POPULATION
urbaine
totale
325.429 kil. carrés, soit une densité de 6 hab. par kil. carré. Voici les résultats donnés par les recensements depuis 1801 :
Années rurale
Au 1" janvier 1900, la population probable de la Norvège était évaluée à 2.153.000 habitants.
Les campagnes contiennent 76,3 % de la population. On compte dans ces totaux un peu plus de 20.000 Lapons. Il y a seulement 951.000 hommes contre 1.037.000 femmes, l'excédent des naissanees est toujours d'environ 30.000 âmes; l'émigration n'atteint pas 5.000 personnes annuellement.
La Constitution, ou Grundlov, date de 1814, sous réserve de quelques petites modifications ; elle donne le pouvoir législatif au Storthing, qui s'assemble chaque année et est soumis à la réélection tous les trois ans : tout citoyen âgé de 25 ans, ayant 5 ans de résidence et non assisté, est électeur; les élections se font au second degré. Le Storthing se divise lui-même en deux Chambres, dont l'une a la vérification des dépenses financières et examine les lois avant l'autre. Le roi représente le Pouvoir exécutif, il a droit de veto sur les lois, et par deux fois; mais la loi devient définitive quand elle a été votée par trois Chambres successives. Il exerce son autorité par un Conseil d'État composé de 2 ministres et de 7 conseillers. Le pays est divisé en 20 districts et chaque district en communes qui ont leur conseil, dont les présidents forment l'administration du district.
Les troupes du royaume sont composées principalement par la conscription et aussi par engagements; les troupes de ligne comptent 1.700 officiers et 18.000 hommes sur le pied de paix. La marine, qui est faite pour la défense des côtes et qui possède 6 cuirassés, 3 canonnières, etc., ne compte guère que 800 hommes d'équipage, mais tous les marins sont soumis à la conscription et font une période d'instruction de 70 jours.
Les terres en culture ne représentent que 3 % de la surface du pays, 22 "/„ sont en forêts, le reste est inculte : il y a 185.000 hect. consacrés aux céréales, 39.000 aux pommes de terre; on récolte quelque 100.000 hectol. de blé, 1.280.000 d'orge, 3.400.000 d'avoine, 8.600.000 de pommes de terre. On compte plus de 150.000 chevaux, 1 million de bêtes à cornes, 1.400.000 moutons, 270.000 chèvres, 170.000 rennes, etc. L'industrie laitière semble prendre quelque développement.
Les forêts sont activement exploitées et fournissent à l'exportation des bois, de la pulpe et de la cellulose : leur surface doit dépasser 65.000 kil. c. Pour les détails complémentaires, nous renvoyons le lecteur aux tableaux commerciaux que nous donnons plus loin. Il y a peu de mines en Norvège : celles qui se développent principalement sont les exploitations de cuivre; la production minérale est d'environ 4 millions de couronnes, les hauts fourneaux donnent 1 million et demi. Une Compagnie allemande vient d'acheter, moyennant 6.000.000 de fr., une chute
NORVÈGE
NORVÈGE
d'eau représentant 47.000 chevaux, sur le Glommen, à aO kil. de Christiana, à laquelle elle fournira de la lumière et de la force électrique.
La valeur des produits des pêcheries dépasse 25 millions de couronnes, et encore faudrait-il tenir compte de 4 millions environ pour la baleine, les phoques, etc. Le tableau suivant indique le produit des différentes pêches côtières pendant les trois années 1896-97-98 'en millions de couronnes de 1 fr. 39) :
Morne li.333 12.430 8.934
Harengs 2.649 7.^4 5.829
Maqnereau 194 247 386
Sanmons et traites 801 1.090 839
Antres poissons 3.333 3.027 4.177
Homards 398 451 430
Hnitres 6 S 8
Totaux 21.714 25.207 20.653
Il faudrait y ajouter 4 millions environ pour la baleine, les phoques, etc.
La pêche de la morue occupait, en 1876, 62.757 individus, 80.441 en 1880, 89.283 en 1S90 et 101.659 en 1892. Depuis cette époque jusqu'en 1897 ce chiffre varie entre 92.000 et 96.000: en 1898, il n'a été que de 89.292, montant 20.984 barques'. Voici quel a été le produit de cette pèche pendant les six années 1893-1898 (campagnes d'hiver et de printemps réunies) :
Milliers Foie de morne Rogne Valeur totale
.\nnées de poissons en liectol. en hectol. en couronnes
La marine marchande comprend 7.000 navires représentant un tonnage total de 1.558.000 t., dont 1.120.000 t. pour la voile. .Aux dernières statistiques qu'il soit possible de se procurer, le total des entrées et des sorties dans les ports norvégiens a été de 13.801 navires jaugeant 3.055.000t. (dont 522.000 pour le lest). Les chemins de fer n'ont qu'un développement assez réduit, 1.981 kil., exploités pour la plus grande partie par l'État : leurs recettes ont atteint 16.700.000 fr. en 1899». Les statistiques postales accusent un mouvement de 44.770.000 lettres, 4 millions 1, 2 de cartes postales, près de 48 millions de journaux, 7 millioDS d'imprimés divers. Le nombre
1. La pêche norvégienne de la morne se fait principalement aux lies Lofoten ; elle occupe 40.000 pêcheurs montant 9.000 bateaux de 3 à 7 tonneaux, avec 3 à 6 hommes. Les engins sont : la ligne à la main, ou simple corde terminée' par un hameoon surmonté, en guise d'appât, d'un petit miroir imitant grossièrement un poisson, les lignes et le filet.
La pêche aux lignes s'effectue avec des pièces portant chacune 120 hame<,ons. Un bateau a généralement 24 de ces pièces, amorcées avec du hareng, de la rogue, dn foie de morne, ou une sorte de moule abondante dans ces parages.
l<s filets, semblables aux filets dérivants de nos pêcheurs, sont jetés à des profondeurs d'une température voisine de 5* ctg. La capture moyenne journalière est de 350 à 400 mornes par bateau avec les fileU, de 200 avec la simple ligne.
Le bateau regagne alors la station, où on ouvre et vide le poisson, coupe la tête, enlève le foie, la rogne et la vessie natatoire, qui ont un emploi spécial.
Il y a deux modes de préparation de la morue : le « klipfisk », morue salée et sèchée, et le « torfisk », qui produit le stockfisch! morue sechée. Les têtes servent de nourriture pour le bétail ou d'engrais, la rogue, d'appât à U sardine, et le foie produit l'huile. C'est le khpfisk qui est le produit le plus important. Un cabillaud de 4 kilog. 8 fournit un kilog. de klipfisk, qui vaut de 0 fr. 05 à 0 fr. 06. II contient 36,82 • . d'eau et 15,50 de sel.
La grande exportaUon se fait en Espagne : prés de 29 miUions de kilogrammes.
2. Le département norvégien de-s travaux publics a proposé en 1900 d'étendre le réseau des chemins de fer du pays, et de contracter, dans ce but, un emprunt total de 48 millions de couronnes, à raison
des télégrammes a dépassé 2.147.000 sur un réseau de 32.000 kil. de flls. Le chiffre des conversations téléphoniques a dépassé 710.000.
Mourement commercial. — Les importations portent principalement sar le seigle (29.340.000 fr. en 1899), les machines et locomotives (29 millions), les lissas de laine (11.280.000), l'orge (13.630.000), pais le café, le sacre, le pétrole, le vin, les spiritueux, le sel. le chanvre et le malt, ainsi que le tabac en feuilles. Voici la répartition de ce commerce entre les principaux pays, sur un ensemble de 417.300.000 fr. d'importations : Suède 34.070.000 fr., Danemark 20.130.000, Russie 31.920.000, France 7.155.000, Allemagne 114.660.000, Grande-Bretagne 113.150.000, États-Unis 19.430.000.
Pour cette même année 1899, les export, ont porté principalement sur le bois pour 50.690.000 fr., les diverses sortes de morues (21.765.000), les harengs salés (17.954.000), la cellulose sèche ou humide (14.835.000). la pulpe de bois de diverses qualités (14.339.000)', puis l'halle de foie de morne pour une somme légèrement inférieure, le beurre artificiel ou non, la glace, les pyrites de fer, etc. .\u point de vue de la répartition entre les différentes nations da mouvement total de 207.588.000 fr., voici les chiffres principaux : Suède 18.143.000, Danemark 9.021.000, Russie 6. 100.000, France 9. 188.000, Allemagne 31.460.000, Grande-Bretagne 88.469.000, ÉtaU-Unis 1.846.000.
Le tableau suivant réunit les résultats des 13 années 1885-1897 (en millions de kilog. et de cour.}:
Importations et Exportatiotis annuelles
Quantités Valeurs
Import. Export. Import. Export.
Le commerce norvégien n'a cessé de se développer : de 67 couronnes par tète en 1855, il est arrivé en 1898 à 206 couronnes.
Les Norvégiens divisent les marchandises en deux groupes principaux : l'un pour la consommation et l'antre aux fins de production : 163 millions de couronnes ou 58 7. pour le premier ; 117 millions de couronnes ou 42 */. pour le second.
Douanes. — On trouvera le tarif douanier primitif de la Suède dans l'année 1893 des .4/i«, Comm. extér. publiées par le .Ministère du commerce, mais le dernier texte auquel on doit se reporter figure dans le quatrième fascicuie de 1898 : les produits agricoles, saaf les grains, qui sont à peu près exempts, payent de 10 à 30 */.: les produits de demi-fabrication, de 5 à 10 •/. ; les objets fabriqués, de 15 à 30 '/<,.
Budget et Finances. — Depuis l'année 1900, l'exercice budgétaire court du 1" avril au 31 mars: auparavant, il commençait au 1" juillet. Le budget 1899-1900 ne comprend qu'une période de neuf mois (du 1" juillet an 31 mars), .\ussi, pour se rendre compte du développement des différents chapitres, faut-il remonter aux années an-
de 12 millions de couronnes par an. D'après ce projet, les lignes eu question seraient ouvertes au trafic dans l'ordre suivant :
Lignes Années
Sandaker-Rœkenviken 1900
Lignes du Nord .* 1908
Lignes de TOfot 1908
Ekersund-Plekkefjord 19(8
Bergen-Gulsvik (partie nord de Knederen) 1901
HeU-Sunde 1901
Ligne de Bergen 1907
Arendal-Amli 1907
1. En 1875, la production de U pâte de bois était de 8 millions et demi de kilog. valant 683.000 couronnes ; en 1898, die a aneint 315 miUions de kilog., valant 17.300.000 couronne!.
NORWICII