PEROU
suivantes : Brésil, 1.073 navires avec 320.000 t. ; Angleterre, 280 navires avec 444.000 t.; France, 72 navires avec 133.000 t.; Allemagne, G4 navires avec 91.000 t.; Belgique, 28 navires avec S2.000 t. Pernambuco est une escale des paquebots de la Pacific Steam (de Liverpool à Valparaiso), de la Royal Mail (de Soulhampton à Buenos-Ayres) et de la Veloce (de Gênes à Buenos-Ayres).
Les principaux centres sont reliés par des routes carrossables ou des chemins de fer. L'État est mis en communication par lignes télégraphiques avec le reste du monde. Pour les monnaies, poids et mesures, voy. Bhésil. PERNIIY3H. Ardoisières. V. Ardoise.
PÉROU. République de l'Amérique du Sud, sur les deux versants de la Cordillère des Andes, entre 3° 6' — 17° 37' de lat. S. et 71" 30' — 84» de long. 0. Étendue des côtes sur le Pacifique, 2.270 kil. Est limité : au N. par l'Equateur et la Colombie, à l'E. par le Brésil, au S.-E. par la Bolivie et au S. par le Chili. Sup. : 1.560. 000 kil. carrés (1/10 de l'Amérique du Sud). Il n'a pas été fait de recensement depuis 1876; à cette époque, la population était de 2.700.000 hab. ; on estime qu'elle doit aujourd'hui dépasser 3 millions, non compris les Indiens, dont on évalue le nombre à 350.000. — Le Pérou fut découvert en 1527 par Francisco Pizarro; c'était un riche et puissant empire indien du Tihuantin-Suyu, Empire des 4 régions (capitales : Cuzco au centre et Cajamarca au nord), gouverné par des chefs ou rois appelés Incas, ce qui était à la fois un titre et le nom d'une race.
Climat. — Sur la côte, qui est sablonneuse et interrompue par des oasis à proximité des torrents, la température varie de 13 à 25°; les pluies sont extrêmement rares (à Lima, il n'a pas plu pendant 75 ans). Dans l'Entrecordillère, le climat est tempéré dans les vallées, chaud dans les gorges et froid sur les plateaux; les pluies y sont abondantes pendant les mois de juin et de juillet ; sur les versants orientaux, le climat est tropical et très humide.
Géographie politique. — Le Pérou est une république représentative et unitaire. Le Pouvoir exécutif appartient à un Président élu pour 4 ans, par le Congrès, à la majorité absolue; il est assisté de deux vice-présidents et de cinq ministres. Le Pouvoir législatif réside dans un Sénat et une Chambre des députés dont les membres sont élus par le suffrage universel et renouvelables par tiers tous les deux ans. — Le pouvoir judiciaire est constitué par le suprême Tribunal de responsabilité, la Cour suprême, les cours supérieures de districts, les juges de première instance et les juges de paix.
L'armée active se compose de 3.(X)0 hommes; l'artillerie est munie de canons Krnpp, l'infanterie de fusils Mannlicher de 8 mm. La garde nationale comprend 75.000 hommes. — La marine de guerre est formée par un cuirassé, un transport, un gardecôtes et trois petits vapeurs. — Le budget de 1898 s'est soldé par 10.785.850 soles en recettes et 11.488.245 en dépenses (le sole vaut 24 pence) ; les douanes produisent plus de la moitié des recettes totales. La dette extérieure s'élève à 32 millions de livres sterling et la dette intérieure à 26.606.450 soles.
Géographie économique : I. Agriculture. — Les principaux produits agricoles sont : le coton, qui se cultive sur la côte et qui jouit en Europe d'une grande réputation. En 1898, la production a dépassé 7.000 T. et l'export. a atteint 5.586 T. ; le coton de Piura est le plus apprécié, mais sa production est irrégulière. Les planteurs sont à la merci de la pluie, sur
laquelle ils ne comptent qu'une fois tous les 6 ou 7 ans, et dont l'effet fertilisant se fait sentir pendant les 3 ou 4 années suivantes; — la culture du café a fait depuis une quinzaine d'années l'objet de sérieux efforts, principalement dans les vallées interandines de Chanchamayo, du Perené, d'Oxabamba et de Huanaco; le produit de cette dernière vallée peut rivaliser avec les meilleures sortes des Antilles et du centre de l'Amérique; l'export., qui était de 140 tonnes en 1890, a atteint 1.245 en 1898; — la coca et son alcaloïde, la cocaïne, s'exporte presque uniquement sur Hambourg; — le caoutchouc se récolte sur les territoires péruviens du bassin de l'Amazone; l'export. a lieu exclusivement par le port amazonien d'Iquitos, d'où il descend le fleuve jusqu'au Para (1.000 tonnes environ en 1898); — le tabac suflTit à peine à la consommation intérieure; sa culture pourrait être développée indéfiniment et fournir au pays une source appréciable de revenus; — le cacao n'a pas encore fait l'objet d'un commerce bien considérable (618 tonnes exportées en 1898) ; on lui reproche d'être trop huileux ; le cacao des vallées voisines de Cuzco est le plus estimé, il pourrait concurrencer heureusement les bonnes sortes de Guayaquil; -^ le riz; — la canne à sucre occupe plus de 25.000 ouvriers et des terrains évalués à 100 millions de fr. ; — la vigne est surtout cultivée dans la vallée de Chicha; à Pisco et à Ica on fabrique plus spécialement des eaux-de-vie; au S., dans la vallée de Moquegua, on prépare des vins cuits; la plupart des vins rouges sont colorés avec le maqui, sorte de prunelle importée du Chili.
IL Élevage. — Les bovidés prospèrent surtout dans les régions de Piura, Cajamarca, Junin et Cuzco. Les spécimens de Lima et Canete sont très beaux; la race caprine se rencontre principalement en Piura et Lambayèque; les meilleurs chevaux proviennent de la vallée de Santa et de la province de Chancay; la race suine est l'objet d'un élevage très général. Les ovidés se trouvent dans la sierra et plus .spécialement dans les zones de Puno, Cuzco, Ayacucho et Junin, où ils vivent avec l'alpaca et la vigogne.' L'export. des laines de ces trois animaux s'est élevée en 1898 à 3.122 T., dont 2.300 à destination de Liverpool.
III. Exploitation forestière. — La montagne fournit en abondance les bois de construction et d'ébénisterie des essences les plus variées; citons: le rosa, jacaronda, caoba, le cèdre, le noyer, le caroubier (algarrobo) remarquable par sa dureté, le guarango. Les bois de teinture les plus remarquables sont : l'indigo, le campêche, l'achote et le ai-ampo; parmi les plantes médicinales, il faut signaler diverses espèces de quinquina, le matico, la coca, la salsepareille, l'altea et le tamarindo. A noter que la côte n'est pas boisée et que l'Entrecordillère a une végétation très pauvre. Les belles forêts sont éloignées de toutes voies praticables, dans la partie chaude de l'E.
IV. Mines. — L'exploitation des mines paraît constituer encore une réserve inépuisable; des gisements métallifères sont signalés de tous côtés: d'après le recensement général qui vient d'être publié par le Gouvernement péruvien, il y aurait 2.314 mines en exploitation; mais ce nombre est loin de comprendre la totalité des gisements existants, car chaque jour on en découvre de nouveaux. Plus de 65.000 ouvriers sont répartis dans les prin-
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cipanx établissements miniers. Laprodaction totale (lel'opfin.en 1898, aété de i.OOOkilog'. environ; celle de l'argent fin, de 163.816 kilog. 600. Les gisements de charbon sont au nombre de plus de 15o; dans la province de Hualgayoc, la production, d'après les ttudes d'une commission d'ingénienrs américains, pourrait atteindre 2 millions de tonnes par an. La plupart des sources de pétrole sont concentrées dans le département de Piura ; le rendement de 1898 est t'valué à ^.240 hectol. L'exploitation des salines et des mines de sel gemme produit de 9.000 à 10.000 T. par an; l'impôt qui frappe cet article fait entrer de •WO.OOO à 600.000 dollars dans les caisses de l'État.
V. Industrie. — L'indastrie, en dépit de certains efforts, ne représente pas encore une importance appréciable. On peut citer quelques fonderies (presque tontes dirigées par des .\nglais), des brasseries (le peuple boit de la bière de maïs appelée chicha), une mégisserie, des fabriques de meubles ; on emploie encore peu les excellents bois du pays, car la coupe et la préparation surplace ne trouvent plus la main-d'œuvre nécessaire ; en outre, le transport est difficile et coûteux. .\ noter encore quelques rares minoteries, le peuple mangeant surtout des galettes de maïs ; lies savonneries, scieries, tanneries, des fabriques italiennes de pâtes alimentaires. La préparation des tabacs
t cigares occupe, dans la capitale seulement, plus de
iMM) ouvriers. Une fabrique de tissus de coton, située à 'ri til. de Lima, sur le chemin de fer de la Oroya, livre
1 public des cotonnades ordinaires. On trouve aussi une
ibrique de ce genre dans le département d'Ica, et une troisième à .\requipa. Dans la Cordillère, un bon nombre de tisserands fabriquent une toile grossière utilisée par les indigènes. II existe trois fabriques de tissus de laine : une a Lima, qui occupe 300 ouvriers et arrive à livrer ses produits à très bon marché ; une seconde à Lucre, près de Cnzco, de fondation ancienne (Xadal et Garmendia) ; les machines sont françaises et ont été installées par des ingénieurs français : c'est la plus prospère. La troisième est établie à .Marangani.
VL Commerce. — 1* Le chiffre des export, a atteint, en 1898, 30. 274.770 soles (angment. de 37'/. dans le cours des cinq dernières années). Principaux acheteurs : -Vngleterre 17.15i.OOO soles, Chili i.388.000, .Allemagne 2.704.000, Ktats-Unis 2.874.000, Equateur 892.000. France 821.000. etc.
2* Importation. Valeur en 1898, 19.297.000 soles. Principaux importateurs : Angleterre 8.633.000 soles, Allemagne 3.402.000, Etats-Unis du N. 12.078.000, France 1.5*4.000, Chili l.:«9.000. Les autres pavs flgurent pour des sommes inférieures à «62.000 soles (Italie). Les chiffres '.''S années précédentes montrentqne la France perd chaque
ur du terrain sur ce marché commercial.
Les factures consulaires doivent être rédigées en langue espagnole, en quatre exemplaires et visées an port d'emharquement; le coût du visa et de i •/..