PANTIN
tionsSV.; 4S9.752oblig. 4V.; 458.8(fâoblig. nouvelles, 1" série; 258.887 oblig. nouvelles, 2* série; 89.802 oblig. nouvelles, 3' série ; enfln, 849.249 oblig. à lots. Il avait été créé, en outre, 9 000 parts de fondateurs, qui devaient se répartir 15 Vo des bénéfices nets de l'entreprise.
Aujourd'hui encore, les tirages continuent pour les obligations nouvelles {3* série) et les obligations à lots, grâce à l'existence de Sociétés civiles d'amortissement constituées lors de l'émission de ces deux catégories de titres.
Dès 1889, le liquidateur ayant institué une Commission d'études, celle-ci, — très peu optimiste dans ses tendances en raison du passé, — conclut à la possibilité d'ouvrir en 8 années une voie de grande navigation, moyennant une dépense de 900 millions, à condition encore de disposer gratuitement des travaux faits, du matériel et des établissements de la Compagnie en liquidation. Cette somme de 900 millions comprenait les dépenses d'administration, etc., et les intérêts intercalaires à servir au capital nouveau. Le projet dont la Commission traçait les grandes lignes comportait un canal à écluses et excluait la transformation ultérieure en canal à niveau.
Après des pourparlers différents qui n'aboutirent point, la liquidation put enfln, en jain 1894, apporter à une « Compagnie nouvelle du Canal de Panama » pn formation : la concession colombienne, heureusement prorogée: les travaux exécutés, chantiers, ateliers, matériel, etc.; les droits dans le Panama Railroad. 50.000 actions libérées étaient attribuées, par contre, au Gouvernement colombien et la liquidation obtenait 60 % dans les bénéflces nets du latur canal. La Compagnie nouvelle. Société commerciale et non plus Société civile comme l'ancienne, fut définitivement constituée, le 21 octobre 1894, an capital de 65 millions (en actions de 100 fr.). Sa durée est de 99 ans à partir du jour de l'ouverture du canal. A compter d'octobre 1894, elle dispose, pour l'exécution, d'un délai de 10 années: elle a déclaré, dès la première assemblée générale ordinaire, qu'elle écartait l'idée d'un canal à niveau, à cause de la dépense excessive et du laps de temps exigé.
Quels que fussent le projet définitif et la cote du bief de partage notamment, le cube à enlever au massif central était assez considérable pour que la Compagnie nouvelle en put utilement attaquer, en attendant, la partie supérieure. C'est ce qu'elle a entrepris, en considérant d'ailleurs que ce travail restreint possédait une valeur de démonstration. Elle a^ constamment occupé ainsi, dans l'isthme, plusieurs milliers de travailleurs.
L'article 75 des statuts de la Compagnie porte que (( lorsque les dépenses faites atteindront environ la moitié du capital social, une Commission technique spéciale se prononcera sur les résultats acquis par les travaux déjà exécutés et sur les conséquences à en tirer pour les suites de l'entreprise». Cest le cas dans lequel se trouvait la Compagnie en décembre 1899.
Le Comité technique a retenu, parmi les projets itudies, trois solutions qui ne diffèrent pas sensiblement. De ces trois solutions, on a finalement idopte la deuxième, qui prévoit, au-dessus du lac de Bohio, un bief de partage dont le plafond serait à la îote de 20 m. 75 et qui donnerait lieu à l'exécution l environ 24.700.000 m. cubes de déblais pour toute
la tranchée centrale, dont 11.200.000 pour la Cnlebra. On a estimé qu'on effectuerait en moyenne 1.400.000 m. cnbes de déblais par an, pendant les huit années consacrées aux terrassements proprement dits à la etraversé de la Culebra, et 3.000.000 de mètres environ sur l'ensemble de la tranchée de faîte.
Le rapport dit qu'on est en présence d'un projet étudié dans tous ses détails, et que les dépenses y ont été largement évaluées d'après l'expérience des quatre dernières années. Un nombre moyen de 12.000 ouvriers sera nécessaire sur les chantiers pendant les dix années que durera le travail. La dépense totale serait de 512 millions.
D'après M. Levasseur, le réservoir où le futur canal devrait puiser son trafic comportait 7.250.000 T. pour l'année 1889, et les délégués des Chambres de commerce ont, en 1886, admis que le trafic par Panama atteindrait en chiffres ronds 7 millions 12 de T. Mais la Commission instituée par le liquidateur, et dont la prudence fut extrême, a estimé que ce trafic ne dépassera 6 millions de T. que dans la 12' année après l'ouverture. D'autre part, des documents américains ont été jusqu'à établir que le tonnage compris dans la zone d'attraction d'un canal interocéanique s'élevait à plus de 18 millions de T. et que l'on pouvait compter tout de suite sur 8 millions.
De par sa concession, l'entreprise de Panama doit « demeurer absolument étrangère à toute ingérence politique » ; son caractère est « essentiellement international et économique » et ses eaux sont déclarées « neutres ».
Quelle que soit la solution définitivement réalisée, canal de Panama ou canal de Nicaragua, la parole du général Grant demeure exacte dans tous les cas : « En ce qui concerne les Européens, les bienfaits du canal seront très grands; pour l'Amérique ils seront incalculables. »
PANAMA (Bois de). V. Qcillaïa.
PAX-AMÉRICVIX (Chemix de fer;. On a publié au commencement de 1900 les résultats des études préliminaires relatives au futur chemin de fer destiné à relier les deux Amériques. La longueur totale de la ligne projetée de New-York à Buenos- Ay res serait de 16.364 kil., dont 7.634 déjà construits. Le coût de la construction du surplus est évalué à 875 millions de fr. pour les terrassements, ponts et bâtiments seulement, les dépenses de superstructure et de matériel roulant n'ayant pas encore été évaluées. Voici quelles seraient les principales sections, en kil. :
New- York à la frontière da Mexique 3.358
Au .Mesicjue 2.630
Autres républiques de l'Amérique Centrale . . 1 .664
Colombie 2A&i
Equateur ....'.'...'. i .053
Pérou 2.85(i
Bolivie \ 93;»
Bnenos-Ayres 1.698
PAXCLASTITE, Sorte d'explosif composé de peroxyde d'azote et de nitrobenzine, ce dernier élément pouvant être remplacé par du sulfure de carbone on des dérivés du pétrole et de la bouille. (V. Dynamite.)
PAXD.ANUS. Végétal riverain des lagunes et des rivières du Congo. Ses longues feuilles sont utilisées dans tout le Congo pour la fabrication des nattes. G. D.
PAXTIX. Ville industrielle située sur le canal de rOurcq, à 50 m. d'alt., à 5 kil. N.-E. de Paris. Pop. : 25.586 en 1896.