V.\LECR DES PRINCIPALES PÈCHES : HoreTigs. — La pécbe
côtière ans harengs se fait sqr tont le littoral de la Manche.
de Dnnkerqne à Cherbonrg, et la pêche bantnrière de jnin
en février, des Orcades an Pas-de-Calais dans la mer do
i Xord, par les pêcheurs de Bonlogne. de Saint- Valéry-en-
I Canx et Fécamp; son produit est de 8 à 10 millions de fr.,
1 dont 4 ponr la pêche haotarière.
PÊCHES MARITIMES
PECHES MARITIMES
La pêche du hareng frais prodait : à Boulogne 3 m\\lions 986.867 fr., à Fécamp 912.250, à St-Valéry-en-Caux 228.363, à Dieppe 121.447, à Calais 108.226, à Trouville 107.667, au Tréport 40.190, à Honfleur 34.117, à Dunkerque 31.153, à Caen 73.852, à Gravelines 29.157, dans le 3* arrondissement 98.080.
En 1899, 107 bateaux ont été armés pour la pêche hautnrière de la mer du Nord : Boulogne 79, Fécamp 27, Dieppe 1.
Sardines. — Cette pêche se fait dans les eaux côtières de Lannion à Saint-Jean-de-Luz et de Banyuls à Menton, ainsi qu'en Algérie, de Nemours à la Calle. Le centre principal d'exploitation est la côte de Douarnenez aux Sablesd'Olonne, où se fait la conserve à l'huile; ailleurs la sardine est plutôt salée comme l'anchois. Le produit annuel est de 10 à 12 millions de fr.
Pour la pêche de la sardine, on promène lentement dans l'eau un filet vertical très fin, de chaque côté duquel on a jeté des œufs de morue salés (rogue) dont tes sardines sont très friandes. Attiréesparcet appât, elles se « maillent» dans le filet, comme les harengs. Les bateaux sardiniers sont montés par cinq à six hommes et valent en moyenne 2.500 fr. Mais la rogue constitue une dépense assez forte, le prix en est de 40 à 80 fr. les lOOkilog., et chaque bateau en consomme de 500 à 2.000 kilog. C'est la Norvège qui nous fournit la rogue, pour environ 1 million et demi de fr. par an. C'est encore dans des filets flottants que l'on prend l'anchois.
Thon et Germon. — La pêche du thon et celle du germon produisent une somme de 2.500.000 fr. environ par année, répartie surtout entre les ports de Groix, du Croisic, des Sables, de l'ile d' Yeu et de la Rochelle (germon) ; elle est fqite par 200 bateaux environ de 30 1., montés par 5 hommes et traînant leur ligne des côtes d'Espagne à l'Irlande. Le thon commun est péché exclusivement dans le Midi. Le germon produit 2.770.914 fr. et le thon (Méditerranée) 559.658 fr.
Maquereau. — La pêche du maquereau produit environ 4.500.000 fr. par an; elle est exercée de mars en avril, par la flottille hauturière du Boulonnais et de la Seine- Inférieure, dans le canal Saint-Georges et la mer d'Irlande ; la pêche sur le littoral français s'exerce de Dunkerque au Croisic et dans la Méditerranée.
En 1899, 62 bateaux ont pris part à la pêche du maquereau : 24 de Boulogne, 36 de Gravelines, 2 de Fécamp.
Pèche du poisson frais. — Les poissons à consommer frais se pêcheni' de nombreuses manières différentes, selon leur espèce; le congre, le chien de mer et les poissons plats, comme le turbot et la raie, se prennent à l'aide de lourdes cordes, armées d'hameçons et d'amorces, qui vont s'étendre au fond de la mer. Les bateaux cordiers sont à vapeur, munis d'engins élévatoires et d'une machine permettant une certaine vitesse.
Cette pêche produit en France pour plus de 40 millions de fr. par an ; elle est faite par des bateaux à voile de to«A3tAiiDage (environ 10.000) et un certain nombre de bat^raux à vapeur qui chaque jour tend à s'accroître :
A Boulogne : 3 chalutiers, 17 cordiers, 180 voiliers avec halenr à vapeur ; — à Dieppe : 5 chalutiers, 8 cordiers, 180 voiliers avec baleur à vapeur; — à Fécamp : 5 chalutiers, 8 cordiers, 40 voiliers avec haleur à vapeur ; — à Arcachon : 8 chalutiers ; — à Saint-Jean-de-Luz : 3 chalutiers.
.A Adge 4 petits vapeurs, à Alger 2 et à Cran 2, traînent des chaluts-boeufs en naviguant de conserve.
Toute cette flotte expédie le poisson soit frais, soit conservé à bord dans de la glace.
Voici, par sous-arrondissement, quel a été le rendement annuel en 1895 :
Dunkerque.... 5.107.370
Havre 3.764.714
Cherbourg 1.752.841
Saint-Servan.. 1.171.735
Brest 2.798.980
Lorient 2.273.845
Nantes 2.970.793
Rochefort. . , Bordeaux...
Marseille. ..
Toulon
Corse
5.761.444 1.700.954 3.812.132 975.085 332.313 Algérie 1.985.000
Pour la pêche du turbot sur les côtes bretonnes, six palangres de 100 hameçons l'une sont tendues sur fond de gravier ou de sable, après avoir été préalablement amorcées de sardines fraîches ou de morceaux de maquereau, de pironneau ou de poisson blanc quelconque. Elles sont visitées toutes les deux heures, comme pour le congre.
Les palangres pour le congre et le turbot sont munies d'une grosse pierre de 18 à 20 kilog. à chaque extrémité et de pierres de 1 kilog. chacune, de 18 brasses en 18 brasses. Chacune des deux grosses pierres est, en outre, surmontée d'un orin avec bouée portant, comme pour les casiers, les marques respectives de leurs propriétaires.
Quoique la pêche du turbot soit plus avantageuse la nuit, les marius-pècheurs insulaires de Sein la font de jour et rentrent régulièrement tous les soirs, par crainte d'accident ou de détournement.
Un homme de chaque bateau ou un mousse est laissé à terre, tous les jours, pour pêcher, le long de la côte, la boette nécessaire à la sortie du lendemain.
Les palangres à turbot sont tendues dans le sud et le sud-ouest du phare d'Ar-Men, à une distance de 3 milles au plus de ce phare.
Principales Pêches européennes
.illemagiie. — L'industrie des pêches n'existe guère que depuis dix ans dans ce pays, et elle y a pris un développement des plus remarquables, par suite de la substitution de la vapeur à la voile et du filet de fond au filet dérivant. Il faut ajouter les encouragements de toute sorte accordés par l'État : rien qu'à la construction des ports de pêche on a consacré déjà 13 millions de marks, qui ont permis la création des ports de Norderney (1889), Norddeich (1892), Geestemiinde (1896), Nordenheim (1897) et enfin Altona (1900).
Le tableau suivant indique l'accroissement de la marine de pêche de 1890 à 1899 :
Équipage ( hommes) Navires 1890 1891 1892 189.'î 1898 1899 1899
Voiliers. 376 430 408 401 446 446 1.185 Vapeurs. 1 10 38 73 117 131 2.318
En 1886, le tonnage brut des bâtiments de pêche était de 30.858 t. avec 1.327 hommes d'équipage ; en 1899, il est de 94.888 t. avec 3.503 marins.
Produit des principaux ports (en milliers de marks) 1887 1892 1895 1896 1897 1898
Hambourg
Altona
Bremerhaven ..
Geestemiinde..
EiTigOO, l'Allemagne possédait environ 300 chalutiers à voile (d'après le commandant Moreau, de la station navale de la mer du Nord) montés par 1.300 hommes d'équipage, 131 chalutiers à vapeur pour la mer du Nord avec 1.400 hommes d'équipage, et 82 cordiers avec 260 hommes.
Les chalutiers à vapeur, dans la mer du Nord et le Skager-Rack, restent ordinairement absents de6 à 8 jours en été, de 9 à 12 jours en hiver; ils rapportent en moyenne 9.000 kilog. de poissons; il y a eu des pêches de 26.000 kilog. Les voyages en Islande durent de 13 à 16 jours; le plus fort chargement de poisson a été, dans ces parages, de 45.000 kilog. Le chalut employé est 1' « otter-trawl ». La distribution des chalutiers à vapeur en 1899 était la suivante : Brème 19, Bremerhaven 33, GeestemQnde 39, Nordenheim 12, Hamburg-Altona 20, divers 8.
Les pécheurs aux filets dérivants, qui pratiquent aussi le chalutage ou la pêche aux cordes en hiver, sont aa nombre de 12.000 environ, montant 85 voiliers et 5 vapeurs, ainsi répartis en 1898 :
PÈCHES MARITIMES
— tOI3 —
PÊCHES MARITIMES
alen
.^.acksUdi
BegejaeC
Altona
tOaHeek
Gflestemâiide .
43 Toiliers
â rapenrs
vn
fis SI
luOitiliniC CI.980 19.91S 18.7»
La Talear d'an ToUier est de 25.000 à 30.000 marks; •elle d'an rapeor et 180.000; celle des eogias de pédM 4e 10.000. La ralear awjesae da baril de kareag est de '.'• marks enriroo. soit poar 128.737 barils «ae aoBBe ée
Llodostrie de la pèche est loin de saflre à la taÊommkmatioa de l'Empire allemand, tribotairv ea ^.tukét partie de Ilmport. étraogère : Ecosse. Xotrège, Saède. Hoilaa4e; M 1899, ces iaiport. se soat élerées â 87.300.000 kilos., taat poissna frais qae poissoa salé.
Le liareag, poar les 3/1 salé. fi;^re daas les Iaiport. poar 30 à 35 millions de .M. : mais ane partie est réexportée ea .Aatriebe et en Rossie.
Belgique. — Les eôtes belges présentent plusieurs ports importants de pèche, qoi arment près de 600 bateaox ; le plos florissant est celai d'Ostende : la vente générale à la Minqne on marché an poisson, dorant ces 16 dernières années, oscille entre 2.307.671 et 4.317.014 fr. (3.974.518 en 1899;.
Le taUeaa saiTaat iadiqae la part des dnnus paTlIl<»s. ea 1887-1889, daas les Teates à la Wa^ae dKlBteade :
Belge
Pathxox 1SV7
( à Tapeur 1.237.101
M Toile 1.380.6S1
Aaglais 272.127
Français (17 cbalatiers à Toile). . 300.826
Hfdiandais. 10.211
Alleaiaads. 123.111
Dirers ■
ToUu 3.325.010 3.974.318
Le nombre des chalntiers à rapenr, de 14 en 1897, s'est élevé à 30 en 1898 et 27 en 1899 (6 ont été perdus ce dernier hiver et 2 sont en chantier) : celui des chalutiers à voile est de 125, en diminution de 6 sur le chiffre de 1897; ils étaient 200 en 1890. Le ^vdnit de la pèche des 21 chalntiers à vapeur restants a été en 1899 de 1.645.268 fr., soit une moyenne de64.1&i fr. par bateau, pour 9 mois 2/3 de pèche moyenne.
L'équipage est généralement composé de 9 hommes etl mousse; pour l'Islande, il estportéàl4iioaimes.
Les bateau à rapeor poar la péehe oat aae loagoear ■wjenne de 33 à 30 m., arec 80 à 90 1. de jaage, 3 n. 30 de tirant d'eaa et II à 12 nœads de vitesse; ils revieaaeBi à 125.000 fr. l'an et conporteat aae dépease aBaaelle de 85.000 fr. (salaires, ratictieB, anortisseBeat, asBaraaees, ^nkM, 8<«ee). Le patroa a 300 fr. par m<Hs aree 5*/. sar lea béaéfaes, le aiéeaaieien 300 fr. sans les «■«■«■^t^t^ les S ^aallears ehaeaa 130 fr.. les matelots 125 fr.
46 bateaax pêcheurs à voile ea 1892, 99 iraliimuai tm ttB6 oat araié poar la péebe â la ■erae ia^ la aer da Rwd ; ce genre d'araeaeat diaiaae ekaqoe année.
A Aorers. le prodait de la pêdw, qai était en 1887 de 117. 160 f r. . n'a été ea 1897 fae de 6.000 f r.
Danemark. — La flotte danoise comprend en- ^ron 5.300 embarcations, dont 30 affectées eiclnrirement à l'exploitation de la mer du Nord. Le principal port de pèche est Frederikshavn. Tontes les emliarcations danoises sont manies d'un vivier eoBtaiant de 3 à 6.000 plies; elles transportent ainsi le poiaaon vivant; les grandes ont un treuil à vapear.
La prodoction totale peut être évaluée annuelleoient de 7 à 9 millions de fr. : la mer du Nord ne compterait dans cette somme que pour 1.200.000 fr.
Hollande. — Pendant longtemps la pèche maritime a été la soarce principale des richesses et de la
' force des Hollandais. Le grand pensionnaire de
; Witt assurait qu'un cinquième de la population d»?-
I vait sa subsistance à la péehe maritime, et cette
[évaluation ne parait pas exagérée. Cependant les
Hollandais semblent répagver i la péehe avec des
vapears; ik se cooteoteat jasqa'ieî de racheter les
chalutiers à voile dépréciés en Angleterre. Ea 1899,
Scheveningen en a racheté 13, Vlaardigen 4, Maas-
luis 3; quelques harenguiers à vapear ont éiécoas-
traits à Rotterdam: 13chalntiersàvapearbéqaeBteat
le port d'ai^rovisionnement d'Am^erdam. Toasles
grands ports de pédie armeat principalement poor
le hareag tm saison et aaz cordes en hiver.
Les leaMigaeawU o«dcia êBaaés da Coariti des Pê- Aeries hollaadaiaes établîswt «a'ea 1897 lespiekears araient dans la mer da Xord 1.45V bateaaz, deat seale- Bient 3 rapears et 3 remorqaeais paar la pCcha. Ces bateaax aialeat aae Jaage brale da 123.063 1. ■éMfaes et les éqaipages caaiptaieat 10.2X8 heaiaeT. Si aa y ajaate lesaoabreax pCeheaisdes eaaz Bttaralesaa ialéiieaiea (Zaydenée, estaaite de PEscaat, de la Miaat, etc^), ea arrive aax chiffres qae voici :
1891 . 4.^7 bat. jaageaat 134 3S t. et porUat 15.482 narias 1887. 5.211 — 181.953 — 17.896 —
IjBaidea, aa àfs priaeipaax parts, a été eMstrait et adaiiaistié par PÉUt; ea 1897 (18 nais aptes am aavorlareK H a veada paar 2.512.763 fr. de filma (aiivat, êgleia, liagaes, soles et plie^. Le Helder est piatM le mmitM dea poiaaoBS piats; oa ea a veada ea 1893 paar 726.749 fr. ; il peaardB aa Aalatier à vapear. Les aatics priaeipaax parts de péebe soat : Scheveaiagea, Ylaartfcea (aa vapear hareagaier eordier). Maaslais, Katwigk; paar toas ces ports le aonfere des loagres eC sioops à «aille était ea 1898 de 291, celai des bateaox â foad pfat {bammemi de 319; 121 de ces bateaax soat naais d'aa halear à vapear et 25 aat la eofae ea fer.
Les prodaits de la pédw ea HoOaada aat été ea 1899 : harengs. 275.653T. à 40 fr. ; péehe aax eardes, 1 J8I J09 fr. ; péehe aa cbalat dans la mer da Nord, 1.S00 b. ea BOfeaBe par bateau avec 1.469 bateaax; pé^e daas le Zajderaéc, le readeaMot aaaael varie beaaeoap, de 6 aimiaav de ir. max. à 2 aùllioas aia.; paar la pécha de PBKaat et de la Zêlaade, on a'a pas de chiffres taat soit pea précis.
Les anchois viennent chaque deux oa trois ans se foarrojer dans le Zoyderzée, dans le but d'y frayer : les péchears, de mai à juillet, en font un ample bntin. Cette pêche atteint de 60.000 à iOO.OOO tonneaax oa barils; en 1890, le readement fut exceptiouBeUemeat de 200.000. Ges barils, dits Ankers, peaveat contenir, suivant la grosseur da poisson, de 2.500 à 3.400 anchois. Le coars du baril varie, suivant l'abondance de la pèche, entre 15 et 30 llorias.
Italie. — La pèche italienne n'est pas ea rapport avec l'âeadae éa cMes; de plus, elle va sans cesse ea dimiaaaat; elle s'exerce plutôt, actoeliement, dans les eaux d'.Algérie et de Tunisie.
Taici. par rêgioas maritimes. le aomhre des bateaax et des pédkears et la valeor des ptadaits ea 1896; aa«i y ajaataas les totaax de 1886 à 1898 :
Vateaax
Pêchena
▼alean
Mer Tyrrhénienne. . .
estes de Sardaigne. .
dtes de Sicile
Mer de Tareate