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MURES, MURIER

talion universelle) se fait dans 28 établissements qui, en 189;;, produisaient 'A millions d'hectol. pour une, valeur d'au moins 6G millions; la moitié est consommée à Munich. En 189G, on comjjtait 421 machines à vapeur fixes, avec i.").337 cliev.-vap., 100 locomobiles avec une force totale de 1.590 chevaux.

Le commerce de Munich est fort étendu, il y a de grandes maisons de céréales (en 1890, 24.000 wagons de céréales), de bois (36.000 wagons à 10.000 kilog.). Après Francfort, Munich est la bourse la plus importante de l'Allemagne du Sud. Établissements financiers : Bayerische Hypotheken und Wechselbank, succursale de la Reichsbank, succursale de la Banque royale bavaroise de Nuremberg, succursale de la Deutsche Bank, Suddeutsche Badencreditbank, Bayerische Vereinsbank, Bayerische Notenbank, Handelsbank, et plusieurs banquiers, tels que Merk Fink & C", Gulleben et Weidert.

Mouvement des gares en 18i)i) : 2.326.000 T. met.; cinq gares. Par Munich passe la route la plus courte de Berlin à Rome, do Paris à Vienne.

Chambre de commerce, tribunal de commerce, école de commerce, école industrielle, université.

JiU\STi;u. Ville d'Allemagne, capitale de la province de Westphalie, située à 3ÎX) kil. S.-O. de Berlin, ài)l m. d'alt., parol"o8'10"lat.N. eti)°17'3riong. E. de Paris. Pop. : 2.T.000hab. en 18:)9, 44.390 en 1885, 58.264 en 1899.

Fonderies, ateliers de constructions de machines, fabr. d'objets en fer-blanc, de produits chimi(iues, de papiers, de pianos, tissages de coton, lil)rairies, tanneries, moulins à vapeur.

Coniiiiercc de cérûalos, farines et houilles. Cliaml)i-c de commerce.

Centre de cliemins (\f' fer snr Dnsseidorf, Hamm. Wesel, Gronan, Osnahriick. Hlioda.

MUNSTER (Alsace). Ville industrielle, à 18 kil. de Colmar, sur la ligne de Colmar à Metzeral. Pop. : fi. 800 hab. Il y a un bureau principal des douanes. Manufacture de coton fondée en 1770 : filatures, tissages mécaniques; blanchiment, apprêts, teinturerie. Centre de production d'une sorte de fromage mon, carré, do consommation courante, qui porte le nom de cette ville.

.«UUCIK. Ville de 98.507 hab., capitale de la province du même nom, sur les bords de la Segura, dans une vallée renommée par sa fertilité. A 461 kil. de Madrid, par chemin de fer. L'agriculture est la richesse principale de la province. 11 se fait un grand commerce de fruits et de légumes de toute espèce. On cultive également le mûrier, mais l'industrie séricicole est bien déchue. Il y a des fonderies, des minoteries, des tanneries, des fabriques de draps, de tissus, de savon.

La population de la province est de 496.131 hab., dont 1.37.021 adonnés à l'agriculture, 10.814 à l'industrie minière et manufacturière, 19.424 aux arts et métiers. L'industrie minière est très importante dans la province. Le nombre des concessions exploitées est de 313 sur 1.431 hectares; les concessions non exploitées .sont au nombre de 2.691 sur 27.713 hectares. En 1898, la production en tonnes a été : soufre, 10.000: zinc, 46.716; cuivre, 203; fer, 371.391; plomb argentifère, 149.652; sel commun, 12.700.

André B.\rthe.

MrUKS, MruiKU. La mûre est le fruit du mûrier blanc on du mûrier noir, originaires, le premier de la Chine, le second de l'Inde. Le fruit du

mûrier blanc est blanchtitre ou légèrement rosé, d'un goût fade et douceâtre, assez peu estimé; mais ses feuilles, plus tendres et plus précoces que celles du mûrier noir, sont exclusivement destinées à la nourriture des magnans ou vers à soie. Le fruit du mûrier noir, d'un rouge noir à maturité, est de saveur très agréable; on fait des sirops et du vin de mûres; il sert souvent à colorer certaines liqueurs, ou même certains vins, dont il atténue en même temps l'ûpreté.

La culture du mûrier pour vers à soie n'est possible que dans les régions où la température moyenne reste au moins pendant trois mois à 12° au-dessus de zéro après la récolte des feuilles (pour que les nouvelles pousses aient le temps de s'aoùter avant l'hiver), et où ces pousses ne sont pas fréquemment exposées à des gelées blanches; il faut encore que les feuilles reçoivent une lumière intense dans unairvif, qu'elles nesoientpassoumisesanx miasmes des marais, qui les rendraient malsaines pour les vers à soie. Ces conditions sont d'autant mieux réalisées qu'on se rapproche davantage du Midi.

La zone de culture du mûrier est naturellement celle de l'industrie séricicole. En France, elle a pour limite septentrionale une ligne sinueuse, inclinée généralement du N.-E. au S.-O. : partant de Bayonne et laissant en dehors le département des Landes, elle englobe le Lot-et-Garonne, le Lot, fait un crochet pour gagner l'Aveyron et la Lozère, en contournant au S. le Cantal et la Haute-Loire; puis elle se relève directement vers le N. en englobant l'.^rdèche,la Loire, le Rhône, l'Ain, et enfin, après avoir laissé au N. la Haute-Savoie, rejoint par la Savoie la frontière italienne.

Le mûrier se développe bien dans tous les sols non marécageux, ni froids, ni trop calcaires; il se plaît surtout dans les terres de consistance moyenne, profondes, riches, un peu fraîches. On multiplie les mûriers au moyen des semis, des grefïes, du marcottage et des boutures.

On commence à effeuiller dès que les bourgeons i présentent un certain nombre de feuilles complètement développées, ce qui a lieu au moment de la floraison de l'aubépine. Cette récolte se prolonge pendant 35 à 40 jours.

Le produit moyen du mûrier est pour les arbres à haute tige, soumis à l'aménagement biennal, de 100 kilog. de feuilles tous les deux ans au début de la récolte, c'est-à-dire à leur neuvième année. Ce produit croît progressivement jusqu'à l'âge de 20 ans ■ environ, où il s'élève à 200 kilog.; il se maintient ainsi pendant 25 à 30 ans. Vers 50 ans la décroissance commence, et à 65 ans l'arbre dépérit, si on ne le rajeunit pas^

L'écorce du mûrier noir, surtout de la racine, est j purgative et vermifuge ; son bois, jaune avec aubier i blanc, est dur, inattaquable aux insectes et apte k. prendre un beau poli ; on en fait des meubles et^ ouvrages divers, ainsi que des tonneaux; avec sesj

1. On a signalé en 1898 une maladie du mûrier constatée dansj la région des Basses-Alpes, puis en 1899 dans la vallée de la Durance. Elle atteint les parties terminales des rameaux, qui semblent carbonisées et sont recourbées en crosse; toutes les feuilles noircissent et s'enroulent suivant leur nervure principale. Cette maladie serait due i une bactérie dite Dactevium nxori. Le traitement suivant a été préconisé dans la commune de Château- Arnoux : « Dès que la maladie attaque un rameau, on coupe ce dernier à quelques centimètres au-dessous de la partie atteinte ; puis on le briile et on termine en Vjadigeonnant la section de taille avec une solution de sulfate de fer à iâ p. lOU. »

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