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ORPIMENT

Voyageurs

Départ Arrivée

llarcllindises P.V. (Tonnes)

Départ Arrivée

Prix du transport, par 1.000 kilog., de Paris à Orléans (121 kil.) : G. V. 39fr.80; P. V. 20fr.50.

ORLOFF (L'). Diamant célèbre. V. Diamant.

ORLYTE. Si l'on trempe le carbure de calcium employé couramment pour la production du gaz acétylène, dans un liquide chaud formé de goudron et de résidus de pétrole, on obtient un produit qui offre tous les avantages du carbure, au point de vue de l'utilisation pour l'éclairage, sans présenter aucun des inconvénients constatés jusqu'ici, notamment la continuation sans profit de la décomposition du carbure jusqu'à ce qu'il soit complètement épuisé, une fois qu'il a été mouillé. On a donné à ce produit le nom cVorlyte.

L'orlyte est inaltérable à l'air. Quant on le met dans l'eau, l'acétylène s'en dégage avec la lenteur désirable, et quand on le retire de ce liquide, le dégagement de gaz s'arrête aussitôt. Cette faculté de l'orlyte va donner à l'éclairage par l'acétylène les qualités pratiques qui lui manquaient encore.

Le carbure de calcium ainsi préparé ne coûte d'ailleurs pas sensiblement plus cher que le carbure ordinaire.

OUMi:. V. Bois.

OUXEMANISTE. Nom donné à l'artiste qui compose un ornement et à l'artisan ou praticien, dessinateur, peintre, sculpteur, graveur, qui l'exécute. Cette définition généralese restreint, dans le langage courant, à l'artiste qui exécute et vend toutes sortes d'ornements d'architecture pour la décoration intérieure ou extérieure des bâtiments. Ces ornements sont d'ordinaire en plâtre, ciment, pierre, marbre, zinc, ou imitations en carton-pâte ou carton-pierre.

Le recensement de 1896 donne : 1° pour Paris, 58 ornemanistes chefs d'établissement, dont 3 femmes, ayant 695 ouvriers et employés, dont 12 femmes, outre 34 petits patrons travaillant seuls ou ouvriers à façon; de ces établissements, 21 ont de 1 à 4 ouvriers, 20 de 5 à 10, 6 de 11 à 20, 8 de 21 à 50, 1 de 51 à 100. — 2" Pour la banlieue, 5 établissements avec 1 à 4 ouvriers.

Aux ornemanistes il convient de joindre les stucateurs on fabricants d'ornements en carton-pierre : 14 chefs d'établissement à Paris, avec 112 employés et ouvriers, dont 2 femmes, et 22 petits patrons travaillant seuls ou ouvriers à façon ; de ces établissements, 8 ont de 1 à 4 ouvriers, 2 de 3 à 10, 2 de 11 à 20, 1 de 21 à 30.

Notons encore qu'il y avait à Paris, en 1896 : 4 fabriques d'ornements en ciment métallique, avec 38 ouvriers; 14 d'ornements en zinc avec 197 ouvriers, 3 de ces dernières fabriques occupant de 21 à 30 ouvriers, 4 de 11 à 20, 3 de 5 à 10, 4 de 1 à 4. Enfin, on comptait à Paris 10 marchands de décors et ornementsd'architecture.

ORNEMENTS D'ÉGLISE. Tous les objets qui, directement ou non, se rattachent à l'exercice du culte religieux, rentrent dans la catégorie des ornements d'église; mais nous ne parlons ici que des ornements proprement dits, qui font partie de la décoration mobile des églises. Ces ornements, qui forment ce qu'on appelle, en style de fabrique, une chapelle, se divisent en deux groupes principaux : l'orfèvrerie et la chasublerie ou les étoffes. Dans l'orfèvrerie on range les calices, candélabres, châsses, ciboires, crosses, expositions, lampes, lustres, ostensoirs, statues, tabernacles, vases, etc. ; dans la chasublerie, les bannières, chapes, chasubles, dais, dal-

matiques, étoles, fleurs, manipules, mitres, nappes, panaches, tuniques, etc.

L'orfèvrerie d'église n'a rien qui ne lui soit commun, comme prix et procédés, avec l'orfèvrerie ordinaire (voy. Orfèvrerie). Tous les orfèvres ou fondeurs fabriquent indifféremment ces objets, que terminent, selon le style et la destination, les joailliers, les bijoutiers ou les émailleurs. On doit considérer aussi comme du domaine de l'orfèvrerie ou bijouterie les menus objets de dévotion, chapelets, médailles, reliquaires, bagues, anneaux, que livrent en grandes quantités les bijoutiers et joailliers en or, en argent ou en faux, et qui sont vendus généralement à bas prix dans les campagnes et les lieux de pèlerinage.

En ce qui concerne la chasublerie, voir ce mot. Le recensement de 1896 compte à Paris 12 fabricants de chasubles et vêtements sacerdotaux, employant 155 ouvriers, dont les 2/3 femmes; 3 de ces fabriques comptent de 1 à 4 ouvriers et employés, 3 de 3 à 10, 3 de 11 à 20 et 2 de 21 à 50.

On comptait en 1890 à Paris 6 marchands d'ornements d'église, dont 4 femmes ayant une douzaine d'employés et ouvriers.

ORPWIENT OU Orpin minéral. C'est une des combinaisons naturelles de l'arsenic et du soufre. Il se présente tantôt en masses amorphes et opaques, ou lamellaires et translucides, tantôt en granules compacts ou terreux. Il est d'une belle couleur jaune vif, parfois à reflets dorés, dont la nuance varie du citrin à l'orangé. On le trouve parmi les filons argentifères, plombifères et cobaltifères des roches primitives, en Silésie, en Hongrie, en Transylvanie, en Perse, en Chine, etc. Sa poudre, d'une belle couleur d'or, est très employée en peinture. Les Turcs en font, avec mélange de 9 parties de chaux et d'eau, un savon épilatoire appelé rusma. On obtient, en traitant par l'hydrogène sulfuré une solution d'acide arsénieux dans l'acide chlorhydrique, un orpiment artificiel utilisé dans les fabriques d'indiennes pour dissoudre l'indigo dans les cuves à froid et pour obtenir certains bleus d'application. On l'emploie encore à donner une couleur jaune aux tissus d'ameublement, mais il ne supporte pas le lessivage. Pour la peinture sur marbre, on le dissout dans l'ammoniaque.

Ce qu'on appelle orpin, dans le commerce, est un mélange en proportions variables d'orpiment et de réalgar (voy. ce mot).

Commerce. — Le mouvement d'import. et d'export. (C. S.) des sulfures d'arsenic, c'est-à-dire à peu près exclusivement de l'orpiment et du réalgar, qui ont seuls des emplois industriels, a été, de 1867 à 1890, par période décennale et moyenne annuelle, en fr. :

Importations Exportations

Pour les années 1897 et 1898, nous avons les chiffres suivants, en kilog. :

Importations E.\portations

Le prix E. V. D. du kilog., pour les deux années, à l'import. comme à l'export., est de Ofr. 65.

L'Espagne nous a envoyé en 1897 les 16/17 de notre import, totale, r.\lleraagne fournissant le reste; en 1898, l'Espagne ne nous a plus envoyé que les 2/3 (85.000 kilog.) et la part de l'Allemagne s'est élevée de 10.000 à 24.000 kilog. — Nous avons exporté à peu près uniquement en j Belgique en 1897, tandis qu'en 1898 l'Angleterre nous a demandé près de la moitié de notre export. i

ORTHOPEDIE

OSTENDE

OKSKILLE. V. Lichens.

<>RTiioxiTUOTOLi:È>E. Produit an moyen dni[iiel la Société chimique des Usines dn Rhône fabrique l'indigo synthétique. (Voy. Bleus, Indigo ARTIFICIEL.) C'est uu dépivé des produits de la distillation de la houille. On l'emploie aussi à la préparation d'un certain nombre d'autres dérivés, notamment de l'ortholidine et de l'orthotoluidine, utilisés dans la fabrication de diverses matières L'olorantes usuelles. (Voy. Matières colorantes.)

L'orthonitrotoluèneest fabriqué plus spécialement en Allemagne, très pen en France. Il en faut environ 4 kilog. pour obtenir 1 kilog. d'indigo synthétique à 100 V,. ■

Il est sonmis à l'entrée en France à un droit d'entrée de 15 fr. les 100 kilog. T. M.,20fr. T. G., comme les autres dérivés de la distillation dn goudron de lionille.

ORTHOPÉDIE et Prothèse. Les modèles d'appa-

ils orthopédiques sont très nombreux; depuis le

mmencement de ce siècle, on a fait à ce sujet de jrrands progrès. Les appareils de prothèse étaient t nit à fait inconnus des anciens; ponr ceux-ci égalent on n'a commencé à progresser que depuis une

ixanlaine d'années.

Voici les principaux appareils fabriqués en orthopédie : colliers et appareils pour déviation du cou et de la tète, appareil Minerve, corsets pour déviation de la taille, corset Martin, corsets pour scoliose, rachis, mal de Pott, saillie des omoplates, gibbosité dorsale, déviation dn sternum; appareils pour la coxalgie, gouttières; appareils pour luxation de l'épaule, pour ankylose du coude, pour redressement du bras, pour paralysie des doigts et dn poignet; appareils pour ankylose du genou et de marche pour ankylose définitive; appareils pour pieds-bots et ankylose du pied, pied-bot éqnin; appareils pour courbnre dn tibia et déviation des chevilles, ponr déviation du genou, paralysie des chevilles, etc. Tous ces appareils constituent l'orthopédie, et il s'en fabrique de modèles très divers.

Il y a maintenant à mentionner les principaux appareils de prothèse; ce sont: les nez artificiels, les avant-bras et doigts artificiels, les bras artificiels, les jambes artificielles, les cuissards, béquilles, cannes; puis les appareils pour fractures, mentonnières, attelles, etc. Les jambes et les bras artificiels sont de la dernière perfection: grâce à ces appareils, des amputés peuvent dissimuler leurs infirmités, agir et faire leurs affaires comme s'il ne leur manquait rien.

C'est à Paris que cette fabrication est la plus parfaite; on s'en occupe aussi à Lyon et à Bordeaux: il y a là de bons mécaniciens orthopédistes: on peut i mentionner ensuite les fabricants de Toulouse, Mar- j seille, le Havre, Rouen et d'autres villes, mais beau- j coup parmi eux ne font que modifier, selon les be- \ soins, les appareils qu'ils ont achetés à Paris; il n'en j faut pas moins, pour ces modifications ou transfor- i mations, un atelier et des ouvriers.

Les matières premières employées dans cette fabri cation sont : l'acier, lecnivre, l'argent, le maillechort, ! des bois divers, le cuir et diBérentes sortes de peaux. I Les aciers proviennent d'Angleterre et de France ; • les autres matières premières sont toutes de France, i

A Paris, 40 industriels environ s'occupent spé- j cialementde cette fabrication, occupant 150 hommes j et autant de femmes. En province, on peut évaluer i

à 80 le nombre des mécaniciens orthopédistes, employant 50 ouvriers et 80 ouvrières.

La production annuelle à Paris est d'environ 3 millions de fr., et en province de 800.000 fr. Les ouvriers gagnent en moyenne? fr. par jour et les ouvrières4 fr.

Les appareils orthopédiques et prothétiques sont bien faits en Angleterre; on en fait aussi aux États- Unis, en Allemagne et dans les autres pays voisins de la France.

La Chambre syndicale des instruments et appareils de l'art médical a créé en 1895 un enseignement professionnel de la mécanique orthopédique, prothétique et herniaire, appelé à rendre de grands services à cette industrie ; il en a déjà rendu en instruisant les ouvriers et les préparant à être d'excellents auxiliaires pour les médecins et les chirurgiens. C'est un enseignement qui n'existe dans aucun autre pays.

G.-P.-J. WiCKHAM.

ORVAL.\ {Panza des Loangos) ou Pentaclethra macrophylla. Plante oléagineuse qui croît au Congo et dont les gousses, longues de 0 m. 50 à 0 m. 60, à valves dures et épaisses, contiennent des graines plates, brunes, très riches en huile. M. Heckel, professeur de la Faculté des sciences de Marseille, en a extrait une huile comestible très abondante, utilisable dans la grande industrie chimique. Le rendement en huile des graines décortiquées est de 49 % en moyenne. G. D.

Os. V. Débris de boccherie.

OSAKA. Port de l'ancienne capitale Kioto, ou fut établie la première filature japonaise de coton en 1882. V. Japon.

OSEILLE. V. Herbes.

OSSIIUM. Le pins lourd des métaux connus (sa densité, 22,477) et aussi le plus infusible, car il résiste aux températures qui volatilisent le platine et l'iridium.

OSTEXDE (en flamand Oostende). Ville de Belgique, chef-lieu d'arrondissement de la Flandre occidentale, port de mersitué sur la mer du Nord, par 50" 15' lat. N. et 2» 26' long. E. de Greenwich. Station balnéaire la plus luxueuse du Continent, surnommée la Reine des plages.

La longueur de la côte belge est de 68 kil. et la superficie des dunes est de 3.700 hectares, dont 700, entre Ostende et Heyst, appartiennent à l'État ; le reste forme des domaines privés. La largeur de ces dunes varie de 200 à 3.000 m., la hauteur de 20 à 35 m.

Toute la côte est renommée par ses stations balnéaires. La vogue de la plage d'Ostende date de 1840; depuis 1875, date de la disparition des fortifications, la ville a pris une grande extension. Tout y était devenu très cher et le désir d'une dépense plus modérée poussa une partie de la clientèle à Blankenberghe, village de pêcheurs perdu dans les dunes et qui, lui aussi, est devenu une ville encombrée au mois d'août. On alla alors à Heyst, puis à Knocke. De l'autre côté d'Ostende, à l'O., on créa Mariakerke (1868) sur l'emplacement d'un ancien château fort, puis Middelkerke (1870) et Nieuport-bains, sans parler des nouvelles plages, nées d'hier, qui s'interposent entre ces stations principales : Le Coq, Wenduyne à l'E., Raversiede, Crocodile, Westend, Oostduinkerke, Coxyde, la Panne à l'O. (où l'on vient d'installer la station belge de télégraphie sans fil). Ces différentes localités sont aussi des ports de pèche.

C'est Ostende qui est le centre de la villégiature aristocratique. 50.000 personnes y arrivent annuellement pendant la saison des bains, ponr y séjour-

OSTENDE

OSTENDE

ner quelque temps : env. 15.000 Belges, 10.000 Français, 10.000 Anglais, 6.000 Allemands, 2.000 Austro- Hongrois, l.oOO Américains, 600 Hollandais, 400 Russes, 300 Espagnols, 300 Italiens, des Suisses, des Roumains, etc.

Jusqu'en 1896, la superficie territoriale d'Oslende a été de 376 hect. 79. En 1896, on a ajouté 101 hect.; en 1897, 194; en 1899, 394 (Mariakerke et une partie de Steene); en 1900, 146 (le reste de Steene et Breedene). Aujourd'hui la ville a 1.211 hect. 97. Sa population, qui était en 1856 de 16.118 hab. et de 19.307 en 1880, s'élevait en 1895 à 27.484 et approche aujourd'hui de 40.000.

L'arrondissement d'Ostende est agricole. Son étendue cadastrale est de 29.605 hect. 88, dont 27.843 imposables. En 1895, 3.393 hect. étaient exploités en faire-valoir direct et 22.133 en location. 9.120hect. étaient consacrés aux céréales, 1.696 aux légumineuses, 1.135 aux plantes industrielles, 3.170 aux plantes racines, 8.380 aux fourrages, 371 aux autres cultures. L'arrondissement comptait en 1895 2.788 chevaux, 15.017 bêtes à cornes, 1.456 bêtes à laine, .15.102 porcs, 386 ânes, mulets et bardots, 3.447 boucs, rchèvres et chevreaux, 426 ruches d'abeilles.

La principale industrie d'Ostende est l'exploitation des hôtels et des villas, de juin à fin septembre. D'immenses caravansérails bordent la digue. Le Club privé du Kursaal est un cercle de jeu dont les contributions à la ville maintiennent l'ordre dans les finances communales. L'administration delà marine de l'État possède à Ostende des ateliers de réparation. La C' des Wagons-Lits vient d'y créer de vastes ateliers. Les usines mécaniques G. Jolyt, pour les entreprises d'ébénisterie, occupent 80 ouvriers, plus une centaine à Bruges travaillant à domicile. Plusieurs brasseries. Les briqueteries du littoral fournissent plus de 100 millions de briques par an. Snaeskerke-lez-Ostende possède une sucrerie; une Société anversoise a, à Ostende, une usine pour la préparation des sardines à l'huile, qui fournit, pendant la saison, 50.000 boîtes par jour et emploie 500 ouvriers, dont 150 femmes; elle occupe 50 pêcheurs.

L'industrie de la pêche avait en Belgique, en 1850, un effectif de 207 chaloupes de 5.800 t. avec 1.244 hommes d'équipage; en 1898, on compte 398 chaloupes de 9.413 1. avec 1.934 hommes d'équipage.

La pêche de la morue, qui donnait en 1850 2 millions 156.698 kilog., ne procurait plus en 1898 que 116.032 kilog.; la grande pêche du hareng a complètement disparu ; la petite pêche du hareng, nulle il y a un demi-siècle, a donné généralement depuis 1870 pour 50.000 fr. de produits; en 1898, ce chiffre s'est élevé à 275.000 fr. La pêche de marée, dont le produit était de 828.284 fr. en 1850, de 1.708.469 en 1870, de 3.272.699 en 1890, a été de 3.857.279 fr. en 1898. Depuis quelques années, les chalutiers à vapeur ont été adoptés; leur nombre augmente régulièrement.

Voici l'état de la vente da poisson frais à la «minque» d'Ostende pendant l'année 1899 {en fr.) : Bateaux belges: Vapeurs... 1.944.268,50 - Voiliers... 1.371.372,80

(Bateanx anglais....

— français...

— hollandais.

— allemands.

Petits poissons

.En 1898.

Au 31 décembre 1898, la flottille de pêche d'Ostende se composait de 118 chaloupes à voile et 21 vapeurs. Ces derniers avaient coûté 2.600.000 fr. ; leur consommation de charbon est de 23.000 T.; ils emploient 4.300 T. de glace et peuvent capturer en moyenne 6 millions de kilog.

Ostende a une Caisse de prévoyance des pêcheurs alimentée par un droit de minque de 1 »/„ et par des dons.

Le Port d'Ostende. — Le port s'ouvre dans la mer par un chenal extérieur entre deux jetées à clairevoie en charpente orientées dans la direction du N.-O. Ce chenal est continué par l'avant-port, le bassin d'échouage pour les bateaux de pêche, les bassins constituant le port marchand, l'arrière-port, le bassin de la marine, le bassin de carénage et le bassin de chasse Léopold.

Une convention signée en 1894 entre l'État belge et la ville d'Ostende a pour but de transformer le port. En juin 1898, le roi a inauguré les travaux d'agrandissement, comprenant pour le compte de l'État la création d'un nouvel avant-port en remplacement de l'arrière-port actuel. La rive occidentale sera bordée d'un quai de marée avec fondations profondes, la rive opposée sera revêtue d'un perré et pourvue de postes d'amarrage destinés aux paquebots de la ligne de l'État : Ostende-Douvres. La ville établira une écluse maritime qui précédera le bassin à flot et dont le sas aura 18 m. de largeur et 120m. de longueur utile; le buse sera placé à la cote de 4 m. 50 sous le repère pour permettre à un navire de 7 m. de tirant d'eau l'éclusage pendant cinq heures à chaque marée. Le bassin à flot sera bordé de quais larges de 100 m. avec un réseau de voies ferrées, des grues, etc. 11 sera en communication avec le canal d'Ostende à Bruges par le bassin au bois et le bassin d'évolution, reliés à la dérivation du canal.

Quand tous les travaux seront terminés, les paquebots du service postal Ostende-Douvres trouveront toujours, même à marée basse, la profondeur de 8 m. au minimum de mouillage. Un immense bassin de chasse sera en amont du nouvel avantport. L'écluse de chasse comprendra 6 pertuis de 5 m. chacun; son radier sera placé à 4 m. sous le repère, ce qui permettra de donner aux chasses une grande puissance. Un système de vannes complétera le travail.

Le port d'Ostende est le port d'attache de la ligne de Douvres. Les paquebots ont transporté en 1899 124.038 passagers, 76.244 colis enregistrés, 124.949 sacs de dépêches postales et 357.762 colis postaux. Un service rapide Ostende- Tilbury, fondé par la Société Coekerill, pour le transport des fruits, légumes, etc., prend la marchandise à Ostende à 3 heures, la décharge à 10 h. du soir à Tilbury, où le chemin de fer la prend pour la transporter à Londres, de manière à pouvoir être vendue à 4 h. du matin aux marchés de Covent-Garden, de Billingsgate, etc.

Le mouvement de la navigation maritime d'Ostende à l'entrée a été en 1899 de 1.180 paquebots jaugeant 800.905 1« (service Douvres) et 915 autres navires jaugeant 384.574 t., dont 327 belges (131.443 t.), 430 anglais (172.494 t.), 92 norvégiens (37.239 t.), 38 allemands (21.615 t.), 14 suédois (7.716 1.), 9 danois (5.060 t.), 6 français (3.703 t.), etc.

731 navires (296.504 t.) sont venus d'Angleterre, 85 (37.092 t.) de la Suède et de la Norvège, 37 (19.809 t.) d'Allemagne, 16 (17.607 t.) d'Amérique; les autres Russie, du Danemark, de la France.

Le mouvement de la station d'Ostende a été en 1899 ^ 253.304 T. à l'arrivée et de 123.774 an départ. A la sorti le nitrate de soude représente 30. .519 T., les bois de con traction 24.287, la houille 20.821, le poisson frais 12.368]

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