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PAPIER PEINT

veiir et chimiste, fils de Jean Papillon, obtient des couleurs susceptibles de s'imprimer et introduit ilaiis la fabrication du papier pour tenture l'emploi il.' la planche gravée en bois de cormier. Vers 1720, hicqnes Chauveau perfectionna les rentrures à pla-

'urs planches, et depuis cette époque les dessins

ut imprimés à la planche plate. Jusqn'en 1793, les |i;ipiers sont conjointement enluminés à la main et à la planche. Plus tard ils le seront également au ivlindre.

Les fonds unis sont obtenus à l'aide de brosses. Les papiers dits velouté et checiotle sont recouverts d'une couche de laine moulue ou de poil de chevreau, ce qui leur donne l'aspect du drap, ils peuvent aussi, il l'aide d'un frappage ou d'une forte compression, produire l'effet du velours gaufré on repsé. Les imitations de cuirs sont, également après l'impression, mises en relief par l'emploi du balancier. Quant aux papiers dorés, ils sont couverts de poudre ou de feuilles de cuivre fixées au moyen d'une mixtion •éciale, soit en plein et à la brosse pour le fond,

it par parties, dans un dessin par la planche on le . lindre.

Le format courant en France est celui d'un rouleau de 8 m. de longueur sur 0 m. 50 de largeur; mais on obtient aussi des largeurs variant de 0 m. 57 à 2 m. 70. Ou fait également des tentures par panneaux sur mesures données.

Jusqu'en 1835 le papier ne se faisait qu'en petites feuilles; il fallait en coller 24 l'une au bout de 1 autre pour obtenir un rouleau de 8 mètres. A partir de cette époque, on fit des rouleaux de 8 m. 40 sans collures, et depuis 1859 on fabrique des bobines de 850 m. de longueur.

L'apparition de la machine à bras pour imprimer date de 1840; elle permit de répondre à la nécessité d'une décoration démocratique qui pénétrait peu à peu dans les classes moyennes, en leur fournissant des papiers peints depuis Ofr.40 le rouleau.

Jusqu'à cette époque d'importantes décorations à la planche avaient été créées, d'abord par Aubert, marcliand d'estampes et graveur en 1750, qui avait acquis une grande vogue pour le papier velouté, puis par Réveiilou, vers 1770, lequel avait reconquis la renommée du papier velouté ou soufflé, dont l'Angleterre avait le monopole. Il employait plus de 300 ouvriers et s'était adjoint, pour préparer ses compositions, les plus grands décorateurs : Prieur, Jean-Baptiste Fay,Hnet,composèrent les décorations qu'il livra à la consommation jusqu'au 28 avril 1789, époque à laquelle sa manufacture fut pillée. En 1791, Jacquemart lui succéda jusqu'en 1840.

Jean Zuber, à Rixheim, fit paraître en 1803 les vues de Suisse ; Joseph Dufour, en 1814, Psyché et Cupidon : pour ce décor, il fallut plus de 1 .500 planches ; Mader père et ses belles compositions (1830), et Dauptain en 1840 continuèrent la renommée de cette industrie. A cette première pléiade succédèrent pour les grandes décorations : Leroy-Dufour (Paul et Virginie, 1820), Délicourt (la Chasse, 1855), Desfossé (le Pierrot, 1862), Zuber et C" (Tapisserie des Gobelins, 1867).

Ainsi que leurs prédécesseurs, les fabricants de cette époque avaient recours aux artistes dessinateurs, tels que : Malaine, de la Manufacture royale de Sèvres, Laffitte, dessinateur du roi Louis XVIII, Mader père, Wagner, Poterlet, Thomas Couture, Auguste Couder, MuUer, Riester, Lemaire, Cron,

DamoDt et tant d'autres qni ont contribné à maintenir les traditions de goût qni font la gloire de l'industrie française et à laquelle le papier peint a tant contribué.

Les tentures à personnages convenaient à la décoration des appartements de ce temps, où l'on ne garnissait pas, comme aujourd'hui, les murs de tableaux et d'objets d'art. Les beaux damas veloutés et dorés, dont les prix variaient entre 5 et 20 fr. le rouleau, répondaient également aux besoins de nos intérieurs.

La machine à bras avait amené an progrès ntile et répondu à des besoins démocratiques nouveaux, et si en 1840 elle avait produit des rayés et des dessins bon marché, la machine à vapeur, qui fit son apparition en 1860 dans les grandes usines de» maisons Giilou et Thoraillier, Isidore Leroy et Grantil, devait apporter à cette fabrication nne importante extension. Ces grands manufacturiers abordèrent des créations remarquables comportant 24 couleurs. On a pu voir aux Expositions universelles de 1867, 1878, 1889 et 1900 des décors à la machine représentant soit des verdures anciennes, soit un décor Louis XIV avec personnages, soit un décor japonais de 2 mètres de haut, ou des imitations de tapisseries prouvant une fois de plus, par des progrès mécaniques incessants, que la France n'a jamais été égalée par les fabricants étrangers.

En même temps, Lapeyre, Balin, Bezault, Follot et d'autres complétaient par des articles riches, fabriqués à la main, la supériorité et la belle fabrication de cette industrie si française.

Malheureusement, pendant que les fabricants français se complaisaient dans la beauté de ces productions, les fabricants étrangers progressaient dans la fabrication à bas prix et s'emparaient de plusieurs marchés, favorisés qu'ils étaient par des droits d'entrée presque prohibitifs pour les articles français. L'Angleterre, dont la première îabriqne fut installée par Jérémie Lasnier en 1634, augmentait son exportation. Depuis 1750, l'Allemagne avait une fabrique à Francfort-sur-Mein; en 1824,L.Steelemontait à Albany (État de New- York), la première manufacture américaine de papier.

La France devait, malgré ces concurrences, tâcher de garder, non sa supériorité, qui n'était contestée nulle part, mais du moins son même chiffre annuel, qui était de 18 millions de francs au temps où, presque seule, elle alimentait les marchés étrangers. C'est ce qu'elle fit, car malgré la disparition de plusieurs maisons depuis 1878, son export, est toujours de 3 à 4 millions de francs par an, plus 14 environ pour l'intérieur.

En considérant seulement les 20 dernières années, nous contatons que :

En 1879 on a exporté i.fô5.270 kilog.

valant plus de 3 millions de francs.

Et pourtant l'importation augmente : en 1879, il entrait en France 478.506 kilog. pour 1.0^.340 fr.; en 1897, 876.144 kilog. pour 1.112.703 fr.; en 1899, 1.181.800 kilog. Mais cette augmentation peut n'être que la vogue d'un genre spécial et très limité, coïncidant avec l'Exposition de 1900, qui a montré nne fois de plus la beauté de notre fabrication et les bas prix auxquels elle revient.

En effet, notre production augmente, puisque les

PAPIEil PELNÏ

l^VRA

machines produisent, à elles seules, annuellement, plus de 3iJ millions de rouleaux valant plus de 15 millions de francs, et que le prix moyen du kilog. fabriqué, qui était de 3 fr. 85 en 1878, est tombé à 2 fr. eu 1895 et aujourd'hui à 1 fr. 70 environ. Hàtonsnous de dire que cette différence ne provient pas d'une vente plus suivie des papiers communs, mais bien des moyens nouveaux de fabrication, qui permettent de donner, pour un prix moindre, un article •d'un aspect supérieur.

L'article riche à la main produit par 200 tables à imprimer, ainsi que les articles spéciaux, comme les fonds unis, mats et glacés, les veloutés unis ou à «dessins, les rayures, les marbres, les bois, les toronzes et autres, forment un total de 3 à 4 millions de francs.

L'art de l'imitation en papier peint est infini, et si la mode a préféré pendant un temps l'étoffe au papier décoré pour tenture, on a reconnu, après expérience, que cette dernière est nuisible au point de vue de l'hyg-iène et dangereuse en cas d'incendie. De plus, les papiers assortis aux tapisseries, aux étoffes, les font mieux valoir que ne le feraient d'autres étoffes. C'est ainsi que, dans une salle à manger, on obtiendra des effets agréables de couleurs -chaudes et montées, soit en imitation de cuir Cordoue, avec ou sans or, soit par des panneaux en velouté «mis ou sobres de dessin, ou des cheviottes avec encadrement frappé avec baguettes ou passementeries assorties, grâce auxquelles l'argenterie et les cristaux auront plus d'éclat. De même, dans un salon, on choisi-ra un damas du style du mobilier, imitant le velours d'Utrecht ou de Gênes, ou un velouté soyeux de la nuance dominante de l'ameublement. La chambre à coucher sera, de préférence, en imitation de satinette ou de surah, de perse de nuances claires et douces, ou de rayure légère et de dessin modeste, évitant surtout l'obsession que cause la irépétition d'un motif trop important.

Le bureau sera tendu de papier uni ou rayé de tons sévères, afin de ne pas distraire l'attention du travailleur. Les murs de la salle de bain et des cabinets de toilette seront couverts de papier faïence vernissée, avec ou sans relief. Les papiers vernis sont également indiqués au point de vue de l'hygiène pour les chambres d'enfants. Pour les couloirs et les dégagements on peut employer des imitations de bois, de marbres, d'agate ou de peintures murales, par des fonds unis mats, bordés de grecques ou de courants décoratifs ton sur ton.

Grâce à la multiplicité de ces produits, l'industrie du papier peint permet d'entreprendre n'importe quelle décoration, à un prix de revient incomparablement plus bas que celui des étoffes, cuirs, peintures, velours, etc.

Ajoutons que les articles de luxe se font toujours à la main; la grande consommation est celle des papiers à la machine, dont les prix sont plus que modiques.

Le goût d'un article bon marché, la perfection du fini d'un article riche, joints à la diversité des résultats, font de l'industrie du papier peint une véritable industrie d'art appliqué dont le centre est à Paris. Disons, pour terminer, que le bien-être matériel •de l'ouvrier dans cette industrie a également augmenté, par suite de l'installation moderne des usines et que le salaire varie entre 5 et 9 francs par journée •de 10 heures. Les enfants employés sont l'objet de

la sollicitude d'un patronage entretenu par les fabricants et par de généreux donateurs.

F. FoLLOT, Fabricant.

(Voir le Rapport sur le Papier peint, Exposition de 1889, classe 22.)

PAPIERS PHOTOGRAPHIQUES. (Syn. : Allem.:

Pholographische Papiere. Angl. : Photographie Papers. Esp. : Papeles foiograficos. Ital. : Carte fotografiche.)

L'emploi du papier en photographie, autrefois limité presque exclusivement aux épreuves positives ou photographies (vues, portraits, etc.) collées ou non sur carton, s'étend aujourd'lmi de plus en plus aux négatifs ou clichés agrandis ou directs. (Voy. Photographie.) Dans ce dernier cas, le papier n'est que le support de la préparation sensible, collodio-bromure ou gélatino bromure d'argent. Pour les agrandissements, au contraire, le bromure d'argent peut être préparé, par double décomposition, à la surface même du papier et pénétrer dans la pâte.

Tous ces papiers doivent être d'une grande pureté, exempts de chlore, de piqûres, de poussières métalliques, etc., conditions qui justifient les prix assez élevés^ que nous résumons ainsi :

Vrix (la main) :

1° Papiers salés, de 3 à ofr. la main, format 50X60.

2° Papiers albuminés blancs, roses ou mauves : non sensibilisés, 6fr., format 30X60; sensibilisés, 14 à 18 fr.

3° Papiers brillants au citrate d'argent, 17 fr. 50 la main ; papiers brillants au lacto-citrate, 18 fr. ; papiers brillants au cliloro-citrate, 22 fr.

4° Papiers mats : mômes prix. Comme les précédents, ces papiers se tirent au cbâssis-presse et nécessitent des tirages spéciaux.

5° Papiers brillants et mats pour tirages par développement, agrandissements, etc. .Mêmes opérations que pour les plaques. Prix : 26, 28, 31, 36, 50 fr. la main, 50X60.

C° Papiers et toiles en rouleaux spéciaux pour agrandissements. Mêmes opérations que pour les plaques; la longueur des rouleaux varie de 2 m. 50 à 10 m. pour une largeur de 0 m. 20 à 1 m. 30. Prix moyen : 8 à 10 fr. le mètre carié.

7" Papiers au charbon ou en poudres colorantes (bleu, sanguine, carmin, vert, etc.) : format 24X30, 16 fr. la main ; format 50 X 00, C5 f r. la main.

8° Papiers et tissus divers : papier au ferro-prussiate (épreuves bleues par simple lavage), format 50 X 65, la main, 10 fr. ; le môme en rouleaux de 5 m. X 1 m. 10, 5fr. ; le même parcheminé en rouleaux de 10 m. XO m. 75, 4fr. ; toile au ferro-prussiate, 5 m. X Om. 75, 12fr. 50; papier au platine (noir ou sépia), 20 à 36 f r. la main, format 24X30.

Soie photographique, blanche, bleue ou rose: prix moyeu par mètre carré, 24 à 36 fr.

Tissus linotypes : aux sels de fer, pochette de 10 feuilles 18X24, 3fr. ; aux sels d'argent, pochette de 10 feuilles 18 X 24, 4 fr. ; aux sels de platine, pochette de 10 feuilles 18 X 24, 10 f r.

Vélo-transport (papier pelliculaire). La pellicule se détache et se transporte sur tout objet à décorer, vitrail ivoire, porcelaine opaque, etc. Pochette de 12 feuilles 18 X 24, prix : 5 fr.

Droits de Douane— Très variables.

J. Fleuuy-Hermagis.

TAroUASIE. V. Nouvelle-Guinée.

PAQUKBOTS. V. Mauixe marchande, Navigation MARITIME.

l'AUA. Le plus septentrional des États-Unis du

1. Le syndicat des fabricants de papiers photographiques aux États-Unis a décidé (novembre 1899) de concourir à la création, à Siningdale, d'une papeterie monstre qui fournir.-iil 2.500 kilog. de papier photographique par jour. Actuellement, deux grandes fabriques, française et allemande, syndiquées, détiennent i>our cet article une sorte de monopole au delà de l'/^tlantique.

l'ABAFFlXE

l'AHAGLAY

Brésil, claus le bassiu inférieur de l'Amazone. Ses! limites sont : les Guyanes auN., l'Étal d'Amazonas à ro., ceux de Malto-Grosso et Goyaz an S., Ma- i rauliaoau S.-E. et l'Océan Atlantique au X.-E. Sup. : \ 1.149.712 kil. carrés. Pop. : 859.821 hab. en 1890 <0,7 par kil. carré), dont la majorité est de sang indien. Le pays est montafrneux au N.; le point culminant des monts Acaray atteint 1.250 m. L'Amazone reçoit du S. trois grands affluents, le Tapajoz, le Xingu et le Tocantins. Ville principale : Para ou Beleiii, mOOOhab. en 1859, 50.000 en 1890, 65.000 en 189C; le port est accessible aux navires d'un tirant d'eau de G m. 80. Climat tropical; la température moyenne varie entre 26* et 28*. D'après le projet de budget présenté par le gouverneur pour l'exercice 1900-1901, la recette prévue est de 7.789 contos (on millions de reis) or, et la dépense de 7.761 contos.

L'intérieur est peu connu ; la forêt vierge le couvre en grande partie. Les cultures sont rares. 11 y a quelques scieries, des chantiers de constructions navales, des fabriques de bougies.

Les export, du Para ponr 1899 se sont élevées en chiffres ronds, au change moyen de l'année (1.230 reis pour 1 fr.) à 127.700.000 fr.; celles de 1898 ont été de 101.300.000. En 1898, la moyenne du change avait été de 1 .300 reis pour 1 fr.

Le caoutchouc, le cacao, les châtaignes, ont représenté ia plus forte partie des export. La France, comme dans les années antérieures, a été le premier marché pour le cacao : elle a pris 1 .717.728 kilog. de cet article sur 2 millions IG.eOikilog. exportés, soit85*/.- f^e cacao est presque en totalité transporté en France par les navires à voiles d'une maison de Nantes, les seuls bâtiments qui montrent au Para le pavillon français.

Noos occupons la troisième place pour le caoutchouc, mais dans une proportion infime : G33.158 kilog. sur 13 millions 937.951 d'export. ; les États-Unis ont pris 8.103.584 kilog. de caoutchouc en 1899. r.\ngleterre 6.032.441.

La France occupe aussi la première place dans l'export. des cuirs de tontes sortes: 931.487 cuirs (par pièces) sur 1.024.789 cuirs exportés, soit plus de 92 */..

Comme valeurs, la France a pris, en chiffres ronds, 7.730.000 fr. sur 127.700.000 fr., total de la valeur des exporl.. soit environ IG '/,.

.\ux export, du Para proprement dites il faut ajouter celles des articles provenant de l'État d'.\mazonas en transit par le Para. La France vient en troisième dans ce mouvement d'export., avec 9.388.000 fr. sur 39.337.000, soit 13 7o du total. Elle a reçu, des principaux articles de celte provenance : caoutchouc, 1.2IG.142 kilog.: cacao, 137.109; cuirs, 131 .130 pièces sur 183.926. Les deux plus grands marchés sont les États-Unis et l'Angleterre.

Le mouvement maritime du port du Para, qui avait été en 1898 de 976 navires, dont 242 voiliers jaugeant ensemble 1.184.300 t. (entrées et sorties réunies), a été en 1899 de 1.063 navires (dont 160 voiliers) jaugeant 1.302.400 t.

Les paquebots des deux Compagnies de navigation de l'.\mazone et du Tocantins transportent les marchandises jusqu'à Para. Les droits de port à Para sont, pour 200 t. de jauge, de 44.000 reis et pour 1.000 t. de 176.000 reis. (Voy. Annales Comm. Ext. : Enquête Marine marchande.)

Usages commerciaux. — L'usage des payements généralement adopte est celui des traites de 90 à 180 jours, de vue ou de date (suivant le cas et le genre de négociation, comme aussi le crédit de l'acheteur). Les recouvrements se font le plus souvent par des banques ou par les agents représentants, moyennant 1/4 */. pour l'encaissement.

Ponr les monnaies, poids et mesures, voy. Brésil. Abel Ravier.

Bibliographie.— Le Bulletin du Para, journal français.

PAR.\FF1\E. Corps solide, incolore, constitué par la réunion de plusieurs carbures d'hydrogène. C'est

un produit de la distillation des huiles minérales lourdes de pétrole, de schiste, de boghead ou autres. (Voy. PÉTROLE.) Elle se présente sons l'aspect solide, assez semblable au blanc de baleine : sèche au toucher, transparente et de structure cristalline; au choc elle rend un son clair. On l'importe d'ordinaire en plaques ou tablettes. Elle sert principalement à la fabrication des bougies transparentes, à la préparation des cartouches de dynamite et des cartouches de guerre et à l'imperméabilisation des étoffes. Brute, elle est généralement d'imporl. américaine.

Commerce.— Pour l'export., qui est insignifiante, nous nous bornons à indiquer qu'elle a été de 339 qx m. en 1898 et 590 en 1899. L'import. s'est élevée à 13.443 qx. m. en 1898 après avoir été de 10.275 en 1897, puis elle est retombée à 3.484 en 1899. — Le prix E.V.D. du quintal a été de 60 fr. en 1897 et 1898, de 70 en 1899, à l'import. comme â l'export.

Douanes. — !-« droit d'entrée en France est de 35 fr. les 100 kilog. nets an T. G., 30 fr. T. .M.

PAR.\GUAY. République de l'.Vmérique du Sud.

Territoire. — Les limites sont : au X. la Bolivie et le Brésil, à l'E. le Brésil, au S. et à l'O. la République Argentine. Sup. : 253.100 kil. carrés. Sa population a été estimée à 432.000 hab. en 1895 et officiellement à 600.000 hab. en 1897, dont 5.000 Argentins, 2.500 Italiens, 1.500 Espagnols, 1.250 Allemands, 800 Français, 600 Brésiliens, 600 Suisses, 450 Austro-Hongrois, 200 .\nglais. Les Indiens sont au nombre de 70.000 environ. Capitale : .isuncion, 45.000 hab. en 1895. Autres villes : Villa Rica, 25.000 hab.; Concepcion, 15.000; Carapegua, 13.000; Paraguari, 10.000; Villa del Pilari, 10.000. Le nombre des immigrants a été de 197 en 1897 et 337 en 1898. Le Paraguay comprend deux grandes régions : le Paraguay proprement dit à l'E., traversé par une chaîne de montagnes, et le Chaco à l'O., couvert de forêts vierges et de pâturages. Les deux principaux cours d'eau sont le Paraguay et son affinent le Parana, limitrophe de la République Argentine et du

Gouvernement. — Suivant la Constitution du 25 novembre 1870, le Pouvoir exécutif appartient à un président élu pour 4 ans. Le Sénat se compose de 13 membres et la Chambre des députés de 26. Le Ministère est formé de 5 départements : intérieur, flnauces, justice et cultes, guerre, affaires étrangères. L'armée compte 82 olDciers et 1.500 hommes.

Finances 189a-94 1894-95 1895-96 1896-97

Revenus 4.910 3.120 5.832 3.732

Dépenses.... 3.337 4.992 7.109 8.346

Les revenus proviennent surtout des Douanes, 4.735.000 pesos ou dollars (de 5 fr.) en 1898. La dette extérieure a baissé de 37.635.000 fr. en 1874 à 24.865.000 en 1899. Au 1" avril 1899, la dette intérieure s'élevait à 11.726.000 dollars, dont 7.663.000 de billets en circulation.

Climat. — Chaud et sec. L'hiver dure de mai à août, l'été le reste de l'année. La température moyenne varie en été de 28» à 30». Grands orages. La chute des pluies est de 984 mm. en été, de 590 en hiver.

Productions agricole.'!. — Immenses forêts. Le principal produit est le thé du Paraguay ou yerba maté. (Voy. .M.vté.) Les autres cultures sont le manioc, le tabac, le maïs, les fruits. En 1897, il y

PARAGUJTi'

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