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ESTAMPAGE

ESTAMPES ET GRAVURES

En fer C. G. C. S.

En acier C. G. C. S.

Notre import, vient presque tout entière de Belgique pour les essieux en fer, d'.Vllemagne (2/3) et de Belgique .(2/7) pour les essieux en acier.

Nous exportons nos essieux en fer par parties à peu près égales (1/5) en Suisse, en Italie, en Algérie; le reste dans les autres colonies et pays étrangers. Nos essieux en acier vont pour les 2/5 en Belgique et pour un quart dans nos colonies d'Algérie et d'Indo-Chine.

Doua/tes. — Les essieux et bandages en fer bruts de forge ou acier non trempant sont taxés, par 100 kgr. B., à Gfr. T. G., ÎJ fr. T. .M. (catégorie des «Fers élirés en barres, fers d'angles et à T »). — Les essieux et bandages de roues en acier trempant payent, par 100 kgr. B. : 10 fr. T. G., 8 fr. T. M.

Les essieux et bandages de roues, alésés, tournés, limés ou polis pour wagons, wagonnets et tramways suivent le régime des « Ferrures de voitures, etc. », soit : 15 fr. T. G. les 100 kgr. N. et 10 fr. T. AI. les 100 kgr. B. — Les essieux et bandages ayant reçu la même main-d'œuvre, pour roues de locomotives, rentrent dans la classe des « Pièces détacbées de machines en fer ou en acier » et payent, parlOOkgr. N., en fonte : an-dessus de 1.000 kgr., ISfr. T. G., 12 fr. T. M. ; de 200 à 1.000 kgr., 20 fr. T. G., 13 fr. T. M.; aii-des.sous de 200 kgr., 25 fr. T. G., 20 fr. T. M.; — en fer forgé ou en acier forgé ou moulé : andcssus de 300 kgr., 20 fr. T. G., 12 fr. T. M.; de 100 à 300 kgr., 25 fr. T. G., 15 fr. T. M.; de moins de 100 kgr. •et plus de 1 kgr., 40 fr. T. (}., 25 fr. T. M.; de 1 kgr. ou moins, 30 fr. T. G., 33 fr. T. M. — Les essieux formés d'un tube embouti ou sans soudure payent comme « Tubes emboutis ou sans soudure », savoir, par ItM) kgr. N. : si leur diamèlre intérieur est de 10 mm. et plus, 30 fr. T. G., 40 fr. T. M. en acier doux, 100 fr. T. G., 80 fr. T. .M. en acier fondu ou trempant ; si leur diamètre est de9 à5mm., 223 fr. T. G., 200 fr. T. M.; s'il est de 3 à 2 mm.,330fr. T. G., 430 fr.T. M.; s'il est de 2 mm. et moins, 3.000 fr. T. G., 4.000 fr. T. M. — que les essieux soient d'ailleurs, dans ces trois derniers cas, en acier doux ou en acier fondu ou trempant.

ESSOUAGE, ESSOUEUSE. V. Blanchiss.vge.

ESTAMl'.VGE. Quand l'emboutissage (voy. ce mot) consiste à imprimer des figures, des dessins, soit en crenx, soit en relief, sur une surface métallique, destinée à être ensuite appliquée comme ornement sur des objets de diverses natures, il prend le nom d'estampage. C'est un procédé plus simple, plus rapide et plus économique que la gravure ou le repoussé ; il permet de livrer au commerce, à bas prix, des imitations artistiques eu métal non coulé.

Comme pour l'emboutissage, on se sert pour l'estampage du marteau, de balanciers, moutons, presses, etc., conduits progressivement de manière à ne pas excéder le degré de malléabilité du métal, qui est du cuivre d'ordinaire. Cette progression est l'affaire de l'habileté de l'ouvrier, qui s'aide de divers tours de mains dans le détail desquels nous ne pouvons entrer ici.

L'estampage s'applique à un grand nombre d'objets, tels que vis, écrous, boulons, marteaux, clefs, organes de machines, roues d'engrenages, fusées, têtes de tubes pour torpilles, etc.

Dans l'industrie du bâtiment, les épis, les crêtes de faîtage, les revêtements de lucarnes et œils-de-bœuf, qui étaient autrefois exécutés en plomb, façonnés au marteau, sont maintenant obtenus par l'estampage avec un abaissement de prix considérable.

On donne aussi le nom d'estampage à la reproduction des inscriptions antiques sur les monuments; celle-ci se fait de la manière la plus simple au moyen d'une feuille de papier et d'une brosse.

ESTAMPES ET GRAVURES. Le mot estampe vient de estampage, procédé au moyen duquel on imprime soit en creux, soit en relief, des lettres des ornements, etc.

On appelle gravure l'action de graver ou bien son résultat, que l'on confond, suivant l'usage erroné, avec toutes sortes d' « estampes ». N'oublions pas que la gravure est un moyen de reproduction et que le plus souvent les artistes ne se produisent pas originalement à l'aide de ce moyen. Il y a certes de grands artistes parmi les graveurs, mais ils ne sont pour la plupart que des interprètes, et noiis verrons le tort que la photographie cause à notre époque à ces interprètes, malgré toute leur valeur.

HAtons-nous de dire qu'il n'en est pas de même pour la gravure commerciale.

Après l'invention de l'imprimerie, qui popularisa les ouvrages littéraires, on chercha les moyens de vulgariser les arts et toutes les manifestations industrielles ou commerciales qui s'y rattachent. Il apparaît évident que ces deux importantes découvertes sont parallèles.

Il y a trois sortes de gravure : la gravure en creux, en relief, et en bas-relief. On grave sur métal, sur cuivre, sur étain, sur verre, sur bois et en général sur toutes les matières résistantes. L'industrie et le commerce ont trouvé des modes d'impressions sur les tissus, sur les cuirs, qui sont des dérivatifs de ces premières applications : nous n'avons point à nous en occuper ici.

Gravure sur bois. — L'origine de la gravure sur bois est très ancienne. Les Chinois et les Indiens connaissaient son usage avant le- XIII" siècle; en Europe, les images de sainteté les plus anciennes que l'on connaisse, comme le Saint-Christophe, datent de 1423.

Lespremiers licres d'heur es, l'Àrs moriendieutre autres, n'appartiennent qu'à la fin du XV .siècle; déjà ces gravures témoignent d'une extrême délicatesse. Bientôt les Albert Diirer, Lucas Crauach et Jost Amman en Allemagne, le petit Bernard, Geoffroy Tory, les Papillon, Beugnet, Bougon en France, sans oublier les Nesbitt et Tliomp.son en Angleterre, donnent à ce procédé son plus grand éclat.

La gravure sur bois dite en fac-similé fait son apparition : les .dessinateurs s'ingénient à donner une forme simple à leurs œuvres, un trait seul dans un effet sobre, et les graveurs taillent fidèlement et respectent exactement le trait.

Ce mode de gravure se rapprochait évidemment du procédé qu'employèrent les anciens des XV et XVP siècles, d'Holbein, de Vestre entre autres, mais avec des qualités en plus cependant, dues à une impression plus parfaite, avec des matériaux et des outils préférables.

On gravait dans le temps sur bois de poirier, sur bois de fil, c'est-à-dire dans le sens de la longueur. Maintenant, le bois de buis est adopté en raison de la plus grande compacité de sa matière ; en outre, on ne grave plus, comme avant, sur les fibres longitudinales du bois, mais au contraire sur les fibres placées en sens vertical : améliorations très importantes, tant au point de vue de l'indépendance des outils que pour la fidélité du dessin à reproduire.

Lavoignat excella dans le fac-similé ; il grava ainsi de façon remarquable pour l'éditeur Curmer les œuvres des dessinateurs les plus en vogue de cette époque.

Puis vient l'invention de « la teinte », mode d&

ESTAMPES ET GRAVURES

ESTAMPES ET GRAVURES

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gravure en grande part „

avec succès dans cette nouvelle manière, en inter prêtant des dessins de Gustave Doré et Emile Bayard, les premiers dessinateurs qui osèrent s'affranchir dans la manière jusqu'alors imposée. Les dessins prennent par ce moyen un tout autre aspect, dû à la facilité qu'ont les graveurs d'interpréter les efitls quels qu'ils soient et à la latitude, par conséquent, qui est donnée aux dessinateurs.

Les graveurs taillent maintenant à leur manière, avec une facture différente ; ils interprètent an lien de copier exactement le dessin.

Nous allons donner maintenant quelques renseignements généraux sur les procédés employés à

plement cliché sur le bois. Celui-ci a été enduit à cet effet d'une couche d'encre de Chine ou de noir de fumée, qui permet aux graveurs de se rendre compte, an bout de quelques coups d'outil donnés, si le ton qu'ils prennent est juste. Car si l'on frotte légèrement la pellicule, celle-ci disparaît ; il ne reste donc plus que la fai7/e creusée par le burin, et cette taille est noire, grâce à l'enduit du dessous. Suivant l'épaisseur de bois laissée par l'outil, cette ligne noire donne un gris d'une intensité proportionnelle. En Angleterre et en Allemagne, la photographie sur bois n'a pas encore subi cette préparation noire, si simple et si nécessaire ; aussi les graveurs

notre époque pour la reproduction des de,^t«. ou travaillent en France sont-ils surpris

pftaniven nour employer encore une lois ce terme euauocia !"■ ..... e »

furaS De nos jours, la gravure sur bois est et séduits par la commodité de ce moyen. Souvent quelque peu délaisse, e't elle^tend de plus en plus même de retour chez eux ^Js envoient photograà pe?dre sa grande autorité, en présence des pro- phier leurs bois dans notre pajs. grès obtenus par la photogravure. Elle reste un I Le bois repose, quand on grave, sur un coussin

art dans lequel des maîtres nous ont laissé des pages superbes ; elle est difficilement comparable aux procédés mécaniques qu'on lui oppose ; mais, en présence de la production rapide actuelle et des conditions de bon marché exigées par les goûts du moment, d'antre part étant donné le succès croissant fait aux publications traitées au moyen de la photogravure, la gravure sur bois perd de jour en jour sa vogue.

Pour nous, rien ne remplacera la belle gravure sur bois au point de vue artistique; mais quant à la

ou poche de cuir que l'ou remplit de grès on de sable, ce qui lui donne une surface arrondie, sur laquelle les mouvements du bois se font très facilement, en même temps que son poids le soutient assez poiir éviter toute oscillation fâcheuse.

Les outils dont se servent les graveurs sont les suivants : les outils à teinte, appelés échoppes, puis les onglettes. Les échoppes sont numérotées suivant la gradation de leur grosseur, c'est-à-dire suivant la largeur de la taille qu'elles gravent. Ces outils sont au nombre de quinze et quelquefois vingt : ils servent

reproduction fidèle d'un* œuvre, les dessinateurs ' surtout pour les tons plats, les ciels en particulier gagneront souvent à être traduits par la photogra- \ Les onglettes n'ont pas la même forme que les vnre. La gravure sur bois est devenue une entre- I échoppes ; il y a aussi des collections d'onglettes prise. Il y a des ateliers de graveurs sous le nom et graduées ; le dessous de l'outil, au lieu d'être plat

les ordres d'un artiste du métier. Presque tous les graveurs sur bois actuels font faire, car ils ne pourraient sufHre personnellement aux nombreux travaux qu'on leur demande et qui exigent une exécution rapide. Le graveur en titre indique sa manière à ses élèves, et désormais toutes les œuvres qui sortiront des mains de ceux-ci conserveront nne homogénéité étonnante, caractéristique du genre de leur maître.

Le bois sur lequel on grave est en buis, bois debout, c'est-à-dire fil debout. Ce bois est très compact, ce qui permet de le diviser en plusieurs morceaux, qu'on rejoint ensuite sans que les raccords paraissent.

Cette division du bois en plusieurs parties est -urtoat employée lorsqu'il s'agit d'une actualité, alors que, très pressés, les graveurs travaillent

comme dans l'échoppe, est rond.

L'onglette est d'un maniement assez difficile, qui demande une légèreté, une souplesse de main relativement longue à acquérir.

Les burins, burins carrés, autrefois indispensables pour le fac-similé, ont presque disparu de la boîte des graveurs modernes. Citons encore les burins à teintes, à forme triangulaire; l'échoppe à champlever, c'est-à-dire servant à enlever les grandit blancs, et le vélo. Ce dernier, généralement écarté de la gravure soignée, est divisé en plusieurs; branches, différentes de nombre et de largeur. Il sert généralement pour surcouper, c'est-à-dire adoucir les fonds dans les gravures de mode et dans les ciels de bois pressés pour les actualités.

Il y a encore on petit outil très important, indispensable même pour champlever, c'est le support.

chacun de son côté pour arriver au résultat rapide ! Il est généralement en bois; on le place sous l'outil,

exigé. On divise donc ce bois, supposons, en huit morceaux : après un examen général du dessin, des valeurs de tons, chaque graveur prend un de ces morceaux, suivant le genre qu'il traite le mieux : les uns choisissent les personnages, d'autres les paysages. Les teintiers, qui forment une spécialité dans le métier, prennent le ciel. Après une entente de voisin à voisin sur le genre de travail à employer, ou sur l'épaisseur des outils à prendre pour un ton se trouvant sur deux ou plusieurs morceaux, la gravure commence ainsi séparément. Chaque bois terminé, on raccorde les parties. Si les graveurs ont bien pris toutes précautions, le raccord est invisible.

auquel il sert de levier, empêchant, par sa légère hauteur, l'écrasement de la taille on du trait en dessous.

Pour travailler le soir, les graveurs se servent d'une bulle de verre remplie d'eau, dans laquelle on a mis auparavant du sel de cuivre dissous dans l'eau-forte. Cette préparation donne au contenu du bocal, dont la rondeur forme lentille, une tonalité bleu verdàtre, à travers laquelle passe un rayon lumineux très doux aux yeux. On se sert, comme dans tous les métiers susceptibles de fatiguer la vue, de loupes convexes et concaves.

Pour ne pas salir le bois en cours d'exécution, les graveurs le recouvrent d'un papier qu'ils déchirent

De nos jours, on photographie sur bois le dessin au fur et à mesure de l'avancement de leur travail.

Ils

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