‹ Dictionnaire du commerce, de l'industrie et de la banqueChapitre 709 sur 1134 · VII. Voies et moyens de communication maritime et · texte numérisé non relu

VII. Voies et moyens de communication maritime et

rrestre. — Le service de la navigation est assuré par ..euf Compagnies maritimes, dont six anglaises, une allemande, une brésilienne et une chilienne. — Le réseau des chemins de fer péruviens est resté stalionnaire depuis de longues années. Les lignes actuellement en exploitation (1898) mesurent 808 kil. ; 232 kil. sont tracés et en voie de construction. Tontes ces voies ont été conçues comme lignes de pénétration destinées à desservir des centres miniers ou des régions d'exploitation tropicale : aucune n'a pn être achevée. Aux points terminus, dans l'intérieur, n'aboutissent que des routes muletières ou des sentiers de montagne uniquement accessibles aux bêtes de somme, mulets, ânes on lamas, moyens de transport très dispendieux. La seule grande route carrossable est celle de Sicuani a Cuzco; elle est la propriété d'une Compagnie privée. — Le service postal se fait à dos d'Indiens et. en l'état actuel des chemins, certaines provinces sont privées de communications avec la cote pendant toute la saison des ploies. - La longueur totale des lignes télégraphiques est de 3.107 liil. — Les lignes téléphoniques sont divisées en SIX reseaux représenUnt 2.646 kil.

VIII. Mesures et Monnaies.— L'anité monétaire est le sole qui vaut 24 pence ; la livre, monnaie d'or, vaut entre 10 soles et 10 soles 25. — Le système de poids et mesures est le système métrique. (Voy. .Mesures et Poids, .Mon.naies.)

IX. Colonisation. — Les tentatives de colonisation n'ont obtenu jusqu'à ce jour que des résultats partiels. Les immigrants agricoles sont peu nombreux, à cause de la . modicité des salaires payés dans les campagnes. L'agriculteur européen ne peut trouver à se placer avantageusement que comme chef ou propriétaire d'exploitation. .\ la suite de la suppression de l'esclavage, on avait remplacé la main-d'œuvre noire par les coolies chinois, dont, à un moment, le nombre dépassa iJO.OOO. Quelquesuns de ces ouvriers, libérés ou an terme de leur contrat, sont devenus commerçants, restaurateurs, domestiques, etc. Ils n'ont jamais servi dans les mines. J.-Ch. L.\roussie.

PERPIGX.lA'. Chef-lien du départ, des Pyrénées- Orientales, situé par 42" 11' de lat. N. et 0''33' de long. 0., sur la rive droite de la Tet, à 8 kil. de so& embouchure de la Méditerranée, et sur le chemin de fer de Bordeaux à Cerbère. Distance de Paris, 846 kil. Pop. : 23 300 hab. en 1856, 31.735 en 1881, 35.088 en 1896. Cette ville possède des fabriqnes de papier à cigarette, de bouchons de liège, de cartes à joner françaises et catalanes, de chandelles, de chocolat; des teintureries, distilleries d'eau-de-vie, tanneries; haras nationanx. Perpignan fait le commerce des vins de Roussillon, d'eau-de-vie, de miel blanc, d'huile, de fer, de peaux de mouton, de soie et de productions du Midi. Direction des Douanes, tribunal de commerce, Chambre de commerce.

On vend le vin à la n charge », qui vaut 120 litres, et l'huile au « donrg », qui vaut 20 litres.

Succursale de la Banque de France : 44.940.000 fr. d'affaires en 1898 (la 60*), 45.908.000 fr. en 1899 (la 52*), dont 32.792.000 fr. en effets escomptés. Succursale du Crédit Foncier. Agences dn Comptoir d'Escompte, du Crédit Lyonnais et de la Société Générale.

Station du chemin de fer du Midi sur la ligne de Montpellier à la frontière d'Espagne et sur Prades.

Mouvement de la gare :

Tori^rars lirekaidisM (Toiles)

Départ Arrivée Expéditions Réceptions

Prix du transport, par 1.000 kilog.. de Paris à Perpignan : G. V. (894 kil.) 240 fr. 30, P. V. (958 kil.) 127 fr.65.

PERSE. État de l'Asie sud-occidentale.

Territoire. — La Perse est située eut 25» et 39» 50' de lat. N., 41" 46' et 61" 4' long. E. de Paris. Sa superficie est évaluée à 1.645.000 kil. carrés. La plus grande longueur du N. au S. est d'environ 1.120 kil., la plus grande largeur de 1.450. La Perse est limitrophe : an N. de la Russie d'Europe et du Turkestan russe, à l'E. de l'Afghanistan et du Beloutchistan, à l'O. de la Turquie d'Asie. Au S., elle est bornée par la mer d'Arabie, le détroit d'Ormouz et le golfe Persique, au N. par la mer Caspienne et l'Aras. Le plateau persan est sensiblement plat dans son milieu et relevé sur les côtes; les principaux sommets sont : l'Ararat (5.160 m.), les montagnes, de Méched et celles situées au N.-E. de Bender- Abbas. Les fleuves les plus importants sont : le Kizil-Ouzen, l'Atrek (500 kil.), le Karoun, formé de l'Ab-i-Koudj (550) et de l'Ab-i-Diz (700), le Moua (500). Le centre du plateau est un vaste désert.

PERSE

PERSE

Population. — En 1881, on comptait 7.653.600 hab., dont 1.963.800 citadins et 1.909.800 nomades. La pop. était évaluée, en 1899, à 9.000.000 d'hab., dont 800 Européens seulement. Principales villes : Téhéran 210.000 bab.,Tabriz 180.000, Ispahan 80.000, Méched 60.000, Barferouch oO.OOO, Kerman et Yezd entre 40 et 45.000, Ramadan, Cliiraz, Kazvin, Koum, Tiachan, Recht, entre 25 et 30.000. Sur le nombre des nomades, 720.000 sont Turcomans, 675.000 Kurdes et Leks, 234.000 Louris, 260.000 Arabes.

Gouvernement et Administration. — La Perse est une monarchie absolue, héréditaire dans la dynastie des Kadjars depuis 1794. Le chah gouverne avec le concours de deux hauts fonctionnaires, le grand-vizir et le ministre avec trésorerie, et des ministres des affaires étrangères, de la guerre, de l'intérieur, de la justice et du commerce, des finances, de l'agriculture et des domaines, de l'instruction publique, des télégraphes et des postes. Le pays est divisé en 33 provinces, à la tête desquelles sont des gouverneurs généraux. La justice est rendue par les gouverneurs et leurs représentants, les cheikel-islam, et les ministres du culte. L'armée permanente ne dépasse pas 25.000 hommes. On évalue l'effectif de guerre à 54.000 Iiommes; les rapports officiels rélèvent à 105.000. La marine compte 2 navires, l'un de 600 t. avec 4 canons, l'autre de 30 chev.-vap. pour le service fluvial du Karoun.

Les revenus de la Perse ont fléchi de 48.750.000 f r. en 1876-77, à 40.064.000 fr. en 18S8-89 ; la hausse du prix de l'argent les a relevés à 44.375.000 fr. en 1890-91 ; avec la baisse de ce métal, ils sont tombés à 37.500.000 fr. en 1898-99. Environ 75 Vo du revenu provient des impositions sur les villes, les villages et les districts. LesdépenseS sont égales aux recettes. En 1892, le Gouvernement a contracté, en Angleterre, un emprunt 6 %de 12.500.000 fr. En janvier 1900, la Banque russe de prêts a pris à sa charge un emprunt de 22 millions 1/2 de roubles en or, contracté par le chah, avec garantie du Gouvernement russe. Cet emprunt doit être amorti en 75 ans; à défaut de versement régulier des intérêts et en cas de retard dans l'amortissement, la Banque russe percevra les droits dédouane, notamment dans les ports du golfe Persique.

Climat. — Le plateau central est très froid en hiver (env. — 20°), et excessivement chaud en été (-f-60" à l'ombre). Il n'y pleut que pendant 3 mois de l'année. Au Mazandéran le thermomètre marque, en moyenne, — 2° en hiver, -|-40'' en été; l'atmosphère y est très humide. C'est à Ispahan que le climat est le meilleur; à Chiraz la temp. moyenne est de 5° en janvier, 30° en juillet.

Productions. — Le sol est fertile dans toutes les régions où l'eau est en quantité suffisante. On cultive le blé, l'orge, le riz* Les autres produits sont : la soie (env. 300.000 kilog. par an), surtout dans les provinces Caspiennes ; l'opium, le tabac, le coton, la laine, la betterave à sucre, les fruits, les gommes. Au nord de la Perse, il y a des forêts tropicales. Lions et tigres dans les régions les plus chaudes du pays. Nombreux animaux domestiques : buffles et bœufs, chevaux, moutons et chèvres. Les pêcheries de la mer Caspienne sont abondantes en esturgeons et poissons blancs.

Les richesses minérales de la Perse, bien qu'elles soient considérables, ne donnent lieu à aucune exploitation sérieuse, faute de bonnes routes et sou-

vent de combustible et d'eau. Gisements de plomb et de cuivre très étendus, d'étaiu, d'antimoine, de nickel, de cobalt, de manganèse, de borax, de fer, de sel gemme, de charbon. On a trouvé des turquoises à Nichapour.

Les principales industries sont : la fabrication de tapis renommés, surtout à Ramadan, de feutres à Ispahan et Yezd, de châles; les broderies et ouvrages à l'aiguille, les brocarts et les velours de Kachou, les soies chinées et flambées de Recht, les housses de chevaux, les mosaïques de Chiraz, les émaux, la porcelaine et la poterie, les armes et les armures. Il y a deux industries belges importantes : les verreries nationales et la sucrerie de Kehrizek.

Voies de communication. — Un chemin de fer de 9 kil. relie Téhéran à Chah-Abdul-Azim. Le Gouvernement russe se propose de construire une ligne qui mettrait le Caucase en communication avec Tabriz, Téhéran, Ramadan et Bender-Abbas. Le Gouvernement persan s'occupe, de son côté, de former une Société internationale qui construirait trois lignes : d'Enseli à Téhéran, de Téhéran à Kermanscha, et de Téhéran à Chiraz. Les seules routes carrossables vont de Téhéran à Koum, Kazvin et PiriBazar par Recht. Les autres voies les plus fréquentées, de Trébizonde, de Bouchir et de Bagdad à Téhéran, sont suivies par les caravanes.

Le service postal avec l'Europe se fait deux fois par semaine par Recht, Tabriz et Tiflis; le service avec l'Inde, hebdomadaire, passe par Bouchir. Il y a 84 bureaux de poste, 95 stations télégraphiques et 6.680 kil. de fils. Le nombre des télégrammes a été, en 1897-98, de 163.134.

Navigation. — Les entrées, dans les quatre principaux ports du golfe Persique, ont été les suivantes en 1898 :

Tonnage Tonnage total britannique

Bouchir 111.837 99.033

Lingah 124.920 101.900

Bender-Abbas 87.430 79.100

Mohammerah 99.728 90.903

Les Messageries Maritimes ne desservent plus ces ports. Les marchandises doivent emprunter, pour atteindre Bouchir, les bateaux anglais partant de Bombay. Un paquebot fait deux fois par mois le service du Karoun jusqu'à Ahouaz.

Monnaies, Poids et Mesures. — L'unité monétaire est le krân, monnaie d'argent, qui, après avoir pesé 88 grains, puis 77 grains, n'en pèse plus que 71 ou un peu moins; la proportion d'argent pur, avant le nouveau système de trappe commencé en 1877, était de 92 à 93 V. ; elle n'est aujourd'hui que de 89 1/2 •/.. Il en est résulté une grande baisse dans la valeur du krân, de 1 fr. en 1874 à 0 fr. 50 en septembre 1899. Les monnaies divisionnaires d'urgent sont de 2 et 3 kràns, de 3 et de 10 schahis. Le schahi, monnaie de bronze, = 2 pàl = 0 f r. 023. Les monnaies d'or, en petite quantité, sont le 1/4 toman, le 1/2 toman, le tonian, qui vaut nominalement 10 kràns, puis 2, 3 et 10 tomans. On compte en dinars, monnaie imaginaire, millième partie du krân. Pour les poids et mesures, voy. M ES un ES ET Poids.

Crédit et Banque. — La Banque Impériale de Perse, concédée en 1889 à des capitalistes anglais, avec une charte de la reine Victoria, a son siège social à Téhéran et des succursales dans les principales villes. Formée au capital de 100 millions, elle débuta avec 23 millions, puis réduisit son capital, en 1894, à 1 6 . 230 . 000 f r. par suite de la baisse du kràn. Elle a le droit d'émettre, même sans l'assentiment du Gouvernement, pour 20 millions de billets au taux du change, sous condition d'une réserve en numéraire de 33 7„. La Société anonyme à qui elle avait rétrocédé son monopole de l'exploitation de toutes les mines à concéder, a liquidé en 1894. Les Russes ont à

PERSE

PERSONNELLE MOBILIERE

Téhéran la Banqae des Préu de Perse et ane soccnrsale de la Banqae de Commerce de Moscou. Les changenrs on saraphes sont constitoés en Sociétés on chérakets possédant souvent des capitaux considérables. Il existe en outre à Téhéran des banquiers arméniens faisant des affaires importantes. Tous les comptes sont réglés avec des kràns.

Commerce extérieur. — En l'absence de tonte statistique du commerce extérieur, le total en est calculé d'après le montant du fermage des Douanes, qui est connu. Sur nne moyenne de droits perçus de 4 */. cd valorem, les import, et export, ont été évaluées à 210.525.000 fr. en 1883-84, 176.500.000 en 1888-89, 127.500.000 en 1893-94, 187.500.000 en 1896-97, 225.000.000en 1898-99. Ces chiffres sont très inférieurs à la réalité ; il faudrait y ajouter les valeurs des marchandises entrées en contrebande, celles dont le commerce n'est pas autorisé (telles les armes à feu), enfin celles que de fausses déclarations enlèvent à la Dooane.

Les import, consistent snrtont en : cotonnades de Manchester pour le Sud et de Russie pour le Nord, draps de qualité moyenne venant d'Autriche et de qualité supérieure provenant d'.\ngleterre, cristallerie et verrerie, pétrole de Bakou, bougies russes, thé de l'Inde, sncre de France sur les marchés du Sud et de Russie dans le Nord, soieries dç Lyon, parfumerie de France et de Russie, vins de Bordeaux et lie Champagne, cognac, café. Les export, se font en fruits secs, opium, coton, laine, soie, tapis, perles, turquoises, riz.

Le mouvement commercial des quatre grands ports de la Perse a été le suivant en 1898, d'après les rapports consnlaires anglais (en liv. st.)

Boachir

Lingah

Bender-Abbas

Mohammerah

Totaux. .

Import.

Eiport.

Ce commerce s'est réparti comme suit entre les principanx pays (en liv. st.) :

Royanme-Uni.

Inde

Chine

Provenance

Destination

Voici les principales marchandises dn trafic de 1898 dans ces quatre ports (en liv. st.) :

Import.

Cotonnades 587.332

Sacre 114.235

Thé 155.499

Perles 248.750

Rii 140.563

Blé et farine 48.686

Indigo 30.907

Numéraire 184.886

Export.

Opium S46.034

Perles 241.938

Coquilles 52.738

Dattes 39.366

Cuirs et peaux 18.675

Uine 43.099

Tapis 48.639

Numéraire 245.900

Le plus grand marché de la Perse est Téhéran. Le prix dn fret de Marseille à Trébizonde s'élève à 50 fr. par tonne env.; de Trébizonde à Téhéran, il atteint 400 à 500 fr. par tonne suivant la saison ; la durée totale du trajet est de 6 mois environ.

Il y a en Perse trois maisons principales pour l'import. et l'export. : la maison Ziegler et C* de .Manchester, la maison Grœneweg, Danlop et C d'Amsterdam, et la Persian Golf Trading C* de Londres. Les cinq principales maisons françaises de Téhéran sont : 1* le Comptoir français, l'on des plus importants parmi les maisons européennes; Il vend les articles les plus variés; 2' la Pharmacie française, créée par .M. Maulion; 3* la maison de librairie de M. Barneond ; 4* la maison de nouveautés de M"' Hoffmann ; 5» la maison Laslier.

Usages commerciaux. — Le minimum du crédit accordé aux négociants persans est de 3 mois, le maximum de 18, suivant les marchandises. Le sucre est d'ordinaire payé par l'acheteur un mois après la livraison. Les marchands du Bazar jouissent en général d'une bonne réputation. La Banqae Impériale de Perse procure obligeamment des renseignements sur la solvabilité des négociants de Téhéran ; les mêmes offices sont prêtés par ses succursales de Tabriz, Recht, Méched, Ispahan, Yezd, Chiraz et

Boachir. Les marchandises sont livrées contre payement des frais de transport, comprenant ceux qni ont été effectués par les expéditeurs de Londres, .\nvers on Marseille, et ceux qui ont été faits depuis le port de débarquement jusqu'au lieu de l'arrivée. Les fabricants de Russie ont des intermédiaires et des auxiliaires excellents chez les nombreux Arméniens, sujets russes et persans, fixés dans les provinces du .Nord. Le commerce anglais et indien s'adresse à des firmes ayant leur siège social à Londres, à .Manchester et à Bombay, et qui sont honorablement connues en Perse. (Uon. Uff. du Comm., mars 1899.)

La principale canse des variations du change parait être la rareté de l'argent, provoquée elle-même par la manie de thésauriser des habitants et le drainage de la monnaie dans les pays voisins, la Transcaspie et l'Inde anglaise, où te krân jouit d'une valeur fictive. Le Persan des hautes classes ne connaît d'antre placement que le prêt usuraire ou l'achat de terres et de villages. La Banque Impériale prend un intérêt de 12 */. dans ses avances an commerce, aux particuliers ou à l'Etat ; elle donne 6 */. sur les dépôts. Les banquiers du Bazar prêtent à 20, 25 et 30 */..

Douanes. — Les droits d'entrée et de sortie dus par les Européens sont de 5 7. ad valorem , en considérant la valeur déclarée comme étant le prix de facture augmenté de celai dn fret. Les droits payés par les sujets persans varient de 3 à 8 */.■ Us n'acquittent généralement à la frontière qu'un droit de 2 1/2 */., mais ils sont soumis à des droits d'octroi, chaque fois que leurs marchandises entrent dans une ville, taxes qui ne sont pas exigées des Européens. Les Douanes sont affermées an plus offrant. Le 21 mars 1899, le Gouvernement, comme préliminaire à de plus amples réformes, a supprimé ce système d'affermage dans plusieurs provinces, notamment dans l'Aderbéidjan et le Kermanshah. Abel R.\VIER.

Bibliographie. — De .Morgan : Mission scientifique eu Perse ; Paris, 1895-98.

PERSONNELLE MOBILIERE ( CoNTRIBLTIOX ).

(Droit fiscal.) La contribution personnelle mobilière a été établie sons sa dénomination actuelle en 1791, en remplacement de l'impôt de capitation. Elle est aujourd'hui régie par la loi du il avril 1832.

La contribution personnelle mobilière, comme l'indique son nom, se compose de deux taxes, la taxe personnelle et la contribution mobilière. Elle est dne, d'une manière générale, par chaque habitant français et par chaque étranger de tout sexe, jouissant de ses droits et non réputé indigent.

Taxe personnelle. — La taxe personnelle est égale pour tous les habitants d'une même commune; elle se compose de la valeur de trois journées de travail. C'est le conseil général, dans chaque département, qui détermine annuellement, sur la proposition dn préfet, le prix moyen de la journée de travail dans chaque commune, mais sans pouvoir le fixer audessous de de 50 cent., ni au-dessus de 1 fr. 50. La taxe est due dans la commune du domicile réel. Contribution mobilière. — La contribution mobilière est basée sur la valeur locative des locaux afiectés à l'habitation personnelle. C'est là la seale base légale: on ne saurait valablement}' substituer, comme on le fait dans la pratique, ni les facultés présumées du contribuable, ni le revenu de ses propriétés foncières, ni l'importance de son exploitation rurale.

Tonte habitation meublée située soit dans la commune du domicile réel, soit dans toute autre commune, donne lieu à l'assiette de la contribution mobilière. Cette contribution est due lors même qu'on ne paye pas de loyer au propriétaire et sans qu'il y ait lieu de rechercher si les meubles sont ob non la propriété de l'occupant. C'est le fait de l'occupation qui est générateur de l'impôt. Il n'est

PERSONNELLE MOBILIERE

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