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ESSENCES CHIMIQUES

0,87; elle bout vers 155" ctg. et brûle avec une flamme très fuligineuse.

Quand on fait passer un courant d'acide cblorbydrique dans de l'essence de térébentliine à une basse température, elle absorbe une grande quantité de ce gaz, et il se forme : 1° un produit solide cristallin blanc, ayant l'odeur et l'apparence du camphre et appelé pour cela camphre artificiel ; 2" un liquide brun très volatil de même composition chimique que le produit solide.

Il est remarquable que plusieurs autres essences : de citron, de copahu, de cubèbe, de genièvre, de poivre, etc., olïrent la même composition que l'essence de térébenthine et donnent lieu, comme celleci, à la formation de camphres artificiels par l'action de l'acide chlorhydrique.

L'essence de térébenthine est très utilisée pour la confection des vernis. Au point de vue médica-, menteux, c'est un irritant, employé à l'extérieur sous forme de Uniment, à l'intérieur en capsules ou perles contre le rhumatisme chronique, la sciatique, le catarrhe, la bronchite, les empoisonnements par le phosphore; il faut s'en abstenir lorsque l'estomac et les intestins présentent déjà des symptômes d'irritation.

Importations et exportations (C. G.) — Les imporl. d'essence de lérébentliine ont été de 125. o3G kilog. en 189."), de 240.659 kilog. en 1896, de 188.800 kilog. en 1897. — Les export., de 2.296.830 kilog. en 1895, de 2.12i.89't kilog en 1896,, et de 1.528.800 kilog. en 1897. — Prix E. V. D. du kilog. en 1897 : 0 (v. 39.

Droits d'entrée en France.— Par 100 kilog., poids net, 24 fr. (T. G.), et 12 fr. (ï. M.)

ESSENCES CHIMIQUES. Les progrès accomplis depuis quelques années en chimie, et principalement en chimie organique, ont permis de connaître la constitution d'une foule de produits organiques et de fabriquer de toutes pièces un certain nombre de substances autrefois exclusivement retirées des organes des animaux ou des végétaux. De ce nombre sont les essences qui communiquent aux végétaux leur odeur ou leur saveur particulière. Nous allons passer sommairement en revue les plus importants de ces produits, ceux tout au moins qui présentent un intérêt commercial ou industriel.

Essences de fruits. — Il y a déjà pas mal d'années qu'on a songé à aromatiser artificiellement les liqueurs, bonbons, confiseries, pâtisseries, etc., pour leur communiquer l'odeur et la saveur propre aux différents fruits (pomme, poire, ananas, framboise, etc.); les essences utilisées dans ce but, et vendues dans le commerce sous le nom d'essences de fruits, sont des solutions alcooliques des éthers qui constituent la base du parfum naturel du fruit, soit par exemple, le valérianate d'amyle pour l'essence de pomme, l'éther butyrique pour l'essence d'abricot, le butyrate d'amyle pour l'essence d'ananas, etc.

Aux essences de fruits se rattachent : l'essence de rhum, à base de formiate et de butyrate d'éthyle ; l'essence de cognac, à base d'éther œnanthique, destinées à aromatiser les alcools pour leur communiquer l'odeur et la saveur particulière du rhum ou du cognac naturels.

Outre l'éther, qui constitue la base principale de ces essences, il entre également dans leur con>position un peu de glycérine et des proportions variables de produits secondaires destinés à donner au mélange une saveur plus agréable et se rapprochant autant que possible du fruit lui-même.

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