NIORT
nairement des entrepôts à la foire; les fabricants de Lodz traitent par l'entremise de commis voyageurs. Les demandes sont extrêmement variées. Chaque contrée de la Russie a des exigences diOèrcntes quant aux couleurs et aux qualités ; des quantités considérables de pièces d'étoffes à dessins asiatiques sont expédiées en Chine, en .Mongolie, dans les montagnes de Kachgar et de l'Afghanistan. La matière brute (le coton) n'a fait son apparition à la foire qu'avec le développement des plantations dans l'Asie Russe et par suite de la construction des chemins de fer d'Orenbourg et Transcaspien. Les transactions s'élèvent à 4 millions de r. (coton de r.\sie Centrale et de Perse). — Les tissus de laine sont importés de Lodz et de Moscou (hautes qualités), de Simbirsk, d'Orenbourg, de Tambov (qualités ordinaires); on en vend de 8 à 10 millions de r.
Il arrive à la foire de Nijni pour i millions de r. de laines de r.\sie Centrale, des steppes d'Orenbourg, de Sibérie, de la Volga et du Caucase. On en exporte dans les diverses régions de la Russie, et aussi à l'étranger (Etats-Unis principalement). — Les affaires en tissus de lin montent à 4 millions de r. Ces tissus viennent de Vladimir, de Varoslavl, de Vologda, des provinces de la Vistule et aussi de Kostroma, de Viatka, de Vologda (grosse toile). — Le commerce des soieries est encore moins animé et la valeur des marchandises vendues n'atteint que 2 millions de r. — Le thé est un des articles les plus importants : 15 à 20 millions de r. Autrefois il arrivait presque exclusivement par voie de terre. Le principal centre d'export. est Hankow. Expédié de cette ville à Kiakhta, il passe à la douane d'irkoutsk et de là dans les grands entrepots de Tomsk, d'où il est dirigé soit directement sur Moscou (1/3 de la quantité totale), soit sur Nijni, qni fixe le prix de ce thé, dit «de cuir» (parce que les colis sont cousus dans des peaux). Depuis le percement du canal de Suez, le thé arrive de plus en plus par mer. Ce thé, dit thé de « roseaux» (genre d'emballage) fait concurrence au thé o de cuir ». — Les peaux brutes et les cuirs tannés tiennent aussi un des premiers rangs dans le commerce de Nijni. Les peaux viennent du gouvernement de Kazan, des régions de la Kama, de la Sibérie, de l'.\sie Centrale, du Caucase; on en vend pour 6 à 7 millions de r. aux diverses provinces de la Russie et à l'étranger (par l'entremise d'agences d'exportation, et le plus souvent de nombreux commissionnaires de Leipzig). Le commerce des cuirs tannés représente un mouvement de fonds de 7 millions de r. environ.
Autrefois, quand la Russie ne connaissait que le fer de l'Oural, la foire de Nijni jouait le premier rôle dans le commerce des fers et en fixait les prix. Sons l'influence de l'essor énorme des industries métallurgiques de la Russie Méridionale et des changements survenus dans les conditions du négoce, Nijni a cessé d'être le marché principal de la Russie pour les fers, bien que la quantité vendne en soit sensiblement augmentée.
Il existe à Nijni des succursales de la Banque de Russie, de la Banque Foncière des Paysans, de la Banque de commerce Volga-Kama et une banque des marchands de Nljnî-Novgorod. En outre, les principales Banques de commerce russes ont à Nijni des succursales et des agences, qoi ne fonctionnent que pendant la durée de la foire.
Il y a à Nijni deux Bourses de commerce : l'une ne dure une du 13 juillet au 10 septembre, l'autre est permanente.
Pour les monnaies, poids et mesures, voy. les mots Mesures et Poids et Russie. Paul Apostol.
M3IES. Chef-lieu du département dn Gard, sitné à 725 kil. S.-E.deParis, à4om.d'alt., par43»50'36' lat. N. et 2» 0' 46' long. E. de Paris. Pop. : 74.601 hab. en 1896, 33.619 en 1856.
Nombreux établissements industriels. Grandes manufactures d'étofies pour meubles, de châles, de tapis, de foulards, de cordonnets, de soies à coudre, de bonneterie; ateliers de constructions mécaniques, fonderies ; fabr. de tonnellerie, de pâtes alimentaires, de biscuits, de produits chimiques ; distilleries. Commerce de vins, eaux-de-vie, blés, huiles, draperies. Tribunal et Chambre de commerce.
Succursale de la Banque de France : 120.129.000 fr.
d'affaires en 1898 (la 15'), 140.016.000 fr. en 1899 (la 14'>. dont 84.335.000 en effets escomptés. Succursale du Crédit Foncier, agences du Comptoir d'Escompte, du Crédit Lyonnais et de la Société Générale.
Station dn chemin de fer de Lyon sur Montpellier, Lyon, Clermont-Ferrand et Marseille.
Mouvement de la gare :
Eipédit. Récept. Expédit. Récept. 1.729 2.139 2.721 4.410 2.802 4.668 2.940 4.300
Voyageurs partis
Prix dn transport, par 1.000 kilog., de Paris à Nimes : G. V. 204 fr. 80, P. V. 104 fr. 90.
>l>'GPO. La ville de Xingpo est située sur le fleuve Yung, à la jonction de canaux qni se relient à toutesles cités du Tché-Kiang et du Kiang-Si, à 20 kil. dela mer, dans une des plus fertiles plaines de la province du Tché-Kiang. Les murs qui l'entourent ont 7 kil. de circonférence, une hauteur de 20 pieds, une épaisseur de 22 pieds à la base et de 20 pieds au sommet ; six portes y sont pratiquées. C'est un descinq ports ouverts au commerce étranger en 1842; mais bien avant cette époque, dès 1322, les Portugais y avaient établi des comptoirs.
L'avantportestàTsinHat,àrembouchureduYung^ à 18 kil. au N. de Ningporil est assez difficile d'accès, mais profond et bien abrité.
La pop. indigène est de 225.000 hab., avec environ 125 étrangers, dont les habitations sont sur la rive N. du fleuve.
Le commerce fait par les étrangers àNingpo n'a jamais été très considérable, à cause, sans doute, de la proximité de ce port avec Shanghaï; les marchands chinois entretiennent dans cette dernière ville des agents auxquels ils s'adressent directement, sans passer par l'intermédiaire des étrangers.
Les principaux articles d'import. sont l'opium, les cotonnades, les métaux, le sucre, le pétrole, etc. Les eiport. portent principalement sur les poissons secs, les tapis, les nattes, les éventails, les chapeaux, le thé, etc.
Le tableau suivant donne la valeur du commerce de 1892 à 1896:
1892 1893 1894 1893 1896 Imp. étrançères — indigènes.
Eiport
Totaux
Les droits perçus par l'administration des Douanes impériales maritimes chinoises se sont élevés pendant lamême période :
1892, 1.256.772 taëls (de 3fr.70 à 3,80); 1893, 1.277.986: 1894, 1.186.830; 1893, 1.240.342; 1896, 1.205.189.
Mouvement dn port pendant l'année 1896 (nous donnons seulement les entrées, les sorties étant à peu de chose près les mêmes) :
TAPEURS Pavillon Nombre Tonnage
Anglais 168 197.291
Allemand 2 1.471
Suédois et norvégien 4 2.923
Chinois K4 269.756
Totaux 428 471. Ul
MORT. Chef-lieu du département des Deux-Sèvres, sur la Sèvre Niortaise,àl3m. 45d'alt.,par 46M9'23' lat. N. et 2» 48' 12' long. 0. de Paris. Pop. : 23.674 hab. en 1896, 20.037 en 1856.
Pépinières renommées. Filature de coton. Grande fabrication de gants occupant plus de 1.000 ouvriers. Minoterie. Commerce de peaux de mouton, chamoiserie, ganterie, grains et farines, plants d'oignons, angélique. Tribunal de commerce. Chambre consultative des arts et manufactures.
NIOU-CHOUANG
Succursale do la Banque de France : 22.159.000 tr. d'affaires en 1898 (la 73'), 21.307.000 fr. en 18!i9 (la 80*), dont 17.508.000 fr. en effets escomptés. Succursale du Crédit Foncier, agences du Crédit Lyonnais et de la Société (jénérale.
Station importante des chemins de fer de l'Etat an point de croisement des lignes de l'aris à Bordeaux, de Poitiers à la Hochelle et de Nantes à Ruflec.
Mouvement de la gaie :
Voyageurs 751.720 775.995
Marchandises (tonnes) G. V. P. V.
Prix du transport, par 1.000 kilog., de Paris à Niort : G. V. (406 kil.) 123 fr. 20, P. V. (414 kil.) 57 fr. 90.
XIOU-CIIOU.VXG. De tons les ports ouverts an commerce étranger, Nion-Chouang est celni qui est situé le pins au N. de la Cliine. Il se trouve dans la province de Shing-King, en Mandchonrie,à lokil. de reml)ouc!iure de la rivière de Liao, qui se jette dans le golfe du Liao-tonng, continuation du golfe du Petcheli. La ville est distante du port d'environ 35 kil. : la pop. est peu nombreuse. La campagne autour de Niou-Chouang est triste et dénudée ; mais en remontant la rivière on trouve des terres cultivées qui produisent surtout des fèves et des haricots, (^nt on fait des tourteaux qui servent d'engrais.
Pendant plus de trois mois, chaque année, la rivière est fermée par les glaces, et durant cette période les résidents sont privés de toute communication avec le reste du monde. Un chemin de fer destiné à relier Niou-Cliouang avec la province de Kirin a reçu la sanction du Gouvernement impérial chinois et est actuellement (IIKK)) en construction.
Niou-Cliouang exporte du froment, de l'orge, du maïs, du millet, des pois, des haricots, des tourteaux de haricots, des huiles do fèves et de haricots, du coton hrut, du tabac, des soies grèges, du chanvre, de la houille, supérieure à celle du Japon et presque égale en qualité à celle de CardifE.
Le tableau suivant donne la valeur du commerce pendant les années 1892 à 189G (en taëls de douane) :
Import. otr.ingères. . .
— indigi'iies....
Export
Totaux