‹ Dictionnaire du commerce, de l'industrie et de la banqueChapitre 609 sur 1134 · fi5 4.308 4.204 3.747 4.0S · texte numérisé non relu

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300 fr. de valeur au m. cube. .Vu départ on compte 4 m, cubes ponr 1.000 kilog. et moins de 300 fr. an m. cube. Les métaux précieux ne sont pas compris dans ces évaluations.

Le commerce ies autres ports de l'État de New- York est fait entièrement avec les ports canadiens et les ports américains des lacs Ouest et Est, Érié et Ontario, au moyen de bateaux de faible tonnage. La prépondérance du port de New-York sur tous les antres ports de l'Union est surtout marquée par la supériorité du tonnage des navires qui le fréquentent. La moyenne est pour New-York de 1.612 t. par navire, et pour tous les autres ports de 640 t. ; pour

noms, âge et qualités, ainsi que leurs effets personnels et les instruments ou outils de leur profession, objets qui sont exempts de droits. Cette déclaration doit être faite sous serment, d'après un modèle distribué gratis à la douane. Les passagers de chambre font eux-mêmes cette déclaration.

Une loi particulière de l'ÉUt de New-York oblige le capitaine de navire arrivant d'un port étranger ou même d'un port des États-Unis, de présenter ou de faire verbalement au maire ou, en son absence, à l'agent chargé de le remplacer, dans les 2i heures qui suivent la déclaration à la douane, un rapport détaillé sur les noms, âge et profession de tous les passagers, et cela sous serment.

Ladite déclaration devra également comprendre :

NEW-YORK — 8i

i' Les passagers que le bâtiment aura débarqués ou aura laissé débarquer, sur un point quelconque, pendant le cours du voyage ; 2° ceux qu'il aura reçus à bord, avec l'intention d'entrer dans la cité de New-York ou simplement de la traverser. Elle devra mentionner, en outre, si, parmi les passagers ainsi déclarés, il en est de fous, idiots, sourds, muets, aveugles ou infirmes, et, dans ces cas, s'ils sont accompagnés par des parents présumés en état de pourvoir à leur subsistance.

Toute omission rend le capitaine passible d'une amende de 75 dollars si elle concerne un étranger, et de 30 dollars si le passager est citoyen des États-Unis, et le ou les propriétaires du bâtiment sont individuellement et solidairement responsables de ladite amende.

Le capitaine de tout bâtiment venant d'un port étranger doit, de plus, acquitter les droits ci-après, pour le fonds de l'bôpital de la marine : pour lui-même, 1 dollar 50 cents; pour chaque passager de la chambre, 2 d. ; pour chaque passager de l'entre-pont, ainsi que pour tout contre-maîlre ou matelot, 50 c. Il doit, en outre, payer à la municipalité un dollar pour chacun des passagers qu'il a débarqués, à moins qu'il n'aime mieux fournir caution que le passager ne tombera pas à la charge du fonds des pauvres pendant l'espace de deux ans; mesure prise en vue de mettre un frein à l'immigration des passagers indigents, quelquefois privés de toutes ressources et semblant dès lors devoir devenir une charge publique permanente, ainsi qu'il est advenu dans les premiers temps pour la plupart des pauvres irlandais. Les commissaires d'émigration se rendent à bord avant le débarquement pour procéder aux investigations réglementaires.

Une Société allemande d'émigration et une Société irlandaise se sont fondées à' Xew-Yoriî, afin de subvenir aux frais et secours nécessaires pour leurs immigrants compatriotes.

Une loi fédérale prohibe le débarquement des indigents et de toutes personnes pouvant tomber à la charge de l'Etat ou de la ville, ainsi que des ouvriers engagés pour l'Amérique avant l'embarquement.

Immigration. — Le débarquement des passagers de chambre se fait dès l'arrivée du bateau à quai. Les passagers d'entre-pont sont débarqués à EUis Island, près la pointe sud-ouest de New-York , propriété du Gouvernement fédéral. Ceux qui appartiennent aux catégories cidessus visées par la loi y sont retenus jusqu'à ce qu'ils aient fourni la caution ou les preuves réclamées. On n'a d'ailleurs, depuis la promulgation de cette loi, rembarqué qu'un très petit nombre d'immigrants. Les deux tiers au moins des immigrants de l'Union débarquent à New-York ; voici les chiflres depuis 1873 :

Années A New- York

Canal et ch. d. f.

Chemin de fer

Années A New- York

Le nombre des émigrants débarqués à New-York durant l'année qui s'est terminé le 30 juin 1900, a été de 341.711, en augmentation de près 100.000 sur l'année précédente: 99.019 italiens, 36.835 polonais, 25.000 irlandais, 23.382 allemands, 22.847 suédois et norvégiens, 1.936 français.

Expédition en douane. — Tout navire de l'Union ou des pays ayant avec les États-Unis des traités de réciprocité, paye à l'entrée une taxe de 2 dollars 17 pour 300 1. de jauge et moins, de 5 dol. 30 pour plus de 300 t.; à la sortie, 1 dol. 30 pour 300 t. et moins, 5 dol. 50 pour plus de 300 t.

Droit de quai (wharfage). — Les quais de New- York sont la propriété de la ville, ou sont loués à bail aux Compagnies ne navigation par une commission permanente des quais et docks, qui perçoit le prix de location, construit

D — NEW-YORK

les bâtiments et fait les réparations nécessaires. Le prix de location varie selon le tonnage. Les locataires à bail peuvent percevoir sur toutes marchandises autant de fois 3 cents par tonne qu'elles restent de jours sur leurs quais.

Droits de pilotage. — Les pilotes sont placés sous les ordres des commissaires du pilotage. Les droits sont différents selon qu'il est fait appel à leurs services du 1" avril au 1" novembre ou du 1" novembre au 1" avril ; pour cette seconde période, les droits sont plus élevés.

Fret. — Le fret pour le Havre, Anvers, Liverpool et les autres ports européens a subi peu de variations dans ces dernières années, mais sa baisse a été énorme depuis trente ans; c'est la conséquence du progrès des échanges. Le prix de transport d'un boisseau de blé, de Chicago à New-York, par le lac et le canal Érié, par le canal et par chemin de fer, puis par chemin de fer seul, a ainsi varié depuis 1868 (en cents) :

Par eau

VIII. Usages de la place. — Droits de commission, de magasinage, frais de voiturage, quantités à la tonne. — La Chambre de commerce de New-York arrête, chaque année, la liste de ces droits divers on la remaniant souvent. Nous ne donnerons donc pas les tableaux formés périodiquement à ce sujet par cette Chambre pour chacun de ces tarifs successivement ainsi modifiés, et que tout expéditeur, commissionnaire, armateur, etc., devra se procurer à la source même; nous nous contenlerons d'en indiquer les principales catégories et divisions, en faisant remarquer qu'ils ont force de loi quand il n'y a pas de conventions contraires entre les parties.

Droits de commission. — Ils sont de trois espèces : ceux qui concernent les affaires en général, vente, achat, embarquement, débarquement de marchandises, consignations, assurances; ceux qui sont relatifs aux opérations de banques, vente ou achat de fonds publics, de numéraire, lettres de change tirées ou endossées ou acceptées, toutes espèces de débours; enfin, ceux qui ont trait aux bâtiments et à la navigation, vente et achat de navires, fret et passagers procurés pour les navires en charge à destination de l'étranger, centralisation des marchandises frétées, etc.

Droits de magasinage. — Le tarif indique, pour chacune des 63 marchandises qui y sont énumérées, la quotité du droit à acquitter. Il est à noter que, pour les articles évalués au poids, on entend le poids brut, et que, pour les liqueurs et matières liquides, c'est la capacité entière des fûts pleins ou non qui est taxée. Les frais qu'occasionnent l'entrée, l'arrivage et la sortie des marchandises sont à la charge du ou des propriétaires. On ne paye jamais moins d'un mois, mais après le premier mois on ne paye, pour les suivants, que la quinzaine, quand elle n'est pas révolue au moment du retrait des marchandises. Frais de transport dits de voiturage. — Des distinctions sont établies à ce sujet pour tous les modes de transport : par charrettes, par voitures à bras, sur brouettes et à dos d'homme. Le tarif est basé, comme à Londres, sur les distances à parcourir.

Quantités à la tonne. — La Chambre de commerce de New-York a de même déterminé la quantité de marchandises nécessaire pour composer, au point de vue de ses perceptions, le poids d'une tonne. Ainsi : pour la farine, 8 barils de 196 livres ; pour le sel d'Europe, 36 boisseaux, etc.

IX. Banques et Compagnies financières. — Voy. Banques : Banques étrangères.

Voici les résultats des opérations du Clearing -housc de New-York pour les années 1896-97 et 1897-98 :

NEW-YORK

NEW-YORK

Nombre de banques affl- 1896-97 1897-98

liées Gfi 63

Capital (dollars) 59.022. 7<J0 59.022.700

Compensation (dol.) 3l.337.7G0.9i8 39.853. 413.9W

SoaUeennaméra!re(dol.) 1.908.901.898 2.338.529.016 Rapport des compensations ans soalles 7.- • • 6-0 3,9 Le Clearinghouse de New-York fait, à loi seul, pins de la moitié du montant total des compensations opérées anx États-Unis par les établissements de ce genre.

Caisses d'épargne. — En 1857, New-York possédait 16 caisses d'épargne avec 83 millions de dollars de dépôts.

Voici la situation en 1897 : ^ , .

Nombre DepôU par des dépotants tète en doll.

L'État de New-York 1.73C.9G8 413

La ville proprement dite 888.092 441

Brooklyn et King's County.... 289.188 400

Les antres villes et comtés de

l'État 559.688 373

Le pins grand nombre de dépôts appartient à la classe ouvrière. Pour la ville de New- York proprement dite, la part était de 50 doll. par tète en I85C et de 441 en 1897 ; de 413 pour tout l'État en cette dernière année.

Quant anx ressources de la ville de New-York, quelques chiflres snflBront pour en juger. La propriété imposable «'élevait en 1890, pour les États-Unis, à 18.956.556.675 doll. en propriété foncière, et à 6.516.616.743 en propriété non foncière : pour l'État de New- York, à 3.403.751.246 de propriété foncière, et 382.159.067 non foncière; pour la ville ■de New-York seule, à 1.398. 290.007 doll., et 298.688.383; 4>onr Brooklyn et King-sCounty, à 445.288.844, et 21.846.807. La propriété imposable de la ville de New-\'ork élargie (comprenant New-York et Brooklyn) s'élève donc à 2 milliards 164.439.791 doll. sur 3.785.910.313 pour tout l'Étal de New-York, soit 57 '/..

Les chiflres de la propriété imposable en 1896 ont été, -en dollars :

L'État de New-York... . 4.368.712.903

■ Ville de New-York 2.106.484.903

Brooklyn et King's County 582.847.633

Pour la Greater New-York 2.689.332.538

■on 61 */„ avec un accroissement de près de 25 */. en 6 ans. Taux de l'escompte. — Le taux de l'escompte sur le 4Hipier, pendant le cours de l'année 1897, a varié de 6 à 2 •/.. Compagnies d'assurances mai-itimes. (V..\sslraxces : Assurances étrangères.) — Les Compagnies d'assurances -maritimes proprement dites sont classées en Compagnies 4 charte de l'État de New- York, à charte d'autres Etats, et Compagnies étrangères. L'État de New- York est repré- .senté par une seule, l' « Atlantic Mutual v. qui a un capiUl de 7.361.000 doll. et avait en 1896 près de 108 millions de dollars de risques en cours. La Boston Marine de Massachusetts (env. 1 million de doll.) a une succursale à New- York, ainsi que 12 Compagnies étrangères ; cellesci avaient souscrit pour 105 millions de risques en 1896, avec 4 1/2 millions de recettes et 3 1/2 de versements ou 'dépenses. Les primes pour assurances maritimes reçues à New-York s'élèvent au total de 11 millions de doll., et les versements à 7.800.000, laissant un bénéfice de 2 millions 150.000 doll. Le taux pour les risques ordinaires de mer est ainsi fixé :

Voiliers •/. Vapeurs •, , klew-Tirk à la Nouvelle-Orléans... il/4à21/2 1/lOàl

— à Hambourg on Brème.. 1 à21/2 l/2àll/2

— au Havre 3/4à21/2 3/8àl

— à Londres ou Liverpool. 3/4 à 2 1/2 3/8 à 1

— à Rio-Janeiro H/4àl3/4 3/4àll/4

— en Chine 21/4à4 1 l/2à3

Compagnies d'assurance contre l'incendie. — New- York, en 1858. en comptait 83, avec un capital collectif de ■16,7 millions de dollars, tandis que ce capital, pour les jiutres comtés et villes de l'État, n'a pas dépassé 4 millions et demi.

Le nombre des Compagnies à charte de i'État de New- York en 1896 est moindre, mais leurs affaires ont consij <dérablement augmenté. Voici la situation des Compagnies

d'assurances contre l'incendie opérant dans les États-Unis et dans l'État de New-York (en millions de dollars) :

Compagnies anonymes de, New-York ' 43

Compagnies mutnelles de' New-York 12

Compagnies anon. d'autres f.lats 65

Compagnies anon. étnmg. 25

ai 2

Ce tableau est extrait du rapport du commissaire pour l'assurance de l'Étal de New-York. Les assurances concernant New-York ne représentent pas plus des 2/3 des risques totaux. .\u capital, les Compagnies étrangères ne figurent que pour les sommes déposées par !a succursale américaine de ces Compagnies.

Compagnies d'assurance stir la rie. — Le système des assurances sur la vie aux États-Unis est le plus étendu du monde. Les Compagnies de New-York étaient en 1890 au nombre de 13 avec 411 millions de doll. , contre 47 avec 330 millions pour tons les autres États de l'Union ; et depuis lors, les assurances ont considérablement augmenté en nombre et en valeur.

Tableau des Compagnies d'assurance sur la rie de de l'Etat de Neic-York depuis 1859. (Les sommes en millions de dol.)

Années

de fondation

Nombre

des

Compagnies

Nombre

des

polices

en vigueur

Somme assurée

Actif

Les Compagnies de New- York sont aux Compagnies de tonte l'Union dans le rapport de 5 '/. quant au nombre des polices, de 60 °/> quant anx sommes assurées et de 60 */• quant à l'actif actuel. De ces 60 */.. la plus grande partie revient à 3 Compagnies : ■ l'Équitable » avec 199 millions de doll., la « Mutual Life » avec 220 millions, et la a New- Y'ork Life » avec 175. (Voy. Asscraxces : Assurances étrangères.)

X. Voies de commumcatiox. — Compagnies de Chemins de fer. — New-York étant le dépôt central du commerce du monde avec l'-Amérique, tous les chemins de fer y aboutissent soit directement, soit par une ligne intermédiaire. Les principales lignes sont : la « New- York, New-Haven et Hartford », qui rattache l'Est, centre industriel de l'Union, à la métropole; vers l'Ouest, la « New- Y'ork Central and Hudson River », le Pennsylvania Central », le « New-Y'ork, Lake Erie and Western » on « Erie » : vers le Sud et l'Ouest, le «Baltimore and Ohio» et le « New- Jersey Central». Plusieurs lignes vont à Jersey City, sur la rivière Hudson; elles sont d'un intérêt plus local et ne sortent pas des territoires de l'Étal de New-York, de Pennsylvanie ou de New-Jersey : ce sont les chemins de fer qui transportent la houille; en général, elles appartiennent aux propriétaires des mines de charbon dont elles transportent les produits.

En 1858, l'Union comptait 26.210 milles de chemins de fer exploités; l'État de New- York figurait dans ce nombre pour 2.545 milles. En 1870, la longueur totale avait doublé, mais pour l'État de New-York l'accroissement était seulement de 50 */•• En 1895, New-York possédait 8.205 milles de voies ferrées et l'Union 181.025 milles. Les deux principaux chemins de fer de l'État sont le « New -York Central » et le « New- York and Erie » ; ils ouvrent à New- York la voie de TOuest, le grenier des États- Unis, et se relient à tons les antres chemins de l'Union à

NEW-YORK

NICARAGUA

l'Ouest et au Nord-Ouest. Le « New-York and Erie » a son terminus à Jersey City, sur la rive droite de l'Hudson. C'est seulement le « New- York Central » et Hudson River, avec sa ligne latérale le « Harlem Railroad», qui termine à New- York tous les chemins de fer de l'État. Le «New-York and New-Haven Railroad «aboutit aussi à New- York, en traversant le territoire de l'État, sur quelques milles seulement, pour se rendre dans le Connecticut et autres Etats de la Nouvelle-.\ngleterre. Le « New-York and New-Haven » met en rapport tous les chemins de fer de l'Est allant vers New- York.

(Voy. États-U.nis.)

Lignes de navigation. — En 18C6, la Scotia faisait en 8 jours, 17 heures et 47 minutes la traversée de Liverpool à New- York; en 187G, le Germanie la faisait en 7 jours, H heures et 37 min.; l'Alaska, en 1882, en 6 jours 18 h. et 37 m. ; VEtruria, en 1888, G jours, 1 h. et 53 m. ; le City of Paris, en 1889, 5 jours, 19 h. et 18 m.; le Lticania, en 1894, 5 jours, 8 h. et 38 m.; le Deutschland, en 1900, en 5 jours, G heures, soit à la vitesse de 43 kil. à l'heure.

La Pensylvania Railroad Company a acheté le chemin de fer de Long-Island pour s'y raccorder; son intention serait d'installer un embarcadère et débarcadère à Long- Island pour les transatlantiques; le temps du trajet des Étals-Unis en Europe se trouverait ainsi abrégé d'une demi-journée.

A certains jours, plus d'une douzaine de vapeurs européens partent de New-York ; le samedi et le mercredi sont notamment les jours des départs transatlantiques.

Les lignes suivantes ont deux services par semaine pendant la saison de mars à décembre : le Lloyd de l'Allemagne du Nord, pour Brème et Southampton ; la Compagnie Hambourg-Américaine, pour Hambourg et Southampton ; la Cunard et laWhite Star, pour Liverpool ; l'American Line, pour Southampton. Elles ne font qu'un service par semaine pendant les mois d'hiver.

Les autres lignes ayant un seul départ par semaine sont : la Compagnie Gén. Transatlantique, pour le Havre; la Comp. de Navigation de Bordeaux, pour Bordeaux ; la Comp. Néerlandaise-Amer, et la Red Star, pour Amsterdam et Anvers; la Comp. Anchor (.\ncre), pour Glasgow; la Comp. Allan (State Line), pour Glasgow et Belfast ; la Comp. Wrison, pour Hull et Londres; la Comp. Nationale, pour Londres; la Comp. Thingvalla, pour Copenhague.

Les communications avec l'Amérique du Nord, l'Amérique Centrale, l'Amérique du Sud et les Antilles sont établies par : la Pacific Mail Steamhip Co, pour Aspinwall, Colon et San-Francisco ; la Québec Steamship Co, pour Barbados, Antigoa et Bermuda ; la Red D. Line, pour Curaçao, Demerara et Dominica ; la Red Cross, pour Halifax N. S.; deux lignes pour la Jamaïque; une pour la Martinique; New-York, Cuba et la Ligne Wall pour la Havane; une ligne enfin pour Nassau et Santiago de Cuba, Porto-Rico, San-Domingo, Trinidad et le Venezuela.

De nombreux bateaux desservent les ports américains de l'Est et ceux du golfe du Mexique, sans compter d'innombrables caboteurs. Quatre grands navires, de vrais palais, aussi confortables qu'un hôtel de premier ordre, partent chaque jour pour Boston, avec des centaines de passagers et des centaines de tonnes de fret de toute espèce, et en reviennent également chargés, surtout des produits textiles de la Nouvelle-Angleterre, dont l'entrepôt est à New-Y'ork.

Le grand port du Nouveau Monde est devenu le point d'attache de toutes les lignes transatlantiques. C'est le centre obligé de toutes les relations entre l'Amérique et le vieux Continent, parce que nulle autre ville aux États- Unis n'est mieux partagée au point de vue des communications de tous genres : navigation à vapeur intérieure, réseau de canaux, chemin de fer, etc.

Canaux. — Dès le 26 octobre 1825, le canal d'Ériô ouvrait à la navigation les 585 kil. de sa longueur complète. Il a 70 pieds de large sur 7 de profondeur et a coûté 40 millions de dollars. On s'occupe depuis cinq ans à l'élargir et l'approfondir pour le rendre navigable aux bateaux à vapeur. Son importance comme voie de transport est

4,88 par livre st.

5,22 1/2 par dollar.

0,95 5/8 par 4 marks. 0,20 1/2 par couronne.

anjourd'hui secondaire, par suite de la concurrence des chemins de fer à destination de New-\'ork, aussi bien américains que canadiens; et quoique l'État ait aboli depuis une dizaine d'années le péage autrefois perçu, le trafic par canaux n'a pas cessé de diminuer.

Les canaux sont surtout les régulateurs des prix de transport; ils modèrent la tendance des Compagnies de chemins de fer à exagérer leurs tarifs. Le canal Érié ouvre à Builalo la route d'eau des lacs jusqu'au Minnesota, et le canal et le lac Champlain, qui communiquent avec la rivière Saint-Laurent , mettent le territoire canadien en communication directe avec New-York. Une voie d'eau allant de l'embouchure du Saint-Laurent jusqu'à Duluck, dans le Minnesota, soit environ 2.000 milles anglais, est donc la principale artère des canaux de l'État de New- York. Le canal Hennepin, dans l'illinois, une fois terminé le Mississipi, le Missouri et leurs affluents seront mis en relation avec Chicago, et par là en communication directe avec New-York.

XI. CocHS DES CHANGES. — Voicî, à 60 jours de vue, les variations des changes pendant un an :

Cours bas Cours haut

Londres l.st. 4,80 1/2

Paris fr. 5,16 1/2

Suisse — 5,18

Berlin l.st. 0,9i 1/2

Vienne — 0,20 1/4

NEW- YORK (.La). Compagnie américaine d'assurances. V. Assurances étrangèhes.

NEW ZEALAM) SHIPPIXG COMPANY. Compagnie anglaise de navigation à vapeur, avant son siège social à Londres. Sa flotte se compose de H navires d'une jauge totale de oo.l43 t., le plus grand avec 6.127 t., le moins grand avec 3.808 t. Les départs ont lieu, une fois par mois, de Londres pour Capetown et Hobart. Les prix du voyage varient entre 15 et 68 liv. st.

MCAttAGUA (République de). (Amérique Centrale.) Sup. : 159.6o0 kil. carrés, soit le quart de la France. Pop. : 500.000 âmes environ , 7 hab. par kil. carré.

Configuration physique générale. — C'est un quadrilatère dont le côté nord, le plus large, confine au Honduras; le côté sud, moindre de moitié, au Costa Rica; le côté est forme la côte de la mer des Antilles ; le côté ouest, la côte de l'Océan Pacifique. A l'intérieur, la Cordillère des Andes, dont les sommets varient de 150 à 1.500 m., partage deux bassins. Le bassin oriental ou Atlantique englobe les dép. de Granada, Chontales, Esteli, Matagalpa, Segovia, Zelaya, comarcas de Cabo de Gracias à Dios, Rio Grande, San Juan del Norte et les districts de Siquia et Corn ; ses grands fleuves (rios Segovia, Grande, Ouaoua, Siquia, Bluefields et San Juan) se déversent dans la mer des Antilles. Le versant occidental ou du Pacifique comprend les dép. de Cbiuandega, Léon, Managua et Rivas.

Divisions territoriales. — 12 départements : 1° Carazo : pop. 25.000 hab., plantations de café et de canne; traversé par la voie ferrée venant de Masaya ; chef-lieu : Jinotepe, 4.500 hab.; villes principales: Diriamba, San Marcos, el Rosario, etc. — 2° CIlinandega : 30.000 hab., bois, maïs, café, canne, etc. ; traversé par la voie ferrée de Corinto au lac de Managua ; chef-lieu : Chinandega, 10.000 hab. ; villes principales: Corinto (port important sur l'Océan Pacifique, où relâchent les vapeurs des lignes régulières américaine et chilienne de San-Francisco à Panama et Amérique du Sud), cl Viejo, Chichigalpa, Vil-i lanueva, Posoltega, Somotillo, S. Pedro, S -Francisco eti S'" Tomas. — 3° Chontales : pâturages, mines d'or, argent et cuivre, caoutchouc, cocos, palmiers; chef-lieu: .h.' galpa, 3.500 hab. ; villes principales ; Acoyapa, Boaco (-

NICARAGUA

NICARAGUA

ce mol), La Libertad. Comalapa, S" Tomas, San-Mignelilo, S.-José et S.-Lorenzo. — 4* Esteli : 40.000 hab., climat tempéré, montagnes boisées, bétail, café; cheflien : Esteli, 3.300 hab. ; ville principale : Jinolega, 5.000 hab. — 5* Granada : café, cacao, pâturages; cheflien : Granada. 23.000 hab., port sur le lac de Nicaragua relié à la mer des .\ntilles par vapeurs do lac et du rio San- Jnan, nombreuses maisons de commerce, écoles supérieures; villes principales: Xandaime. Diriomo. Diria, San- Carlos. el Caslillo, Valle Ménier (la fameuse planUtion de cacao des chocolatiers français de ce nom).— 6* Léon : bétail, céréales: chef-lieu Léon, 45.000 hab., nombreux bazars commerciaux, fabriques de chaussures, savons, bougies, écoles de hautes études. Compagnie de distribution d'eau à domicile, en communication par voie ferrée avec le lac de .Managua (à Momotombo) et avec le Pacifique (à Corinto); villes principales : El Sauce, Santa-Rosa, Telica, .\chuapa, Jicaral, Qnezalgnaque, Alomotombo.— 7* Managua : 30.000 hab. ; pâturages, bétail, café, dont la production annuelle est de 130.000 quintaux : chef-lien du département et capitale de la République : Managua, 30.000 hab., belles constructions, palais présidentiel, port importent où convergent les petits vapeurs du lac de .Managua ; terminus de la voie ferrée conduisant à Granada, via Masaya, 3 hôtels ; villes principales: Tipitapa, Xagarote, Teustepe, S.-Rafael del Sur, Mateare, Sabana Grande, San -Francisco. — 8" ilasaya : pâturages, café, canne à sucre, cultures maraîchères, fibres textiles; chef-lieu : .Masaya, 22.000 hab., climat excellent, point central très important; villes principales : .Masatepe, N'indiri, Nandasmo, la Victoria, Catarina, San-Jnan Tisma, Concepcion. — 9* Matagalpa : 50.000 hab., climat frais, café, bois, céréales, mines d'or, argent, fer, plomb, étain, nickel, kaolin, etc.; chef-lieu: Matagalpa, 15.000 habitants ; villes principales : Metapa, Mnymuy, Sebaco, Terrabona, Elsqnipulas, San-Dionisio. — 10* Ritas : cacao, indigo, bétail ; chef-lieu : Rivas. 8.000 hab. ; villes principales : San-Juan del Sur, port sur le Pacifique desservi par les vapeurs nord-américains et chiliens, point d'atterrissement du câble sous-marin anglais [reliant le Nicaragua à Galveston (Texas) et Panama], Belen, Potosi, Buenos-.\ires, San-Jorge, .\ltagracia, Moyogalpa, Tola et Brito (excellente rade terminus de la division occidentale du canal maritime interocéanique de Nicaragua : voir ci-après),— 11* Segovia : nombreux cours d'eau, mines d'or, argent, etc., café ; chef-lien : Somoto, 5.000 hab.; villes principales : Ocotal, Jalapa, Jicaro, Marra, Ciudad Ântigna, Mozonte, Dipilto, Santa-Maria, Macnelizo, Totogalpa, Telpaneca, Palacagnina, Jalagnina, el Golfo, Quilali. — 12* Zelaya : sup. 7.000 milles carrés, baigné par la mer des .Antilles, sillonné de cours d'eau ; placers d'or et argent, exportation aux États-Unis de ba- ' ânes (voir ce mol), oranges, aguacates, cocos, mangues, citrons, caîmitos, maïs, riz, écaille, caoutchouc, acajou; chef-lieu : Bluefields (voir ce mot) ; villes principales : Budagora, Ciudad Rama, Caculaia, Isnauas, Nauaras, Nnna, Prinzapolca, Rio Grande, etc., et les îles de Corn ou Mangle (200.000 cocos exportés par mois à New- York).

Outre ces 12 départements, il y a aussi : la comarca de l'abo de Gracias à Bios, chef-lieu : rade du même nom, i l'embouchure du rio Coco ou Segovia, sur la mer des Antilles; et celle de San-Juan del Norte, chef- lieu 'jreytown on San-Juan del Norte, rade considérable, 'erminus de la divison orientale du canal interocéanique

•i Nicaragua, en communication par vapeurs avec la Nouvelle-Orléans, New- York et Liverpool, et avec l'intérieur dn pays par le rio San-Juan. Commerce important, 3.000 hab.

Climat. — Sain en général: tropical sur les côtes baignées par le Pacifique et l'Atlantique , tempéré '^!: ^^,^^ll^nt pour les étrangers sur les hauteurs de l'intérieur, propre à toutes cultures. L'été, qui commence en novembre, est sec; l'hiver, qui commence en mai, est humide.

Les produits agricoles d'exportation ont donné en 1890, comme valeur officielle, 3.834.137 piastres; on peut estimer ces expert, à 6 millions de piastres

minimam en 1900. Le principal de ces produits, le café (la à 20 millions de fr.^, vient dans des caféières de 50 à 500 m. d'altitude, où l'arbre produit de ^0 à 500 gr. de café par an; de 500 à 1.000 m., où la production est de 100 gr. à 3 kilog. et même 4 kilog. par plant. Les régions de culture sont, sur le versant Pacifique : Sierra de Managua, San-Marcos, Diriamba, Jinotepe, volcans de Chinandega, Masaya et Monibacho, Catarina, Nandaime, Rivas, etc. ; sur le versant .\tlantiqne : Matagalpa, Jinotega, Condega, S.-Rafael del Norte, Somoto, Jnigalpa, etc. Nous estimons qu'il y a au Nicaragua, en 1900, 50 millions de pieds de café an minimum ; en défalquant la moitié du produit pour déchets, jeunes plantations, etc., il reste 5 millions dé kilog. pour consommation locale et 30 pour l'exportation : en Allemagne (Hambourg, Brème, 300.000 sacs), aux États-Unis (New- York, Nouvelle-Orléans, Sai>-Francisco, 100.000), en Angleterre (Liverpool, Londres, 80.000), en France (Le Havre, 50.000), en Italie (Gênes, 20.000), etc. Le Havre est distancé par Hambourg pour cette importation des cafés, en raison des nombreux colons allemands an Nicaragua, des lignes de vapeurs directes de Hambourg au Nicaragua (Pacifique) par le détroit de Magellan, de la facilité des « tirages en blanc » sur les récoltes de cafés offerte aux Nicaraguéens par les négociants allemands, etc.

Pour les bananes, voir ce mot. — Le caoutchouc (Castilloa elastica) est largement exploité sur la côte Atlantique ; il va à la Nouvelle-Orléans, New- York, Mobile, Londres, et trop peu au Havre ; le tuno, qui a les propriétés de la gutta-percha, va aux Etats-Unis. — Les cuirs de bœufs, excellents, se vendent très bien au Havre; les peaux de daims vont aux États-Unis. — Les cornes de bœufs, très belles, sont de bonne vente en France. — Les indigos de Rivas sont bien cotés au Havre : valeur exportée, 300.000 piastres, dont 1/3 pour la France. — Le cacao, de qualité supérieure (côte Pacifique), est consommé sur place; les nouvelles plantations sur la côte Atlantique (dép. de Zelaya) et les primes d'encouragement à cette culture permettront sons peu des export, considérables. — Les produits des grosses entreprises sucrières, pour la plupart anglaises, installées à la côte du Pacifique, sont exportés au Centre-Amérique, en Californie et même à Vancouver : 14 millions de kilog. de sucre et 600.000 litres de rhum par an. — Les fromages, amidons sont exportés sur les marchés voisins dn Centre-Amérique. — Les bois : de teinture, tels que le mora et le fustet, s'exportent en Europe, de préférence en extraits ; d'ébénisterie, tels que l'acajou, vont à Liverpool, Londres, aux États-Unis |3à4 millionsdefr. paran); le cèdre, pour boites à cigares, vaà Brème.— Les céréales, maïs, riz, haricots, yucca, le sel commun et le coton s'exportent au Centre- Amérique ; ï' écaille est achetée en France : les cocos, oranges et autres produits tropicaux vont à la Nouvelle-Orléans et à New-York. — Pour le baume, voy. ce mot.

Les pâturages, excellents sur tout le territoire, ne reçoivent pas le huitième des bêtes à cornes qu'ils devraient entretenir. Ce bétail alimente le pays, et l'excédent est recherché par le Centre-Amérique, la Colombie et Cuba.

Mines. — Les régions minières les plus développées actuellement sont celles des départ, de Zelaya

NICARAGUA

NICARAGUA

(placers aurifères de Prinzapolca, entre autres), de Segovia, Matagalpa, Chontales (La Libertad), Chinandega. Les capitaux et le personnel y sont presque exclusivement allemands^ et anglais. Le rendement mensuel de chacune de ces mines varie entre 30 et 400 onces d'or. L'argent, la chaux, le cuivre, etc., sont peu exportés.

Industries. — Les principales sont, outre les minières et agricoles (cueillette etdécorticage du café, préparation de l'indigo et du caoutcheuc, élevage du bétail et des chevaux, culture de la canne, fromageries), une fabrique française d'extraits de bois, des scieries, des distilleries de rhum, des tanneries, cordonneries pour la consommation locale et celle du Centre-Amérique, des fabriques de meubles, de savons ordinaires, de bougies, de chapeaux de palme, de hamacs, de toiles ordinaires de fil et coton, de rebozos, de paniers, de glace artificielle, d'eaux gazeuses, de poterie, nattes, apparaux pour bestiaux, etc. — La main-d'œuvre est moins abondante à la côte Pacifique qu'à la côte Atlantique, où l'on trouve les Smous, ouvriers agricoles indigènes, doux, travailleurs et tempérants.

Moyens de transport intérieur. — Les voies fluviales, fleuves et rios de la côte Atlantique, larges et profonds, sont remontés par des bateaux du pays et surtout nord-américains, qui viennent y charger des fruits ; ce sont les seules routes de cette région. Des petits vapeurs nationaux sillonnent les lacs de Nicaragua (167 kil. sur 48 et 96) et de Managua (30kil. sur 16).

Voies ferrées. — Une première ligne de 107 kil. relie l'Océan Pacifique au lac de Managua (via Corinto, Chinandega, Léon et Momotombo) ; la seconde, de 58 kil., relie les deux lacs (via Managua, Masaya et Granada); la troisième, de 43 kil., réunit Masaya à Diriamba (via San-Marcos); on projette nne ligne de Managua à Matagalpa, et une autre qui, partant de San-Ubaldo, sur le lac de Nicaragua, remonterait à Acoyapa et descendrait à Ciudad Rama et Bluefields. Des routes carrossables mettent en communication les diverses localités de la République avec les voies fluviales et ferrées ci-dessus.

Communications avec l'extérieur. — Les communications avec l'extérieur se font, sur le versant Atlantique, par le port de San-Juan del Norte et les rades de Bluefields, Rio Grande, Cabo de Gracias à Dios, Corn Islînd, où touchent des lignes de vapeurs anglais (Royal Mail) et américains (Atlas, etc.), ayant leurs ports d'attache à la Nouvelle-Orléans, New- York, Mobile, Boston et Sonthampton. Les ports du Pacifique (Corinto et San-Juan del Sur) sont aussi reliés à l'Europe directement (via détroit de

1. Le consul des États-Unis à Chemnitz (1900), donne les renseignements suivants sur l'extension, toujours de plus en plus considérable, du commerce allemand dans l'Amérique Centrale :

« L'influence de l'Allemagne s'accroît chaque jour dans les républiques de Guatemala, de Nicaragua et de Costa-Rica, où il y a déjà plus de 100 maisons de commerce allemandes et entrepôts avec un capital total de 8.333.000 dollars. La moitié d'entre elles s'occupe de commerce d'importation et d'exportation.

» La plus grande partie du commerce de l'Amérique Centrale et même le commerce anglais et californien sont accaparés par ces firmes allemandes. En outoe, il y a dans ces pays cinq banques allemandes puissantes et prospères. La valeur des capitaux allemands intéressés dans l'industrie de ces pays est de 16.000.000 de dollars. La valeur de la propriété foncière appartenant aux Allemands dans l'Amérique du centre est estimée à 18.088.000 dollars, celle de tous les intérêts allemands réunis, à 44.030.000 dollars au Guatemala, 10.472.000 dollars au Nicaragua et à 9.250.000 dollars au Costa-Rica. Le capital allemand intéressé dans les républiques du Salvador et de Honduras s'élève à environ 1.500.000 dollars et tous les intérêts allemands réunis se chiffreraient à 69.000.000 de dollars. »

Magellan) par les vapeurs hambourgeois de la Compagnie Kosmos, et indirectement par l'isthme de Panama. Des lignes chilienne, anglaise et nord-américaine mettent les mêmes ports en relation avec 1' .Amérique du Sud, le Centre- Amérique, le Mexique et la Californie. (Voy. Nicahagua (Canal interocéanique de).

Câble sous-marin. — Point d'atterrissement : San- Juan del Sur; télégraphe: 400 kil. de (ils et la moitié environ de lignes téléphoniques.

Le commerce d'importation était, en 1890, d'une valeur de 4.268.405 piastres ou pesos (valeur nominale 5 fr. , réelle de 1 f r. 50 à 2 fr.) ; il peut se cliiffrer, en 1900, à 6 millions de piastres. Les plus importants pays importateurs sont : l'Angleterre, les Etats-Unis, l'Allemagne, la France, l'Amérique Centrale, la Colombie, la Jamaïque, l'Equateur, l'Italie, le Chili, etc. Depuis 1898, le commerce a repris un développement plus favorable que celui des États voisins, où le taux du change est toujours plus élevé qu'au Nicaragua.

La colonisation est encouragée sous forme de primes accordées aux nationaux et étrangers qui cultivent pendant 3 années consécutives le cacao, le blé, le caoutchouc, le tabac, etc., dans certaines régions. Le capital nécessaire au colon qui s'installe ne doit pas être inférieur à 20.000 fr.

Finances. — Les recettes (produit des douanes, alcools, postes et télégraphes, timbre, etc., chemins de fer et vapeurs nationaux, tabac, poudre, vente de terrains) se sont élevées, en 1897, à environ 6 millions de piastres ou pesos; dette extérieure (anglaise) de 280.000 liv. st. 4 %• La London Bank of Central America a son siège à Londres et des succursales dans le pays comme dans tout le Centre Amérique: capital 600.000 liv. st.

Les monnaies nationales sont en nickel (1 centavo) et en argent (jusqu'à 20 centavos); toutes les monnaies étrangères sont acceptées. (Voy. Mesures et Poids, Monnaies.)

Le système métrique est adopté ofiîciellement.

La Constitution est républicaine et libérale.

Désiré Pector.

Bibliographie. — Parmi les ouvrages en toutes langues publiés sur le Nicaragua, il est utile de consulter entre autres : P. Lévy, Notas Geograficas y economicas sobre la Republica de Nicaragua (Paris, 1873). — D. Pector, Étude économique sur la République de Nicaragua (Neuchâtel, 1893). — Ministerio de Fomento, Rasgos descriptivos de la Republica de Nicaragua (Managua, 1894). — Journal ofthe american Republics (Washington), etc.

NICARAGUA (Canal maritime interocéanique DU). Les études pour le percement de ce canal se poursuivent depuis plus de deux siècles; les plus sérieuses et les plus récentes ont été faites par des Américains (amiral Ammen, ingénieur Menocal, etc.). Les derniers projets utilisent trois sections:

1° La division orientale, de la mer Caraïbe on des Antilles au lac de Nicaragua. San-Juan del Norte ou Greytown, point terminus, grand port actuel à améliorer par dragages et construction de jetées. Pour éviter la courbe du fleuve San-Juan qui y débouche, un canal artificiel, déjà presque terminé, va réunir Greytown en droite ligne au fleuve, à son confluent avec le rio.San-Carlos. A Boca San- | Carlos, un barrage de 15 m. de haut permettra aa j fleuve de former avec le lac de Nicaragua un grand ' bief de 103 kil. 780. Dans la division orientale du canal on comptera 25 kil. 744 de tranchées, 24 kil. 939 de bassins (Deseado et San-Francisco), 2 éclusesiB 103 kil. de navigation libre. ^B

2° Le niveau des eaux du lac de Nicaragua, sorte de grande mer intérieure, se trouve à 33 m. 53 andessus du niveau de la mer. Le tracé du canal offrira 90 kil. 908 de navigation libre sur le lac, qui mesure 4.827 kil. carrés de superficie. Cette grande masse d'eau, une fois le canal terminé, sera utilisée pour

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