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Nos import, d'œufs de volaille et de gibier sont inférieures à nos export., sauf pour les années 1898 et 1899, jùnsi que le montre le tableau suivant, qui donne la valeur, en milliers de fr., des unes et des antres, au commerce spécial, pour les années 1890 à 1899 :
Années Import.
1890 11. «il
Exjiort.
Années Import.
Eiport.
On voit que depuis 1890 notre export, d'œufs a baissé de plus de moitié dans l'ensemble; c'est le fait de la concur- ««nce très active que nous font, surtout depuis 1894, le Danemark et la Russie.
Prix E. V. D. du kilog. : à l'import., 1 fr. 26 en 1897, 1,36 en 1898; à l'export., 1 fr. 25 en 1897, 1,35 en 1898.
Nos principaux fournisseurs sont : la Belgique (3.360.000 kilog. en 1897 et 4.079.000 en 1898), la Russie (1.960.800 et 1.715.300), l'Italie (1.747.300 et 1.913.800), la Turquie (1.425.100 et 1.565.700). L'Allemagne, qui ne nous avait envoyé que 270.300 kilog. -en 1897, nous en a expédié 1.052.040 en 1898.
L'Angleterre absorbe toujours la presque totalité de nos export, d'œufs de volaille et de gibier (13 millions ^8.000 kilog. en 1897 et 9.704.000 en 1898).
Douanes. — Les œufs de volaille et de gibier payent à l'entrée en France : 10 fr. les 100 kilog. bruts au T. G. et €fr. an T. M.
Commerce isterx.\tion\l : Allemagne. — L'Allemagne importe des œufs de volaille en quantités considérables, l)rincipalement de Russie et d'Autriche (pour les 9/10); voici les valeurs de cette import. (C. S.), en milliers de marks, de 1889 à 1898 :
Années
Valeurs
Années
Valeurs
En poids, l'import. fut de 13.439 T. en 1880, 48.516 en 1889 et 103.833 en 1898.
L'ne association, la «Dentscher Gefliigeizrichter >, s'est constituée en vue de développer l'élevage des volailles et de conserver aux producteurs allemands les 100 à 120 millions de marks que les consommateurs payent annuellement à l'étranger. Cette association vient d'établir des dépôts d'œufs dans les principales villes, notamment à Chemnitz, Dresde et Leipzig. Pour savoir toujours par quel associé un œuf mauvais a été livré, on exige que tout éleveur, avant d'envoyer ses œufs au dépôt, marque chacun d'un signe déterminé qai le désigne comme œuf frais. C'est le moyen employé en Danemark. Pour un œuf vendu comme frais qai ne serait pas mangeable, l'acheteur en recevra 15 gratuitement et sans frais; les produits des associés ayant livré des œufs mauvais sont exclus du dépùt pour nn temps déterminé.
Angleterre. — Le marché britannique demande aonnellement à l'étranger plus d'un milliard et demi d'œnfs (1.730.949.000 en 1898), dont le prix est de 100 à 115 millions de fr. La Russie tient la tête de l'import. en .\ngleterre, ayant supplanté la France depuis 1898. On cite telle grande maison de London-Bridge qui importait de France, jusqu'en ces dernières années, pour 20.000 à 23.000 fr. d'œufs par semaine et qui maintenant n'arrive pas à en écouler pour 500 fr. dans la même période.
De 1889 à 1896, l'import. totale des œufs de volaille en Angleterre a été, en milliers de liv. st.:
Années Valeurs
Années Valeurs
L'import., en 1898, a été de 14.424.382 grosses centaines (de 120 œufs), soit 1.730.949.000 œufs, soit lO.OOO.OOOenviron de plus qu'en 1897. Cette import, représente une valeur de 4.436.123 liv. st. ainsi répartie:
Russie 966.129 liv. st. contre 812.297 en 1897.
France 817.3.36
Allemagne. 788.844
Belgique... 729.876
Danemark.. 683.447
Canada.... 231.710
.Autres pavs 216.781
Ainsi la France, qui avait déjà perdu plusde 2.30.000 liv. st. de 1896 à 1897, a recalé au second rang, cédant la première place à la Russie. Au point de vue des quantités, la France, qui occupait en 1897. le troisième rang, passe an quatrième, distancée par la Belgique et serrée de près par le Danemark; si, pour la valeur, elle garde encore la deuxième place, cela tient à ce que les œufs de provenance française sont plus gros et par conséquent plas chers que ceux des antres pays. Les statistiques provisoires pour 1899 paraissent malheureasement eonflrmer ce déclin d'un des échanges les plus rémunérateurs qne la France ait avec l'.\ngleterre.
En .Angleterre, les Tableaux des Douanes désignent comme pays d'origine ceux par lesquels les approvisionnements ont passé en dernier lieu avant de toucher le territoire du royaume, de sorte qu'il est difficile de faire la part exacte de chaque importateur. D'après les statistiques anglaises de 1897, la Russie, le premier des pays exportateurs d'œufs, en avait envoyé à Londres, cette année-là, 376 millions contre 357 d'.\llemagne; or, ce dernier chiffre contient certainement nn grand nombre d'œufs russes; la Relgique figure pour 295 millions d'œufs, bien que la plus grande partie soit de provenance italienne; la France, pour 321 millions valant 20 millions de fr., et le Danemark pour 210 millions d'œufs seulement.
La part da Danemark dans l'approvisionnement de r.\ngleterre en œufs a été de 12 */. en 1896, de 12 1/2 en 1897 et de 14 en 1898, ce qni représente 40 œufs en 1896 par habitant, 42 en 1897 et 43 et 1898.
ŒUFS
ŒUFS
A noter enfin le développement des arrivages du Canada, qui figure déjà parmi les pays e.xportateurs de viande, do beurre et de fromage.
La Bulgarie exporte également des œufs : de29i.000fr. en 1892, cette export, s'est élevée à 1.042.000 en 1894 et 1.723.000 en 1898.
Autriche-Hongrie. — De 1889 à 1898, l'Autrlche-Hongrie a exporté des œufs pour les valeurs suivantes, en milliers de florins (de 2 f r. 47) :
Années V.ileurs
Années Valeurs
L'export. autro-hongroise d'œufs de volaille a donc plus que triplé en 10 ans.
Danemark. — Les fermiers s'associent pour la vente des œufs, comme ils se sont associes déjà pour la vente des beurres. Les œufs de chacun des associés sont portés au moins trois fois par semaine aux gares les plus proches ; un agent de l'Association les examine pour s'assurer de leur fraîcheur et les classe d'après leur grosseur. Un timbre en caoutchouc imprime sur la coquille l'adresse du producteur et permet de retrouver l'expéditeur d'un œuf qui, à son arrivée à Londres, serait reconnu avarié, et l'agent de l'Association qui l'aurait laissé passer serait soumis à une forte amende et déclaré pécuniairement responsable. Si le consommateur trouve, dans une caisse expédiée par colis à Londres, des œufs gâtés, il a le droit de réclamer une indemnité au bureau central danois de cette ville, et la Société inflige à l'emballeur, désigné par le cachet apposé sur la coquille, une amende de 30 fr. d'abord, de 100 fr. en cas de récidive; la troisième fois, le dépositaire est expulsé de la Société.
C'est grâce à ce contrôle que l'import. danoise en Angleterre s'accroît constamment.
On a vu qu'aux Halles centrales de Paris les œufs sont examinés un à un, à la lumière, par des compteurs-mireurs assermentés. Le préposé danois au contrôle et au classement opère en beaucoup moins de temps, à moins de frais, d'une manière automatique et régulière, au moyen d'un ingénieux appareil composé d'une guérite qui fait chambre noire et d'une table inclinée. Les œufs sont véhiculés au-dessus d'une lampe par une large bande métallique sans fin formée de la réunion de nombreux coquetiers articulés, où les œufs sont logés par six. La bande, mise en mouvement par un petit volant placé à la droite du mireur, reçoit automatiquement dans les coquetiers les œufs qu'apporte un tamis incliné et les porte dans la chambre noire en les faisant tourner sur leur grand axe. Le mireur n'a qu'à les passer rapidement en revue et à saisir au passage les œufs suspects, qu'il dépose dans un tiroir placé à sa gauche. La bande, quittant la guérite, décharge enfin les œufs mirés sur une table inclinée.
C'est la table de classement. Elle est recouverte d'un gros verre et porte à sa partie supérieure un feutre où arrivent les œufs sortant de la guérite. Ils glissent sur la table, que surmontent de distance en dislance des barreaux parallèles qui arrêtent au passage les œufs de moins en moins gros. Il ne reste plus qu'à placer dans les récipients affectés aux œufs de même taille les œufs ainsi arrêtés. Avec cet appareil, quatre jeunes filles classent et emballent, dit-on, 1.440 œufs, soit dix grosses, en 10 minutes.
Voici quelles ont été, en millions de couronnes (del fr. 33), les valeurs des œufs exportés de Danemark, de 1889 à 1898, au C. S. :
Années
Valeurs . 5.439 . 6.753 . 7.199 . 8.148 . 7.539
Valeurs . 8.133
On voit que de 1889 à 1898 cette export, a presque triplé.
L'export. totale des œufs danois s'élevait en nombre à 11.200.000 vingtaines en 1896-97, à 13.200.000 en 1897-98.
Italie. — Voici quelles ont été, de 1889 à 1898, les valeurs des export, d'œufs de provenance italienne, toujours au C. S., en milliers de fr. :
Années Valeurs
Années Valeurs
Les Italiens, frappés des avantages du système danois, l'ont adopté avec plein succès dans deux de leurs centres d'exportation.
Le Portugal exporte des œufs : en 1889, 48 milliers de milreis, ou millions de reis, ou contos de reis (de 5.600 fr. le million ou conto); en 1893, 95; en 1894, 134; en 1893, 194; en 1896, 202; en 1897, 231.
Russie. — La valeur des export, d'œufs (C. S.) a été, de 1889 à 1898, en milliers de roubles (de 4fr.:
Années Valeurs
Années Valeurs
En 1888, le port de Riga exportait seulement 311.431 pouds d'œufs (de 61 pouds à la tonne) ; en 1891, il en expédiait 568.803 ponds ; en 1895, 1.134.287; en 1896, 1.487.193; en 1897, 1.877. 928; en 1898, il en a exporté 2.022.000 pouds, destinés surtout à l'Angleterre et à l'Allemagne. Pétersbourg et Liban fournissent la Hollande et la Belgique, mais leur export, est beaucoup moindre.
L'export. totale de la Russie n'était en 1884 que de 280.000 pouds d'œufs pour une valeur d'environ 1.400.000 roubles; en quinze ans, ce commerce spécial a donc pris une importance 25 fois plus considérable.
Suisse.— La Suisse importe des œ>ufs en grandes quantités, surtout d'Autriche et d'Italie; voici les valeurs de cette import., en milliers de fr., de 1889 à 1898 :
Années
Valeurs
Années
Valeurs
Cette import, spéciale a doublé en 10 ans.
La Turquie est aussi parmi les pays export, d'œufs: 5.539.000 piastres en 1893, 6.475.000 en 1894, 10.433.000 en 1895, 9.213.000 en 1896. (La piastre vaut Ofr.22.)
Jaunes d'Œufs. — Les jaunes d'œufs impropres aux usages alimentaires, mais à l'état nature, sauf petite addition de sel et de borax en vue de leur conservation, sont généralement employés dans la ganterie pour adoucir et glacer les peaux. On ajoute aussi aux jaunes pour usages industriels une certaine proportion d'alun qui les préserve de la décomposition.
On obtient avec les jaunes d'œufs, qui contiennent 21 % de leur poids d'un mélange d'oléine et de margarine, une huile jaune, limpide, de saveur douce et agréable, qui rancit très vite à l'air. On la prépare soit par décantation et distillation, après avoir agité dans un flacon les jaunes avec leur poids d'éther et les avoir laissés pendant 48 heures en contact ; soit en chauffant les jaunes dans une capsule où on les remue jusqu'à ce que la masse, pressée entre les. doigts, laisse suinter l'huile ; on la met alors dans un sac d'étoffe, que l'on comprime entre des plaque» métalliques chauffées. Cette huile reçoit en pharmaciedesemplois analogues àceuxde l'huile d'amandes douces et de l'huile d'œufs d'autruche.
Les statistiques de la douane ne mentionnent spécialement les jaunes d'œufs impropres aux usages alimentaires que depuis l'année 1892; de 1892 à 1896, la moyenne annuelle (au C. S.) a été de 562.519 kilog. pour une valent, de 676.489 fr. à l'import.; de 73.480 kilog. pour 78.889 fr. à l'export. Voici les chiffres d'import. et d'export. (C. S.^J pour 1897 et 1898, en kilog. :
Import. Export.
Import. Export.
OFFICES INTERNATIONAUX
OFFICES INTERNATIONAUX
Le prix E. V. D. dn kilog., qui était de Ifr. 23 à l'import en 1897, est tombé à 0 fr. 90 en 1898. A l'esport. il est de 0 fr. 90 pour les deux années.
L'indo-Chine française n'est pas notre premier foarnisseur, mais elle est un des principaux : 343.000 kilog. en 1897 et 174.000 en 1898. C'est de Turquie que nous importons les plus grandes quantités de jaunes d'œufs (361.742 kilog. en 1897 et 863.976 en 1898) : puis viennent : la Russie (207.800 et 179.100), la Chine (14G.617en 1898), le Danemark, la Suède, l'Allemagne, etc.
Nous fournissons à la Belgique (93.733 kilog. en 1897 et 83.974 en 1898), aux États-Unis (69.042 et 80.438), à l'Angleterre (48.790 et 61.332), à l'Allemagne (33.162 et 77.816).
Les jaunes d'œufs sont exempts de droits à l'entrée en France.
OEUFS EN POUDRE. V. Conserves alimen-