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OXFORD

portatioD ne nous vient gaère que d'Allemagne, avec de vulgaires lingeries imprimées ponr être brodées an point carré.

On rattache, si l'on veut, aux travaux de dames, les ouvrages gainés en soie ou étoffes anciennes, les fleurs artificielles, les peintures, décorations sur bois, sur tissus, les passementeries, vanneries, vitraux, dorures et bronzages, l'enlnminure, toutes choses qu'on associe aux occupations manuelles classiques. Mais ces travaux sont désignés ordinairement comme accessoires, comme fantaisies, dés l'instant qu'ils ne sont exécutés ni au mo.ven de l'aignille, ni à l'aide des petits instruments traditionnels.

M" G. RÉGXAL.

Une École supérieure des industries féminines, destinée à faire suite aux écoles professionnelles, existe depuis 1898 dans le II' arrondissement de Paris. Sont admises gratuitement : tOO jeunes filles externes, âgées de 15 ans au moins et de nationalité française. L'École se propose de former des ouvrières artistes aptes à créer des modèles, à diriger d'importants ateliers et à lutter avec succès contre la concurrence étrangère, en assurant la suprématie des travaux manuels de la femme française. L'ensemble des études est résumé dans le programme ci-après :

L Couturières et Modistes. — Études professionnelles, histoire universelle de l'art du costume : dessin des modèles: travaux de style et d'invention ; matières premières.

II. Brodeuses. — Histoire universelle de l'art de la broderie : dessin des modèles: travaux de style et d'invention ; teinture et mélange des laines, soies, cotons employés.

III. Fleuristes. — Etude de la botanique au point de vue des plantes ornementales; reproduction de fleurs d'après nature, types non encore vulgarisés ; coloration des tissns et autres matières premières.

IV. Plumassières. — Étude de l'ornithologie an point de vue industriel : imitation d'oiseaux et de tontes sortes de fantaisies de plumes: matières premières.

V. Peintres. — Dessin général, fterspective ; anatomie appliquée aux beaux-arts: travaux de reproduction d'œuvres ; d'art, composition artistique: histoire universelle des j beaux-arts: composition chimique des couleurs: leur préparation d'après les procédés des maîtres anciens et mo- j dernes.

Le produit de la vente des travaux exécutés par les élèves sert à faire face aux dépenses annuelles de l'École.

Statistkji-e. — Si l'on considère comme se rapportant aux ouvrages de dames les chiffres que les tableaux du | recensement di^ 1896 attribuent aux broderies à la main, \ on constate qu'il y avait alors à Paris une population ae- ; live toUle, s'occupant de ce genre de travaux, de 6.88i per- i sonnes, dont 818 hommes. Les 729 chefs d'établissement, i dont oM femmes, occupaient 2.615 femmes et 318 hommes ; ; 496 de ces établissements occupaient à demeure ou au dehors de i à i ouvriers on ouvrières, 97 de 3 à 10. 36 de j 11 à 20, 16 de 21 à 50, 2 de 51 à 100, 1 de 101 à 200. A ces \ chiffres il faut ajouter 2.730 (99 hommes seulement) petits | patrons on ouvriers à façon travaillant seuls. — Dans la ■ banlieue de Paris, la population occupée aux ouvrages de ! dames serait de 838 personnes, dont 79 hommes, avec ; 80 chefs d'établissement, dont 54 femmes ; 37 éUblissements occupent de 1 à 4 ouvriers on ouvrières, 6 de 5 à 10 i 2 de 11 à 20; plus 504 (28 hommes seulement) petits pa- I Irons ou ouvriers à façon travaillant seuls. j

OUVRIER. (Syn. : .\ngl. : Workman; .\llem. : Arbeiter; Ital. : Operaio.) •

Ce terme s'appliquait à celui qui travaillait de ses ! mains: mais maintenant l'effort de direction tend à ■ remplacer de plus en plus l'effort musculaire. Un mécanicien de chemin de fer est un ouvrier, et ce- •

pendant son genre de travail ne peut être compara à celui du manœuvre qui pousse une brouette.

On oppose, dans la langue française, le mot ourrier à celui de patron (voy. ce mot).

Ce dernier mot est impropre; il a pour étymologie le terme « pater familias », qui ne répond à ancnne vérité économique. Ce mot implique une idée de prédominance, de supériorité, de protection » l'égard des salariés.

Or, la qualité de salariant ne donne pas plus de supériorité sur le salarié que la qualité d'acheteur n'en donne sur le vendeur.

Le salariant paye au salarié non pas son travail,, mais le produit ou le résultat de son travail. En^ réalité, le contrat de travail n'est qu'un contrat d'échange.

En .4ngleterre, on se sert surtout des mots employers et employed, employeurs et employés.

En France, on a voulu substituer le mot « travailleur » à celui d'oMiTier. Il n'est pas bon, car il ferait supposer que le directeur d'industrie n'est pas un travailleur.

Les mots salariant et salarié, qni constatent simplement le fait, doivent être substitués à ceux depatron et d'ouvrier. Y. G.

OUVRIERS ET COMMIS. V. F.\!LLites.

O^TEDO. Ville de 43.671 hab., capitale de la province du même nom, qui formait autrefois la principauté des .\sturies. Production de maïs, seigle, noix, noisettes, pommes, châtaignes, vin; mai» l'agriculture est très négligée. Beaucoup de bétail, surtout des races ovine et porcine. Depuis quelques années, l'industrie s'est développée, par suite de l'exploitation des bassins miniers, qui sont au premier rang parmi ceux de l'Espagne.

Minerais extraits en 1898 : mercure 10.907 T., zinc 360, cuivre 886, fer 63.96d, houille 1.606.000. En 1854, la production de la houille n'était qne de- 60.000 T. A la fin de 1898, il y avait seulement en exploitation 15.258 hect. répartis entre 453 concessions, contre 42.442 hect., en 8Î)0 concessions, non exploités. Il y a aussi des mines non exploitées d'antimoine, de cobalt, de lignite, d'or, de plomb, de roches bitumineuses, etc. L'étendue des concessions de toute sorte dépas,se 72.000 hect.

Un quart de la houille extraite est consommé dans l'intérieur de la Péninsule, où la Compagnie du Nord de l'Espagne le transporte à un tarif réduit (pour Madrid à 3 centimes par T.l.

On vient de monter à Oviedo plusieurs raffineries de sucre de betterave.

La superficie cultivée de la province est de 296.000^ hect., contre 413.000 hect. de terres incultes. Une petite partie du pays est arrosée; la plupart des campagnes n'ont d'autre ressource que la pluie.

La cueillette des châU<ignes diminue et celle des noix également. Celle des noisettes continue à êtrebonne, elle est vendue en grande partie en Angleterre.

Oviedo a une succursale de la Banque d'Espagne: on vient de fonder le Banco Asturiano de Industria y de Comercto pour venir en aide au mouvement industriel.

A.NDBÉ B.\RTHE.

OXFORD. Chef-lieu d'un comté de r.\ngleterre,. situé au-dessus du confluent du cours supérieur de la Tamise avec le Cherwell, à 72 m. d'altitude et 101 kil. X.-O. de Londres, par 51» 45' 38' lat. X. et 3» 35' 53' long. 0. de Paris. Pop. : 45.740 hab. en

OXYGENE

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