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J 70.142.623 A déduire : Perte de change

résultant de la conversion

en or des sommes perçues en

argent en Extrême-Orient, 4.319 473 4 . 403 . 973

Receltes nettes 62.092.825 63.736.630

Les recettes totales de 1898-99 sont les plus fortes que la Compagnie ait encaissées depuis sa fondation.

L'excédent net des recettes sur toutes les dépenses (y compris les prélèvements pour les réserves et les charges sociales) a été de 5. 172.250 fr, en 1898-99 contre 4.515.100 fr, en 1897-98, Il a permis la distribution aux actions d'un revenu calculé sur le taux moyen de 8 1/2 Vo l'an, soit 1 % de plus que pour l'exercice précédent. Le dividende déclaré pour le premier semestre de 1899-1900 est calculé au taux de 6 Vo l'an,

PENSYLV.VNIE (Ét.\ts-Unis : État de). Cet État, colonisé en 1638 par les Suédois et en 1682 par les Anglais, a été admis dans l'Union en 1787. Sa population actuelle est d'environ 6 millions d'hab.^ ; sa superficie, de 117.100 kil, carrés, à peu près celle du bassin de la Seine. Le climat y est tempéré ; on y rencontre de vastes forêts, La production du fer, de l'acier, du charbon (surtout de l'anthracite) est très considérable. Importantes tanneries et manufactures de maroquins. Fabriques de draps, de satinettes, de tapis de laine. Harrisburg, la capitale de l'État

1. Les résultats du recensement de la population des États-Un effectué en juillet 1900, donnent par régions les chiffres suiva» comparés à ceux de 1890 (en milliers) :

Atlantique Centrale

Années Nord Sud Nord Sud Ouest

PEPTONES

PEPTONES

siège du gonvernement, a 50.000 hab. ; mais la ville principale est Philadelphie. (Voy. ce mot.)

La Pensylvanie vient au sixième rang parmi les États de l'Union, comme prodnction de blé : 28 millions de bnshels, valant 26 millions de dollars, sur 1.435.000 acres (de 40 ares env.); an onzième pour le maïs : 45 millions de bnshels; au neuvième pour l'avoine : 31 millions de bnshels. Elle prodnit aussi dn tabac. Après le Michigan et l'Alabama, c'est de Pensylvanie qu'on extrait la plus grande quantité de minerais de fer; l'ouest de cet État fournit aussi du pétrole. (Voy. ce mot.)

Le seul État de New-York dépasse la Pensylvanie comme activité industrielle, représentée aunuellement, pour ce second État, par 1.300 à 1.500 millions.

La prodnction houillère de cet État est de 107 à 110 millions de tonnes par an, soit la moitié du total de l'Union. Le travail manuel dn mineur y est de plus en plus remplacé par la direction d'appareils mécaniques, qui donnent d'excellents résultats : baveuses à pic, à air comprimé, battant 200 et même 300 coups de pic par minute; rouilleuses découpant le terrain par des raies verticales et horizontales, à raison de 360 coups par minute et 1 m. 50 d'avancement par heure. M. A. de Gennes, ingénieur civil des mines, chargé d'un voyage d'études, en avril et mai 1900, dans r.Amérique du NordparleMinistredes travaux publics, a fait, à ce propos, d'intéressants relevés comparatifs : la prodnctiou mécanique en 1898 a été, dans la Pensylvanie de l'Ouest, de 3,26 tonnes métriques par personne et par jour, soit plus du triple de ce que produit, dans les exploitations du i nord de la France, un « homme du fond » seul: ' dans la même proportion, un seul piquenr donnerait nn rendement de 11 T. 40 par jour. Le roulage électiique, avec une production double, économise de 3 à 6 % sur le prix de revient; les machines à déhouiller le charbon diminuent ce même prix de revient de 15 à 17 »/„. On fait avec 64 ouvriers ce que l'on faisait auparavant avec 100; avec le mèmepersonnel, la production augmente de 60 %• Quant an temps employé, les machines donnent une économie de '.ÎO " /„. La production mécanique a été, en 1897, de 0 millions de tonnes, de 16 1,2 en 1898, de 22 en 1899. Ces chiffres expliquent que les exploitants de mines des États-Unis envoient leurs charbons en Europe et en Angleterre même faire concurrence à la production du vieux continent. (Voy. États-Unis.)

l'KPTOAES et .\lbumoses. Lorsqu'on s'aperçut que les extraits de viande (voy. ce mot), celui de Liebig, par exemple, constituent, non des aliments, mais de simples excitants plus ou moins peptogènes, on chercha une substance qui pût convenir aux malades, qui fût très nutritive et très digeste et eût la viande pour base. Les chercheurs s'adres- -rent à la digestion artificielle.

En effet, sous l'influence des ferments solubles de 1 estomac et du pancréas (pepsine et trypsine), les albuminoîdes, colloïdes, coagulables et directement iuassimilables, se transforment en substances solubles, coagulables, dialysables et absorbables, en }>eptones, qui chimiquement paraissent n'être que les molécules isolées par hydratation de la molécule polymérisée d'albumine.

Les dédoublements successifs que les matières albuminoîdes subissent au cours de la digestion artificielle (ou naturelle) et les conditions de solubilité des formes de passage entre l'albumine primitive

et la peptone finale, fournissent une méthode générale pour déterminer la quantité de chacune de ces formes de passage dans un liquide digestif (naturel^ on artificiel) donné. Voici cette méthode, très simpleet très pratique :

1* Le liquide obtenu (en traitant, par exemple,, des viandes désossées et dégraissées par la pepsine acide, à 40* ctg. pendant 4 à 5 heures) est d'abord soumis à l'éballition, afin de coaguler l'albumine^ qui n'a pas été dissoute; on filtre; 2* le filtrat esti neutralisé ; la syntonine se précipite et on filtre de nouveau ; 3' la liqueur claire est traitée par le sulfate d'ammoniaque, qui précipite les albumoses;. 4* après une nouvelle filtration, la peptone purereste seule en solution.

Physiologiquement et chimiquement, les albnmoses et les peptones peuvent se produire : 1* par l'action de la pepsine en milieu acide et de la trypsine en milieu alcalin; 2" par l'action des fermentspeptonisants végétaux, et notamment par celle de la papaïne (du Carica papaya} et du snc de l'agave ; 3" par l'action des ferments peptonisants de certaines bactéries et autres microorganismes; 4° par l'action de certaines matières minérales, chlorure desodium, fluorure de sodium, et des acides étendus ;. 5° enfin par l'action de la vapeur d'eau sous pression à 100° et surtout 120» ctg. Des traces d'acidechlorhydriqne favorisent cette dernière transformation.

Ces divers procédés ont tous été utilisés (sanf celui par sels) industriellement pour la préparationi des peptones et des albumoses commerciales :

Les principaux procédés industriels sont les sui/r vants :

i* Pour les peplones pepsiqaes. Petit fait digérer 1 kilog. de viande pare hachée pendant 12 henres, à la température de 50° ctg., avec 4 gr. de pepsine de porc, légèrement acidifiée; pais il filtre; après sataralion par le carbonatede soode, on évapore partiellement aa bain-marie, pais complètement dans le vide : par ce procédé, i kilog. de viande donne 250 gr. de peptone. Maly a employé un procédé analogue pour la digestion de la fibrine, mais la durée de l'opération est de 24 à 48 heures ; en outre, après neutralisation, le liquide est placé dans on dialysenr donb l'eau est fréquemment changée ; cette opération a pour but de séparer les sels solubles, qui dialysent beaucoup plus rapidement que les peptones; elle ne doit pas se faire aa-^ dessus de 12*, afin d'éviter la putréfaction. Le liquide concentré est précipité par l'alcool ; le précipité est enfin recueilli sur nn filtre, lavé et desséché. Le procédé de Kosseli s'éloigne peu des précédents ; après digestion de la fibrine par la pepsine et l'acide chlorhydriqne étendu, le liquideest neutralisé par le carbonate de baryte, filtré, concentré,, puis précipité par l'alcool. Le précipité est repris par l'eau,, dialyse pendant 12 jours, enfin reprécipité par l'alcool. La méthode d'Henninger est beaucoup plus complexe et lente,, mais elle donne des produits encore plus purs que ceux, de Kossel et vise le traitement de la fibrine, de l'albumine et de la caséine. La liqueur de digestion est acidifiée : pour la fibrine avec de l'acide chlorhydriqne ; ponr l'albumine et la caséine, avec de l'acide salfurique. La» fibrine, préalablement gonflée dans l'eau, perd ses sels et son acide par osmose; la neutralisation du liquide dedigestion par l'acide sulfurique est obtenue par l'eau de baryte. Ce liquide, porté à l'éballition, puis filtré, est évaporé à 70* ctg. sur des assiettes plates. La matière sirupeuse qui en résulte est traitée par l'alcool, en agitant, et elle se sépare par le repos en deux couches, dont l'inférieure, colorée et épaisse, est de la peptone impare, et doiD la partie fluide, versée dans l'alcool à 98* ctg., donne anprécipité pulvérulent, blanchâtre, que l'on reprend par l'eau et que l'on reprécipite de nouveau par l'alcool.

Pour les peptones pancréatiques, les procédés sont les

PEPTONES

PEPTONES

mêmes, mais la liqueur de digestion est alcalinisée par de l'eau de chaux ou une solution faible de carbonate de soude. 2° Pour la peptonisation par les ferments végétaux, on se sert principalement du suc contenu dans les fruits du Carica papaya, plante cultivée dans les régions interlropicales de l'Amérique et dont le principe actif, la papahie, agit comme la pepsine, mais en milieu faiblement alcalin (2 Vo, de potasse) ou acide (2 V«. d'acide lactique), et peut digérer 80 fois son poids de viande. Pour préparer la papaïne active, on presse les fruits; le suc obtenu est étendu d'eau, abandonné au repos pendant quelques jours et filtré ; on précipite alors le ferment peptonisant par l'alcool ; le précipité est recueilli sur un filtre, pressé et séché. Pour utiliser ce produit, on traite les viandes pures et hachées comme précédemment, mais dans le milieu indiqué cidessus. C'est ainsi que se préparent les peptones Cibils. Les peptones ou albumo-peptones d'Antweiler sont obtenues un peu différemment : la viande hachée est bouillie avec de l'eau, pressée et traitée directement par le suc des fruits de Carica. On emploie aussi quelquefois le suc de VAgave, qui paraît jouir des mêmes propriétés que celui du Carica. Marcano fait agir ce suc sur de la viande hachée et délayée dans l'eau ; la digestion est terminée au bout de 3G heures.

3* L'action peptonisante des produits sécrétés par les micro-organismes n'a été utilisée industriellement que

pour la préparation ûesmaltopeptones. Pour cela, on mélange, avec de l'eau et du levain, 2 kilog. de farine et 1 kilog. de viande hachée pure; la pAte fermentée est traitée par l'eau, qui dissout les peptones; le liquide obtenu est porté à l'ébuUition, filtré et évaporé. On peut aussi remplacer le levain par le malt.

4° L'action peptonisante des solutions minérales (chlorure de sodium, fluorure de sodium) n'a pas encore été utilisée industriellement, à cause de sa lenteur et de son faible rendement.

5° L'action peptonisante de la vapeur d'eau surchauffée est surtout employée en Allemagne, notamment pour la préparation des peptones Koch et Kemmericli ; mais ce procédé paraît surtout fournir des albumoses. Leube et Rosentlial traitent 1 kilog. de viande pure hachée par un litre d'eau acidifiée par l'acide chlorhydrique. Le récipient est maintenu pendant 10 à 15 heures, dans une marmite de Papin. La masse est alors broyée dans un mortier, portée à l'ébuUition au feu nu pendant 20 heures, neutralisée par le carbonate de soude et évaporée à consistance pâteuse. La méthode de Krukenberg est analogue, mais la masse est chauffée à feu nu, agitée, puis passée au tamis.

Le tableau suivant donne, d'après Kônig, la composition centésimale des principaux produits commerciaux :

Peptone sirupeuse de Merck

— en poudre de Merck

Caséire-peptone de Weyl-Merck...

Papaine- peptone de Cibils

Solution de viande Cibils

Extrait de viande soluble Cibils

Peptone en poudre d'Antweiler

— solide de Kemmerich

— liquide de Kemmerich

— solide de Koch

— liquide de Koch

Viande soluble de Leube-Rosenthal

Fluid méat de Darby

Johnston's fluid beef

Peptone Maggi

Malto-fleiscli peptone de Brunn....

Malto-peptone de Brunn

Eau

Satiéres organiques

Albumine Albumose Peptone Graisse

23,00 traces 5,27 2,64 5,20

dextrine

Ces divers produits, albumoses et peptones, sont utilisés en grand pour l'alimentation des malades ; ils sont l'objet d'une consommation qui devient de jour en jour plus considérable. D'ailleurs leur fabrication se perfectionne et s'étend, mais naturellement de préférence dans les paj's de grand élevage, où la viande de bœuf coûte très bon marché, quoique, en réalité, tous ces produits soient généralement d'un prix fort élevé. Cette extension dans la consommation des matières artificiellement digérées tient à leur facile digestibilité et aussi à ce que les recherches de Plosz, de Maly, d'Adamkiewicz, de Miink, de Deiters, de PoUitzer, de Gautier, etc., ont montré que ces matières jouent un rôle nutritif comparable à celui de l'albumine des aliments ordinaires. Mais, tandis que l'on utilisait autrefois surtout les peptones, on donne aujourd'hui la préférence aux albumoses, et cela pour plusieurs raisons.

D'abord les anciennes peptones avaient une saveur amère et répugnante qui obligeait à les enrober dans des véhicules plus ou moins heureux ; en second lieu, certaines qui, ayant un goût moins désagréable, sont, à cause de cela, plus estimées, renferment surtout de la gélatine, des matières extractives et des albumoses ; enfin, celles dont l'action est la mieux établie au point de vue thérapeutique, comme les bonnes peptones commerciales françaises et la peptone de Kemmerich, renferment une proportion d'albumoses égale, sinon supérieure,

à celle des peptones. Enfin les peptones ordinaires sont presque toujours impures et renferment, par conséquent, les produits toxiques qui apparaissent au terme du dédoublement fermentatif des albumines. ,

Les albumoses n'ont pas ces inconvénients. Par suite de dédoublements moins avancés, elles ne contiennent pas de produits toxiques; elles n'ont ni le goût ni l'odeur désagréables des peptones; .elles s'absorbent plus facilement que ces dernières et enfin renferment du soufre, aliment nécessaire, alors que les peptones pures n'en présentent pas. Du reste, les expériences d'alimentation artificielle faites avec ■ des peptones et des albumoses ont montré la supériorité incontestable de ces dernières. Le seul désavantage de ces produits, c'est qu'ils déterminent assez souvent, mais cependant avec moins d'intensité que les peptones commerciales, de la diarrhée et des troubles gastro-intestinaux.

Les meilleures préparations d'albumoses paraissent être l'albumose-peptone d'Antweiler et la somatose. Ces produits, solubles et facilement digérables, conservent une apparence culinaire et sont pris en conséquence, par les enfants et les malades, sans aucune répugnance, de préférence pendant les repas, et mélangés au lait ou au bouillon. Malheureusement ils sont d'un prix élevé.

Au nombre des préparations qui se rapprochent, par leur consommation, leur emploi et leurs

PERAK

PÉRIGL'EUX

priétés tliérapentiqnes, des peplones et des albamoses, il faut citer :

1* Les laits peptonisés. Le lait peptonisé de Lœflnnd est une conserve qui contient 55 V. d'hydrates de carbone, 10 d'albumine et 12 de graisse. Celui de Voltmer, fratcbement préparé, parait moins riche que le lait de vache ordinaire.

2* Les caséinates, parmi lesquels on peut mentionner la pondre de Rohmann, très complexe, qui, dissoute dans 100 gr. d'eau, donne une solution qui est censée représenter on poids o<;al de lait de vache, et le lait matemisé artificiel de Larhmann. (Voy. Lait.)

3* Divers produits solides : eucasine, mélange complexe de caséinate d'ammoniaque et d'hydrates de carbone; entérorose, poudre d'un blanc jaunâtre, fabriquée avec des 'matières d'origine végétale auxquelles on ajoute une petite quantité de solution de viande ou de viande soluble ; nutrose, caséinate de sonde desséché, réduit en poudre, et soluble dans l'eau et le lait; sauose ennn, mélange de eâséine et d'albumine desséchées et réduites en pondre, soloble dans l'eau, avec laquelle elle donne une émulsion qal a l'apparence du lait (Bardet). Aucun de ces produits ne vaut l'aliment naturel, convenablement choisi et préparé; tous, au surplus, fatiguent vite le patient, par suite 'de leurs mauvaises qualités analeptiques.

4* Le fersan, tiré des hématies du sang de bœuf frais. Cest un aibnminate ferrugineux à réaction acide, qui contient 8i */. d'albumine et 5 de matières salines, dont 0,4 de fer et 0,2 d'acide phosphorique. Cette préparation pnlvérnlente, soluble en totalité dans l'eau, inaltérable par suite de son acidité, d'odeur nulle, de saveur légèrement salée, de couleur brun chocolat, se prêtant à beaucoup de mélanges culinaires (cacao, bouillon, thé, café à l'œuf, lait, etc.), passe inattaqnée dans l'estomac et n'est dédoublée que par le suc pancréatique. Cette circonstance la rend très précieuse dans les dyspepsies et les états gastriques douloureux ; en outre, étant donné sa rioîmsse en fer, en phosphore, en albumine, elle est d'un emploi très précieux dans l'atrophie infantile, le rachitisme, i'.iiicmie et les maladies consomptives. Son usage ne détermine d'ailleurs ni diarrhée, ni troubles gastro-intestinaux u'aucane sorte, et les malades, même les plus délicats, n'épronvent pour le fersan aucune répugnance. On l'utilise également en poudre ou en pilules, en biscuits et en tablettes. Ces dernières sont particulièrement destinées aux hôpitaux de campagne, on même éventuellement à la constitution d'une partie des approvisionnements des places de guerre et des réserves de vivres de troupes. On procède actuellement à des essais dans ce sens.

5° La ferrosomatose, poudre brune, soluble dans l'eau, la lait, le bouillon, inodore et insipide, est préparée en traitant les albnmoses par le chlorure de fer ; elle est dédoublée dans l'estomac, et cependant elle ne parait pas déterminer de vomissements, ni diminuer l'appétit; elle est utilisée principalement dans la chlorose et l'anémie et chez les enfants débiles. (Voy. Extraits de viande. Jus de

VIAXDE, POLDIIES DE VIANDE.) D' J. L.VUMOXIER.

BiBiioGRAPHiE. — Henninger : Chimie des Peptones, 1878. — J. de Brevans : les Conserves alimentaires, 1896. — Munit et Ewald : Traité de Diététique, 1897. — G. Bardet : Peptones et Albumoses (Bulletin de Thérapeutique, 1898).

PERAK. État indigène de la presqu'île Malaise, sous le protectorat anglais, compris entre 3» 45' — 5* oO' lat. N. et 98° 2'— 99° 20' long. E. de Paris. Snp. : 23.000 kil. carrésenv. (225 kil. sur 150). Pop. : 214.254 hab. en 1891, dont près des deux tiers sont Chinois. Le pays est montagneux; point culminant 1.722 m. Nombreux cours d'eau, climat sain: la saison pluvieuse dure de septembre à février, la saison sèche le reste de l'année; la température varie entre 24» et 36°. La chute des pluies atteint 3 à 4 m. par an.

Le Radjah n'a qu'un pouvoir nominal. L'administration de la Fédération des 4 États de Perak,

Selangor, Pahang et Negri-Sembilan appartient à un résident général, dépendant du gouverneur des Établissements des Détroits. Le résident du Perak est assisté d'un conseil de fonctionnaires européens. Le Conseil d'État est composé des plus hautes autorités indigènes et des principaux fonctionnaires britanniques. Les revenus ont été, en 1898, de 4.575.842 dollars et les dépenses de 5.560.529.

Productions. — Les forêts abondent en bois de construction. Le sol, d'une grande fertilité, n'est presque pas cultivé. On y rencontre presque tous les produits des tropiques : canne à sucre, cotonniers, caféiers, riz, poivriers, muscadiers, etc. Éléphants, bufDes, rhinocéros. Grandes pêcheries. Les mines constituent la principale richesse da pays, surtout les mines d'étain. Il y a aussi des gisements d'or et de fer.

Commerce extérieur. — Les import, ont été, en 1895, de 23.953.000 fr. en riz, opium, cotonnades, houille, tabac, poisson. etc. : lesexporl.de38. 990. 000 fr., en étain(23.866T. en 1895, 19.703 T. en 1898), épices, gommes, tapioca, coprah, etc.

Trois lignes de chemins de fer ont ensemble 154 kil. de longueur : 13 kil. de Port-Weld à Taiping, 14 kil. de Taiping à Ulu-Sapetang, 127 kil. de Telnk-Anson à Enggor,

Pour les monnaies, poids et mesures, voy. Détroits (Etablissements des) et .Mesures et Poids.

PERCHES. V. Bois..

PERDRIX (Bois de). V. Bois EXOTIQUES d'ÉBB- XISTERIE.

PÈRE-.MARQUETTE. Le plus grand, en 1898, des bateaux-porte-train, en service sur le lac Michigan. (V. Bacs.)

PÉRICLIXE. Minéral, variété d'albite (V. ce mot.)

PÉRIDOT, (Syn. : Angl. : Bastard Smaragd. AUem. : Olium Chrysolith. Esp.-Ital. : Peridoto.) Le péridot, pierre précieuse de second ordre, est un silicate double de magnésie et de fer avec traces de manganèse, d'alumine on de nickel, cristallisant en prisme rhomboïdal oblique, d'une densité de 3 à 3,40, pas très dur, à double réfraction, s'électrisant par frottement, infusible, à éclat vitreux gras et très transparent.

La couleur du péridot est vert poireau ; il provient généralement des .«tables d'alluvion de Ceylan et de Perse; on l'a trouvé aussi dans des aérolithes. On nomme olivine le péridot verdàtre qui existe dans les basaltes de Langeac (Haute-Loire), du Vogelsberg, d'Ecosse, d'Islande, de Bohême, du Vésuve, et chrysolithe occidentale le péridot jaune d'or qui se rencontre aux Indes, en Indo-Chine, au Brésil, eu Bohême, en Saxe, etc.

Ces différentes pierres, taillées à huit faces ou en goutte de suif, sont employées dans la bijouteriejoaillerie de fantaisie, mais leur valeur très relative dépend beaucoup de la mode. Il existe quelques beaux péridots gravés; les plus connus sont ceux représentant la tête de Caton le Censeur, du Musée d'Orléans, et une pierre avec une tête de Méduse.

PÉRIGUEUX. Chef-lieu du dép. de la Dordogne, situé sur la rive droite de l'Isle, à 83-108 m. d'alt., par 45- 11' 4' lat. N. et 1° 36' 54' long. 0. de Paris. Pop. : 13.346 hab. en 1856, 25.969 en 1881,31.313 en 1896. Port sur l'Isle.

Ateliers de constructions mécaniques, nombreuses fonderies; fabr. de balances, de boîtes pour conserves, de brosses; importantes fabr. de conserves alimentaires, grandes distilleries, minoteries, savonnerie. Pépinières. Commerce de grains et farines,

PERLE FINE

PERLE FINE

truffes et pâtés truffés, liqueurs, bœufs, porcs et volailles renommées. Tribunal de commerce.

Succursale de la Banque de France : 26.626.000 fr. d'affaires en 1898 (la 64'), 26. 946. 000 fr. en 1899 (la 75"), dont 45.027.000 fr. en effets escomptés. Succursale du Crédit iFoncier. Agences du Comptoir d'Escompte, du Crédit Lyonmais et de la Société Générale.

Station du cliemin de fer d'Orléans sur Limoges, Brive, iLe Buisson, Coutras, Ribérac.

Mouvement de la gare :

Voyageurs llarchndisesP.V. (Tonnes)

Départ Arrivée Expéditions Réceptions

Point de départ des chemins de fer du Périgord sur Saint- Yrieix et Saint-Pardoux-la-Rivière.

■ Prix du transport, par 1.000 kilog., de Paris à Périgueux (498 kil.) : G. V. 149 fr. 20, P. V. 75 fr. 20.

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