PAPIER PEINT
retirer des billets an moyen d'une opération d'emprunt, combinée avec la délivrance du métal contre des roubles-crédit à un taux décroissant, de manière à atteindre, le l"' janvier 1864, le prix de o r. lo par ■demi-impériale. L'insurrection de Pologne et de mauvaises récoltes vinrent entraver l'opération : il fut retiré moins de 80 millions r. de billets. En 1875, grâce à l'amélioration du crédit russe, le change ne perd plus que 10 à 20 %• Les perturbations qui précédèrent la guerre contre la Turquie et les dépenses de celle-ci, de 1876 à 1878, amenèrent une émission de oOO millions. En 1881, la circulation fiduciaire était de 1.133 millions, dont 417 émis pour les besoins de la guerre. D'après un plan élaboré par M. Abasa et modifié par M. Bunge, il fut détruit 87 millions, la Banque reçut 173 millions en titres, 243 millions en billets de crédit. On se rendit compte que, si les fluctuations du change et l'absence de monnaie métallique constituaient un défaut de l'économie du pays l'amélioration du cliange ne pouvait être obtenue que graduellement, par une série de mesures contribuant à l'affermissement du crédit de l'État à l'intérieur et à l'extérieur, par des excédents de recettes pendant de longues années.
De 1854 à 1876, les oscillations du rouble ont pour point extrême : le pair encore en 1856 et 1857, une chute assez profonde en 1859, le retour au pair pendant l'opération d'échange de 1862 et 1863, une chute profonde en 1866, puis un relèvement de 1868 à 1876 ; durant ces années, on oscille autour d'une ligne de dépréciation de 12 à 20 "/„. Dans la seconde période, à partir de 1875 l'oscillation se fait autour d'une ligne correspondant à environ 33% de perte; de 1877 à 1889,1e rouble est au-dessous de cette ligne: il perd jusqu'à 40 et 48 %; en 1890, il a une fusée de hausse passagère due à des récoltes très abondantes «n Russie, à la fièvre de spéculation universelle. A partir de 1892, malgré la détestable récolte de 1891, le rouble acquiert une stabilité de plus en plus grande.
On avait été amené peu à peu à renoncer au plan, généralement approuvé avant la guerre, de relever le rouble à la parité du rouble métallique, les faits ayant démontré que les émissions de billets faites pour les besoins militaires ne pouvaient être impunément retirées de la circulation et que les prix des produits agricoles et industriels s'étaient mis en harmonie avec la nouvelle valeur du rouble-crédit. Aussi, l'opinion qu'il était nécessaire de reprendre les payements en espèces au moyen de la fixation du change sur l'or, gagna de plus en plus de terrain. Cette conclusion a revêtu, en 1887, la forme d'un programme gouvernemental bien arrêté, c'est-à-dire qu'il fallait tendre à effectuer l'échange aux environs de 1 r. 50 = 1 r. or.
Les dix ans qui suivent sont consacrés à préparer le rétablissement de la circulation métallique. Tous les efforts tendent, avant tout, à faire cesser les déficits budgétaires, à constituer un stock considérable d'or, à acclimater peu à peu les transactions en or, à consolider le change et à le fixer.
L'oukase du 29 août 1897 établit de nouveaux principes pour les émissions de billets de la Banque de Russie : « Les billets de crédit sont émis, sous garantie d'or, par la Banque de l'État dans la mesure strictement limitée pour les besoins urgents du marché monétaire; le montant en or servant de garantie aux billets de crédit doit équivaloir à la
moitié du montant des billets mis en circulation, si ce montant ne dépasse pas 600 millions de roubles. L'excédent des billets en circulation, au-dessus de 600 millions de roubles, doit être garanti par de l'or, à raison d'au moins un rouble par rouble. » L'oukase du 14 novembre 1897 prescrivit la frappe et la mise en circulation, outre les impériales et les demi-impériales, d'une pièce d'or de la valeur de cinq roubles ou d'un tiers d'impériale (5r.= 13fr. 34) et pesant 3 gr. 871 milligr. de fin.
Le billet émis par la Banque de Russie porte l'indication de sa valeur et l'inscription suivante : « La Banque de Russie rembourse les billets de crédit en monnaie d'or, sans limitation de sommes; l'échange des billets de crédit de l'État contre de la monnaie d'or est garanti par toutes les ressources de l'État; les billets de crédit de l'État circulent dans tout l'Empire au pair de la monnaie d'or. » Toute mention du métal argent a été supprimée sur le libellé des billets de crédit; l'argent est descendu au rôle de monnaie auxiliaire. L'oukase du 27 mars 1898 fixe le total des monnaies d'argent de haut et de bas titre devant circuler dans l'Empire, ce total ne devant pas excéder un nombre de roubles triple de celui de la population entière de la Russie. Le maximum de monnaie d'argent de haut titre (1 rouble, 50 et 25 cop.) que les particuliers seront tenus de recevoir pour chaque payement ne devra pas être supérieur à 25 roubles : aucune limite de cette nature n'est prescrite pour les caisses publiques, à l'exception toutefois des payements destinés à l'acquittement des droits de douane, pour lesquels la monnaie d'argent ne devra être acceptée que jusqu'à concurrence de 5 roubles pour chaque payement.
L'année 1899 a vu s'achever définitivement la réforme par la codification des diverses prescriptions législatives relatives au nouveau système, à la frappe et à la circulation, dans la loi monétaire du 7 juin. L'article 3 déclare que le système monétaire de la Russie est fondé sur l'or. L'unité monétaire de l'Empire est le rouble contenant 17 doli 424 d'or fin (Ogr. 774, 2fr.666).
Nous avons indiqué le mécanisme de la réforn monétaire qui a permis à la Russie de sortir cours forcé; il a été retiré près de 500 millions I de billets de crédit et mis 660 millions de r. d'or circulation.
Nombreux sont les pays,^n Europe et horsd'EB rope, qui ont été ou sont au régime du papier-moii naie. Parmi les exemples les plus notoires, il y l'Espagne, le Portugal, la Grèce, le Brésil, la République Argentine ; le Chili a stabilisé son change à raison de 18 pence la piastre. A. Raffalovich.
l'APlKR im:ixt. L'industrie du papier peint a pour but de décorer du papier destiné à orner les intérieurs, par application sur les murs.
Celte industrie s'exerce en Franco depuis 1610, elle a pris naissance dans la vieille corporation des dominotiers, imagiers, enlumineurs (61' corporation).
Les premiers essais en furent faits vers 1550. La renaissance de l'art en France a encouragé probablement la marche modeste du papier peint, lequel devait tenir lieu, dans les intérieurs bourgeois, des tapisseries ou des cuirs dont les grandes demeures étaient ornées. Jusqu'en 1688, les dessins étaient faits au « pochoir ». A cette époque, Papillon, graj
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