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DÉSIGNATION DES GROUPES

Pèche, forêts et agriculture 6.008 4.063

Industries extractives 1.918 136

Industries de l'alimentation 21.061 31.449

Industries chimiques 7.312 10. .598

Papier, carton, caoutchouc 10.321 13.348

Industries du livre 11.049 31.198

Industries textiles, pailles, crins, etc. 20.271 29.044

Travail des étoffes, vêtement 166.439 247.527

Cuirs et peaux 41.088 42.628

Industries du bois 63.2(J8 61 .992

Travail des métaux et lapidaires 88.834 111.732

Taille des pierres, construction en

pierres 63.736 62.432

Travail des pierres et terres au feu.. 3.578 6.637

-Manutention et transports 38.891 78.103

Commerces divers 133.183 272.228

Spectacles, agences 7.555 11.529

Banques, assurances 7.099 22.967

Professions libérales 34.479 62.386

Soins personnels 4.941 7.967

Service domestique. . . ., 100.306 203.619

Services généraux de l'État, des communes 38.739 63.830

Industries exercées par l'Etat, les

communes 2.183 3.483

Industrie ou commerce mal désigné, manœuvres, journaliers (sans autre

indication) 10.339 78.511

Profession inconnue » 7.284

A Paris, les industries de luxe occupent le premier rang; les grandes usines sont en petit nombre. L'orfèvrerie, la bijouterie et les articles dits de Paris ont une réputation universelle.

On évalue à 2.300 environ le nombre des entreprises de tailleurs pour hommes; il y en a 7.000 de tailleurs pour femmes.

Les meubles (voy. ce mot) sont pour la plupart fabriqués dans de petits ateliers. Plusieurs fabriques

PARIS

PARIS

df maroquinerie One sont importantes, l'une d'entre elles ne compte pas moins de 800 ouvriers. Les chaussures viennent presque tontes des départements. La carrosserie, la sellerie, les maisons de produits chimiques et pharmaceutiques, la parfumerie maintiennent leur ancienne renommée. L'industrie de l'imprimerie, de la gravure, de la librairie, de la reliure et quelques maisons de papeterie donnent lieu à un grand mouvement d'affaires.

La population active totale s'élevait, d'après le recensement de 1896, à 1.473.092 personnes, soit 58 •/. de la population légale. La population industrielle représentait 52 "'a de la population active totale. Le groupe industriel le plus considérable est celui du vêtement, qui occupe près de 250.000 personnes. Dans l'ensemble, la proportion du sexe féminin est égale à 42% du total (86% dans le groupe (lu travail des étoffesi, et celui des employés et ouvriers sans emploi, à 4 '^^

Les grands établissements de plus de 500 employés et ouvriers se rencontrent dans les industries >aivantes : radinerie de sucre, fabrication de produits alimentaires, du gaz d'éclairage, entreprise de vidanges, imprimerie, dévidage de laine, confection de vêtements, couture, lingerie, pelleteries, chaussures, maroquinerie, construction mécanique, voitures publiques, bazars, magasins de nouveautés tels que le Louvre et le Bon Marché (voy. ces mots) et de vente par abonnement, banques.

Voici, suivant une autre classification que celle dn tableau précédent, les principales catégories de la population active en 1896 :

Taillears pour dames (couture) 96.006. marchands de vin an détail 31 .683, blanchissage de linge 31 .270, nouveautés, tissus 20. 13i, cuisiniers, maîtres d'hôtel 20.261, restaoranU, traiteurs 20.13i. fabr. de chaussures 20.127, fabr. de plumes et fleurs 17.454, entreprise de maçonnerie 15.192, fabr. de lingerie 15.064, banque 14.933, loueurs de voitures 14.033, fabr. d'ameublement 13.633, tailleurs d'habits 12.865, hôtels et auberges 12.689, épiciers 12.594, boulangers 11.347, bouchers au détail 11.207, modistes 11.122, menuiserie de bâtiment 10.628, peinture en bâtiment 10.368. On comptait 34.138 personnes dans les chemins de fer. 13.042 dans les postes et télégraphes, 123.252 domestiques, 31.049 concierges, 15.904 femmes de ménage, etc.

Le placement des ouvriers s'opère par les « grèves » (ou lieux de réunion où se fait l'embauchage), les bureaux de placement et la Bourse du Travail. Le nombre des grèves (on suspensions volontaires de travail) a été de 8 en 1890, 69 en 1893, 54 en 1895, etcelui des grévistes, respectivement, de 1.295, 12.554 et 5.770; en 1899, le département de la Seine a eu 14.140 grévistes. Au 1" juillet 1900, on comptait dans le département de la Seine 130 associations ouvrières de production et 103 Sociétés coopératives de consommation.

L'enquête de 1860a relevé 101.000 établissements, ^0.000 ouvriers et un chiffre d'affaires de 3 milliards 369.000.000defr. Depuis cette époque, il n'y a pas eu d'autre enquête donnant le mouvement commercial intérieur de Paris.

Les exportations sont passées de 310.304 qx m.

1. L'Office da Travail a opéré le recensement pour l'année 1899 des industries et des professions en France; voici la répartition, par grandes catégories, de la population active des deux sexes : âgricnlteurs 8.501.685, industriels 5.605.184, commerçants 2.286.428 professions libérales 339. 1T6, service personnel 52.094, domestiques 916.970, fonctionnaires 689.093. Soit 18.391.630 travailleurs des deux sexes sur 38.500.000 Français. Dans la population active, Im proportion des femmes est sensiblement de 1 pour 2 hommes, soit environ 6 millions de travailleoses.

en 1859, valant 280 millions de fr., à 1.501.214 qx m. en 1890, d'une valeur de 415.263.000 fr., et 1 million 198.387 qx m. en 1895, valant 399.790.000 fr.; elles représentent le cinquième des objets fabriqués en France. Le mouvement des échanges a été le suivant dans les deux dernières années :

Importations totales

Quint, met. Valeurs Quint, met. Valeon

en milliers en milliers

Exportations totales

Principales importations

es.

Qx pj. Val.

en milliers

Plumes de parure 4,6 29.501

Tissus, passementerie et rnbanerie de soie.. 3,5 19.732

— — — laine. 17,7 16.250

— — — coton. 16,8 15.748

Peaux préparées 25,1 15.078

Carton, papier, livres et gravures 68,2 14.117

Vins 471,9 12.459

-Machines et mécaniques 79,0 10.697

Outils et ouvrages en métaux, 52,2 10.152

Poteries, verres et cristaux 99,5 10.380

Ouvrages en peaax et pelleteries 5,9 9.453

Principales exportations

Tissus, passementerie et rubanerie de soie

et bourre de soie 11,1 68.568

Vêtements confectionnés et pièces de lingerie cousues 6,7 69.283

Modes et fleurs artificielles 17,6 56.781

Tissus, passementerie et rubanerie de laine. 29,8 35.207

Sucres raffinés 768,0 23.672

(îants de peau 2,9 19.394

Plumes de parure 3,3 13.502

Articles divers de l'industrie parisienne... 7,2 11.386

Carton, papier, livres et gravures 33,3 11.038

Outils et ouvrages en méUux 38,0 9.811

Peaux préparées 10,6 10.280

A la tête de la vie économique de Paris est la Chambre de commerce, installée dans son hôtel, place de la Bourse. Ses œuvres d'enseignement sont : l'Ecole des hautesétudes commerciales, l'Écolesupérieuredu commerce, toutes deux reconnues par l'État, l'École commerciale pour l'enseignement commercial du premier degré, les Cours commerciaux gratuits da soir pou r adultes hommes et femmes institués à l'École commerciale et à l'École supérieure de commerce, et la Bibliothèque commerciale. La Chambre de commerce administre : la manutention de la douane, chargée de reconnaître les colis à leur arrivée en douane; la condition des soies et des laines ; le laboratoire d'analyse et d'essai des papiers; la gare d'eau d'Ivry, inaugurée le 22 octobre 1899; le banc d'épreuves des armes à feu. Elle a, en outre, l'administration légale de la Bourse de Commerce. L'Office national du Commerce extérieur, institué en 1898 par la Chambre de commerce, met à la disposition du public les renseignements commerciaux qu'il centralise.

Paris possède plusieurs Chambres de commerce étrangères : britannique (boulevard des Italiens, 25), fondée en 1872; italienne (boulevard de la .Madeleine, 17), fondée en 1886; austro-hongroise (rue Richer, 54), fondée en 1888; belge (me de l'.Arcade, 40), fondée en 1890 : américaine (rue Scribe, 3), fondée en 1894; la Chambre de commerce russe (10, rue de la Paix), fondée en 1900.

Le Tribunal de commerce de la Seine comprend un président, 21 juges titulaires et 21 juges suppléants. Il a été saisi, en 1899, de 54.215 affaires,

PARIS

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dont 28.918 ont été jugées par défaut et 3.o74 conciliées; 159 liquidations judiciaires ont été déclarées, surtout dans l'alimentation (49), l'habillement et la toilette (27), les commerces de luxe (9), l'ameublement (12), les transports et commissionnaires (10), les métaux (5), le bâtiment (8); et 1.382 faillites, savoir : alimentation 584, habillement et toilette 368, transports et commissionnaires 76, ameublement 62, bâtiment 16, luxe 88, bois et charbons 28, aubergistes et logeurs 24, métaux 46, cuirs et peaux 45.

Il a été déposé dans la même année 2.388 actes de constitution de Sociétés, dont 1.221 en nom collectif, 681 en commandite simple, 22 en commandite par actions, 434 anonymes. Les apports sociaux ont été de 898.882.000 fr. : 623.221.000 fr. dans les sociétés en. commandite par actions, 275.661.000 fr. dans les sociétés en nom collectif ou en commandite simple. 4.410 marques de fabrique ont été déposées au greffe du Tribunal de commerce, dont 637 étrangères. Il existe un conseil de prud'hommes pour chacune des industries suivantes : bâtiment, métaux, tissus, produits chimiques. Le bureau particulier de ces conseils a examiné, en 1897, 24.758 affaires, dont 15.435 pour salaires et 4.510 pour congés; en 1899, 24 573 affaires, savoir: 10.848 pour le bâtiment, dont 8.447 pour salaires, 6.420 pour les produits chimiques, 4.074 pour les tissus, 3.931 pour les métaux. (Voy. Prud'hommes.)

La statistique des syndicats s'établit comme suit pour le département de la Seine :

1897 Nombre DE 1898 Syndicats syndicats syndiqués syndicats syndiqués

Patronaux 433

Ouvriers 424

Mixtes 28

Agricoles 14

Totaux 919

Union

de syndicats

Patronaux...

Ouvriers

Mixtes

Agricoles

Totaux

Bourses du travail.

NOMBUE

l'Union

Les principaux groupes syndicaux sont nationale, l'Alliance syndicale du commerce et de l'industrie, le Syndicat général, le Comité de l'alimentation parisienne, le Cercle de la librairie.

La Bourse de commerce a été inaugurée en 1889. Son élément le plus actif, le Syndicat général, se compose des syndicats pour le commerce des alcools, pour le commerce des blés, seigles et avoines, pour le commerce des farines 12 marques, pour le commerce des huiles et pour le commerce des sucres. Les achats et ventes qui n'ont pas lieu au comptant se font sur «filières». (Voy. au mot Bourse de Commerce.)

1.144 permissions de bâtir ont été délivrées en 1897. Les dépenses de construction ont atteint, en 1882, le chiffre de 454 millions de fr. ; elles varient, depuis 1889, de 200 à 260 millions. Le nombre des locaux d'habitation était, en 1897, de 877.901, d'une valeur locative de 517.594.000 fr., dont 44.227 locaux vacants, d'une valeur locative de 36.405.000 fr.

La valeur vénale des maisons et usines dépasse 11 milliards.

III. Halles et Marchés, Abattoirs, Entrepots. — Cesl an cœur de Paris, aux Halles (voy. ce mot), dites Halles centrales, qu'arrivent et se distribuent

la majeure partie des approvisionnements de la ca pitale. Le marché du blé se tient à la Bourse de commerce (voy. Grains) et rue de Viarmes; celni de la farine (voy. ce mot), au Cercle commercial du Louvre. Il y a plusieurs marchés aux fleurs (voy. Fleurs naturelles) et deux marchés aux oiseaux, le dimanche, sur la place du Marché aux fleurs et boulevard Raspail. Le marché aux chevaux (voy. Bétail, Haras), installé à l'angle des boulevards de l'Hôpital et Saint-Marcel, a reçu, en 1899, 39.502 chevaux, 1.559 ânes, 96 boucs et chèvres, 1.833 voitures à bras, 3.025 voitures à deux roues et 2.418 voitures à quatre roues, 16.359 chiens et 316 bicyclettes. Le marché du Temple est réservé à la friperie et celui des Carmes aux vieux linges. L'approvisionnement des quartiers se fait au moyen de marchés couverts ou découverts et de marchands ambulants ou des quatre saisons.

Les principales consommations de Paris sont :

La viande de boucherie (163.771.000 kilog. en 1899), la viande de porc (27.230.000), la volaille et le gibier (29millions 739.000), les œufs (27.242.000 kilog. ou 544.838.000 œufs), le beurre (22.060.000 kilog.), le poisson (38.441 .000), le sel gris ou blanc (19.171.000), les huîtres (9.412.000), le fromage sec (7.404.000), la viande de cheval (5.931.000), la charcuterie (2.865.000), le vin (5.200.000 hectol.), la bière (263.000), l'alcool (132.000), le cidre (94.000). Il est entré à Paris, la même année, 1.677.144 quintaux de blé, 2.262.000 de farine, 55.000 de seigle, 1.368.000 d'épicerie, 2.096.000 de sucre, 564.000 de pommes de terre, 239.713.000 litres de lait.

Le prix du pain a varié, en 1899, entre 0 fr. 58 et Ofr. 75 les 2 kilog. ; celui de la viande a fléchi de 1 fr. 51 en 1897 à 1 fr. 47 en 1898 et 1 fr. 38 en 1899.

Voici, pour 1900, les prévisions des besoins pharmaceutiques de l'Assistance publique de Paris :

24.000 kilog. de graines de lin, 60.000 de fécules de pommes de terre, 40.000 de réglisse, 4.300 de tilleul, 3.600 de chiendent, 3.600 de guimauve, 1.600 de gentiane, 1.600 de queues de cerises, 18.000 d'huile de foie de morue, 16.000 de vaseline, 60.000 de glycérine, 12.000 d'acide borique, 1.600 de sublimé, 10.000 d'acide phénique, 24.000 litres d'eau-de-vie camphrée, 1.600 kilog. de chloroforme, 1.400 d'éther, 80 de bromure d'éthyle, 12 de cocaïne, 1.800 d'huile de ricin, 3.000 de magnésie, 1.600 de sulfate de soude, 60 de séné, 30 d'ipéca, 10 de racine de fougère mâle, 5 de semen-contra, 200 de kola, etc.

Le marché aux bestiaux de la Villette (voy. Abattoirs) est quotidien; les deux jours de grand marché sont : le lundi pour les moutons, le jeudi pour les bœufs et les porcs. Les introductions ont été les suivantes dans les deux dernières années :

Gros bétail 331.417 334.315

Veaux 173.942 180.719

Moutons 1.906.879 1.933.409

Porcs 317.681 464.233

Deux foires se tiennent annuellement à Paris : la foire aux jambons, à la fin de mars; la foire aux pains d'épices, pendant tout le mois d'avril. Il y a deux grands entrepôts pour les liquides : la Halle aux Vins et l'entrepôt de Bercy. (Voy. Bercy.)

IV. Ports de Paris. — Paris est le premier port de France. En 1898, il a pré.senté un mouvement de 9.164.825 T., transportées par 46.457 bateaux de tous types, depuis la simple barque jusqu'au grand chaland. En 1888, le poids des chargements n'était encore, pour Paris, que de 5.324.000 T., et en 1897 il atteignait 7 millions 923.795 T.

En 1899, le mouvement de la navigation a été le suivant :

PARIS

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Tonnage total Poids en T. des

au iiiaxiniuni marchandises

d'enfoncement transportées

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