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NUREMBERG

Cette correction n'a aucune importance pour la soie, dont les fils sont en général assez fins, car la ventilation donnée par le mouvement des tavelles pendant le dévidage laisse à cette fibre sensiblement la proportion d'eau normale accordée par le conditionnement. Il n'en est pas de même pour la laine : l'humidité qui y reste après le dévidage est presque toujours inférieure à celle qui est admise par le conditionnement au taux légal de 17 "/o, à plus forte raison si le taux de 18 1/4 se trouve appliqué. On ne peut trouver que juste d'attribuer à la marchandise la même teneur en eau lorsqu'on la vend au poids et lorsqu'on évalue sa grosseur.

En conséquence, les échevettes dévidées pour le numérotage ayant été pesées, on les dessèche à l'absolu dans une étuve, et à leur poids à l'état absolument sec on ajoute la proportion d'eau conventionnelle. Du poids total on déduit le numéro conditionné.

Le petit tableau ci-dessous, donnant les longueurs au kilog. d'un même fil de laine supposé d'abord absolument sec, puis conditionné avec des reprises de 45, de 17 et de 18 1/4 pour 100, fait bien ressortir l'influence du taux de reprise sur le numérotage: Fil absolument sec 80.000 mètres.

— conditionné à li) °/= 69.G37 —

Ce qui vient d'être dit pour la laine s'applique à d'autres textiles, et notamment au coton, dont on établit le numéro par le conditionnement au taux d'usage de 8 1/2 %• Persoz,

Directeur cle la Condition des Soies et Laines près la Chambre de commerce de Paris.

NUMÉROTEUR. Instrument qui sert à numéroter mécaniquement et qui est partout employé dans l'industrie, le commerce et la banque, depuis les perfectionnements qu'y a introduits M. Trouillet. 11 est essentiellement formé de disques gravés, sur leur pourtour, de chiffres représentant les diverses unités, ce qui permet, par un mécanisme très simple, de produire la suite naturelle des nombres en tournant le seul disque des unités, qui entraîne automatiquement les dizaines, centaines, etc., suivant la loi de numération. La rotation est produite par une manivelle, une manette ou un poussoir armés d'un cliquet à ressort qui engrène sur un rochet rivé au flanc des unités. C'est le timbre à numéros; le timbre à date perpétuelle n'en est qu'une variété intéressante. Montés sur manche, ces timbres ont la forme et le poids des timbres ordinaires.

Une disposition nouvelle a permis à M. Trouillet d'établir des « châssis de numérotage », formant un bloc de môme hauteur que les caractères d'imprimerie, constituant des « textes numériques » mobiles et variables à chaque feuille du tirage, et fonctionnant sur toutes les presses et machines à imprimer. Ce châssis imprime à la fois les numéros de tous les coupons; numérote les titres de rente, les actions, les obligations, les billets de banque et de loterie, en même temps qu'il ollre un moyen de contrôle des opérations de confection des titres-valeurs. De ce numéroteur sont dérivées les machines à fabriquer les tickets de chemins de fer, les folioteuses, les perforeuses, qui marquent à l'emporte-pièce le montant des chèques et môme le nom du bénéficiaire, rendant ainsi toute falsification très dillicile.

NUREMBERG. (Allem. : NûHNBEBG.) Ville de 180.000 hab., par 49» 27' 30' lat. N. et 8" 44' de long. E., sur le Peguitz et le Lndwigs-Kanal.

Jadis ville libre, elle fut incorporée à la Bavière en 1806. Un réseau de chemins de fer la met en communication avec Ffirth, Wurzbourg, Francfort-su r- Mein, Augsbourg, Munich, Ratisboune, Bayreuth, Bamberg, Hof, Leipzig.

Aucune ville en Allemagne, parmi les cités impériales d'autrefois, n'a mieux conservé son caractère original et curieux. Son importance commerciale date de loin . Dès le XW siècle, elle avait conclu avec 71 autres villes des traités pour s'assurer réciproquement la franchise des droits. Venise occupait la première place dans son commerce; Nuremberg devint un grand entrepôt entre l'Orient et le Nord, ce qui ne l'empêchait pas d'entretenir des relations suivies avec les Pays-Bas, la France, l'Espagne et le Portugal. Au XVI" siècle, elle atteignait une grande prospérité. Elle souffrit beaucoup pendant la guerre de Trente-Ans et tomba en décadence ; elle s'est relevée, et elle est redevenue pour le commerce et l'industrie la ville la plus importante de l'Allemagnedu Sud.

Nuremberg est le centre du commerce du houblon (voy. ce mot), dont elle est le marché, non seulement pour l'Allemagne, mais pour le continent. D'après les statistiques de 189G-97, le mouvement d'affaires a été de 369.023 qx. de cet article, contre 417.645 qx. en 1895-96.

Les jouets et les objets très variés, en métal, bois, corne, ivoire, verre, carton, etc., qu'on produit à Nuremberg, jouissent d'une renommée universelle, de même que les crayons. On y fabrique aussi des instruments de mathématiques, des outils, des pipes de bruyère, des aiguilles et des épingles.

Cinq grandes brasseries fournissent de la bière, soit à l'export., soit à la consommation locale. A noter aussi trois grandes fabriques de pain d'épice et chocolat (Niirnberger Lebkuchen).

Les inventions dont Nuremberg revendique l'honneur sont la tréfilerie, les montres, les fusils à vent, etc. ; la tréfilerie est représentée encore par quelques fabriques très connues.

Il existe aussi à Nuremberg deux grands établissements de construction de machines dynamo-électriques: l'Elektricitàts-Aktiengesellschaft, ci-devant Schuckert et C'" (voy. M.\chines électriques), occupant plus de 6.000 employés et ouvriers; une fonderie et fabriquede macliines (Maschinenban-Aktiengesellschaft Niirnberg), avec plus de 3.000 ouvriers; plusieurs fabriques de vélocipèdes.

La région de Nuremberg fabrique des brosses en quantité, notamment à Erlangen ( Franconie moyenne) ; elle en a exporté 20.595 qx. m. à 1.000 M. le q. m. en 1896, près de 20.000 pour 22.793.000 M. en 1897. Elle exporte plus de la moitié de ce produit en Angleterre, 1 % seulement en France. Le sjilaire moyen des ouvriers est de : 2 M. par jour ponr les hommes, 1 M.30pf. pour les femmes, 1 M. pour les jeunes ouvriers au-dessous de 16 ans et 80 ou 90 pf. pour les jeunes ouvrières.

Les banques sont au nombre de 5. La plus importante et eu même temps la plus ancienne est la Banque royale bavaroise, qui étend ses opération» aux autres grandes villes de Bavière. Son siège social est à Nuremberg sous le nom de « Kônigliche Hauptbank» (Banque principale royale).

La bibliothèque contient 70.000 volumes et 2.000 manuscrits. Le Musée germanique (Germanisches National Muséum) possède une collection historique occupant 33 salles, etc. Le Musée industriel bavaroi»

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