ia
Total
I dessin a été déposé en 1895 par le Danemark, 4 modèles par la Hollande et 1 par la Chine en 1897.
Allemagne.— En 1899, le service allemand des brevets a reçu .3G.691 demandes, dont 18. .366 ont été réservées
a été retiré par les inventeurs. I^s 2/3 de ces demandes émanaient d'.VIlemands, l'autre 1/3 (6.S37) d'étrangers, dont 1.445 d'.\méricains. Des brevets accordés, 4.683 ont eu pour titulaires des .\llemands et 2.747 des étrangers.
MODÈLES. V. DoLA.NKS. Kcii antillons.
MODELES EX BOIS ol en mktal. V. Fonderie, Modelage.
3IODÈ.M-:. (Italie : Emilie.) Chef-lien de la pro-
mier cas, la disposition de l'objet produisant à la fois un résultat industriel et un effet d'ornementation, la loi de 18i4 snr les brevets et la loi de 1806 pourront être invoquées par l'auteur, à la condition qu'il ait rempli les formalités de ces deux lois. Dans le second cas, il n'y a plus création d'un modèle industriel, mais on est en présence d'une
invention, qui ne peut être protégée qne par la loi j vince de ce nom ; sur la ligne ferrée Milan-Bologne, de 18U. Ed. Vidal Naquet. ; embranchement sur Vérone : 67.6o8bab., 28.651 en
.STATisTiyiE. — Nous douuons ci-dessous le nombre des i 1860. La province, qui couvre une superficie de dessins et modèles industriels déposés du 1" janvier 1892 2.558 kil. carrés, compte, pour 3 arrond., 289.000 hab. an 31 décembre 1897 et répartis selon qu'ils ont été dé- L'industrie y est desservie par 3.588 chev. de force noses en natni-o nn Qnns fnrn.o a>^c,.,..<..o hydraulique, dout 3.189 pour les moulins, 112 pour
les perlages de riz, 82 pour les pressoirs d'huile, etc., I et par 143 chaudières avec 1.315 chev., y compris les \ moissonneuses : l'industrie proprement dite n'em- 1 ploie qne 37 chaudières représentant 635 chev. La j population ouvrière compte 16.C63 personnes, dont 10.815 pour la fabrication des tresses et chapeaux de .,,,.. . - paille et d'écorce de saule, la plus importante de la
StT/', ^^' des étrangers on des Français dont les province : le principal centre estCarpi avec6.000 onetablibsemenU sont situes hors do territoire delà Rénn- ,.-;\„„ i„ i ♦• n . j' • o -i
biiqne. i vrieres; la production annuelle est d environ 3 mil-
Voici maintenant la répartition, entre les secrétariats I ^'"°^ ^^ tresses et 30.000 chapeaux de paille, des conseils de prud'hommes et les greffes des tribunaux I ''^ production agricole moyenne donne : blé, 460.000 de commerce et civils, des dépots eSactnés pour les mêmes i ''e*^'"'- '- mais. 262.000; orge. 19.000; vin, 264.000; chanvre, — """- .ù^i. . ..^.- 30.000 hectol.; cocons, 145.000 kilog.; laine, 65.000; fro-
poses en nature on sons forme d'es^iuisse
Dessins de fabriques Mod.-les Je fabrique
en esquisse
Années en nalnre
en nature
en esquisse 1.487 2.723 1.235 3.064 2.277
Dans ces chiffres sont compris 14.587 dessins et 519 mo-
années 1892 à 1897 :
-^ui Conseils pru<l'b.
Années Dessins Modt-Ies
AuxTrib.Comm. AusTrili.civ.
Dessins Alod. Dess. Mod.
mages, 9.936 qx. m. ; beurre, 2.822 qx. m. : antres laitages, 2.557; la valeur annuelle de ces trois derniers produits varie de 1 1/2 à 2 millions de lires.
Chambre de commerce à .Modéne, Succursale de la Banque d'Italie. Hexrv Blanc.
3IOUES. Étymologiquement signifie : manière d'être. Au pluriel, ce terme désigne le commerce
MODES
MODES
des chapeaux de femme. Mais il est surtout employé an singulier, dans le sens moderne, pour exprimer l'idée de ce qui est « au goût du jour », en vogue, <( à la mode ».
A ce point de vue, son importance est énorme, et il faudrait un volume pour donner au mot une faible partie du développement qu'il comporte. La mode est une de nos gloires nationales. Elle pose son sceptre dominateur sur le meuble, le livre, l'artiste, l'usage, les gens et les choses, imposant à tous les peuples l'opinion française en matière d'élégance. Mais c'est surtout en ce qui touche la toilette féminine qu'elle acquiert une colossale influence. L'étranger s'efforce à nous combattre, et rivalise avec nous, non sans d'indéniable§ succès, surtout dans les pays nouvellement ouverts aux importations européennes, grâce au bas prix de ses produits et à l'activité de ses agents, qui surpasse celle des nôtres. Nous gardons néanmoins la suprématie du « créateur », dont l'univers entier s'inspire. Aussi brûlons-nous notre inspiration, qui alimente d'innombrables industries. Autrefois, il fallait une dizaine d'années ponr modifier sensil)lement nos ajustements ; aujourd'hui, par les détails, ils varient constamment, au jour le jour; trois mois suffisent pour faire rejeter, par les princes do la couture et leur brillante clientèle, les objets déjà trop vus. L'influence des mondaines, des artistes, des événements, se fait sentir sur la mode ou la détermine sans qu'on puisse savoir pourquoi, quand, ni comment. Un accident de fabrication créera le « velours écrasé »; un cliifïon sorti d'une armoire par une.femme en vue, remet dans la circulation un dessin ou un tissu; la Loïc FuUer et les fontaines lumineuses en 1889 ont eu une part égale dans l'engouement pour les pierres de couleur et les étoffes changeantes. 11 résulte de ces imprévus que certaines industries traversent de soudaines phases d'étourdissante prospérité, tandis que d'autres souffrent tont à coup et tombent en de véritables détresses. C'est alors que les chambres syndicales sentent le besoin d'un effort, d'une action énergique pour vaincre l'obstinée indifférence de l'acheteur à l'égard des articles démodés. Quelques sacrifices pécuniaires, l'action de la presse, une publicité intelligente, ressaisissent bientôt le goût de la foule, le ramènent vers ce qu'il dédaignait. Un exemple du succès de ces adroites campagnes nous a été fourni par la renaissance du Bouton, dans les dernières années du siècle.
De nos jours, la mode française, — que la centralisation fait « mode parisienne », — rayonne sur le monde entier, grâce aux facilités des communications modernes. Elle pénètre jusqu'au fond des campagnes et dans les classes les plus inférieures de la société, détruisant, au grand regret des artistes, le pittoresque du « costume », par l'envahissement de la camelote. C'est de 18i8 que date l'essor dont notre génération est le témoin. Avant cette époque, la mode était condamnée à une relative stagnation, due aux conditions sociales du temps. Le travail à la main était lent, les moyens d'expédition très difficultueux; puis, si l'on savait mieux qu'aujourd'iiui mettre le prix à une dentelle, au beau linge, à un éventail, à une broderie, on ignorait les folles dépenses faites à présent pour les détails : la ricliesse des envers, des dessous... On (.fournissait» les étoffes aux «ouvrières », et l'on «retournait» volontiers une jupe dont chaque lé, soigneusement coupé bien droit.
avait des remplis dans la ceinture et l'ourlet, en vue d'une de ces réparations parcimonieuses.
Soudain, avec le second Empire, un changement, une vie nouvelle .se produisent. Le souverain veut que l'impératrice « fasse aller le commerce ». Une femme. M""' Roger, prend l'initiative d'un genre moderne : la couturière, qui va s'imposer à la clientèle au lieu de la subir; qui n'admettra plus qu'on lui fournisse rien, et qui vendra une toilette ce qu'elle l'estime, sans en détailler le devis. Voici les couturiers qui arrivent à leur tour : Gagelin, Worth, Pingat, Félix, — les créateurs du chic, mot et chose sans interprétation possible par un autre terme, même dans notre propre langue, — expression qui implique la mesure, le tact dans la hardiesse, les dons inimitables d'un peuple artiste dans la science de parer la femme. On se sert de toutes les ressources du progrès. En 18vi.ï, on lance \ejais; la machine à coudre décuple la rapidité du gros œuvre; la teinturerie crée tous les jours des nuances variables à l'infini; l'imitation des dentelles, des pierres précieuses se perfectionne et trompe les profanes ; le Grand-Magasin démocratise le velours, la soierie, réservés jadis aux classes élevées par les lois somptuaires et l'usage; les journaux de modes se multiplient ; Girardin, Villemessant livrent les colonnes de leurs quotidiens à la vicomtesse de Renneville, initiatrice d'un genre de littérature dans lequel excellera plus tard Étincelle (la baronne Double). Tout marche à fond de train.
La guerre de 1870 n'enraye le mouvement que durant quelques mois. Le pays en deuil sait que vivre pour faire revivre lui est un devoir. En 1872, le nombre des métiers, à Lyon seulement, est de 120.000en chiffre rond. On secoue la tristesse; on se remet au travail. L'activité est prodigieuse. Elle amènera même une inquiétante surproduction. L'industrie dessoldeurs naît de cette surabondance, laquelle ellemême provient du désir d'arriver bon premier chez le fabricant, désir qui pousse celui-ci à des écliantillonnages trop hâtifs, faisant connaître la «hante nouveauté » avant l'Iieure, et croire à la probabilité de certains succès. On se lance alors dans les « suppléments»; et le plus souvent le caprice des événements, trompant les prévisions, laisse pour compte au producteur des stocks considérables de marchandises. Par contre, il arrive qu'un article sur lequel on ne fondait aucune espérance « prenne » au point de manquer sur la place et de ne pouvoir satisfaire aux demandes que par un effort de reproduction. Ces surprises causent le désespoir ou la fortune du négociant, selon sa chance. Un amusant exemple de ces inattendus est celui, récent, dit: «des moutons». Pendant des années, on n'avait voulu que des étoffes bourrues, des sangliers, des limousines rudes et sèclies; tout à coup, on n'accepte plus que des laines souples, moelleuses, satinées, brillantes; si bien que pour satisfaire les femmes il faudrait que les troupeaux eussent des toisons de duvet ou de soie. On devine la perturbation jetée par l'atelier dans l'élevage.
Il faut reconnaître qu'en ces dernières années la coquetterie masculine a convenal)lement secondé celle des dames et contribué au mouvement d'argent qu'occasionne l'habillement en France. Ce mouvement serait très intéressantà connaître. Par malheur, il est d'une évaluation impossible, si l'on veut se rendre compte de sa répercussion sur toutes sortes
MODES
MODES
•d'industries. En laissant de côté tous les accessoires de la toilette : gants, chaussures, ombrelles, bonneterie, ciiapellerie de feutre, de paille, de crin, en énuinérant les fournitures seules de la robe et du manteau, nous trouvons: tous les tissus imaginables, velours, soieries, toiles, cotons, laines, gazes, tulles, Joulards, châles, dentelles, rubans, etc.; les passementeries, broderies, perles, fils de métal, fantaisies, Kiabocbons, boucles, boutons de corne, de»nacre, de bois, d'acier, de joaillerie; la mercerie, aiguilles, épingles, ciseaux, dés, fils, agrafes, lacets, cordons, tresses, peaux, gutta-percba, ouate,duvet; les plumes, les fleurs. C'est innombrable.
Un rapport de M. Gaston Worth, membre de la <Ck)mmission permanente des valeurs de douanes nous fournit quelques notes curieuses : En 1895, le Bottin ac^rusait 1.932 maisons de couture, dont la statistique ne peut évaluer le nombre d'ouvriers. En France, approximativement, 225.000 chefs de maisons occupent environ 700.000 ouvriers, sans compter ceux •des prisons et des couvents. Le mouvement des salaires est d'à peu près IGO millions de francs, et l'on estime que ceci représente en moyenne 13,75 V« des prix de vente. Cela suppose un total d'affaires annuel de 1.163.500.000 fr. à peu près.
Nos export, dépassent de beaucoup les import. On iremarque cependant l'accroissement progressif de •celles-ci pour les caoutchoucs, de plus en pins employés dans la fabrication des imperméables.
Les maisons de couture peuvent être classées en •deux catégories : celles où le travail réclame l'action •directe du patron sur ses propres ateliers, et celles qui font le modèle ou la série, presque toujours à l'aide d'entreprises. Le beau, le vrai « modèle » est l'œuvre d'artistes réels dont nous avons le droit de nous enorgueillir. La signature de ces maîtres « vaut » comme celle d'un peintre sur une toile. Ces modèles, payés très cher (eu moyenne un millier de francs) sont enlevés aux débuts des saisons par les commissionnaires et acheteurs étrangers. Les négociants en gros s'inspirent des succès récents pour approvisionner ce que la « rue de la Paix » appelle dédaigneusement : « les grands bazars, » — la province et l'exportation ordinaire. Ils envoient assez communément leurs «voyageurs» au-devant des clieula.
Enfin, pour terminer, il convient de consigner un détail tendant à prouver l'importance de la mode : c'est que les livres anciens ou modernes, les gravures traitant de la toilette féminine sont extrêmement recherchés, et que jamais on n'en voit annoncer dans les catalogues de librairie d'occasion. Les ouvrages de ce genre sont d'avance retenus par les amateurs. Ajoutons encore que des collectionneurs existent aussi qui possèdent des vêtements de poupée, des albums d'échantillons, très régulièrement suivis et maintenus à jour depuis cette époque du second Empire d'où date, nous l'avons vu, le vrai développement du pouvoir de la mode en France. M"' G. Régnal.
Pboduction et peusoxxel. — D'après les statistiques du reeensemeat de I89(», les faliriques et maisons de modes oceopaient à Paris plus de 11.100 personnes, dont 10.700 femmes et 400 hommes environ. On comptait 1.386 chefs de fahrique ou de maison, dont 1.277 femmes et 109 hommes, avec 4. ;iC0 ouvriers et 303 employés ou ouvriers. 4.432 femmes étaient ouvrières à façon, travaillant seules on sans place fixe. Des 1.293 établissements comptant plus d'une personne, 1.029 avaient de 1 à 4 employés et ouvriers. 151 de 3 à 10, ul de 11 à 20, 2G de 21 à 50, 3 de 51 à 100.
Les grandes maisons de modes de Paris atteignent oo dépassent le million comme chiffre d'affaires, ce qui représente une moyenne de 400.000 fr. de bénélices nets, souvent distribués à des actionnaires, parfois répartis entre la maîtresse de maison et ses ouvrières ; on cite une grande modiste qui emploie environ 70 personnes, dont quelquesunes ont touché, en 1898, IG.OOO et même 20.000 fr. de gratification. Dans ces grandes maisons-là, les ■ petites mains > sont payées 30 fr. par mois: au-dessus sont les apprêteuses, puis les garnisscnscs ordinaires,' enfin les « créatrices », qui reçoivent jusqu'à 300 fr. par mois. Il y a encore les demoiselles des salons de vente, qui essayent les modèles et les font valoir, de même que les « mannequins » des grandes maisons de couture font valoir les toilettes.
I^ rue de la Paix ne compte pas moins de 37 modistes sur un parcours de 270 mètres: c'est là que trouvent à exercer leurs talents les « garnisseases » connues et les « grandes premières b, que les maîtresses de maison se disputent à prix d'or. Une « bonne main » peut gagner jusqu'à 150 fr. par semaine pendant la saison, mais le chômage arrive, qui réduit le gain à moins de 40 fr. ; les apprêtenses n'ont guère plus de 2 fr. 30 par jour.
Les grandes maisons ont des préposées à la comptabilité des matières, qui établissent le compte spécial de chaque coiffure : achat d'étoffes, fleurs, plumes, etc., puis la façon, qui est toujours de 10 fr. Pour établir le prix de vente, on double tout simplement le prix de revient, de sorte que le bénéfice est de 60 fr. sur un chapeau de 120. -Mais il faut prévoir les mauvaises créances, qui peuvent s'élever à des chiffres considérables ; un procès récent amenait devant le tribunal civil une demi-mondaine qui, en moins de cinq années, avait acheté pour 74.000 fr. de chapeaux.
Dans la fabrication de gros, qui fournit la grande masse des coiffures féminines et qui alimente le commerce d'exportation, l'cuvrière établit seule son chapeau pour une somme qui varie de 3 fr. à 0 fr. 40. Ce dernier prix est celui du chapeau de denil, en crêpe anglais, qui vaut 25 fr. la douzaine, et qui se compose d'une carcasse de 0 fr. 25 et d'un mètre d'étoffe à 0 fr. 85; une ouvrière habile peut en faire une quinzaine par jour.
Il y a, un peu au-dessus, le chapeau vendu Sfr. 73, qui revient à 1 fr. 90. La façon est à peu près la même que pour le chapeau de deuil; elle comporte 2 m. 50 de ruban à Ofr. 20 le mètre et un piquet de fleurs à Ofr. 23. Enfin vient la spécialité du chapeau demi-bourgeois, à prix variables, mais modestes, vendu par les magasins de nouveautés.
Le rotin, le laiton, la baleine, le fil de fer destinés à former et à soutenir la carcasse des chapeaux, sont ordinairement fournis par des fabricants spéciaux.
Il existe rue Fondary, à Paris, une Ecole d'apprentissage pour modistes. Les grandes maisons ne prennent que peu d'apprenties; dans les maisons moindres, on ne les emploie qu'à faire des courses; elles ne gagnent d'ordinaire que 2 ou 3 fr. par semaine.
La « modiste » proprement dite travaille habituellement sur commande, en fournissant les carcasses, étoffes, rubans, plumes et fleurs; la « modiste à façon» travaille pour des marchands ou des particuliers qui lui fournissent la matière première.
Commerce. — De ce qui précède on peut conclure que notre import, en «Ouvrages de modes» est nulle, on peu s'en faut, et c'est ce que confirment les statistiques officielles : movenne annuelle de 18C7-76, 28.000 f r. ; de 1877-86. 71.200; de 1887-96, 38.000: en 1897, 71.000, et en 1898, 79.300. (les statistiques présentes concernent d'ailleurs à peu près exclusivement les chapeaux de femmes ou de fillettes montés et garnis de fleurs, de plumes on d'antres ornements du ressort de la modiste: elles ne se rapportent nullement à l'industrie des tailleurs pour dames et couturières: c'est en ce sens qu'il faut entendre ici l'expression « ouvrages de modes ».)
Il en est tout différemment pour notre export., qui a doublé, notamment, dans ces dernières années :
I^ moyenne annuelle pour les deux périodes décennales de 1867 à 1876 et de 1877 à 1886 s'est maintenue entre 18
MOGADOIl
MOMBASSA
Kiancs
.. i7.'ii:;.o;ii i8.;i:to.!»27
18!MJ
18'Ji
et 19 millions de f r. ; mais nous voyons ce cliiftre grandir
ensuite à pou près constamment :
Années Francs
I80o 42.8ÎK).îi38
i8or) 4;{.8i;j.;>i4
L'Angleterre absorbe à elle seule les 0/10 de notre total d'e.xport. : ;J8.12().353 fr. en 1807 et 33.0:{8.0G;} en 1808. I,es Ktats-lnis ne figurent dans les statislirjues que pour 2i>0.0(K) fr. |)ar an environ, mais on peut croire qu'ils ont une part notable dans les chiffres qui se rapportent à l'.Vnglolerre. l.a ltL'lgi(|ue nous a pris pour 2.200.000 fr. en 1S07, 2.0(;(J.400 en 1808 d'ouvrages de modes, et l'Allemag.ii! pour 2.14(1.540 et 2.270.102 respectivement. Le Portugal figure pour 507.325 et 372.320, l'Espagne pour 272.101 et 307.825, l'Italie pour 311.022 et 333.000. L'.Vlgérie n'ini])orte gut'-re (jue pour 130.000 à 140.000 fr. de nos ouvrages de modes.
.Mais ces chilîres ne sont que ceux de l'e.xport. déclarée: il faudrait y ajouter ceu.K de l'expert, non déclarée, qui vraisemblablement no sont pas moindres. On peut dire qu'il sort de France, comme coiffures portées par la personne (de même ((ue pour les vêtements) ou comme bagages, autant do chapeaux qu'il en est e-\pédié par les grandes maisons de modes.
11 conviendrait ensuite de rapprocher de l'cxport. des ouvrages de modes celles des Fleurs artificielles et des Plumes de parure, (lui représentaient, en 1808 : les premières 14.200.000 fr., les secondes 7.800.000 pour l'Angleterre ; 307.500 et 4.2;)0.000 pour l'Allemagne; 1.210.000 et 1.000.000 pour la Itelgique; 10.000.000 et C.GOO.OOO pour les Elals-l'nis, etc.
Douanes. — Les ouvrages de modes sont exempts de droits à l'entrée aux deux tarifs; et ils ne le seraient point que, comme nous l'avons vu, ils ne procureraient pas à la Douane de ressources bien aj)préciables. 11 en est de même des Fleurs artificielles.
Le service des Douanes ne considère comme ouvrages de modes que « les articles formant nn tout complet et entièrement achevé, à l'exclusion des parties et accessoires importés isolément ».
Ne sont pas « ouvrages de modes », au sens du service, les chapeaux pour dames (notamment les chapeaux de cyclistes) simplement garnis à la manière des chapeaux d'hommes, sans autre garniture que la coille, le cuir, la bordure et le ruban, avec ou sans boucle. Ces articles sont taxés comme chapeaux de paille, de feutre ou de tissu, selon l'espèce. (Voy. Ch.vi'eaux.) MOELLOXS. V. PiERKES.
mo(;ai)OII. Ville de l'Empire du Maroc, qui sert de port à la capitule du mètne nom ; la ville est moiioLone, mais propre; son mouillage est sans profondeur et menacé par la houle. En 1897, les export, par ce port ont été de o.800.000fr., et les import, de 3.091.000; eu 1898. export. 7.a77.000 fr., itnport. G. 462.000, plus 1.080. 000 fr. de numéraire importé et 3.414.000 exporté. L'Angleterre est en tête des pays importateurs, avec 3.640.000 fr. ; puis viennent la France, 1.208.000 fr. contre l.liJ4.;>00 en 1897, dont 892.o00fr. de sucre (notre bougie est remplacée par l'anglaise), et l'Allemagne avec 414.1)00 fr. La plus grosse part des export, se dirige sur la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne. Il est entré 151 navires jaugeant 121.455 t., et il en est sorti autant en 1897. Les transactions se font généralement au terme de trois mois, les remises en traites sur France ou Angleterre à 30 jours de vue. Les droits d'embarquement sont de 2 piastres la T. ; au débarquement, de 1/2 p. pour les colis divers, mais de 1 p. pour les barriques et grosses balles. La piastre est de o fr. 26.
.M<»IIAIU. V. C.VCIIEMIRE, CuiCVUES, PoiLS, TiSSUS nE POILS.
.^ioiua<;e. V. Ai'PRÈT.
MOKA ou IMoKK.v. Ville maritime du S.-O. de l'Arabie, située sur la côte orientale de la mer Rouge, à 255 kil. S.-O. de Sana et202kil. N.-E. d'Aden, par 13"19'1" lat. N. et 40"59':36'' long. E. de Paris. Pop. : 6.000 hab. Elle a donné son nom au célèbre café de Moka. Son trafic fut itDportant autrefois. Elle est aujourd'hui déhiissée par le commerce, les produits du sud du Yéfuen étant expédiés par les ports d'Adeo et d'Hodeïda. (Voj'. Café.)
.>1<>KI1P<». Un des premiers ports de la Corée; a été ouvert au cotnmerce européeti le 1" octobre 1897, en même temps que Tjeung-N'am-Po. Il est très grand, exceptionnellement profond, d'une moyenne de 18 m., qui est encore de 16 m. .50 à 91 m. de terre. Il est situé à l'efiibouchure du Kok, à 300 li (173 kil.) en amont des cinq grandes villes de Na-tjyou, Kouang-tjyou, Neung-tjyou, Nam-hpyeng et Hoa- Syoun, qui sont à 16 kil. environ les unes des autres. Un quai et une jetée ont été récemment construits. On y comptait, au commencement de 1899, 250 maisons de commerce de gros ou de détail. Les Japonais y ont un con.sulat, une succursale de la première Banque du Japon, des agences de plusieurs Compagnies d'assurances, un bureau de poste, un moulin à décortiquer le riz (2.50 à 300 piculs par jour ; le picul = 00 kilog. 4), un cercle avec 758 membres; il y a aussi un bureau de poste et télégraphe coréen ; les navires de la Siiosen-K.tïsha et de la Nippon-Yusen-Kaïsha y touchent régulièretneut.
L'import. et l'export. ont approché de 1 million en 1808. On prétend que quand .Mokhpo et Séoul, la eaidtale, seront reliés par le chemin de fer, Mokhpo seia le Slianghaï de la Corée. 11 a été visité en 1808 par 308 navires d'ensemble 70.500 t.; la Douane a encaissé 22.300 piastres la même année.
>i(»LLEM>0. Ville maritime du Pérou, située sur les bords de l'Océan Pacifique, à 130 kil. S.-O. d'Arequipa, par 17° 1' lat. S. et 74° 21' long. 0. de Paris. Pop. : 2.500 hab.
C'est à Mollendo que se font la plupart des échanges avec le Pérou méridional et la Bolivie: par là sortent les minerais d'argent et de cuivre des districts de Corocoro, Oruro et Potosi.
Escale des paquebots de la Pacific Steam de Panama à Valparaiso, du Kosmos et de l'Hambourgeoise Pacifique de Hambourg à Callao. Terminus du chetnin de fer de Puùo, eu correspondance avec un bateau à vapeur sur le lac Titicacaet un service d'otnnil)us menant à la Paz.
.nOLLUsyUES. V. Falsifigatio.ns, Huîtres.
MOLVIJDATE D'A.>l.MOMV<JiUE. V. .\.MM0MAQUE.
.MOMBASSA OU Mo.MBAz. Clief-lleu de l'Afrique orientale anglaise, situé sur l'Océan Indien, à 241 kil. N.-E. de Zanzibar, par 4"' 4' lat. S. et 37° 'li! long. E. de Paris. Pop. : 30.000 hab. La ville est construite dans une île de 5 kil. de longueur sur 3 kil. de largeur, reliée au continent par une chaussée.
Le port est siir ; c'est un des meilleurs de la côte orientale d'Afrique. Escale des paquebots de la British India (ligne de Bombay à Zanzibar et DelagoaBay), et de la Deutsche OstAfrika Liuie (service de Hambourg à Delagoa Bay et de Bombay à Tanga). Point de départ du chemin de fer en construction qui reliera la côte à l'Ouganda et à la vallée du Haut-Nil; au commencement d'avril 1900, 362