier ; il resterait à savoir si, la force considérable de production de nos usines (malgré la mise en chômage d'nn grand nombre, mal placées ou encore dotées d'un outillage insutlîsant) dépassant nos besoins et l'exportation étant rendue de jour en jour plus difficile, cette surproduction de farine n'est pas appelée quelque jour à se limiter d'elle-même. C'est peut-être, après les diverses phases de la transformation des monlins, la solution qui s'imposera au problème qui se prépare.

En attendant, la loi qu'a suivie le progrès de l'outillage de la meunerie, ainsi que l'a très exactement définie l'un des savants qui se sont intéressés à l'évolution scientifique de cette grande industrie nationale, M. Grandvoinnet, peut se résumer dans ces trois points, et c'est le résultat que donnent les procédés de la mouture par les cylindres :

1" Nettoyer absolument le grain, sans l'égratigner ni l'user; 2.* écraser le grain sans fragmenter l'enveloppe : 3° séparer la farine sans froisser la boulange.

Une monture ainsi faite, avec les appareils perfectionnés dont la mennerie dispose aujourd'hui, peut seule produire la farine avec laquelle le boulanger pourra nous faire, ainsi que l'a dit Aimé Girard, dans ses recherches sur la valeur alimentaire des farines, « le pain véritablement utile, celui » que doit rechercher l'homme soucieux de sa santé » comme de sa bourse : le bon pain blanc, bien levé, » trempant bien la soupe, qu'à Paris on nous vend, » sur la balance, sous le nom de pain boulot ou de » pain fendu, et que le boulanger a pétri à l'aide » de belles et pures farines au taux d'extraction de » 60, 6a et même, à la rigueur, de 70 •'„. »

Le regretté savant, en écrivant ces lignes, savait qu'en l'état actuel, après les sacrifices considérables qu'elle s'était imposés, la mennerie était devenue une science appliquée nouvelle, et qn'après avoir monté ses usines avec les appareils les plus perfectionnés, elle saurait bientôt, sous l'impulsion qu'il lui a donnée, « introduire aussi, ainsi que l'a indiqué » M. Fleurent, continuateur des travaux d'.Aimé

'iirard, le contrôle scientifique à la base de son

industrie, pour arrivera tirer du grain soumis à la » mouture le parti le plus avantageux pour elle, pour I» le boulanger et pour le consommateur ».

Une industrie comme la meunerie, dont les usines représentent,commevaleurlocative,1.4o6.3D0.000fr., dont les frais de fabrication s'élèvent annuellement à 109.226.^)0 fr., qui, pour l'achat de sa matière première, le blé qu'elle moud, met en circulation un capital de 1.529.l67.o00fr. et paye en transport de Td à 80 millions de fr., n'est pas la première venue: elle peut avoir la prétention d'être par le rang, ainsi qu'elle l'est déjà par l'ancienneté, la première industrie française '. L. Cornu,

S«crèuire (ténéral de l'Association nationale ^ de la Meunerie française.

Voy. Farines, Grains.

Va Confrrès de la Mennerie frani^aise a eu lien en mars 1900; > antres résolutions adoptres. nous signalons les suivantes : \ i f Djet de la taxe officielle du pain :

j MEXICO. Capitale du Mexique, grand centre devoies ferrées, 340.000 hab. Elle est située an centre d'un immense cirque, complètement entouré de montagnes, et dont la dépression centrale est telle que l'écoulement des eaux a été à peu près impossible pendant des siècles. Le trop plein des pluies- ; s'écoulait, il est vrai, dans les lacs environnant la ville; mais lorsque le niveau de ceux-ci était atteint, I Mexico était inondé en même temps que la cam- ' pagne environnante. Le dessèchement de la vallée I de Mexico est, depuis le 17 mars 1900, un fait accompli. Les ouvrages se composent d'un canal et i d'un tunnel. La première partie du canal commence à San Lâzaro, aux portes de Mexico: elle a unelonî gueur de liO.OM) m. Au kilomètre ÈO, les eaux do j lac de Texcoco se détersent dans le canal. A ce point , commence la deuxième partie de cet ouvrage; elle- ! a 28.091 m. de long. La longueur totale du canal j est donc de 48 kil. 131, avec une profondeur de 5 à I 6 m. 50. La longueur du tunnel est de 9.520 m. et j sa section est de 7 m. Il permet l'écoulement de ; 17 m. cubes et demi d'eau par seconde.

En dix années, le nombre des maisons s'est élevéde 13.900 à 32.500. On y trouve un grand nombre de banques importantes. C'est le centre commercial le plus important de toute la République, bien que lesusines n'y soient pas fort multipliées. On y fabrique surtout des cotonnades et du tabac.

La consommation annaeile de la viande atteint, danscette ville, les ehifires suivants :

IHn Ni4s fi kiU;. Tal. n piastres

Bœnfs et vaches. . 9i.304 13.106.256 1.791.776

-Montons 99.289 i.t9i.i€8 236.307

Porcs 61.129 7.090.964 1.454.727

Il se consomme pins de 6 millions d'œufs par an et plos de 1 million de ponlets, dindons, canards. Ias pris moyend'ane volaille est de 45 à 90 centavos le kilog. ; les œofs valent 2 à 2 piastres âO le eent (à 2fr. 50 la piastre).

« Considérant, d'une part, que la taxe officielle dn pain, confiéeanx mains des municipalités souvent mal renseigmëes, peut constituer une cause de ruine pour la Boulangerie, corporation digne d'intérêt au même titre que toutes les antres :

» Considérant, d'autre part, que la taxe officielle est un obstacle au progrès de la Meunerie et de la Boulangerie, par suite du prix uniforme qu'elle impose pour les pains de qualités différentes :

« Le Congrès demande l'abolition de la loi des 19 et ?1 juillet 1791. rt

Sur la non-6xation des délais de livraison :

« Le Congrès est d'avis qu'il y a lieu d'adopter une rédaction uniforme pour la conformation des marchés, mais qu'il ne peut s«prononcer sur cette rédaction séance tenante, et charge l'Associa-tion de la Meunerie de la préparer. »

Sur la formation de syndicats :

« 1" Il y a lieu de former le plus tôt possible dans les départements ou régions, an choix des intéressés, des groupements syndicaux composés exclusivement de meuniers ;

» 2* Il y a lieu de fonder dans un délai maximum de trois mois un Syndicat général auquel s'affilieront les syndicats départementaux on régionaux.

» Le conseil de la direction de la Meunerie française est chargéd'étudier un projet d'organisation du Syndicat général et de convoquer aussitôt après cette étude les présidents des Syndicats départementaux pour constituer le Syndicat général de la Meunerie française. »

Les 9, 10 et 11 août 1900, à l'occasion de l'Exposition universelle, un Congrus international de la Mennerie a eu lieu an Palais des Congrès, sur l'initiative du journal le Marché français. Voici les principales questions traitées :

Des procédés de monture, le blutage : analyse et essai des farines et du gluten ; le blé actuel et le blé d'autrefois : du courtage et de la représentation pour les blés ; des conditions des^ achats e'. des ventes : rapports de la Meunerie avec les producteurs, intermédiaires ; préparation des blés pour la mouture ; de l'emploi des farines de fèves : du transport des blés et farines ; de lavaleur alimentaire dn grain de blé et de ses farines: valeur nutritive des différentes farines; de la nécessité de ne vendre le bléque sur échantillon ou de porter à 3 * . la proportion des corps étrangers, etc.

MEXIQUE

MEXIQUE

MEXIQUE (États-Unis nu). République de l'Amérique du Nord, appartenant même à l'Amérique Centrale par le Yucatan ; elle représente une superficie de 1.987.000 kil. carrés, limitée à l'O. par le Pacifique, à l'E. par le golfe du Mexique, au N. par les États-Unis, comprenant le sud de la péninsule Californienne, et touchant au sud le Guatemala et le Honduras anglais. Ce pays est dans son ensemble «ne haute terre sur laquelle s'élèvent des chaînes de montagnes considérables, si bien que l'on y rencontre, pour ainsi dire, tous les climats répartis en trois classifications principales : les terres chaudes en bas, pnis les tempérées, enfin les froides. La population en est de 12..t88.000 hab., répartis sur 30 États. Dans ce total, 19 " „ sont de race blanche pure ou presque pure, 43 de métis, le reste est formé d'Indiens.

La Constitution de 1857, modifiée en 1896, a constitué une République fédérative de 27 États proprement dits, plus un district fédéral et enfin 2 territoires. Un enseml)le de lois fondamentales régissent tous ces États, qui, pour le reste, sont libres de régler leurs propres affaires. Le Pouvoir exécutif est entre les mains d'un président; le Pouvoir législatif est confié à un Sénat et à une Chambre; les membres de celle-ci sont nommés pour deux ans, dans la proportion d'un député pour 40.000 hab., par tous les adultes mâles respectables; les sénateurs sont au nombre de o(î et nommés de manière analogue. Il y a 7 secrétaires d'État ou ministres : .\(Iaires étrangères, Intérieur, Justice et instruction, Encouragement, Colonisation et industrie. Communications et travaux publics. Finances et crédit public. Guerre et marine. L'Église est indépendante de l'État, la religion catholique est prédominante ; en principe, l'éducation est gratuite et obligatoire. Le pouvoir judiciaire, absolument indépendant, comprend une Cour suprême, des cours de circuit et des cours de district.

Le budget des recettes, en 1897-98, s'est élevé à 52.748.712 dol., et les dépenses à 51.815.286. Les chiffres de prévisions de 1900 sont de 54.913.000 et de 54.886.756; 40 Vo des recettes proviennent des douanes, 45 des impôts intérieurs. Dans les dépenses, plus de 21 millions sont pris par la Dette et les pensions, 12 par la guerre et la marine, un peu plus de 6 par les finances, 6 par les travaux publics, 4 par l'intérieur et 2 1/2 par la justice et l'instruction. La dette extérieure or dépasse 21 .655.000 liv. st., principalement à 6 Vo ; la dette intérieure 3 % est de 51.175.000 dol., et la dette amortissable 5 V» est de 35.781.000 dol. L'armée ne comprend, dans son ensemble, que 32.000 hommes, mais le pays pourrait sans doute mettre sur pied plus de ItiO.OOO hommes, le service militaire étant obligatoire en principe. La flotte ne consiste qu'en quelques canonnières et torpilleurs et un croiseur.

Au point de vue économique, le Mexique est fort bien partagé. Les trois séries de terres donnent des productions diverses, bien que la culture soit encore fort primitive, et que sur les hauts plateaux les sécheresses se fassent souvent sentir. Les produits principaux, année moyenne, sont ; 45.000 T. de riz, 602.000 de blé, 71.000 de sucre, 53.000 de mélasse, 26.000.000 hectol. de maïs, près de 7 millions d'hectol. d'alcool et 330.000 de rhum, 530.000 T. de la fibre textile dite henequen ou istle, qui pousse surtout au Yucatan ; 29.000 T. de coton, 68.000 de bois de

campêche', I.310de cacao, 13.000 de café, 16.000 de tabac, puis des noix de coco en quantité; le «coyol», enfin, arbuste ou palmier qui croît abondamment, à l'état sauvage, dans les régions tropicales et dont les baies, contenant 80 % d'huile, sont très estimées dans la fabrication du savon, ainsi que les graines du « ricimo ». L'élevage se fait sur une grande échelle dans plus de 21 .000 fermes, dont nous n'avons pas les effectifs en tètes de bétail.

Au point de vue du régime de la propriété, la situation laisse encore beaucoup à désirer, parce que, notamment, le morcellement n'est pour ainsi dire pas commencé: le Gouvernement vend encore et fait démarquer des terres publiques par l'intermédiaire de Sociétés spéciales ; la trop grande propriété subsiste et laisse une masse de terres incultes. L'industrie est encore quelque peu dans l'enfance; cependant, surtout grâce à l'initiative d'immigrés français, les tissages se multiplient : on compte actuellement 14.000 métiers et 500.000 broches répartis dans plus de 110 fabriques. Il existe environ 3.000 usines où l'on produit le sucre et l'alcooP.

Le Mexique est très riche en gisements minéraux : or, argent, plomb, fer, cuivre, mercure, étain, soufre, houille, pétrole, etc. ; on compte plus de 3.000 entreprises minières en exploitation. La valeur de la seule production de l'or et de l'argent dépasse annuellement 55 millions de dollars.

Les voies de communication comprennent un ensemble assez important de voies ferrées, à peu près 13.000 kil. ; les principales sont : le Central Mexicain, puis le National, le Mexicain de la Vera- Cruz, enfin l'Interocéanique, qui transportent plus de 26 millions de voyageurs et de 5 millions de T. de marchandises. Les routes de terre sont fort négligées. On compte 1.688 bureaux de poste, assurant le transport de 113 millions de correspondances, puis 327 bureaux télégraphiques reliés par 66.000 kil. de fils. Le réseau téléphonique a une longueur de 11.800 kil. La marine marchande mexicaine ne comprend que 10 vapeurs et 51 voiliers. Les principales lignes de navigation desservant les ports mexicains sont : la ligne VVard, en provenance très fréquente de New-York; puis la West-Indian and Pacific Steamship C\ la Harrison Line, qui viennent de Liverpool; la Prince Line de Londres, la Transatlantique

1. L'État de Tabasco est celui où l'exploitation des bois précieux a pris depuis longtemps le plus d'importance ; mais une exploitation inconsidérée a tdépeuplé les forêts, au moins dans leurs parties accessibles, des beaux spécimens de cèdres et d'acajous. Il n'y reste plus maintenant que des arbres de seconde qualité, c'est-àdire de moins de 18 pouces, et les )>rincipaux exploitants de San Juan Bautista ont dû transporter leur industrie au delà des limites de Tabasco, dans le nord de Chiapas, jusqu'au Guatemala. Une fois équarries, les pièces de bois sont jetées à la rivière et on laisse au courant le soin de les amener jusqu'à un certain point, où chaque propriétaire repêche les bois portant sa marque. On en fait des radeaux qui descendent le fleuve jusqu'au port d'embarquement, à Frontera ou à Carmen. On n'exploite dans ces forêts que l'acajou et le cèdre, mais elles renferment d'autres essences en abondance. ' Dans la collection qui figure à l'Exposition universelle de 1900, se trouvent des échantillons de grande valenr pour l'ébénistcrie de luxe. Ces bois ne sont pas dans le commerce, leur transport de la montagne à la rivière étant trop diîspendieux.

Quant au bois de teinture, il en existe encore de grandes quantités. Les forêts de bois de campêche repoussent en une quinzaine d'années, tandis qu'une forêt d'.acajou est r<nuvre des siècles.

L'exploitation totale de Tabasco, en y comprenant celle du nord de Chi.ipas et de quelques parties du Guatemala voisines de la frontière, s'élève annuellement à environ 24.000 T. de bois d'ébénistcrie et 50.000 T. de bois de teinture.

2. Le consul de France à Stultgart, dans un rapport du 7 avril 1900, estime à plus de 200 millions de francs la valeur des capitaux allemands engagés au Mexique.

MEXIQUE

MIDDLESBOnOUGH

française de Saint-Xazaire, la Transatlantique espagnole de Santander, la Hamhonr^eoise-américaine.

Le commerce ext«»rieur do Mexi(|ne, durant l'exercice l8în-98, a été de 43.003.492 dol. à Timport.. et de 128.972.749 à l'export. (dont 7o.042.:«2 pour les seuls métaux précieux). Comme répartition de pays de provi^nance on de destination, nous voyons aux import. : les États-Unis avec 2 1.490.000 dol., la Grande- Bretagne avec 8.106.000, la France' avec 5.436.000, puis l'.VUemagne avec 2.039.000, enfln l'Espagne avec 1.750.000. Pour les export., les chiRres correspondants sont : de 94.975.000, de 14.776.000, de 5 millions 320.000, puis de 6.996.000. enfin de 1.231.000. Les principaux articles d'export. sont : l'argent brut on monnayé Id6 millions de piastres ou dol. mexicains), l'or (6 millions 1/2), le café (10 millions 6), l'henequen (11 millions l/2l, les bois (3 millions 1/2). Quant aux import., ce sont surtout des produits manufacturés divers : tissus (5 millions), machines (3 millions 1/2), et aussi des fers et aciers (2 millions 1/2).

Les chiffres suivants donnent une idée générale du progrès industriel et commercial an Mexique dans une période de quinze années :

De 1883-1884 à 1898-1899, les import, au Mexique sont passées de 23 millions de piastres or (la piastre or vaut 5 fr.) à 50 millions. Les export., qui se calculent en argent, monnaie nationale, ont monté de 46 millions de piastres à 148 millions. Le revenu de l'État a progressé de 37 à 60 millions. A la fin de cette même période, le réseau ferré avait acquis un développement de près de 13.000 kil. an lieu de 5.708 en 1883 ; ses recettes avaient plus que triplé, le transport de voyageurs décuplé et celui des marchandises sextuplé. L'extension des fils télégraphiques atteignait 66.000 kil. contre 22.693. Le mouvement des navires dans les ports avait quadruplé : il entrait 6.900 bâtiments en 1899 et seulement 1.689 en 1883.

Les taxes douanières auxquelles doivent se soumettre les importateurs sont publiées dans les .4/1nales du Commerce extérieur aux fascicules 10 de 1888, 7 de 1890, 6 et 12 de 1892. La fourniture des factures consulaires, notamment, est très minutieusement réglée. Les factures consulaires doivent être en langue française ou espagnole en quatre exemplaires, et visées à la résidence du chargeur ou au port d'embarquement; le coût du visa est de 10 fr. pour 1 à 500 fr., de 20 de 501 à 5.000, de 5 fr. en plus par 2.500 fr. an-dessus. Du reste, tout le tarif mexicain est excessif et compliqué; la désignation des moindres colis doit être faite avec un luxe inouï de détails. Heureusement, du moins, a-t-on supprimé les anciennes «alcabalas» ou douanes intérieures et les octrois.

Il y a, au Mexique, 17 banques, dont les deux principales sont la Banque Nationale et la Banque de Londres, puis vient la Banque hypothécaire. Voici quelle était, au 28 février 1900, la situation de ces deux banques (en millions de piastres) :

Portefeuille En Prêts Capital Circnla- Dépôts

caiss<> sur pages social tion

Nationale. 23,4 48,9 20 23,3 5

Londres.. 11,9 42,0 13 22,2 6,4

L'unité monétaire courante est la piastre de 100 cen-

1. Les principani produits importés par la France au Mexique sont, par ordre dimporUnce : les 61és, tissas et autres arUcles de laine, dont nous expédions prés de 700.000 piastres — piastres de 5 fr. — paran ; les boissons, qui figurent au Ubleau des import, pour un chiffre à peu prés égal à celui des laines ; les filés, tissus et autres articles de coton, dont la valeur oscille autour de 500.000 p. ; les machines et appareils d'horlogerie, 240.000 p.

tavos, dont la valeur nominale est de 5 fr. et la valeur réelle (1900i de 2 fr. 'M. Les poids et mesures ont pour base le système métrique, mais on emploie encore souvent les anciennes mesures : la livre de 0 kgr. 460, l'arrobe de 25 livres, la vara de 0 m. 837, etc. (Voy. Mesures et Poids.) D.\niel Bellet.

•Mic.v. C'est le nom généralement donné aux substances minérales brillantes qui se laissent facilement diviser en feuillets très minces, flexibles et translucides; leur composition est assez variée, mais elles se rapportent toutes au groupe des silicates. Il y a des micas à base d'alumine et de fer, de magnésie, de potasse et de chaux ou de soude: d'antres sont formés d'un silicate et d'un fluorure; la litbine et le manganèse remplacent la magnésie, le chrome, etc. Les micas fondent au chalumeau, en donnant le plus souvent un émail blanc; l'ongle les raye; leur raclure produit une poussière blanche, quelle que soit leur couleur, ordinairement brune, verte, noirâtre, blanc d'argent, jaune doré.

Le mica foliacé, on verre de Moscovie, qu'on trouve en grandes lames transparentes en Sibérie et dans l'Hindoustan, y est employé comme verre à vitres. La poudre d'or dont on se sert pour sécher l'écriture est un mica pulvérulent jaune. Sur les navires de guerre russes, le mica forme le vitrage dans les parties où les trépidations des machines ou de l'artillerie ne permettraient pas l'emploi du verre ordinaire. On en fait aussi des verres de lampe à gaz, an moyen de lamelles rapprochées dans leur longueur, de manière à former un manchon on cylindre; des lamelles minces, moins fragiles que le verre, pour les préparations microscopiques et le transport des vaccins. On s'en sert dans la décoration des meubles ou même des poteries en mêlant la pondre de mica à des vernis appropriés.

L'extraction da mica est une ïndastrie qoi existe ao Bengale depuis an grand nombre d'années et qai a pris depais qnelqne temps ane extension assez sensible dans la présidence de .Madras. Voici les chiffres de la prodncdans ces provinces, pour les années 189G à 1898. en tonnes :

Bengale 180 376 311 446 267

.Madras 3 23 2* 246 «31

On troave également du mica en Birmanie et dans l'État de .Mysore. mais il n'est encore extrait dans ces régions qu'en quantité insignifiante.

.MICIIIG.VX. V. DÉTROIT.

MICROSCOPES. V. Instruments de précision.

MIDDLESBOROUGII. Ville maritime du comté d'York, située sur la Tees, à 12 kil. de son embouchure, par 54" 34' lat. X. et !• 6' long. 0. de Greenvvich. Pop. : 154 hab. en 1831, 75.530 en 1891. Elle doit son rapide accroissement aux mines de bouille du voisinage et aux usines de Cleveland, dont elle est le débouché. Centre le pins important du Royaume- Uni pour les objets en fer et acier. Grand nombre de hauts fourneaux et d'ateliers de construction de machines ; chantiers de construction de navires livrant annuellement une vingtaine de vapeurs ; fabr. de produits chimiques, de poteries, etc.

Les import. (1.170.000 liv. st. environ) consistent sartODt en bois, grains, farines, minerais de fer: les expert. (3.730.000 liv. st.) en machines, objets en fer et en acier, produits chimiques, charbon, sel, etc.

Le port, accessible aux grands navires, possède 3.143 pieds de quais et 38 grues. II a reçn, en 1898, 1.198 nav. jaugeant 919.000 t., dont 1.093 vapeurs avec 891.000 t.; sur ce nombre 333 venaient d'Espagne (477.000 t.), 88 de Belgique (102.000 t.), 106 d'.\llemagne (88.000 t.), 147 des Pays-Bas (71.000 t.), 109 de France (56.000 t.). La flotte

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