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OZONE

1891. Université célèbre comprenant nn grand nombre d'établissements d'instruction. La bibliothèque Bodléienne reçoit un exemplaire de toutes les publications du Royaume-Uni. La ville n'est pas manufacturière, mais son marché agricole est important. Agence de la London and County Bank.

OXYDES 1>E FER. On trouve dans le commerce plusieurs oxydes de fer; le plus important, le sesquioxyde, est connu sous les noms de colcothar, rouge d'Angleterre ou de Prusse, oxyde de fer rouge, terre douce de vitriol. On l'obtient en différents états suivant le procédé de préparation. Le ronge d'Angleterre est le résidu de la calcination du sulfate de fer dans les fabriques d'acide sulfurique fumant, ou du grillage de certaines argiles ou ocres ferrugineuses; il est en poudre très ténue, qu'on obtient plus fine encore en traitant par une solution de carbonate de soude une solution de sulfate de peroxyde de fer. Il sert exclusivement à polir les corps durs.

Le colcothar, qui sert aussi à polir l'acier, l'or et les glaces, est souvent employé en peinture; il est généralement d'une teinte foncée, tirant sur le violet. On l'obtient en Angleterre, en France, en Allemagne et en Belgique, comme produit secondaire, dans les fabriques d'acide sulfurique et d'acide chlorhydrique. — Voy. Produits chimiques, Sulfurique (Acide).

On trouve encore le sesqnioxyde de fer, dans le commerce, à l'état d'hydrate, sous les noms de safran de mars apéritif, oxyde hrnti de fer, rouille, etc., qui n'ont d'emploi qu'en médecine.

Commerce. — La France importe des oxydes de fer, par quantités qui se sont constamment accrues de 1807 à 1896; voici les cliiflres d'import. et d'expert. (C.S.) par périodes décennales et moyenne annuelle, en kilog. et fr. :

IMPORTATIONS

Quant. Val.

Pour les années 1897 et 1898, les tableau.x du commerce nous donnent les quantités suivantes, en kilog. nets, toujours au C. S. :

Import. Expoit. Import. Export.

Le prixE. V.D. du kilog. est deOfr. 15 à l'import. comme à l'export., pour les deux années.

Nos principaux fournisseurs sont : l'Angleterre (497.000 kilog. en 1897 et 430.000 en 1898), l'Allemagne (293.900 et 284.200), la Relgique (M4.100 et 119.500) et l'Autriche (143.100 et 103.100).

Nos export., relativement minimes, sont à destination de l'Italie (10.077 kilog. en 1897 et 21.383 en 1898), de la Roumanie (24.715 en 1897), de la Russie (19.100 en 1897), etc. Douanes.— Les oxydes de fer payent 3 fr. les 100 kilog. bruts au T. G., 2 fr. au T. .M.

OXYGÈXE. Il y a plusieurs procédés de fabrication industrielle de l'oxygène: l'électrolyse de l'eau, qui donne en même temps de l'hydrogène; la transformation par la chaleur à 530» de la baryte en bioxyde de baryum, qu'on décompose ensuite aussi par la chaleur à 925" (méthode de Boussingault); l'action du bioxyde de manganèse sur l'hydrate de -soude et de chaux (procédé Fahrig).

On emploie l'oxygène, concurremment avec la chaux ou l'oxyde de fer, pour favoriser l'épuration du gaz d'éclairage. Il servait, avant l'invention du four électrique, à donner au chalumeau les températures les plus élevées. On l'utilise encore pour le

ICXPOUTATIONS Quant. Val.

soufflage du verre, surtout du cristal, pour la fabrication de l'ozone, du vinaigre, la cuisson et l'épaississement des huiles entrant dans les vernis et le linoléum, pour le blanchissage du linge avec le chlorure de chaux, pour la production des flammes très éclairantes (lumière Drummond), pour le vieillissement hàtif des eaux-de-vie, comme l'ozone^ Il y a tout lieu de croire que les emplois industriels de l'oxygène sont appelés à se multiplier au fur et à mesure du bon marché de la production.

OXYLIXE. Produit obtenu par l'oxydation de l'huile de lin, à laquelle on a ajouté comme substance agglutinante des déchets de jute ou d'autres matières textiles. Le prix de revient en est faible; en Angleterre et en Allemagne on commence à h' fabriquer de façon commerciale. On l'emploierait comme succédané du caoutchouc et de la guttapercha pour envelopper les câbles, fabriquer des tissus isolants et imperméables; mais il manque d'une des qualités les plus précieuses du caoutchouc : l'élasticité.

OZOKElUTE. V. Cire minérale.

OZONE. L'oxygène condensé dans la proportion de trois volumes pourdeux constitue l'ozone; en cet état, l'oxygène, en conservant ses autres propriétés, devient odorant et très oxydant.

On le prépare en faisant intervenir l'électricité : soit par la pile agissant sur l'eau acidulée additionnée d'un peu d'acide chromique et la décomposant: soit par les étincelles électriques traversant un tube de verre fermé rempli d'air ou d'oxygène; soit par l'effluve électrique (procédé Berthelot) issue d'une bobine Ruhmkorlï et passant entre deux tubes de verre concentriques éloignés seulement de 2 mm.; soit par les oxydations lentes, comme celle que produit un courant d'air humide passant sur des bâtons de phosphore; soit par la décomposition du bioxyde de baryum ou du permanganate de potasse à une température de moins de 75°.

La préparation industrielle emploie de préférence le procédé de l'effluve électrique, avec des appareils qui évitent l'élévation de température (qui détruit l'ozone) et donnent de grandes surfaces d'électrodes. Celles-ci sont constituées par des boîtes métalliques reliées entre elles et mises en communication avec les deux pôles d'un transformateur à haute tension; dans ces boîtes circule de l'air froid ou un liquide réfrigérant.

L'American Ozone Water C°, de Marseilles (Illinois) produit du gaz pour ozoniser les eaux de table de toute sorte : elle emploie, au lieu d'air, l'oxygène produit par le bioxyde de manganèse et l'hydrate de soude et de chaux, selon le procédé Fahrig. Cette usine comprend trois ozoniseurs, les deux premiers reliés en quantité entre eux, en tension avec le troisième; elle ozonise aussi les liqueurs alcooliques.

L'ozone a des propriétés oxydantes supérieures à celles de l'oxygène. Il oxyde à froid le fer, le zinc, le manganèse, le plomb, le mercure et l'argent; il décompose rapidement les sels de plomb et de man-

1. Un chimiste vient de faire breveter (1900) un procédé d'amélioration des boissons alcooliques : l'addition d'un demi-litre d« peroxyde d'hydrogène, tel qu'il se trouve dans le commerce, suffirait pour vieiUir 100 litres de cognac. Ce procédé, n'exifreant aucun dispositif mécanique, est très simple et très économique: il sniBt d'ajouter le peroxyde d'hydrogène aux boissons à mûrir; la maturation commence immédiatementet elle est complète deux à trois mois après, c'est-à-dire que les boissons paraissent avoir séjourné\de longues années dans des fûts. L'inventeur estime que ce procédé accélère au moins cent fois la maturation.

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ganèse ; il décolore rapidement le sulfate d'indigo, détroit, comme le chlore, les matières organiques. Liquéfié sous une pression de 125 atmosphères, il «st de couleur bleu indigo.

Il a déjà de nombreuses applications industrielles: il entre dans l'eau ozonisée; il sert au blanchiment des textiles et tissus (en alternance avec le chlorure de chaux), à la destruction de certains ferments, notamment dans la brasserie, à la préparation des

huiles siccatives entrant dans la composition des vernis. L'huile de poisson ozonisée a toutes les propriétés du dégras et revient moins cher. On blanchit et raffine avec l'ozone l'amidon et autres amylacés. Il est employé avec avantage à la fabrication de certains parfums artiflciels, et de même que l'oxygène, avec un résultat plus prompt encore, au vieillissement des eaux-de-vie : on cite une maison de Boston qui traite par jour 300 barils de whiskey.

PACHAS. Tissus d'alpaga. V. Alpaga.

P.\CIFIC STEAM XAVIGATIOX COMPANY.

Compagnie anglaise de navigation à vapeur. Siège social à Liverpool. Flotte : 40 navires jaugeant ensemble 138.704 t. ; le tonnage du plus grand bâtiment est de 8.000 t. Les départs ont lieu deux fois par mois de Liverpool pour Valparaiso : la première escale se fait à La Pallice-Rochelle. Les prix des passages, nourriture comprise, sont : de La Pallice à Rio-de-Janeiro, 150 fr. à 730 fr. ; à Buenos- Ayres, 165 fr. à 873 fr. ; à Valparaiso, 450 fr. à 1.623 fr.

PACKFOXD. Alliage de nickel, cuivre et zinc. V. .Alliages.

PAD.WG. Ville maritime de l'île de Sumatra, située sur la côte occidentale, par 0* 50' lat. S. et 98" 0' 18' long. E. de Paris. Pop. : 25.000 hab. C'est le centre commercial de l'île. Import, d'objets manufacturés. Export, de café, macis, poivre, rotin. Escale des paquebots de la Nederland, du Rotterdam Lloyd et de la Société royale de Services postaux dans les Indes-Orientales. Siège d'un tribunal.

PAGX Y-SUR-MOSELLE. Commune du département de Meurthe-et-Moselle, située près de la frontière d'.\lsace-Lorraine, à 37 kil. N.-O. de Nancy. Pop. : 2.000 hab. env. ; douane française.

Import. : 31. 138.700 fr. C. G., 29.537. 900fr. G. S. en 1897: 29.558.500 fr. C. G., 28.52i.500fr. C. S. en 1898: 35.314.000 fr. C. G., 32.906.000 fr. C. S. en 1899, dont 3.726.000 en boaille crne et carbonisée, 3.5»i.000 en machines et mécaniques, 2.514.000 en produits chimiqaes, 2.279.000 en papier, carton, livres et grarares, 2.258.000 en peaax et pelleteries onvrées.

Export. : 19.201.060 fr. C. G.. 16.530.000 fr. C. S. en 1897; 19.744.000 fr. C. G., 16.993.000 fr. C. S. en 1898; 18.282.000 fr. C. G., 15. 176.000 fr. C. S. en 1899. dont 3.101.000 en peaax et pelleteries préparées et ouvrages en peau, 1.482.000 en peaux et pelleteries brutes, 1.414.000 en vins.

Station du chemin de fer de l'Est sur la ligne de Paris à Metz.

PAHAXG. État de la presqu'île malaise, placé sous le protectorat britannique. Sup. : 26.000 kil. carrés. Pop. : 37.462 hab. en 1891. Le pays est montagneux M N.-O. Grandes forêts: pâturages. On cultive le riz, le froment, le cocotier. Éléphants, buffles et moutons. Les import, s'élèvent annuellement à près de 1.200.000 piastres et les export, à 900.000 piastres, principalement en étain et en or. (La piastre vaut environ 5 fr.)

P.UEMEXT OU Payement. Ce mot payement signifie, dans le langage usuel, la numération d'une somme d'argent, mais dans le langage des jurisconsultes et peut-être même celui de l'économie poli-

tique, il doit s'appliquer également à toute prestation effectuée en exécution d'une obligation. Le payement est l'accomplissement de ce que l'on a promis : le marchand qui me livre un mètre de drap, moyennant la somme de 3 fr., fait un payement à mon égard en me livrant ce mètre de drap, de même que moi, acheteur, en lui donnant les 5fr. Tout payement suppose une dette, par suite, ce qui a été payé sans être dû est sujet à répétition (art. 1235, § 1, C. Civ.). On a traité plus haut (v. Effets de commerce) du payement par intervention. Ici l'on exposera simplement les notions générales, plutôt pratiques que théoriques, de cette idée de payement, en tant que ces notions sont nécessaires à un commerçant éclairé pour mener à bien les affaires inévitables qu'il aura à traiter chaque jour dans l'exercice de sa profession. Celui qui paye volontairement une dette prescrite ne pent pas répéter ce qu'il a payé: le créancier est bien dépouillé de son action en justice par la prescription, mais celle-ci n'en laisse pes moins subsister à la charge du débiteur ce que les interprètes appellent une obligation naturelle, c'est-à-dire une obligation servant de base à nn payement qui devient irrévocable lorsqu'il a été effectué. Un payement peut être fait non seulement par le débiteur, mais aussi par toute personne intéressée, tel qu'un co-obligé ou une caution. Bien plus, une personne non intéressée, par exemple un ami du débiteur, peut faire un payement valable. Le créancier ne pourrait légitimement s'opposer au payement fait par une personne non intéressée que dans l'hypothèse, d'ailleurs assez rare, où il aurait un intérêt incontestable à ce que l'obligation fût acquittée par le débiteur lui-même. Mais si le tiers qui offre de payer en son propre nom a le droit de forcer le créancier à recevoir le payement, il ne peut pas, en revanche, le contraindre à lui consentir la subrogation.

Pour payer valablement, il faut, d'après la loi, être propriétaire de la chosedonnéeen payement et capable de l'aliéner. Cependant, le payement d'une somme d'argent ou autre chose qui se consomme par l'usage ne pent être répété contre le créancier qui l'a consommée de bonne foi, quoique le payement en ait été fait par celui qui n'en était pas propriétaire on qui n'était pas capable de l'aliéner (art. 1238, C. Civ.). Le payement sera nul si celui qui paye n'était pas capabled'aliéner ; par suite le débiteur incapable, s'il y trouve quelque avantage, pourra répéter ce qu'il a payé. Que l'on suppose un mineur débiteur, d'une barrique de vin de

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