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Expéditions

Arrivages

Transit

Totan-T 38.058 ll.lU7.i77 8.711.254

Les oxpéditions ont lieu surtont à la remonte (2.0t3.1GOT.), ainsi que le transit (1.099 014); les arrivages se font principalement à la descente (2.928.;>t2T.).

Le port de Paris est surtout un port de débarqnement, les arrivages y étant beaucoup plus nombreux et plus importants que les expéditions. Dans le mouvement de 1898, les arrivages figurent pour 5.280.788 T., soit o8 '/„ da total. Les expéditions ne représentent que 20 Vc, le transit 13 Vo et le trafic local 7 V«. Les combustibles minéraux, les matériaux de construction et les produitsagricoles forment la partie principale des import.

Le port do Paris, en y comprenant, outre la Seine, les canaux Saint-Martin et Saint-Denis et la partie du canal de l'Ourcq terminée par les bassins de la Villetle, a une longueur de plus de 25 kil. La Seine compte 9 bas-ports sur la rive gauche et 12 sur la rive droite. L'nn d'eux, le port Saint-Nicolas, situé sur la rive droite de la Seine, de part et d'autre du pont des Saints-Pères, est surtout en relation avec l'Angleterre. On évalue à 1.500.000 T. le mouvement annuel des échanges entre Paris et Londres; depuis l'approfondissement de la Seine (qui assure du Havre à Paris un tirant d'eau minimum de 3 m. 20;, des bateaux anglais faisaient un service direct entre Paris et Londres, Paris et Liverpool; une Société, dite Compagnie maritime de la Seine, les a remplacés en 1900. Son matériel flottant se compose de o cargo-boa ts à deux hélices, portant bOO T. en lourd, avec des machines de 600 chevaux. Le quai d'embarquoment est à Paris, au port Saint-Nicolas, à Londres à proximité de London-Bridge. Quatre bateaux doivent faire chacun deux voyages aller et retour par mois, le cinquième servant de réserve. Le parcours de Paris à Londres par eau est de 398 milles €t s'effectue normalement en 72 heures; le transport par chemin de fer en petite vitesse est actuellement ée 6 jours. Deux autres Compagnies de navigation ont leur tète de ligne au port Saint-Nicolas : la «Fluviale » et « Havre- Paris-Lyon »; elles effectuent les transports sur des chalands jusqu'à Rouen ou au Havre, où se font les transbordements.

Le port Saint-Nicolas a reçu, en 1898, ^.420 T. de produits étrangers et exporté 11.900 T. de marchandises, dont 6.211 T. de sucres ralHnés. Le prix moyen du fret entre Paris et Londres est d'environ 13 fr. la T. pour les sucres et lo fr. pour les autres marchandises.

Voici le mouvement des canaux parisiens dans les trois dernières années :

Descente Remonte

Canal de l'Ourcq Tonnes Tonnes

Canal Saint-Denis

Canal Saint-Martin

lî»" 404.521 788.337

Le trafic total des bassins de la Villette a été, en 1899, de 1.721.:k)3T.

V. FiN.\NCF.s : Budget de la ville de Paris, Monnaie, Tabacn, Allumetles, grands Établissements financiers. — Les budgets de la ville de Paris se sont établis comme suit depuis 1873 (en milliers de fr.) : Recettes

Extraordinaires sur frais sur fonds Années Ordinaires généraux siiéciaux Tot.nles

1898 (prévisions)

Dépenses

Extraordinaires

sur frais sur fonds

Années Ordinaires généraux spéciaux Totales

1898 (prévisions) 297.515 2.287 61.786 361.589

1900 — 320.515 2.202 6.200 328.918 Les principales recettes ordinaires viennent de

l'octroi 118.371.000 fr. en 1873, 137.810.000 fr. en 1899'; au premier rang des dépenses ordinaires figure la dette, pour 89.370.000 fr. en 1873, 112.711. 000 fr. en 1897. La dette s'est élevée de 4.391 .000.000 de fr. en 1876 à 4.839.000.000 an 1" janvier 1900, et à 3 milliards 4.000.000 fr. avec l'emprunt spécial dn Chemin de fer Métropolitain (163 millions).

La valeur du domaine permanent de la ville de Paris, qui était en 1877 de 1.061.000.000 fr., atteignait en 1898 le chiffre de 2.437.000.000 fr., dont 268.000.000 pour les établissements d'instruction publique, 221.000.000 pour les églises, temples, etc., 119.000.000 pour les halles et marchés, 82.000.000 pour les cimetières, 70.000.000 pour les entrepôts du quai Saint-Bernard, de Bercy et des Douanes, 30.000.000 pour les réservoirs et les usines élévatoires, 47.000 000 pour les mairies et même valeur pour les magasins delà ville, 44.000.000 pour les abattoirs, 41.000.000 pour les casernes, 36.000 000 pour l'Hôtel de Ville et ses annexes, 34.000.000 pour les canaux et les dérivations d'eaux de source, 17.000.000 pour les bibliothèques et musées.

Pour l'Hôtel des Monnaies, les manufactures de tabacs et d'allumettes, voy. Allumettes, Monnaie, Tabacs.

I^s plus grands établissements financiers sont: la Caisse des Dépôts et Consignations, institution de l'Etat ; la Banque de France, le Crédit Foncier de France, dont le gouverneur est nommé par l'État; leCrédit Lyonnais, le Comptoir national d'Escompte, la Société Générale pour encourager le développement du commerce et de l'industrie en France, la Société Générale de crédit industriel et commercial. (Voy. ces mots.) Il existe en outre un très grand nombre d'établissements de banque. Le nombre des agents de change est de 70. La Bourse des effets publics est installée dans un palais appartenant à la ville de Paris. Les opérations de la Chambre de Compensation des banquiers de Paris, qui fonctionne d'après les mêmes principes que les Clearing-

1. Le 1" janvier 1901, les droits d'octroi sur les boissons dites hygiéniques devaient être supprimés, aux termes de la loi da 29 juin 1899. (Voy. Octrois.)

PARIS

PARIS

Houses anglais et américains, se sont élevées de 1.602.000.000 de fr. en 1872-73, date de la création de cette Chambre, à 4.084.000.000 de fr. en 1880-81, à 6.003.000 000 de fr. en 1890-91 et à 9.567.000.000 fr. en 1898-99. (Voy. Cle.\ring-Hocse.)

VI. Institutions de prévoyance. — Les principales sont la Caisse nationale d'épargne ou Caisse d'épargne postale, la Caisse d'épargne de Paris (voy. Caisse d'épargne), les Sociétés de secours mutuels, les syndicats professionnels, la Caisse nationale des retraites pour la vieillesse (voy. Caisses d'assurances), les Compagnies d'assurances (voy. Assurances), le Mont-de-Piété (voy. ce mot).

VII. Enseignement professionnel pour le Commerce ET l'Industrie. — L'enseignement primaire supérieur est donné dans six écoles : 4 pour les garçons (écoles Turgot, Colbert, Lavoisier et Jean- Baptiste Say), 2 pour les jeunes filles (Écoles Sophie- Germain et Edgard-Quinet). Les écoles professionnelles proprement dites sont: 1" pour les garçons : l'école Diderot pour les ouvriers des différents corps de métiers; les Écoles Germain-Pilon et Bernard- Palissy ayant pour objet l'application des beauxarts à l'industrie; l'École de physique et de chimie industrielles, l'École BouUe pour les ouvriers de l'ameublement, l'École Estienne qui forme des ouvriers pour les industries du livre, l'École Dorian divisée en 4 ateliers : de mécanique, de tournage, de forge, de menuiserie; 2° pour les filles : les écoles des rues Fondary, Bouret, de la Tombe-Issoire, de Poitou, Ganneron et Bossuet. L'École pratique des langues vivantes, fondée en 1893, reçoit des élèves des deux sexes. Comme annexes de ces écoles, la ville de Paris entretient, pour les adultes et les apprentis, des cours professionnels du soir, parmi lesquels des cours d'enseignement commercial au nombre de 16 pour les femmes et les jeunes filles et 19 pour les adultes hommes. Au Collège municipal Chaptal, l'enseignement comporte 4 degrés : enseignement primaire élémentaire, supérieur, classique moderne et cours préparatoires aux grandes écoles scientifiques : École normale (sciences), École polytechnique. École centrale (voy. ce mot). École des mines. L'enseignement technique supérieur est en outre donné à l'École nationale des Ponts et Chaussées, à l'École des mines, au Conservatoire des Arts et Métiers (voy. Arts et Métiers), à l'École professionnelle supérieure de Télégraphie, à l'École des Hautes- Études commerciales, à l'École supérieure de commerce de Paris. (Voy. Enseignement technique.)

VIII. Eaux, Assainissement, Éclairage. — Le Service municipal est chargé de la distribution des eaux d'alimentation et de l'évacuation des eaux souillées. (Voy. Égouts.)

Il dispose à cet effet d'un outillage comprenant : 1° pour les eaux d'alimentation : 7 dérivations, dont 5 très importantes, 25 usines élévatoires de plus de 6.000 chevaux, 21 réservoirs d'une capacité supérieure à 800.000 m. cubes, 2 réseaux complets de conduites publiques d'une longueur totale de près de 2.600 kil., avec 26.000 appareils divers et 90.000 prises pour abonnements; 2° pour les eaux usées : un réseau d'égonts unique de près de 1.100 kil. de développement, composé exclusivement de galeries accessibles en maçonnerie, dont 78 kil. de collecteurs, avec 3 usines élé vatoires, 3.200 réservoirs de chasse, 3.500 bouches, 20.000 regards, 50.000 égouts particuliers, 500 kil. de branchement ; 3' pour l'épuration agricole de l'efllux urbain : un émissaire et des conduits capables d'écouler 1.000.000 de m. cubes par 24 heures, 3 usines élévatoires de 5.000 chevaux de force totale, 4 champs d'épuration municipaux de plus

de 1 .600 hectares de superficie. Le tout représente un total de quelque 480 millions. 300 millions pour les eaux et 180 pour l'assainissement. Le service privé dispose quotidiennement des quantités d'eau suivantes : aqueduc des .sources de la Dhuis 20.000 m. cubes, de la Vanne 120.000, de l'A vre 100.000, du Loing et du Lu nain 50.000 : total 290.000 m. cubes. Pour le service public, l'ensemble des installations peut fournir : eau amenée par le canal de l'Ourcq 150.000 m. cubes, eau de Seine élevée par machines à vapeur 260.000, eau de Marne élevée par machines hydrauliques et à vapeur 120.000, puits artésiens et anciens aqueducs 7.000: total 537.000 m. cubes. La consommation se tient pendant la plus grande partie de l'année au-dessous des quantités disponibles. Kn 1899, le maximum de consommation s'est produit le 20 juillet avec un volume de 738.000 m. cubes, soit 295 litres par habitant, dont 100 d'eau de source ; le minimum a eu lieu le 17 décembre : 179 litres par tête, dont 74 d'eau de source.

Une loi du 10 juillet 1894 rend obligatoire l'écoulement direct des vidanges à l'égout. Au 1" janvier 1903, 57.000 maisons de Paris devraient être desservies par ce nouveau système; mais on ne croit pas qu'à pareille date ce résultat puisse être obtenu. Le nombre des immeubles modifiés était de : 5.444 au 1" janvier 1895 12.475 au 1" janvier 1898 7.291 — 1896 14.445 — 1899

La canalisation générale pour l'éclairage au gaz, qui était à Paris de 1.466.190 m. en 1889, atteignait 1.605.014 m. en 1899 et 1.620.766 au 1" janvier 1900. La quantité de gaz consommée par l'éclairage public et l'éclairage privé a été : en 1889, de 297 millions de m. cubes, dont 45.628.927 par la ville de Paris, et en 1899 de 303 millions, dont 43.664.716 par la ville de Paris. Le nombre des abonnés, de 224.199 en 1889, s'est élevé à 425.776 en 1899; celui des colonnes montantes, dans le même temps, de 28.070 à 48.200. Le nombre des becs en service dans les édifices purement municipaux est de : 24.302 becs papillons, 32.140 avec cheminée ou globe, 536 intensifs, 1.126 à incandescence, soit au total 58.104, non compris 86.171 becs de rampe et motifs d'illumination. (Voy. Éclairage, Gaz.)

Quant à l'éclairage électrique, essayé d'abord en 1882 au parc Monceau et aux Buttes-Chaumont, on ne comptait encore en 1889 que 66 foyers sur la voie publique; il y en avait 983 en 1899. Au 1" janvier 1898, il y avait dans les établissements municipaux 586 lampes à arc et 12.022 lampes à incandescence, comportant une dépense de 733.792 fr. contre 24.997 en 1889. (Voy. Éclairage : Éclairage électrique.)

La valeur du matériel d'éclairage installé sur la voie publique au 1" janvier 1900 (candélabres et lanternes) s'élève à 9 millions, et la puissance lumineuse totale, pour 16.147.147 m. carrés de voies publiques, est de 145.117 carcels, soit 0,0089 carcel par m. carré de surface éclairée. En 1821, la surface des voies publiques nedépassait pas 6.430.000m. carrés, et la fraction de carcel par mètre, 0,0014.

IX. Voies et Moyens de communication. — Oa compte à Paris plus de 3.200 rues, boulevards, etc. La longueur des voies publiques est de 977 kil., dont 260 de voies plantées. La nature et la superficie des chaussées étaient les suivantes au 1" janvier 1900, en mètres carrés et chiffres ronds :

Mètres carrés

Pavées en pierre 6.000.000

Empierrées ou macadamisées 1.300.000

Asphaltées 400.000

Pavées en bois (début en 1883) 1.200.000

En terre nue 30.000

Total 8.930.000

PARIS

PARIS

Les transports sont assurés par les voitures pnhliques, les omnibus et tramways, le chemin de fer Métropolitain électrique, les chemins de fer et les bateaux parisiens. (Voy. Bateaux-Omnibus, Chemins DE FER, Omnibus, etc.) On comptait 12i.6i2 chevaux en 1897. Le nombre des voitures de place et de remise est de près de 10.000. Les principales Compagnies sont : la Compagnie générale des voitures, possédant 3.200 voitures environ et 12.000 chevaux; l'Urbaine, 1.7o0 voitures; r.\beille, 190; Paul, 170; Rabier frères, 150; Camille et C", 140. Les omnibus et une partie des tramways de Paris appartiennent à la Compagnie générale des omnibus; l'administration municipale a institué, en sa faveur, un monopole qui expirera en 1910. La ligne la plus fréquentée est celle de Madeleine-Bastille. Elle a transporté en 1899 14.296.000 voyageurs ; puis vient Clichy-Odéon, avec 8.^4.000. Toutes deux sont desservies par des voitures à 40 places. Dans leur ensemble, les omnibus ont transporté nn total de 146 millions 363.000 voyageurs en 1899. A ces chiffres, il faut ajouter ceux concernant les voitures-tramways, qui ont eu 97.450.000voyagenrs; ceux des voiturestramways à traction mécanique, qui en ont eu 36 millions 692.000; soit un total de 280.505.000 unités, représentant le mouvement des voyageurs sur les diverses lignes de la Compagnie générale des Omnibus. En 1898, le nombre des vovagenrs s'était élevé à 266.257.056.

Les principales autres Compagnies de tramways sont : la Compagnie des Tramways de Paris et du département de la Seine, la Compagnie générale pa-

risienne de tramways (28.280.000 voyageurs en 1897,. 28.788.000 en 1898, 26.964.000 en 1899), les Compagnies des tramways de l'Est Parisien, du Tramway de Paris à Saint-Germain, du chemin de fer sur route de Paris à Arpajou, la Société du funiculaire de Belleville.

Le chemin de fer Métropolitain de Paris a été inauguré en juillet 1900. Les deux premiers tronçons actuellement en exploitation (novembre 1900) vont de la Porte .Maillot à la Porte de Vincennes, et de la place de l'Étoile au Trocadéro. La concessioDcomporte environ 80kil. à double voie; elle comprend une ligne circulaire le long des anciens boulevards extérieurs (11 kil. de l'Étoile à la place de la Nation), quatre grandes transversales et quatre lignes de raccordement. La traction se fera à l'électricité surtout le réseau. La ville de Paris s'est réservé le droit de racheter la concession sept ans après l'achèvement des travaux. Du 19 juillet (date de l'ouverture) au 31 octobre 1900, le nombre des voyageurs a été d'environ 13.000.000, soit une moyenne quotidienne de plus de 100.000 voyageurs (celle du Métropolitain de Londres est de 85.000). Des carnets de 10 billets sont mis à la disposition du public ^

Un chemin de fer de Ceinture fait le tour de Paris en suivant la ligne des fortiGcations; sa longueur est de 35 kil. 11 est exploité en commun entre les Compagnies de l'Est, du Nord, d'Orléans, de Paris- Lyon-Méditerranée et de l'Ouest. Toutes les grandes- Compagnies de chemins de fer, à l'exceptiou de celle du Midi, ont leur gare terminus à Paris.

Voici le mouvement des gares en 1899 :

COMPAGNIK-S

Ém J Montparnasse.

( VaajrirarJ

Gare du N'ord

Chapelle ,

(transit).

p,. ( Gare de l'Est

( — de la Bastille.

k Sain t- Lazare : banlieue

Ouest }., - grandes lignes...

i Montparnasse: banlieue

' — grandes lignes..

Orléans [ Gare dOrl^ans

t Ldgne de sceaux

l Gare de Lyon

Paris-Lyon-Méditer. . . < Bercy

f — Ceinture

Syndicat du chemin de J Service local

1er de Ceinture ( Transit

Voyageurs

Départ 10.018.674

Départ 7.313.531 7.5}i*5.4tXi 19.824.0** 2.910.T82 2.355.8i^ô 858.577 2.561.01< 2.488.95:<

Départ 3.360.701

.\rriTée 7.23b.939 7 . 547 . 244 19!536!Ô74

Marchaxdise-S (Tonnes) -»

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