TC
Mer Adriatique
ToUax ea 1896. .
— en 1W6..
— en 1888..
lO.OOt .073
n coaricat d'ajoater qae, ea 1896, 4.156 anrias raoataat 781 bateaax. d'easeaUe 6J98t.,oat pèdké paar 1.418.12Ser. daas d'aatrea eaax qae celles des eiaq districts italieas.
Ea 1897, le prodait Boyea par harqae a été de 6B fr.
PÊCHES MARITIMES
PECHES MARITIMES
■environ, par pêcheur de 139 fr. La pêche du thon, faite par 47 barques, a produit 44.207 qx m., valant 2.014.000 fr.
Sur la côte occidentale de la province de Cagliari {Sar- -daigne), il existe de nombreux « tonnares » dont la production est un élément important de richesse, lis ont produit 10.000 quintaux de thons évalués à 1 million 1/2 •de fr. en 1898; mais leur produit moyen depuis 10 ans est seulement de 7.800 quintaux; en 1899 la production s'est abaissée à 6.787 quintaux. Les thons sont expédiés sur le continent italien et notamment à Oênes.
La pêche du corail est également en décadence : en 1896, ■on a compté seulement 145 barques employées à cette pêche, jaugeant ensemble 1.452 1. et ayant 1.411 personnes d'équipage, soit une diminution de 34 barques, 587 t. et 392 hommes sur les chiffres de 1895; le produit a été : en 1895, de 373.420 kilog. pour 1.273.988 lires; en 1896, de 298.562 kilog. pour 1.013.700 lires.
Eponges. — La pêche des éponges paraît, au contraire, €n légère augmentation ; en 1896, les pêcheurs qui se rendirent à Lampéduse se répartissaient ainsi :
Nationalité Nombre des bat. Tonnage
Italienne 94 1.668
Crecque 115 2.071
Ottomane 11 133
Totaux.... 22Ô 3.872
Le produit total de la pêche des éponges peut être évalué à environ 12 millions de fr. En .Méditerranée, on pêche l'éponge sur les côtes de Syrie, de Tunisie, de Tripolitaine, de Chypre, etc. : valeur de 7 à 8 millions de fr. ; l'Amérique en exporte pour 3 à 4 millions de Cuba, des Bahama et de la Floride.
La France en importe, à elle seule, pour près de 4 millions du Levant et 2 millions des Antilles. (Voy. Éponges.)
Norvège. — Ea Norvège (voy. ce mot), la pêche maritime compte parmi les industries les plus importantes du pays; le tableau suivant en donne la statistique par principales espèces :
Maquereau Hommes Bateaux
Innées
Morue
Bateaux 15.671 18.475 18.316 21.356 23.749
Hareno
Bateaux 7.279 6.443 5.198 5.538 6.881
Valeur des Exportations (par mille couronnes de 1 fr. 39)
Morue
plate 18.193 14.197 12.940 12.226 14.159
séchée 6.556 6.909 6.551 7.394 7.381
Harengs salés 8.726 6.326 18.080 14.724 11.887
Huiles de poisson 6.062 7.539 5.974 5.488 5.705
A ce tableau il faudrait ajouter les maquereaux et autres poissons.
La pêche au saumon et à la truite saumonée produit ■environ, par an, 1 million de couronnes.
La valeur des produits exportés, qui constituent un des principaux revenus du pays, a été, en 1897, dans l'ensemble, de 51.747.100 couronnes; en 1896, de 42.845.000, en 1895 de 46.549.000, en 1894 de 45.472.000, en 1893 de 47 millions 931.000 couronnes.
Royaume-Uni. — Des renseignements officiels irésultant des rapports des inspecteurs des pêcheries anglaises, il résulte que le nombre des pêcheurs ou apprentis pêcheurs dans le Royaume-Uni est en décroissance sensible, tandis que la valeur du matériel flottant employé à la pêche augmente dans des proportions rapides : c'est l'effet, sans aucun doute, de la diminution du nombre des bateaux voiliers et de leur remplacement par les vapeurs, qui demandent un personnel bien inférieur en nombre.
En 1897, il existait dans la Grande-Bretagne 7.834 bateaux, soit 825 vapeurs et 7.039 voiliers ; eu
1898, 7.7o3, soit 934 vapeurs et 6.799 voiliers; eu
1899, 7.468, soit 1.093 vapeurs et 6.373 voiliers. En 1898, il apparaît donc 129 vapeurs et il disparaît 240 voiliers: en 1899, 141 vapeurs se substituent à 426 voiliers.
Le nombre des pêcheurs ou apprentis pêcheurs est évalué à 70.734; on y pourrait ajouter les 37.023 personnes employées à la pêche d'une manière momentanée.
A la fin de 1891, la flotte des pêches britanniques comptait 8.389 bateaux, soit 303 vapeurs et 7.886 voiliers; de 1891 à 1898 l'accroissement a été de 592 vapeurs valant 120.000 fr. l'un environ, soit 72 millions de fr., et la diminution de 1.513 voiliers valant 23.000 fr. l'un, soit 38 millions : d'où, en chiffres ronds, un accroissement de valeur totale, pour le matériel flottant, d'environ 34 millions de fr.
En 1891, le poids total du poisson péché était de 298.000 T., représentant une valeur de 77.252.500 fr.; en 1898, cette quantité s'est élevée à 404.400 T., représentant 140 millions de fr.
En ajoutant au produit de sa pêche le montant de ses import., on constate que le Royaume-Uni a consommé, en 1899, pour 8.745.000 liv. st. de poisson, soit 2.370.000 de plus qu'en 1889. Pour les import, de poissons en Angleterre, le Canada tient la tête; pour les export., c'est l'Allemagne.
Angleterre et Pays de Galles.— Le 1" janvier 1900, le nombre des bateaux de pêche anglais était de 3.316 de 1" classe représentant 141.745 t., de 4.000 de 2* classe avec 22.067 t., de 55 de 3* classe avec 132 t., soit en tout 7.371 bateaux jaugeant 163.944 t.
La quantité et la valeur des principales espèces de poissons péchés en 1898 et 1899 sont indiquées comparativement dans le tableau suivant (le cwt = 50 kilog. 802) :
Poids en cwt. ïal.enliT. st.
Turbot, sole, barbue, morue, églefm, flet, plie...
Autres poissons divers. . .
( 1898 Harengs | ^ggg
Maquereau l ^ggg
^lelette ] ^ggg
Sardine.
Les principaux ports de pêche d'Angleterre sont, en 1899: Vapeurs Voiliers Produit en T.
Grimsby 370 269 87.700
HuU 308 44 60.000
Lowestott 1 484 38.000
Yarmouth 27 348 29.000
Londres 35 24 55.977
Grimsby et Hull n'avaient ensemble que 249 chalutiers en 1892. Le port de Londres a beaucoup perdu de son importance au point de vue de la pêche.
Les autres ports anglais possédant des chalutiers à vapeur sont : Milford 52, Fleetwood 38, Boston 29, Scarborough 16, Hartlepool 13, Liverpool 10, Sunderland 7, Douglas et Cardifî 4 chacun, Rye 3, Wells et Falmouth 1 chacun; Plymouth tient la tête sur la côte sud avec 1 vapeur et 69 voiliers. Le total des vapeurs de pêche pour l'Angleterre en 1899 est de 944.
Les plus importantes Compagnies de Hull ou de Grimsby comptent jusqu'à 60 chalutiers à vapeur, avec un capital de 7.500.000 fr. environ. Ces Compagnies fabriquent actuellement leur glace, dont elles font une énorme consommation, au lieu de la faire venir de Norvège; à Hull, cette consommation est de 1.000 T. par semaine en hiver et 2.000 en été ; à Grimsby elle a atteint 900 T. par jour.
Les chalutiers à vapeur anglais jaugent en général 181 tonneaux de jauge brute, 95 net ; leurs dimensions sont de 121 pieds de long, 21 de large, 11 de creux; les ma-
PÈCHES MARITIMES
PÈCHES MARITIMES
ïiines, à triple expansion, donnent 12 ù 13 milles a l'heure. '.•' prix Je revient du navire est de 0,4110 liv. st., l'attirail :i> pêche, de 200 liv. ; le chalut du système « scott's pa- !)>nt beamiess trawling gean » est d'un fonctionnement si parfait, qu'un simple mousse peut en assurer le service. I.'équipnge est de 8 à iO hommes, les voyages dans les mers du Nord durent de 8 à 10 jours, en Islande de 2 à 3 semaines.
Lfs chalutiers à vapeur ramènent eux-mêmes leur poisson au port pour repartir tout aussitôt; ou bien ils se forment en flottes de 60 à 100 bateaux qui pèchent quelquefois pendant six semaines. Chaque jour, un bateau à vapeur, connu comme bon marcheur, fait le service de <■ chasseur », c'est-à-dîre qu'il recueille tout le poisson poché, l'amène à terre et en revient avec des provisions.
Ecosse.— L'Ecosse possède une population de 40.000 pê- , heurs ou apprentis, et près de 50.000 personnes vivent des industries de la pêche : construction et entretien des bateaux et agrès, salaisons, etc.
Produits en 1891 et 1898
Cwt. Liv. st.
1888 fi. 557. 768 1.879.86G
.\ngmentation en faveur de 1898 1.556.096 252.112
La pêche du hareng représente 71,7 •/<. du poids total et .'t,7*/, delà valeur totale des pêches écossaises; les autres ptfches principales sont celles de l'églefin et de la morne : 1897 1898 1897 1898
Poids en cwt Valeur en liv. st.
Hareng.... 2.965.9C5 4.703.6il 707.55;; 952.402 EgleBn.... 866.314 748.638 4.35.159 427.320
-Morne.... 590.764 556.30» 201.523 216.616
Le nombre des chalutiers à vapeur était pour toute l'Ecosse de 149 en 1899; le nombre des cordiers à vapeur a dimiaoé de 37 à 41 durant la même année; les premiers harengniers à vapeur ont fait leur apparition : 1 à Wick i't 1 à Stornway. Les voiliers étaient an nombre de 3.211.
Les principaux ports de pêche écossais sont : Aberdeen : 118 vapeurs, 112 voiliers en janvier 1899 (dont 23 cordiers à vapeur). Il s'est vendu dans ce port, l'année 1898, pour 105.3C<î liv. st. de poisson de cordes et 345.308 de poisson ■de chalut; en 1899, l'augmentation a été d'environ 1/6 sur 1898 avec 12.300.000 fr., soit 50 fois plus qu'il y a 18 ans. Outre les bateaux inscrits, plus de 120 chalutiers à vapeur font à Aberdeen des visites occasionnelles. Les chantiers de construction ont livré en 1899 92 chalutiers à vapeur; Granton, 30 vapeurs, 1 voilier; BauS, 1 vapeur. 733 voiliers; Kirkealdy, 20 et 276; Fraserbnrgh, 1 et 278; Inverness. 1 et 335; Leith. 3 et 122: Lervick, 269 voiliers; Peterhead, 1 vapeur et 292 voiliers: Stornoway, 118 voiliers.
La vente du hareng se répartit ainsi entre les divers ports de l'Ecosse : Fraserbnrg 1.069.000 qx anglais (de 50kilog.800). Peterhead 67.400, Stelland 643.000, Stornoway 530.000. \Vick 399.000, Aberdeen 323.000.
La quantité des barils de hareng-; salés a atteint 989.000 en 1897, 1.805.300 en 1898, d'une valeur de 1.382.000 liv. st.
L'export. toUle a été de 1.4.32.542 barils, dont 1.077.297 pour r.Allemagne et l'Autriche, 303.089 pour la Russie, 2.600 pour la Hollande, 2.000 pour la Suède et la Norvège, 1.980 pour la France et 43.920 pour les autres pays.
Ile de Mail.— Les principaux ports de pêche de l'ile de .Man sont Castletown, Douglas, Ramsey, avec 1 vapeur et 245 voiliers en 1897, 3 et 293 en 1898, 3 et 248 en 1899.
La principale pêche est celle do maquereau et du poisson plat dans la mer d'Irlande.
Irlande. — Les bateaux de première catégorie, de 15 T. et au-dessus, ont été : en 1897, de 4 vapeurs et 420 voiliers; en 1898, de 4 et 425; en 1899, de 2 et 389.
Les bateaux de moins de 13 t. sont au nombre de 3.000 «t les canots à rames de 3.700. Il y avait 10.121 pêcheurs en 1890, seulement 8.731 en 1894; depuis lors ce nombre continue à décroître régulièrement.
Russie. — La Russie d'Europe consomme chaque année 1.327. OCX) T. de poisson; plus de oOO.OOO individus y vivent exclusivement de la pêche et plusieurs millions des industries auxiliaires. La pêche fluviale tient d'ailleurs la première place. (Voy. ci-
après.) Les principaux poissons de mer sont : la morue, le hareng, l'anchois, le maquereau, le turbot, qui est de proportions colossales dans les eanx de la côte Monrmane; on rencontre dans la mer Noire les espèces principales de la Méditerranée. La pêche maritime est en général peu développée : la raison en est que la mer Noire et la Baltique sont pauvres en poissons, tandis qne la mer Blanche et l'Océan Glacial, où ils abondent, baignent des régions presque désertes. On compte une production annuelle de oO.OOO T. de poissons de mer divers et 30.000 T. de harengs de mer; l'import. des harengs d'Ecosse et de Norvège, en progrès constant, a passé de r4.5o4 T. en 1870 à 142.000 T. en 1898. Avec le perfectionnement des procédés, la pêche sur la côte Moarmane est destinée à se développer.
Pèche fluviale
Le domaine fluvial en FrcHce comprend 13.000 kil. de cours d'eau, classés comme navigables ou flottables, sur lesquels la pêche est exploitée an proOt de l'État ; outre cenx-ci, un nombre considérable de ruisseaux, d'étangs et de lacs sont peuplés de poissons d'eau douce, parmi lesquels il faut citer le brochet, la carpe, l'anguille et diverses espèces de moindre valeur, souvent consommées sur place, dont il est presque impossible d'établir la statistique autrement que par la consommation dans les villes.
Les deux principales espèces d'eau douce, dont on a jusqu'ici tenté la reproduction, sont la truite et le saumon ; pour ce dernier, qui remonte les fleuves à l'époque du frai et se fait prendre dans les échelles à poissons quand il retourne à la mer, nous possédons des renseignements plus précis.
En France, la pêche du saumon est surfont pratiquée dans la Bidassoa et dans la Loire.
C'est en Ecosse qu'elle atteint le plus grand développement. En Norvège, en 1897, la pêche du saumon et de la truite .saumonée a fourni 995.063 kilog. valant 1.090.400 couronnes (de 1 fr. 39).
En Irlande, en i8tfô, le poids total du saumon exporté a été de 4.598.625 kilog. représentant, au prix de 1 fr. 36 le kilog., plus de 6 millions de fr.
Les saumons du Rhin se vendent surtout à Bàle et sont conservés frais. En Hollande, le principal marché de saumon est à Kralingsche Veer, qui a dépassé, dans ces dernières années, le chiffre de 67.000 pièces.
La pêche du saumon (60.000 pièces par an) s'y fait avec trois grandes sennes employées simultanément : deux de ces fllets travaillent, le troisième est mis en œuvre aussitôt que le premier se ferme. Comme on ne pêche qne pendant le reflux, on place chaque senne en amont de celle qui l'a précédée. L'une des extrémités du tilet est maintenue par une dizaine d'hommes; l'aotre extrémité est fixée à un petit bateau à vapeur qui déploie la senne en gagnant aussi vite qne possible la rive opposée, puis revient vers le milieu de la rivière et transmet à la rive d'où il est parti la corde attachée au bout libre du filet. Cette corde est halée au moyen d'une machine à vapeur établie sur la terre ferme, et la senne se trouve fermée lorsque le bout du filet est ramené à terre. Cette pêche n'est faite actuellement que par des Sociétés anonymes. D'autres procédés sont le steek, ou grandes nasses, employé dans la partie la plus basse des fleuves, et le filet flottant. Le droit de placer un steek s'obtient par voie d'adjudication administrative; le plus remarquable de ces appareils est installé, dit-on, sur la Nouvelle- .Meuse. La pêche au filet flottant est pratiquée sur Rhin, la Meuse, etc., par des pêcheurs non associés.
La pêche de l'anguille, en Hollande, est faite par
PEICHAVER
PEINTURE
les petits pêcheurs, qui le plus souvent apportent leurs produits aux négociants exportateurs, qui les expédient sur le marché de Londres notamment; il existe en Frise trois comptoirs spéciaux pour l'achat des anguilles, possédant chacun cinq grands bateaux à voiles munis de viviers; chacun de ces bateaux peut contenir 10.000 kilog. d'anguilles vivantes.
Dans l'Amérique du Nord, durant ces dernières années, il a été fabriqué, en moyenne annuelle, 1.700.000 caisses de saumon valant 37 millions de fr. Les usines de l'Alaska produisent à elles seules 600.000 caisses estimées 12 millions, et la Colombie britanniqueoOO.OOOcaisses valant 12 millions. Chaque caisse contient 48 boîtes d'une livre anglaise (de 454 gr.). L'export. de ce saumon d'Amérique a lieu pour une part considérable par la voie anglaise. Le total des caisses acheminées sur les Iles-Britanniques s'est élevé à 268.000, d'une valeur de 6 à 7 millions de fr. en moyenne annuelle.
En Russie on compte d'innombrables espèces de poissons d'eau douce. Les fleuves tributaires de la mer Blanche et de la Baltique fournissent de grandes quantités de saumons, truites saumonnées, de lavarets, éperlans, perches, brochets, lottes, gremilles, gardons, etc. Dans le bassin de la mer Noire abondent l'esturgeon, le saudat, la carpe, la brème, la serte et-une espèce de hareng. Dans le bassin de la mer d'Azow on rencontre en outre le silure, la shamaïa (reine de la mer) et une sorte particulière de carpe, ainsi que le sterlet. Toutes ces espèces vivent aussi dans la plupart des grands lacs et des fleuves. Le produit annuel de la pèche fluviale est, par espèces principales : esturgeons (voy. ce mot) 41.000 T., saumons 54.000, carpes et squales 918.000, harengs d'eau douce 156.000, divers 80.000. La pêche fluviale est d'ailleurs en progrès dans tout l'empire; mais on a vu dans quelques régions certaines espèces disparaître, comme le hareng du Volga {Clupea Caspia) qui était encore, il y a peu d'années, très apprécié et très abondant; on attribue cette disparition au naphte dont l'eau du Volga est constamment infectée.
On crée (1900) à l'embouchure du Volga, sous le patronage du ministère de l'agriculture, une École modèle de pêche, théorique et pratique. L'enseignement y durera cinq ans; outre les généralités, on y enseignera théoriquement la physique et la chimie dans ses rapports avec la préparation des conserves, et avec l'utilisation des produits de la pêche, l'ichtyologie et la pisciculture. Pratiquement, seront enseignés les métiers servant à fabriquer les objets nécessaires à la pêche (engins, barils, paniers, boîtes en fer- blanc, etc.), tous les procédés usités pour saler, fumer, sécher le poisson, préparer le caviar, la colle, le balik, l'huile et l'engrais de poisson. A.-E. Malard,
Sous-directeur du Laboratoire maritime du Muséum.
PÉCITE. Mastic isolant pour l'électricité, composé de poix et de plâtre calciné. G. D,
PEDRO-XIMÉNÈS. V. ViNS.
FÉGAMOÏl). Tissu recouvert d'une préparation qui loi donne tantôt l'apparence du cuir, tantôt celle des papiers de tenture, du papier épais à imprimer; cette préparation se prête à mille applications diverses.
PEICHAVER. Ville située à l'extrémité N.-O. de l'Inde, dans le Pendjab, à 355 m. d'alt., 366 kil. N.-O. de Lahore, 17 kil. de la frontière afghane, par 34° 1' 45' lat. N. et 69° 16' 40' long. E. de Paris. Pop. : 79.982 hab. en 1881, 84.191 en 1891. Commerce très actif
avec l'Afghanistan et l'Asie Centrale. Import, de vêtements de peaux de mouton et de laine, de fruits, chevaux, mules, peaux, monnaie d'or et de billon.^ Export, de thé, huiles, étoffes anglaises, blé, riz, sel, plantes oléagineuses. Terminus du chemin de fer du Pendjab, relié aux autres lignes de l'Inde.
PEIGNES. V. Tabletterie.
PEIGIVEUSE. Crin de cheval ou crin de qualité inférieure. (V. Crins.)
PEIJXTURE. (Voy. Couleurs.) C'est un art aussi vieux que le monde, dont les procédés primitifs ont subsisté, sans grande modification, chez les peuplades encore sauvages.
Au point de vue pratique, il faut distinguer :
1» L'aquarelle ou peinture à l'eau, qui fait usage de couleurs très finement broyées avec de la gomme arabique et du sucre. La gomme seule donne des pains (ou tablettes) trop sujets à casser, durs et se délayant difficilement : le sucre corrige ce défaut.
Pour les couleurs moites (si employées maintenant) on ajoute un peu de glycérine, de façon à obtenir plus de mollesse.
On vend depuis quelques années des couleurs en. pâte pour l'aquarelle, enfermées dans des tubes de plomb, comme les couleurs à l'huile. Beaucoup d'aquarellistes n'en veulent plus d'autres : car l'emploi des tubes est bien plus commode que celui des pains ou des pastilles moites.
Les artistes, qui produisent tant de charmantes aquarelles, devraient bien se priver de l'emploi du jaune indien et surtout de la gomme-gutte : ce dernier jaune est très joli, mais manque de solidité. On l'emploie surtout pour les verts, avec le bleu de Prusse, qui n'est pas très solide non plus. Avec Ifr vert émeraude vrai (vert Guignet), on peut avoir tous les tons du vert : depuis le vert d'eau jusqu'au vert laurier ou au vert olive, en ajoutant du noir ou du brun; ou bien les verts pré, verts printemps, etc., en ajoutant un peude jaune, mêmede la gommegutte, car, le vert émeraude étant indestructible à la lumière, il reste toujours un ton vert après la disparition du jaune.
Il faudrait aussi renoncer aux laques carminées et n'employer que les laques de garance ou A'alizarine. Et surtout se méfier des laques dites à'aniline : violet, rose, rouge vif (dite laque géranium),. etc.
2" La gouache s'exécute avec des couleurs épaisses non transparentes, que l'artiste emploie toujours sur une épaisseur suffisante. Les couleurs pour la gouachft sont préparées avec de la gomme arabique en petitequantité, car elles ne doivent jamais être brillantes, mais garder toujours l'aspect mat du papier peint ordinaire.
Ce genre a été mis à la mode par les Italiens : il est bien délai-ssé maintenant, sinon pour faire des modèles pour papiers peints. Dans ce cas, l'artiste emploie des couleurs préparées comme pour papiers peints, c'est-à-dire délayées avec de la colle forte allongée d'eau et un peu tiède (colle de peau).
3° La peinture en détrempe ou à la colle se fait avec des couleurs délfiyées à la colle de peau: c'est une gélatine assez faible qu'on obtient en faisant bouillir avec de l'eau des rognures de peau de toute espèce. Elle se vend à l'état de gelée très molle, qui se liquéfie quand on la chauffe légèrement.
C'est ainsi qu'on fait la couleur pour blanchir les plafonds; comme la craie ou blanc de Meudon, qxxi
PEINTURE
PEINTURE
sert de blanc, est jaunâtre, on ajoute un peu de noir de fumée (ou mieux d'outremer à bon marché) ponr obtenir un blanc plus pur.
Autrefois on peignait beaucoup de boiseries à la colle. Il faut avoir soin de donner la première conche à la colle pure et très chaude : les autres couches doivent être de moins en moins chaudes, aOn de ne pas marquer sur les couches précédentes. On peut couvrir d'un vernis ces peintures bien sèches; mais ce genre est à peu près abandonné aujourd'hui, même pour les décors de théâtre.
4» La peinture à fresque.— Ce genre, qui a produit d'admirables chefs-d'œuvre, n'est plus cultivé, et nos artistes ne s'astreindraient plus aux minutienses précautions qu'il exige. C'est la peinture à l'eau sur un enduit de mortier frais et parfaitement dressé. On ne peut employer que des couleurs résistant à la chaux : ocres, noir de fumée, bleus de cobalt et d'outremer, vert Guignet, vermillon: mais pas de bleu de Prusse. L'artiste ne peut peindre que sur le mortier frais: on ne prépare que la quantité d'enduit qu'il peut couvrir dans une journée.
Les fresques présentent l'aspect le plus décoratif qu'on puisse imaginer. On a essayé de peindre à l'huile sur des murailles bien séchées et pénétrées d'huile de lin cuite et chauffée, avec addition de résine. C'est ainsi qu'on a procédé pour les peintures de la coupole du Panthéon, à Paris. Ce sont de vrais tableaux à l'huile sur mortier, au lieu d'êtresur toile, mais qui ne ressemblent en rien aux belles fresques de Michel-.\nge ou de Raphaël.
On a essayé dépeindre ainsi les voûtes du portail de Saint-Germain l'Auxerrois, mais la muraille était mal préparée et la peinture est tombée par écailles. On ferait bien de gratter entièrement ces voûtes, dont l'aspect est lamentable.
o' La peinture à l'huile, aux vernis, etc. — C'est le genre de peinture le plus important et le plus usité, aussi bien pour les œuvres d'art que pour les travaux de bâtiment.
Les couleurs sont broyées en poudre impalpable (comme de la farine) ; les ocres, les bleus d'outremer, etc., sont livrés sous cette forme, et on peut les employer directement sans broyage. L'artiste les mélange avec de l'huile d'œillette, ea se servant du couteau, sur la palette. Le peintre en bâtiment fait de même, en mélangeant la poudre dans un camion, à l'aide d'une grosse brosse, avec un peu d'essence de térébenthine, puis de l'huile de lin cuite. L'essence facilite le délayage en empêchant la pondre de former des grumeaux.
En général, il est préférable de broyer les couleurs avec la molette sur une glace, ou bien avec une machine à broyer, si on opère en grand.
Certaines couleurs, comme la céruse (blanc de plomb), sont livrées tontes broyées à l'huile, par le fabricant, dans de petits barils ou dans des tubes de plomb, pour la peinture d'art et la peinture en décors. Il suffit d'ajouter, au moment de l'emploi, de l'hnile et de l'essence. On livre aussi beaucoup de couleurs à l'huile toutes délayées, prêtes à l'emploi, dans des boîtes de fer-blanc plombé, soudées comme les boîtes de consente.
Parmi ces produits, il faut citer le Ripolin, si employé maintenant. C'est une peinture préparée avec un très beau vernis gras, qui sèche promptement et donne des enduits brillants, semblables aux peintures laquées.
Pour le nettoyage de ces peintures brillantes, on doit employer de l'eau pure et une pean de chamois;, si les peintures sont fortement salies, on ajoute un peu d'eau de savon blanc de Marseille : mais on opère à froid, et surtout on ne se sert pas de savon mon qui attaque et ternit les plus beaux vernis.
L'hnile employée le plus souvent pour la peinture est l'huile de lin cuite. D'ordinaire, on fait cuire l'huile avec un peu de litharge (oxyde de plomb) en poudre Gne, et l'on agite constamment. Cette huile retient un peu de plomb et ne convient pas pour le blanc de zinc, qui noircirait en présence des émanations sulfureuses (ou plutôt suif hydriques).
Dans ce cas, on fait cuire l'huile au manganèse (peroxyde de manganèse en poudre impalpable). Le produit ne coûte pas plus cher que l'huile cuite à la litharge : on s'en sert pour les peintures au blanc de zinc.
L'huile de lin cuite sèche bien plus vite que l'haile à l'état naturel. Mais pour obtenir un séchage encore plus rapide, on ajoute à la couleur un peu de siccatif solide, dit zumatique, à base de borate de manganèse, ou un peu de siccatif liquide (siccatif deCourtrai), etc. Ces produits sont tellement énergiques qu'ils permettent de peindre avec des huiles très peu siccatives, comme les huiles de colza, d'olive, de ricin.
Pour la peinture d'art, on emploie l'huile de lia bien décolorée et surtout l'huile d'œillette (huile blanche, huile de pavot). Les artistes ajoutent souvent de l'essence de térébenthine, de l'huile grasse et même du siccatif. Mais il faut s'en méfier, car les peintres du commencement de ce siècle ont produit des œuvres qui ont poussé au noir et sont couvertes de craquelures. Ils ont, en outre, abusé du bitume, beau brun transparent, mais dont les effets s'ajoutent à ceux des siccatifs.
Dans les pays éloignés des villes, on est souvent obligé de faire exécuter des peintures par des ouvriers quelconques. Voici la marche à suivre :
Les ouvrages de menuiserie doivent rester quelque temps à l'air, afin qu'ils commencent à travailler; ils se fendillent et les assemblages s'ouvrent très légèrement.
Le serrurier prépare les entailles pour ses ferrures : il devra donner un coup de pinceau (avec dela céruse très claire) au fond des entailles, de façon à empêcher l'humidité et la rouille.
Le peintre donnera la couche d'impression avec la couleur très claire : de l'huile pure suffirait, car il s'agit de pénétrer à fond les plus petites fissures. En Picardie, on a coutume de donner la couche d'impression an minium; ce n'est pas nuisible, mais pas nécessaire.
Quand la conche d'impression est bien sèche, on donne la deuxième, puis la troisième et dernière.
Mais, avant la seconde couche, il est nécessairede reboucher toutes les fentes avec du mastic de vitrier, bien ramolli par le pétrissage dans le creux de la main. Ce mastic n'est autre chose que de la craie mise en pâte ferme avec de l'huile de lin cuite.
6» La peinture au silicate a été employée avec un certain succès; cependant, l'usage ne s'en est guère répandu.
Nous ne dirons rien de la peinture au pastel, qui est plutôt un dessin exécuté avec des crayons decouleurs, ni de la mosaïque (voy. ce mot), qui est un art tout à fait à part. Mais nous devons parler d'un autre genre de peinture très important.
PEINTURE