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ORANGES

Commerce extérieur. — Les import. (1.231.000 liv. st. en 1897, 1.190.000 en 1898) consistent surtout en céréales, laine, bestiaux, chevaux, produits manufacturés, et viennent du Cap, pour 849.000 liv. st. en 1898, du Natal 22i.000. du Basntoland 169.000 et du Transvaal 48.000. Les export. (1.794.000 iiv. st. en 1897, 1.923.000 en 1898) en laine, plames d'autrnclie, peaux de bœufs et de brebis, cornes «t diamants, vont à la coionie du Cap (820.000 llv. st. en 1898),anNatal 147.000, au Basntoland 46.000 et an Transvaal 910.000. La plus grande partie du commerce se fait avec Fort-Élizabeth, dans la colonie da Cap.

Vaies de communication. — Les chemins de fer ont one longueur de près de 900 Icil. ; ils appartiennent à l'État. La principale ligne unit la colonie du Cap au Transvaal en passant par Bloemfontein. Il y avait, en 1897, 40 bureaux de poste et 117 agences. On comptait 37 bureaux télégraphiques de i'Élat disposant de 3.040 kil. de lils; les chemins de fer possédaient 28 bureaux télégraphiques et 1.750 kil. de fils. Bloemfontein est relié par ces lignes à la colonie du Cap, au .Natal, au Transvaal et au Basntoland.

Monnaies, Poids et Mesures.— Les mêmes qu'en Angleterre. Les principaux établissements financiers sont la Banque Nationale de l'État d'Orange et la Bank of Africa.

Douanes.— L'État libre d'Orange a conclu, en 1889, une Union douanière avec la colonie du Cap (voy. ce mot).

AbEL R.VVIER.

ORANGÉ. (Couleurs.) Quand on décompose la Inmière blanche en lui faisant traverser nn prisme, on obtient sept rayons (ou platôt sept faisceanx de Inmière) qni produisent sur l'œil les sensations des couleurs suivantes : violet, indigo, bleu, vert, jaune, orangé, rouge.

Chacune de ces couleurs est simple; c'est-à-dire qu'en traversant un second prisme, elle ne peut pins se décomposer. .Mais on imite très bien l'orangé du spectre en mélangeant du jaune et du ronge. On a ainsi toute une série d'orangés, plus on moins jaunes ou pins on moins ronges, selon les proportions.

Dans la pratique de la teinture, ainsi que dans celle de la peinture, on procède presque toujours ainsi. Il est rare qu'on se serve de teintes orangées : cependant, parmi les couleurs artificielles, on emploie fréquemment des orangés, dont quelques-ans sont très solides. E. G.

ORANGER (Fleur d'). V. Essences de p.\rfu-

MERIE.

ORANGES, Citrons, Jus de citron. On trouvera aux articles Fruits fr.xis et Jus de citron des renseignements intéressants. Ceux qui suivent constituent un complément utile.

Le commerce divise les oranges en : oranges amères ou bigarades, oranges douces et manda fines. Les premières, employées à la préparation des bitters (voy. ce mot), curaçaos (voy. Liqueurs) et médicaments, sont importées de Curaçao et de la Barbade. Les secondes, dites de Valence, viennent d'Espagne, de Provence, de Malte (les plus estimées), de Majorque, d'Algérie (dites de Blidah). Les mandarines sont des oranges de petite taille, à l'écorce non adhérente, plus sucrées que les antres sortes et d'un parfum plus délicat; l'Algérie a depuis quelques années planté de nombreux mandariniers, qui commencent à produire et alimentent en partie nos marchés, mais les mandarines viennent surtout de Sicile, de Malte et de Tunisie.

Italie. — Voici les chiffres de l'esport. italienne, en quintaux, pour les années 1895 à 1899 :

Les principaux pays de destination ont été, pour les

oranges et les citrons : les États-Unis de l'Amériqoe da Nord, 20.000.000 de kilog. ; l'Autriche-Hongrie, 17.900.000; l'Angleterre, 16.500.000; l'Allemagne, 12.000.000; la Russie, 8.200.000; le Canada, 3.000.000; l'Australie, 2.700.000. La France. 494.000 kilog. (59.280lires), contre 380.000 kilog. et 45.600 lires en 1897. — Pour les jus concentrés : l'Angleterre, 2.100.000 kilog. ; la France, 894.423 ; les États- Unis, 290.600; la Russie, 41.000.

L'Allemagne importe surtout des oranges d'Italie, particulièrement de Sicile ; il n'y a pas de concurrence espagnole, en raison des droits prohibitifs qui frappent les oranges venant de ce pays. La France jouissant da tarif de la nation la pins favorisée, les oranges provenant d'Algérie seraient donc, comme celles d'Italie, soumises au droit de 4 marks par 100 kilog. A prix égal ou très légèrement supérieur, les oranges d'.Vlgérie seraient vraisemblablement l'objet d'une préférence. La vente des fruits, légumes et primeurs, etc., à Berlin, a lieu à l'enchère aax halles. Le cours moyen de vente pour les oranges de Sicile est de 10 marks (franco de port et de douane) pour la caisse de 160, 200 et 300, selon la qualité ; pendant la saison, qni dure cinq mois, denx vapeurs arrivent par semaine à Hambourg avec 15 à 20.000 caisses. La voie de mer est de beaucoup la plus favorable, à raison du prix peu élevé du fret'.

Les citrons, les oranges et les mandarines s'expédient en caisses, de trois dimensions différentes pour les citrons : les grandes (388 à 490 frqits et pesant 60 kilog.) ; les moyennes, dites « caisses lyonnaises » (350 à 400 fruits, poids 50 kilog.) ; les petites (300 à 360 fruits, pesant de 36 à 42 kilog.) : ces caisses sont divisées en deux compartiments. — Les oranges sont expédiées en caisses et en demi-caisses, de 200 à 240 ou 360 oranges, suivant la grosseur; elles sont aussi divisées en deux compartiments et pèsent environ 35 kilog.: les demi-caisses, dont le poids est de 20 kilog., contiennent 100 oranges ayant même dimension, même forme et même teinte. — Les mandarines sont expédiées en caisses de 100 on 200 fruits; les plus choisies, en caisses de 50 fruits; aussi par colis postaux de 18 à 2i fruits, suivant grosseur et poids.

Les jus de citron sont expédiés en fûts. Un fût de jus naturel contient 450 litres de liquide et pèse de 550 à 600 kilog., y compris le fût. Un fût de jus concentré doit contenir , suivant l'usage local, 108 5/6 « gallons impériaux » (le gallon impérial anglais vaut un peu plus de 4 lit.. et 54 centil.); son poids doit être d'environ 700 kilog. Pour produire un hectol. de jus de citron naturel on doit employer 2.500 fruits, et 1 hectol. de jus concentré correspond à environ 10 hectol. de jus naturel. La valeur des jus varie en raison de leur acidité. Le jns de citron concentré doit avoir 60 degrés d'acidité et le jus de bergamote ou d'orange amère 48°, c'està-dire 1/5 de moins. Le degré d'acidité se détermine, non plus, comme autrefois, au moyen du citromètre « Ronchetti », mais par l'analyse chimique, qui offre pins de garanties.

Aujourd'hui le citrate de chanx tend à se snbsti-

1. Le Southern Callfornia Fruit Groicer's Exchange annonce U découverte d'un nonreau procédé pour atsorer la conservation des oranges au cours des longs voyages. Il consiste dans la faniigation des oranges au moyen de certains gaz, avant l'emballage. La composition et l'emploi de ces gaz sont jusqu'ici tenus secrets. L'inventeur dit que le déchet des oranges est dû à une moisissure verte, tandis que celui des citrons est occasionné par deux moisissures, une noire et une verte. Des expéditions d'essai ont été faites de Los Angeles (Californie) à Kansas (Missouri) au mois de juillet 1899, en deux wagons envoyés ensemble. Le déchet des oranges et citrons n'ayant subi aucune préparation aurait été de 9* ., tandis que celui du fruit fumigé n'aurait pas atteint 2*,'.. Les frais de la fumigation seraient d'ailleurs très inférieurs à ceux de la réfrigération, qni s'élèvent, pour les expéditions de Los Angeles aux marchés de l'Est, de 80 à 90 dollars par wagon.

ORDURES MENAGERES

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