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PERNAMBUCO

cats par Pliilippe H; la perlp poire de 304 gr. de Philippe IV, originaire des Indes, appartenant aujourd'hui à la famille Yousoupof. Dans l'inventaire de la Couronne de France, en 1789, figurent une magnifique perle ronde vierge de 109 gr. 14, deux poires de 2,"}0gr. 3'4, deux pendeloquesde:i%gr. 1/2, estimées 200.000 fr., 300.000 fr. et 64.000 fr. : nous citerons encore la perle poire rapportée de Berlin par Napoléon 1", le collier de 32 perles de l'impératrice Frédéric d'Allemagne, estimé 300.000 fr. an moment de son mariage, et la Queen's Peaii, trouvée en New-Jersey et achetée i.'àOO liv. st. par l'impératrice Eugénie. G. -Roger Sandoz.

Prodcctiox et Commkrce. — .\ Ceylan, de 1877 à 1891, le nombre d'hnîtres perlièresvendaes avarié de 1.262.700, «n 188i, à 29.600.000 en 1891. en passant par 4.127.000 en 1879, li.702.000 en I88S. 18.226.000 en 1881, 20.632.000 en 1887, 21.396.000 en 1890, 2o.927.000 en 1880 et 25.995.000 en 1889. La valenr de cette pèche (à raison de 5 liv. st. 9sh.5d. an maximam par 1.000 huîtres et 0 liv. st. 15 sh. 4 d. an roininaum, en passant par 1 liv. st. 9 sh. 0 d., I, 1. st. 18, 4, t !. st. 12, 8. 3 1. st. 5, 3, a été de 96.374 liv. st. en 1891, «0.424 en 1888, 59.868 en 1881. 49.797 en 1889, 39.609 en 1887, 31.314 en 1890. 20.000 en 1880, etc. Les acheteurs principaux sont des négociants indiens, qui font ouvrir et laver les huitres sur les lieux mêmes ; ils revendent souvent les co(|uilies à nacre aux maisons européennes d'export. de Colombo. Depuis 1894, les bancs d'huîtres de Ceylan paraissent dépeuplés par de forts courants on détraits par des poissons.

Les pêcheries de perles de l'île Margarita (Venezuela) sont connues depuis la découverte de r.\mérique. Cette industrie, surtout pratiquée par les naturels de l'île, leur rapporterait environ aOO.OOO fr. par an ; mais cette somme «st loin de représenter la valeur des perles recueillies dans «es parages. Les barques affectées à la pêche des huîtres perlières ont à payer une taxe annuelle d'environ 120 fr., sans autre réglementation ; on en compte environ 400; aucune n'est pourvue d'appareils de plongeurs: on se sert d'une sorte de drague pesante en métal qui racle le fond de la mer. On obtiendrait probablement des résultats très sapérienrs avec des bateaux munis de scaphandres ou de cloches à plongeur.

In décret (1899) du président de la République de Colombie a constitué la pêche des perles en monopole sur les côtes de cet Etat : les concessionnaires doivent payer une redevance d'au moins 25 '/, du produit net, plus une certaine somme en or.

La valenr des perles trouvées, en 1896, sur les côtes dn golfe de Californie, est de 70.000 liv. st.; on en a, de plus, exporté 5.000 T. de coquilles à nacre (m M55e/), estimées 230.000 liv. st. La pêche des perles est la seule occupation des indigènes de cette région. Jusqu'à ces dernières années, on n'employait que des plongeurs indigènes, qui ne pouvaient aller à plus de 10 à 12 m. de profondeur ; depuis l'introduction des appareils modernes, on atteint une profondeur de 60 m., et tandis qu'autrefois les meilleurs plon- ^Drs ne pouvaient rester plus de deux minutes sous l'eau, ils restent maintenant deux heures, facilement, à 30 ou 35 m.

L'entre-récifs de la Nouvelle-Calédonie est riche en huîtres perlières. Le gouverneur a pris, il y a quelques années, l'initiative de concéder, moyennant redevances, à deux Sociétés, l'une locale, l'autre métropolitaine, les pêcheries de nacre de la Grande-Ile, des Loyalty et des Wallis. L'une de ces Sociétés a fait construire, en 1900, à Sydney, un bateau sous-marin semblable à ceux qu'on emploie en Tasmanie. C'est une chambre cylindrique de 2 m. 10 de diamètre à extrémités coniques munies chacune de trois œils-de-bœuf. Le dôme, par où entre l'opérateur, possède aussi deux œils-de-bœuf permettant la manipulation d'un treuil qui fait jouer des pinces en fer. Le ventilateur est fixé an centre de l'appareil; l'opérateur est en communication par un fil téléphonique avec les personnes restées à la surface. L'appareil est blindé en acier; son poids total dépasse une tonne.

Culture des huitres perlières. — Les expériences de .M. Houtan, au laboratoire de Koscoff, sur Vhaliotis, coquillage à nacre commun sur les côtes de France, ont montré la possibilité d'une production artificielle de la perle de nacre, autour des corps étrangers introduits dans leurs valves; maison n'a pas trouvé le moyen de produire artificiellement la vraie perle fine; pour développer la production de celle-ci, on ne peut que cultiver l'huître perlière en l'acclimatant dans des régions où, jusqu'ici, on n'en rencontrait pas. C'est ce qu'a fait notamment en Australie, an cours des dix dernières années, .M. .Saviile Kent, qui a créé l'industrie des perlières sur les côtes du (Jneensland. C'est ce que fait un naturaliste italien. M. Comba, sur la côte sud de la Calabre, où l'Etat lui a concédé sept zones pour l'installation de ses parcs. .M. Comba, en 1884, avait obtenu, dans un aquarium de 20 m. sur 7 avec une profondeur d'environ 5 m., 39 perles fournies par 11 perlières: il aurait constitué récemment une Société au capital de 2 millions de fr.

PERLITE. V. Feldsp.\TH.

PERXAMBUCO, en français Pern.vmbouc. Prevince de la région N.-E. du Brésil, comprise entre 7' 27—9^ 16' lat. S. et 37» 10'— 44° 49' long. 0. de Paris. Sup. : 128.395 kil. carrés. Son pourtour est d'environ 1.800 kil. , dont 230 sur l'Atlantique, sa longueur de 860 kil., sa largeur de 30 à 175 kil. Pop. : 1.0:10.224 hab. en 1890 (8hab. par kil. carré). Capitale : Pernambuco ou Recife (20.000 hab. en 1815, 85.000 en 1836, 111.556 en 1890 et 190.000 en 1900), 3« ville des États-Unis du Brésil après Rio-de-Janeiro et Bahia. Le pays est montagneux ; point culminant, 1.100 m. Il se divise en deux grandes régions: la forêt on matta à l'E., la solitude onsertao à l'O. Le Sao-Francisco, seul grand fleuve de la province, a de nombreux afDuents. Climat tropical, mais très constant : la temp. moyenne est de 27° env. en été (décembre à février) et de 24° en hiver (juin à août). La chute des pluies atteint 1 m. 50 env. pendant la saison pluvieuse et Om.25 pendant la saison sèche.

L'État de Pernambuco est nn des plus riches du Brésil et produit en abondance le sucre et le coton, qui forment la base de sa richesse. Grandes forêts. Nombreuses raffineries de sucre, ateliers de constructions mécaniques, fonderies.

Les import, ont fléchi de 56.493.360.000 reis en 1896 à 37.897.178.000 reis en 1897, d'où une différence en moins (au change moyen de 1.250 reis par franc en 1897), de près de 15 millions defr. ; elles consistent surtout en café, houille, riz, huiles, vins, produits manufacturés. Les esport, à destination du Brésil et des pays étrangers ont été évaluées pour 1896 à 42.843.000 fr., et pour 1897 à 37 milliards 897. 178. 000 reisou 30. 317. OOOfr., dont 10.905.287.000 reis pour l'étranger; les principaux produits exportés sont le sucre et le coton. En 1897. il est sorti de l'État 1.772.908 sacs de sucre pesant 117.450.000 kilog., dont 27.593.000 kilog. seulement pour l'étranger (15.866.000 ans États- Unis, 11.332.000 à r.\ngleterre). Il a été exporté la même année 118.346 balles pesant 12.147.000 kilog., dont 37.456 pesant 4.743.000 à Liverpool et 13.451 pesant 1 million 759.000 à Lisbonne. Les autres export, principales sont l'eau-de-vie (7.912 hectol.) et l'alcool (13.682), consommés exclusivement an Brésil; le caoutchouc 132.000 kilog., les graines de ricin 338.000. la cire de carnauba 386.000, le^ cuirs et peaux 179.000 pièces pesant 2.631.000 kilog., dont plus du tiers pour Brème et Hambourg. La part prise par la France dans le commerce d'export. est insignifiante.

La diminution dans le commerce extérieur vient d'une crise économique assez grave. Les propriétés des agriculteurs sont fortement grevées. Les prix du sucre ont baissé par suite d'un excès de production. La Banque du Credito Real et l'ÉUt prêtent à des taux de 7 à 8V..

En 1897 le port de Pernambuco a reçu 1.660 bâtiments jaugeant 1.167.000 t., dont 709 vapeurs : la plus grande part dans ce mouvement a été prise par les cinq nations

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