PARCHEMIN
PARFUMERIE
exploitées, faute de capitaux, de bras et de bonnes routes. Il y a des mines de fer, de manganèse, de plomb, d'or, des gisements de kaolin, des dépôts de schistes bitumineux.
PARAXGON. Fil d'acier évidé, sabstitné à la baleine dans les parapluies. (V. ce mot.) — On donnait autrefois ce nom aux diamants célèbres. (V. Diamant.)
PARAPLUIES, Parasols. V. Caxxes.
P.vncilEMiX et VÉLix. (Syn. : Angl. : Parchment, relluin. AUem. : Pergament, Velinpapier. Esp. : Pergamino, vitela. Ital. : Cartapecora, pergamena.) Pean de mouton, de chèvre ou de veau préparée pour recevoir l'écriture. La dénomination de vélin s'applique aux plus beaux parchemins préparés avec des peaux de veaux, et particulièrement du ve^n mort-né (dit velot). De nos jours, l'usage du parchemin se restreint de plus en plus, surtout en France. En Angleterre, en Allemagne et dans d'autres pays, c'est encore sur parchemin qu'on écrit les diplômes, les brevets, etc. On se sert du vélin dans l'imagerie religieuse et pour la confection de certains livres de luxe, surtout des livres d'heures et missels enluminés à la plume on au pinceau. Quelques peintres, notamment les peintres en miniature, peignent sur parchemin ou sur vélin.
Le parchemin s'emploie de moins en moins pour la reliure, alors qu'il servait presque exclusivement aux livres classiques. C'est avec des parchemins forts ■qu'on garnit les tambours, caisses roulantes, grosses caisses et timbales.
Le nombre des fabricants de parchemin a diminué de plus en plus; c'est à « Issondun » (Indre) que s'en fabrique la plus grande quantité; les très Tares fabricants de Paris ne font que l'article de luxe.
Cette fabrication consiste dans une préparation à la chaux des peaux de mouton, de chèvre, de veau, ■et surtout, maintenant, de fleurs de montons sciés ■en tripes.
Les parchemins et vélins se distinguent en plusieurs sortes et qualités qui dépendent moins du mode de préparation que de l'espèce de peau employée. Les plus beaux vélins sont fournis par les peaux blanches: viennent ensuite ceux qui ont été faits avec des peaux blanches et noires. .\pW»s la mise en chaux, les peaux doivent être soigneusement vidées de chaux, puis tendues sur une herse ou cadre de bois, où elles sont maintenues au moyen de brochettes et de chevilles; elles sont écharnées avec un fer nommé «pistolet», puis édossées, c'est-àdire frottées avec le dos d'un couteau, et séchées à l'ombre; pour faciliter la sèche, on les saupoudre ■de chaux éteinte ou de terre à foulon.
On procède ensuite an ponçage sur chair, puis an raturage,qui est un grattage au moyen d'un fer spécial appelé « fer à raturer », qui enlève les taches super- .ficielles, les fortes inégalités, la graisse des deux •côtés du parchemin. Le ponçage sur fleur, qui vient ■près, doit être fait avec beaucoup de soin.
Il ne reste plus qn'à procéder à l'apprêt, ce qni se
lit en passant sur le côté de la fleur une couche de gélatine de peau de gants avec de la colle d'amidon. On laisse sécher et on met en presse. Les trous sont rebouchés avec des mouches ou pièces, petits morceaux de parchemin découpés, un peu plus grands que le trou à cacher. On en a pare » les extrémités, c'est-à-dire qu'on les amincit en biseau ;
on pare également les bords du trou ; finalement on réunit les biseaux avec de l'eau gommée, on fait sécher, on ponce la surface pour l'égaliser et on y passe un pen d'apprêt.
Le parchemin doit être fin, résistant, exempt de trous et de taches, d'épaisseur partont égale, bien lisse et bien blanc. G. Petitpgnt.
P.VRÈRE. Avis donné par des négociants autorisés ou par une Chambre de commerce sur l'existence d'un usage commercial qu'un plaideur invoque en justice et que son adversaire conteste.
PARFUMERIE et Parfcms. \ l'origine les parfums consistaient presque exclusivement en résines odorantes, qui ne développaient leur arôme que par combustion. Plus tard, chez les Romains, on fit des macérations de ces mêmes corps, et alors on procéda par aspersion : les eaux parfumées sont de cette époque; mais les parfums tels que nous les employons aujourd'hui ne datent guère que de la Renaissance, et à ce moment on abusa tellement de ces produits, que les rois crurent devoir à plusieurs reprises en réglementer la vente. Au XVIII' siècle la parfumerie était très à la mode ; les grandes dames ont recouru aux talents des bijoutiers et orfèvres; elles ont mis à contribution les manufactures royales de Sèvres, Saint-Cloud, Chantilly, Mennecy, de Saxe, etc. Les flacons, boîtes, sachets qni servaient à contenir les parfums, pommades, onguents sont de petits chefs-d'œuvre qui prouvent bien le prix qu'on attachait alors aux produits de la parfumerie.
Depuis lors, la parfumerie s'est démocratisée; les plus riches comme les plus pauvres en usent, et elle fait pour ainsi dire partie de l'hygiène. L'extension de cette industrie et les prix modiques auxquels on en vend les produits l'ont mise à la portée de tons les consommateurs.
L'nsage de la parfumerie est en raison même dn degré de civilisation des peuples. Dès que la civilisation pénètre dans un pays sauvage, en même temps que les verroteries et la bijouterie fausse, on y introduit la parfumerie; puis, avec le progrès, le goût s'épure, et la parfumerie fine, c'est-à-dire la I parfumerie française, surtout la parfumerie parii sienne, prennentlaplacedes articles communs. Paris, I en effet, a toujours conservé la suprématie pour la i finesse de ses produits et le goût parfait de son emj hallage. Pendant la guerre de 1870 des fabriques étrangères avaient pris un certain essor; Paris, bloqué, manquait alors an marché du monde, mais il a repris bien vile sa place an premier rang.
Le chiffre d'affaires est difficile à préciser : beaucoup d'articles de parfumerie sortent de France sous la rubrique « Article de Paris », ce qui tend à fausser les statistiques des Douanes, qu'on trouvera néanmoins ci-dessous; elles ont, en effet, leur intérêt, sous le bénéfice de cette observation.
Les parfumeurs français ont étendu le champ de leur action : ils ont des comptoirs dans les deux Amériques, en Russie, en Allemagne, etc.; ils ont des voyageurs dans les pays d'Europe et d'Extrême- Orient; leurs produits sont répandus et appréciés dans le monde entier.
La parfumerie tire ses ressources : !• de quelques rares produits dn règne animal : ambre, musc, civette: i" du règne végétal, qu'elle met largement à contribution. Divers procédés d'extraction sont appliqués suivant les cas : parfois une simple distil-
PARFUMERIE
PARFUMERIE
lation, qui donne l'huile essentielle (voy. Essences DE Parfumerie) ; dans d'autres cas on a recours à des dissolvants appropriés : solides, comme les graisses et la paraffine; liquides, comme l'alcool, le sulfure de carbone et le chlorure de méthyle. D'ailleurs, la chimie progresse chaque jour et met à la disposition du parfumeur des corps de synthèse que la nature ne fournit que parcimonieusement ou même des produits entièrement inconnus dans le règne végétal.
Victor Klotz.
La Parfumerie dans les Alpes-Maritimes. — On traite annuellement dans les Alpes-Maritimes :
Prix moyen Kilog. du kilog.
Roses 2.000.000 0,03
Fleurs d'oranger 2.;)00.000 0,10
Jasmins 200.000 3,o0
Cassies 150. 000 4 »
Tubéreuses liiO.OOO 3 »
Violettes 200.000 4 »
Un plant de violette peut fournir 20 gr. de fleurs; un oranger, 10 kilog. Une coupeuse, en 4 heures, peut cueillir 20 kilog. de roses, 3 de jasmins, 6 de tubéreuses; dans une journée entière, 10 kilog. de violettes ou de fleurs d'oranger.
Pour produire un kilog. de néroli, il faut plus de 1.000 kilog. de fleurs d'oranger, soit approximativement 1.200.000 fleurs; pour 1 kilog. d'essence de roses, 16.000 kilog. de roses, ou o millions de fleurs.
On fabrique annuellement dans les Alpes-Maritimes oOO. 000 kilog. de pommades ou d'huiles parfumées, 4.000.000 de litres d'eaux aromatiques. La production de la parfumerie en matières premières, dans ce département, serait de plus de la millions de francs.
Les fabricants de Grasse emploient environ 200.000 kilog. de racines d'iris pour la fabrication des extraits d'odeur et la préparation des eaux de toilette. Ces racines, d'abord desséchées, sont ré-
duites par trituration en une poudre qui est ensuitedistillée ou mise à macérer dans l'alcool pur; infusion et essence entrent dans les eaux de toilette ou les extraits pour le mouchoir; la poudre tamisée est aussi employée directement pour le visage.
Grasse demande exclusivement à l'Italie les racines, d'iris nécessaires à sa consommation. Il n'existe en. France que deux localités où cette plante soit cultivée en vue de la production des rliizômes; ellessont toutes deux dans le département de l'Ain et l'arrondissement de Belley. Dans l'une d'elles, la commune de Corbenod, cette culture est pratiquée industriellement depuis 1835; la récolte moyenne annuelle est de 15.000 kilog. de racines sèches, vendues de 120 à 140 fr. les 100 kilog., suivant lescours.
Statistique. — Il y avait, d'après les statistiques du recensement des industries et professions en 1896 : 1° A Paris, 63 chefs de fabrique de parfumerie, dont 11 femmes, avec 428 ouvriers et employés des deux sexes; de ces 63 établissements, 28 comptaient de 1 à 4 employés et ouvriers, 12 de 5 à 10, 3 de 11 à 20, 4 de 21 à 50, 1 de ijl à 100; il y avait, en outre, 280 marchands de parfumerie, dont 22 femmes, 2.596 employés et ouvriers des deux sexes (les hommes en grande majorité) ; de ces 280 établissements, 93 comptaient de 1 à 4 employés et ouvriers, 21 de 5 à 10, 5 de 11 à 20, 2 de 21 à oO, 1 de 51 à 100.— 2° Dans la banlieue de Paris, 47 chefs de fabrique de parfumerie, dont 10 femmes, avec 2.303 employés et ouvriers (les 2/3 femmes); de ces 47 établissements, 17 comptaient de 1 à 4 employés et ouvriers, 8 de 5 à 10, 10 de 11 à 20, 9 de 21 à 50, 3 de 51 à 100, 2 de 101 à 200, 3 de 201 à 500, 1 de 501 à 1.000.
COM.MEKCE EXTÉRIEUR DE LA FRANCE. — XOUS donnonS
ci-après, par période décennale et moyenne annuelle, les valeurs totales des import, et des export. (C. S.) des parfumeries pour les années 1867 à 1896, en faisant remarquer que jusqu'en 1891, à l'import., les savons (transparents ou non) figuraient sous une rubrique unique, tandis qu'à partir de 1892 on distingue entre les savons transparents et les autres; cette distinction n'est point faite en ce qui concerne l'export. Voici ce tableau, valeur en fr. :
Iniport.
Export.
Savons 1.950.578
Parfumeries autres :
Alcooliques ■,•.•.:•.::■.■.:■.:■.::::■.:::;:::;::::■.: li^oi \ is-^es.soo
Non alcooliques .
Import.
Export.
Iniport. Export
Les import, et export. (C. S.), en 1898 et 1899, ont donné les chiffres suivants, en kilog. pour les savons et les parfumeries non alcooliques, en litres pour les parfumeries alcooliques :
Savons transparents
— autres
Parfumeries autres :
Alcooliques
Non alcooliques
Imp. I Export.
Imp. I Export.
Prix E. V. D. pour les deux années : 1° à l'import.: du kilog. de savons, transparents ou autres, 2 fr. 70; du litre pour les parfumeries alcooliques, 5 fr. ; du kilog. pour les non alcooliques, 3 fr. 75.— 2° A l'export., respectivement : 3fr.,5fr.60et 4 fr. 25.
C'est d'xVngleterre que nous vient, pour les savons et parfumeries diverses, la plus grande partie de nos import. : 14.270 kilog. en 1898, 12.728 en 1899 de savons transparents, 30!000 et 50.200 de savons autres, 4.054 et 2.100 litres de parfumeries alcooliques, et 11.745 kilog. et 13.860 de non alcooliques. L'Allemagne et la Belgique nous ont
fourni à peu près tout le reste en 1898, en quantités à peu près égales : environ 3.000 kilog. chacune pour les savons transparents, 1.500 à 3.000 litres chacune pour les parfumeries alcooliques, 1.500 à 1.700 kilog. pour lesnon alcooliques; toutefois, pour les « savons autres » l'import. belge, presque égale à l'import. anglaise (28.000 kilog.)en 1898, a un peu baissé (26.379 kilog.) en 1899, alors quel'import. anglaise augmentait de 2/5 et que l'allemande se maintenait aux environs de 9.000 kilog. Il est à remarquer que, à part les « savons autres », la Belgique ne figure plus en 1899 que pour des chiffres insignifiants, tandis que l'Allemagne conserve à peu près ses positions. Nous fournissons principalement : 1° Les savons, à la Belgique (138.485 kilog. en 1898 et 139.221 en 1899), aux États-Unis (81.011 et 69.329), à la République Argentine (34.051 et 99.186), à l'Angleterre (55.179 et 84.134); aussi à l'Algérie (88.294 et 161.122) et à l'Indo-Chine française (47.807 et 41.389). — 2* Les parfumeries alcooliques, à l'Angleterre (184.688 lit. en 1898 et 237.738 en 1899), à la Belgique (101.051 et 165.412), à la République Argentine (84.145 et 115.037), à l'Allemagne (85.191 et 110.103); de même à l'Algérie (40.861 et 41.700).— 3° Les parfumeries non alcooliques, à l'Angleterre (269.012 kilog. en 1898 et 230.968 en 1899), à la Belgique (130.270 et 136.111), à
P.VRKU.MERIE
PARIS
l'Allemagne (84.317 et 1 10.330), aa.x États-Unis) 111.074 el 109.8.">7) ; notre export, en Algérie a été de 22.504 kilog. en I^s98et 21.fô8 en 1899; la Tunisie figure en 1899 pour 12,470 kilog. et nos autres colonies et protectorats pour 29.600. Les chiffres suivants donnent en milliers de fr., pour les années 1890 à 1899, la valeur de nos expert, de parfumerie, an commerce spécial :
innoes
Milliers de (r.
Années
Milliers de fr.
On voit qoe notre export, se maintient et même progresse lentement, malgré la concurrence récente de l'Allemagne et de l'Angleterre principalement.
Notre commerce français de la parfumerie aux Etats- Unis se défend bien, malgré les droits protecteurs et la concurrence de l' .Angleterre et de l'Allemagne, grâce aux efforts des agents que plnsiears maisons de Grasse et de Paris surtout entretiennent à New- York; nos savons de toilette élargissent même leur clientèle. Nous avons importé aux États-Unis, d'après les statistiques de ce pays: parfumeries diverses, 2.911.000 fr. en 1897,' 1.839.000 en 1S98, 2.183.000 en 1899; savons fins, 377.000, 402.000 et iiU.OOO respectivement.
Douanes. — Les savons antres que transparents payent a l'entrée en France : 12 fr. les 100 kilog. nets au T. G.. 8 f r. les 100 kilog. bruts an T. M. : les savons transparents : à base d'alcool ou de sucre, 60 fr. (y compris les taxes intérieures sur les matières ayant servi à leur préparation) les 100 kilog. nets an T. G., 40 fr. au T. .M. ; autres, 12 fr. T. G. les 100 kilog. nets, 8 fr. T. .M. les 100 kilog. bruts. Les parfumeries alcooliques payent 100 fr. (non compris la taxe intérieare) l'hectolitre d'alcool pur au T. G. et 80 fr. au T. .M. ; les parfumeries non alcooliques, 15 fr. an T. G., 12 fr. an T. M. les 100 kilog. nets.
CoMMERCK i.\TEnx.\TioNAL. — L' .Angleterre importe et exporte de la parfumerie et nous avons va qu'elle tient le premier rang parmi nos fournisseurs, comme parmi nos clients: voici les chiffres que nous donne, pour les années 1893 à 1899, VAnnual Statement of the Trade de 1899 (valeur en liv. st.) :
Parf. en général
— alcoolique
Savons transp..
iap. Eip.
lap. EI^
Iip. Esp
Iip. Eip.
lap. Eip.
Allemagne. — La fabrication berlinoise de parfumerie .s'est considérablement développée depuis 1890, bien que ses produits soient loin d'égaler ceux de France el d'Angleterre; elle donne lieu à une export, croissante en Russie, en .Autriche, en Italie. Il est assez diflBcile d'avoir des chiffres exacts sur ce commerce, parce que les statistiques ofiQeielles confondent souvent la parfumerie dans les produits chimiques ou pharmaceutiques.
Bulgarie. — La Bulgarie est un des principaux pays producteurs d'essence de roses ; elle en a exporté, en 1898, pour 3.430 kilog. à 780 fr. le kilog. en moyenne, soit an toUl pour 2.600.000 fr. environ. La France est pour cet article, après la Turquie, la meilleure cliente de la principauté. I>a répartition entre les différents pays acheteurs s'est faite, en 1898, de la manière suivante, en francs :
Tnrqoie 686.323 États-Unis 287.300
ft&ace 514.560 Russie 103.770
.Angleterre 526.940 Autriche-Hongrie. 19.000
Allemagne 339.000
Etats-Unis. — On annonce la constitution aux États- Unis d'une grande Société industrielle pour la culture des fleurs et la distillerie des parfums. Des capitalistes de New- York et de Chicago auraient acheté (1900) de vastes élendaes de terrain près de -Monrovia, dans la Californie; leur but serait de substituer la production indigène à l'import. étrangère, principalement française et allemande, qui représente une valeur annuelle de 8 à 9 millions de fr.
Egypte. — L.a France tient la tête des import, de parfumerie en Egypte; leur valeur a constamment progressé, depuis 1892, de 9.124 liv. èg. (de 23fr.92) à 14.733 en 1897 et 14.190 en 1898, d'après les statistiques de ce pays; pois viennent l'Angleterre (2.421 liv. ég. en 1892 et 2.884 en 1896), les possessions anglaises d'Extrême-Orient (2.420 en 1892 et 3.707 en 1897, senlement 514 en 1898), les États-Unis (2.047 en 1892,822 en 1897 et senlement 121 en 1898). enfin l'Allemagne (1.340 en 1892 et 2.879 en 1898); l'Autriche-Hongrie, qni a développé son import, de 1892 à 1897 (2.534). baisse en 1898 à 1.133liv. ég.
L'.Angleterre expédie surtout des eaux de Cologne, des teintures, des régénérateurs pour les cheveux, des extraits ; l'Allemagne, des eaux de Cologne et de lavande, des extraits et des produits dentifrices; les Étals-Unis, des régénérateurs ponr les cheveux et quelques extraits.
P.\R1.\X on Paros. Dérivé fosible de la faïence fine, produit translucide qui a l'apparence dn marbre de Paros : de là son nom. On en fait des statuettes, des vases d'ornement, des pièces de surtonts de table, etc.; même des services à thé et à café, pour lesquels on le recouvre d'émail, ce qui en fait nne sorte de porcelaine transparente.
C'est vers 18^i5 que ce produit a paru d'abord en Angleterre, sortant des manufactures de porcelaine dn Staflordshire. On a fabriqué ensuite du parian à Creil et à Sarreguemines, et ce dernier établissement a créé des modèles très appréciés.
Commerce et Douanes. — Voy. Poterie, Porce-
lAINE.
P.\RIS. Capitale de la France et chef-lieu du département de la Seine; siège du Gouvernement. Sommaire : I. Topographie. Limites, étendue, population, climat, divisions administratives. — II. L'industrie et le commerce parisiens. — III. Halles et marchés, abattoirs, entrepôts. — IV. Ports de Paris. — V. Finances. Budget de la ville de Paris, Monnaie, grands établissements financiers. — VI. Institutions de prévoyance. — VII. Enseignement professionnel pour le commerce et l'industrie. — VIII. Eaux. Assainissement. Éclairage. — IX. Voies et moyens de communication.— X. Postes, télégraphes, téléphones.— XI. Conrs des changes et des monnaies.
I. Topographie. — Paris est situé sur les deux rives de la Seine, à 372 kil. en amont de son embouchure, par 48° oC 49* lat. X. (an Panthéon), 0» de long, ou 2' 20' 15' long. E. de Greenwich, à 340 kil. S.-E. de Londres, 260 kil. S.-O. de Bruxelles, 900 kil. S.-O. de Berlin, 2.200 kil. S.-O. de Saint-Pétersbourg, 2.290 kil. N.-O. de Constantinople, 1.035 kil. 0. de Vienne, 1.115 kil. N.-O. de Rome, 1.060 kil. N.-E. de Madrid.
Limites, étendue, climat. — La plus grande ville du monde après Londres et New- York agrandie, Paris occupe intra muros une superficie de 7.802 hectares'. Son périmètre est de 36 kil., sa longueur de 12 kil. et sa largeur de 9 kil. Son altitude varie entre 25 m. au niveau de la Seine et 129 m. snr la butte .Montmartre. Le climat est agréable et sain ; maximum 38' en 1874 et en 1900, minimum — 23» en 1879. La hauteur annuelle de pluie varie entre 342 et 665 millim.
Population.— Également la ville la plus peuplée de l'univers, après Londres et New- York, Paris s'accroît très rapidement. Voici les chiffres des dé-
1. Il est grandement qaestion (novembre 1900) de supprimer les fortifications nord-ouest de Paris, depuis la porte de Pantin jusqu'à la Seineà Auteuil, en y substituant ou non une grille d'octroi, et par suite en annexant ou non à Paris les communes de Saint- Ouen, CUchy, Levallois, Neuilly et Boulogne-sur-Seine. Une loi du 17 février 1898 a déjà consacré le principe de la désaSectation et de l'aliénation des fronts ouest et nord de l'enceinte.
PARIS
PARIS
Nouvelle enceinte
nombremeots depuis 1801, date du premier recensement :
Population dite « de droit »
Ancienne enceinte
On comptait, en 1891, 180.962 étrangers, dont 44.817 Belges, 26.863 Allemands, 24.786 Suisses, 21.123 Italiens, 13.137 Luxembourgeois, 12.727 Anglais, 9.284 Russes.
La natalité parisienne est plus faible encore que celle de la France. En 1897, il y a eu 61.147 naissances, dont 0.329 mort-nés, 23.833 mariages (3.277 avec contrat, 20.336 sans contrat) et 46.988 décès.
Divisions administratives. — Les 20 arrondissements de Paris sont subdivisés chacun eu 4 quartiers. Voici la liste des arrondissements : 1" Louvre, 2« Bourse, 3" Temple, 4^ Hôtel-de-Ville, 3« Panthéon, 6' Luxembourg,7oPalais-Bourbon,8'' Elysée, 9" Opéra, lO'Enclos-Saint-Laurent, ll'Popincourt, 12''Reuilly, 13^ Gobelins, 14« Observatoire, IS' Vaugirard, le'Passy, 17'Batignolle.s-Montceau,18° Butte Montmartre, 19" Buttes-Chaumont, 20» Ménilmontant^
II. L'Industrie ET LE Commerce parisiens. — lia été fait 4 enquêtes sur l'industrie et le commerce à Paris, la première de 1847 à 1830, les autres en 1860, 1872 et 1884.
La première enquête eut lieu sous la direction de la Chambre de commerce de Paris; la commission avait pour président M. Legentil, président de la Chambre de commerce, pour rapporteur M. Horace Say, secrétaire, pour délégués et pour rapporteurs adjoints, MM. Natalis Rondot et Léon Say. Le rapport de la Commission fut publié en 1831. L'enquête comprend tous les entrepreneurs travaillant pour leur compte. On recueillit 67.111 bulletins qui furent répartis entre 323 industries formant 13 groupes : l'alimentation; 2° bâtiment; 3° ameublement; 4° vêlement; 3° fils et tissus; 6° cuirs et peaux ; 7° carrosserie, sellerie, équipement militaire; 8° industries chimiques et céramiques; 9° travail des métaux, mécanique, quincaillerie; 10° travail des métaux précieux, orfèvrerie, bijouterie, joaillerie; 11° boissellerie, vannerie; 12° articles de Paris; 13" imprimerie, gravure, papeterie.
L'enquête de 1860 fut également faite par la Chambre de commerce, sur le plan de l'enquête de 1848. Elle fut dirigée par M. Moreno-Henriquès, sous la présidence de M. Henry Davillier. L'opération dura
1. Nous donnons ici, à titre de comparaison intéressante, des renseignements qui n'ont pas pu trouver place dans l'article Londres, sur la nouvelle organisation administrative de la capitule anglaise :
Aux termes d'une loi votée par la Chambre des Communes en 1900, Londres est maintenant divisé en 28 municipalités constituées sur une base uniforme, capables d'action collective, avec la coopération du Conseil général de Londres. L'élection de ces municipalités nouvelles a eu lieu le 1" novembre 1900. du moins celle des 253 assesseurs et 1.568 conseillers, qui élisent à leur tour le maire, de chacun des 28 borouglis. Chaque « Borough Council » compte 35 membres au moins, 70 au plus; ses attributions sont étendues et empiètent sur celles que possédait jusqu'alors le « London County Council », comme le droit d'expropriation pour cause d'utilité publique, l'inspection des crémeries, boulangeries, blanchisseries, .iteliers et magasins de toutes sortes. Le « Borough Council » peut reprendre les projets de rachat des services de l'éclairage par le gaz et la distribution des eaux, déjà élaborés par le County Council; l'éclairage électrique sera également de son ressort.
10 mois. Le rapport parut en 1864. Le nombre des bulletins s'éleva à 121.634, mais celui des groupes industriels fut réduit à 10.
Ces deux enquêtes ne comprennent pas les négociants,commissionnaireset marchands; elles portent seulement sur les professions appliquées à la transformation de la matière première et donnant lieu à un travail manuel.
Le nombre des établissements et le chiffre des affaires étaient les suivants, d'après l'enquête de 1860 :
Nombre Chiffre
des d'affaires Proportion
établisse- en d'ensemble
ments millions p. 100
1° Alimentation 29.069 1.087,9 32.29
2" Bâtiments 3.378 313,2 9.30
3' Ameublement 7.391 199,8 3,93
4° Fils et tissus 23.800 454,3 13,49
3° Vêlement 2.836 119,9 3,36
6" Acier, fer, cuivre, zinc. 3.440 163,8 4,87
7» Or, argent, platine... 3.199 183,3 3.43 8" Industrie chimique et
céramique 2.719 193,6 3.73
9° Imprimerie, gravure
et papeterie 2.739 94.1 2,79
10° Industries diverses :
Instruments de précision. 2.247 66,0 2,96
Peaux et cuirs 685 100,8 3,00
Carrosserie, sellerie,
équipements militaires. 1.738 93,8 2,78
Boissellerie 1.368 27,0 0,80
Articles de Paris 3.140 127,5 3,78
Industries non groupées. 9.402 141,1 4,19
Totaux 101.171 3.368,3 lOO.OO'
Les deux enquêtes de 1872 et 1884 sont beaucoup moins complètes que les deux premières.
Voici le tableau de la répartition de la population active de Paris, par grands groupes professionnels, d'après les recensements de 1866 et de 1896 ; il pourra donner lieu à d'intéressantes comparaisons :
Population active