ORLEANS
lions 531.871 (1889), 6.280.167 (1898). Il fanl loolefois considérer que, de même qoe pour ta bijooterie et la confection, ces chiffres sont an-dessoas de la réalité, snrtoat à l'exportation. Les étrangers qui passent ou séjournent en France, achètent chaque année sur place des objets d'orfèvrerie qu'ils emportent dans leurs bagages et qui ne peuvent en conséquence figurer dans les statistiques officielles.
Importations et Exportations (C. S.). — En 1898. les Importations et exportations nettes ont atteint les chiffres suivants, en grammes :
Orfèvrerie d'or, de platine ou de vei^meil
I m port. Eiport.
Angleterre 14.053 79.500
Allemagne , 3.328 18.625
Belgique » W.^
Suisse..., ,.•• 7.623 18.946
Espagne 1.402 »
Italie , 500 30.099
Cièce » 25.000
.\utres pays étrangers 4.990 21.412
Sénégal 67 »
Guadeloupe » CT.OOO
ToUnx 31.963 324.937
Orfèvrerie d'argenU
Import. Eiport.
Vneleterre 1.123.348 14.436.645
Allemagne 1.794.459 1.701.202
Belgique 247.510 1.662.006
Suilse 120.506 1.089.334
Espagne 142.128 300.776
Autriche 299.486 »
Italie 108.498 1.266.441
Indes anglaises ,... » 21.180
Japon 40.885 »
États-Unis » 208.440
Brésil » 385.239
Répobliqne-.-V.rgentine » 533.141
Autres pays étrangers.... 215.401 768.103
Algérie...'. » 994.070
Tunisie » 129.675
Colonies et pays de protectorat 11.464 222.207
ToUux 4.259.810 23.718.459
Douanes. — Les droits prescrits par la loi du 11 jan-
Tier 1892 sont les suivants : T. G., 1.000 fr. les 100 kilog.
nets; T. .M., 500 fr.
V. les Syndicats. — La corporation des orfèvres a les mêtnes œuvres et la même organisation syndicale que la bijouterie (voy. Bijouterie) et se rattache à la Chambre syndicale de la bijouterie, de la joaillerie et de l'orfèvrerie.
Il existe toutefois un Syndicat des fabricants d'orfèvrerie, qui est composé des mêmes membres, et a spécialement en vue l'étude des questions techniques et le développement de la fabrication.
VI. Considérations générales. — L'orfèvrerie française, qui a de tout temps occupé le premier rang, par sa qualité comme par la légitime réputation de goût et d'honnêteté que lui ont donnée les fabricants et les bureaux de garantie de l'État français, continue sa marche ascendante, comme nous l'ont prouvé les chiffres cités plus haut ; mais elle doit lutter de plus en plus contre la concurrence étrangère. Elle doit étudier et prévoir les résultats bons ou mauvais que peut amener la baisse continue de la valeur de l'argent, qui a été si propice cependant à son développement dans ces dernières années. La découverte de nouvelles mines d'argent, l'arrêt dans la frappe des monnaies, la démonétisation de l'argent-monnaie dans les pays monométallistes d'or, augmentent tous les jours le stock d'argent-métal, dont l'industrie ne peut absorber qu'une partie limitée. Il est avant tout nécessaire, pour l'orfèvrerie, de conserver sa place et d'éviter la décadence en gardant ses titres élevés et son bon goût séculaire. Il nous faut lutter
contre l'admirable organisation commerciale dèsétrangers, surtout des Allemands, dont les musées commerciaux achètent toutes nos nouveautés dès qu'elles paraissent. Nous ne doutons pas de l'avenir de l'Orfèvrerie française, dont les représentants ont su se faire une si belle réputation par leurscréations incessantes, le bien fini de leurs modèles et le bon marché relatif; mais ils attendent avec impatience, comme leurs frèresles bijoutiers, nombre d'importantes améliorations: réforme de la loi de Brumaire dans un sens plus libéral, diminution des difficultés d'export., conclusion de traités de commerce, révision de la loi de 1806 sur les dépôts de modèles de fabrique, protection à l'étranger des modèles et nouveautés, etc. G. -Roger S.^xdoz;
Voy. l'article G.\r.\xtie des ouvr.\ges d'or, et d'argent. Cet article contient l'exposé de la législation qui régit la fabrication, la vente à l'intérieur,, l'import. et l'export. des ouvrages de tout genre eiiv or on en argent.
BiBLioGR.^PHiE.— Eorposifjon de Londres, 1851 : Rapports du duc de Luynes et du comte de Laborde. -;- Exposition de Paris, 1889: Rapport de Lucien Falize; Étude et Rapport technique sur l'Orfèvrerie, par A. Hénin ; Rapport de M. Riche, directeur à la Monnaie de Paris, 1896; Histoire de l'Orfèvrerie française, par Henry Havard. — Exposition de Paris, 1900 : Catalogue de la classe 94, etc.
ORGAXSIX. V. Soie, Soieries.
ORGE. V. Bière et Br.\sserie, Grains, Maltî.
ORGUES. V. Instruments de musique.
ORIEXT LEVE. Compagnie anglaise de navigation à vapeur. Siège social à Londres. Flotte : 9 navires jaugeant ensemble 57.426 t.; le pins grand a un tonnage de 8.291 t. L'Orient Line fait le servicepostal entre Londres et la Nouvelle-Zélande. Départs tous les quinze jours, le vendredi, pour .Marseille,. Naples, Colombo (3oliv. st. à 52 liv. st. 10 sh.),Fremantle, Perth et Albany (35 à 70 liv. st.), Adélaïde, Melbourne et Sydney (35 à 70 liv. st.), la Nouvelle- Zélande (39 à 73 liv. st.)
ORIHUELA. Ville de 24.675 hab., dan»^ la province d'.\licante, à 50 kil. de Madrid, sur la ligne d'Alicante à Murcie. Centre agricole en relationsparticulières avec la France. On exporte notamment de l'huile, du piment ronge, de la soie, du chanvre,, du vin et des fruits. Foire du 15 au 24 août. A. B;.
ORLÉ.\?îS. Chef-lien du département du Loiret,situé sur une colline dominant la rive droite de la Loire, à 116 m. d'altitude, par 47" 54' 9' lat. N. et 0* 25' 35' long. 0. de Paris. Pop. : 47.000 hab. en 1856,.
Ateliers de constructions mécaniques, fonderies^. fabr.de chaussures, d'engrais, de bougies, d'épingles,, de couvertures de laine, de billards, d'articles en fer, de biscuits, distilleries: vinaigreries renomt mées; grandes pépinières. Commerce de vinaigres dits d'Orléans, d'eaux-de-vie, de vins, de grains, farines, bois de construction, etc. Tribunal, Chambreet Bourse de commerce.
Succursale de la Banque de France : 57.244.000 fr. d'affaires en 1898 (la 44'), 62.598 . 000 fr. en 1899- (la 37'), dont 32.750.000 fr. en effets escomptés. Succursale du Crédit Foncier, .\gences du Comptoir d'Escompte, dn Crédit Lyonnais «t de la Société- Générale.
Orléans est nn centre très important de chemins de fer sur la ligne de Paris à Nantes et de Paris à Toulouse, et sur Pithiviers, Montargis. Gien, Chartres. Le mouvement de la gare de la Compagnie d'Orléans a été le sairant :