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Le pétrole brut est envoyé, de ces réservoirs, par d'autres conduites en fonte, dans les raffineries installées à une plus ou moins grande distance des puits d'extraction, où il est embarillé pour être expédié directement dans les raffineries d'Europe.
C'est ainsi qu'en Amérique on a été amené à construire un réseau complet de conduites spéciales reliant la région pétrolifère de Pensylvanie aux villes de Cleveland, Pittsburg, Bnfïalo et New-York, où sont installées des raffineries de pétrole. On peut se rendre compte de l'importance de cette canalisation, en remarquant que ses frais d'établissement, de 1880 à 1888, ont dépassé 60 millions de francs.
Dans la région du Caucase, c'est à Bakou que se trouvent concentrées les raffineries. Le transport de l'huile, depuis Balakhani (lieu d'extraction) jusqu'à Bakou se fait également par conduites en fonte de 10 kil. de longueur. Chaque Compagnie d'extraction possède la sienne. Le naphte est pompé des réservoirs dans les conduites, à une pression de 20 atmosphères, par des pompes à vapeur de grande puissance.
Pétroles américains.— Les gisements pétrolifères de l'Amérique, qui occupent une étendue considérable, peuvent être divisés en deux groupes, savoir :
1° Les gisements des États-Unis parallèles aux monts AUeghanys, depuis le lac Ontario jusque dans la vallée de Kanawha en Virginie, ets'étendantdans les comtés occidentaux des États de New-York, de Pensylvanie et d'une partie de l'Ohio. Il existe aussi trois grands districts producteurs connus sous les noms de Venango, Butler et Bradford : les deux premiers sont actuellement à peu près épuisés; le troisième, découvert en 1875, est extrêmement riche. On exploite aussi le pétrole dans deux nouveaux districts, ceux de Torn Crek et deWardwell Ferry.
2» Les gisements du Canada, situés sur les bords du fleuve Saint-Laurent, dans le comté de Lambton, dans le district d'Enniskilleu, dans la partie 0. de la péninsule formée par les lacs Huron, Érié et Ontario.
En dehors de ces deux centres d'exploitation, qui sont de beaucoup les plus importants, il convient de signaler l'existence du pétrole en Californie, au Mexique, dans l'Amérique du Sud, à Saint-Domingue, à la Trinidad, au Pérou, dans la République Argentine, en Bolivie et dans la République de l'Equateur.
Le pétrole brut d'Amérique se présente sous l'aspect d'un liquide huileux, verdàtre ou brun foncé par transparence, vert jaunâtre par réflexion, d'une consistance variable, depuis ta mobilité des essences et des huiles lampantes jusqu'à la consistance des mélasses claires (c'est le cas le plus fréquent), d'une densité variant de 780 à 920, moyenne 800.
Le pétrole de Pensylvanie, plus léger, plus translucide, plus fluide et moins odorant que celui du Canada, a une couleur claire, variant du vert brun au vert olivâtre ; ce dernier est surtout expédié en Angleterre, tandis que les pétroles de Pensylvanie sont dirigés sur le continent.
Pétrole du Caucase. — Les gisements pétrolifères du Caucase sont situés dans la presqu'île de Taman, à Chemakha, mais surfont à Balakhani et à Sabountchi, dans la presqu'île d'Apchéron, contrée aride et sablonneuse sans aucune trace de végétation. Les sources de Balakhani son t à 10 kil. de Bakou . L'étendue énorme des terrains pétrolifères du Caucase assure
à l'exploitation une longue durée; tandis qu'en Amérique il existe plus de 30.000 puits répartis dans une vaste contrée, ici toutes les opérations sont concentrées à Bakou, sur un espace de 5 kil. carrés. En admettant même la possibilité, dans l'avenir, de l'épuisement de la région do Bakou, il y a dans le Trans-Caucase d'autres gisements très importants. On a découvert en 1900 de riches gisements naphtifères dans la steppe Kirghise, sur la côte nord-est de la mer Caspienne, occupant une superficie de plusieurs milliers de déciatines (de 10f> ares2o) de terrains domaniaux. On affirme même qu'ils seraient beaucoup plus riches que les gisements de Bakou, considérés jusqu'ici comme les plus importants de l'Empire.
Le pétrole brut, tel qu'on le trouve à Bakou, est un liquide jaunâtre, d'une densité de 850 à 900 et d'une odeur caractéristique. Il se distingue du pétrole américain en ce qu'il renferme beaucoup moins d'hydrocarbures volatils et qu'il est dépourvu à peu près complètement d'hydrocarbures solides ou paraffinés.
Pétrole de Galicie. — En Galieie, les sources de pétrole se trouvent dans la région des monts Carpathes, le long de la chaîne de ces monts, de Gribow à ro. jusqu'en Moldavie à l'E. Les centres d'exploitation les plus importants sont à Bobs, à Viétrzno, Vastova, Kryg, Lipinki et Sloboda. Le poids spécifique du pétrole varie de 790 à 920. La production annuelle est d'environ 3.250.000 qx. m. d'huile brute.
Pétrole de Roumanie. — Depuis quelques temps l'exploitation du pétrole a pris en Roumanie un notable développement. Il existe, en effet, en assez grande abondance dans le sous-sol de ce pays, et il est facile de transporter cette marchandise vers le centre de l'Europe par le Danube et dans le bassin de la Méditerranée, ou vers Suez par la mer Noire et le Bosphore.
Les terrains pétrolifères de Roumanie, situés en général à 250-500 m. d'altitude au-dessus du niveau de la mer, s'étendent sur le versant méridional et oriental des Carpathes, depuis Govora (district de Romnicoul-Valtchei) jusqu'à Varatécoul (district de Néamtsou) et embrassent une zone de 400 kil. de long sur environ 20 kil. de large, soit une superficie de 80.000 hect. Sur les 40 hect. exploités de 1857 à 1896, le rendement moyen a été de 29.500 T. La valeur de la richesse pétrolifère roumaine a été évaluée à 60 milliards de fr. Une Société s'est constituée, en 1899, pour exploiter les gisements du district de Prahova, où un seul puits a rempli, à l'ouverture, eu 24 heures, 150 wagons de 17 T. 1/2 chacun.
Les pétroles roumains ont une couleur variant du jaune clair transparent et du rouge clair transparent au brun et au noir opaque; ils ont tous une tluorescence verdàtre caractéristique. La densité varie de 0,790 à 0,870; la viscosité, de 2 à 2,80; le point d'ébullition est compris entre 25 et 62" ctg. Tous les pétroles roumains cont iennent de la paraffine en proportion de 29,20 à 3,83 "A-
On a extrait, en 1899, 300.000 T. de pétrole, donti les 2/3 ont été exportés.
Production du Pétrole. — L'exploitation du pétrole en Amérique a commencé vers l'année 1855, mais les premières statistiques ne datent que de 1859.
L'extraction des huiles minérales du Caucase a pris naissance en 1821, elle constituait un monopole;
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ni fut aboli en 1872. C'est à partir de I8G9 que
■X traction s'est beaucoup développée.
l-^tuts-i'nis. — Les principales huiles de pétrole des États-Unis sont celles de la région située à l'O. lies monts .\lleghanys. Elles se divisent commercialement en deux classes, celles de Pensjivanie et celles de Lima. Les premières comprennent la proiluction du S. de l'État de New-York, celle de la Virginie occidentale; elles fournissent toutes les huiles brutes on raffinées qui sont exportées en Europe. Les huiles dites de Lima sont celles qui proviennent des localités diverses de l'État d'Ohio; les dernières sont généralement lourdes, de qualité iirégulière, d'une densité de 820 à 860, sulfureuses it par conséquent d'un traitement plus coûteux que celles de Pensjivanie; elles donnent une forte proportion d'huiles de graissage et de résidus utilisés pour le chauffage des hauts fourneaux et des vapeurs faisant le service des grands lacs.
Voici les chiffres de la production de ces deux régions, en barils de 42 gallons, pendant les années 1891 à 1899 :
Années lS9i..
ivis..
Pensylvanie 34.896.556 32.761.559 30.933.298 30.051.992 30.406.375 33.455.870 34.724.684 31.100.360 31.751.380
Lima 14.515.770 13.835.064 14.4.)!. 196 16.074.350 18.415.631 22.210.0fJ9 19.670.513 17.128.897 17.183.806
290.082.274 153.485.238 On voit que dans cette période de 1891-99, la production des huiles minérales des États-Unis s'est maintenue entre les totaux de 45 millions et 56 millions de barils.
Vers le nord de la région pétrolifère, à l'ouest de l'Alleghany, on suit les nappes de pétrole jusque dans le snd-ouest de New-York ; dans le sud de cette même région on attaque maintenant un nouveau district. Au nord comme au sud, on découvre de nouveaux gisements, et les géologues affirment que, dans la Virginie occidentale notamment, il existe (les couches souterraines aussi riches que celles de la Pensjivanie et de l'Ohio, et qui se prolongent probablement dans les Etats de Kentncky et de Tennessee. (Rapport du consul de France à Philadelphie, 1900.)
Russie. — La production de Bakou en 1898 a été de 48o.943.348 ponds (de 16 kilog. 400) fournis par 1.107 puits, se subdivisant ainsi :
Nombre des puits en exploitation
Balakhani. ..
Sabonntchi. ,
Romani
Bibi-Eybath.
Binagadi
Production
en puuds
Voici quelle avait été, en millions de pouds, la prodnction des 10 années précédentes; nous y ajoutons les chiffres correspondants pour les États-Unis comme terme de comparaison:
Bakou
États-Unis
Années
Bakou 297,3 377.5 386,3 422,4
États-Unis 379,5 387.1 388,4 441,8 432,6
Th.vitemext du Pétrole brut. — Le pétrole brut ne peut généralement pas être emploj-é tel qu'il sort du sol, car il est formé d'un mélange d'hniles
légères ou essences, d'hniles moyennes, d'huiles lourdes et de goudrons qui ont chacun leurs emplois spéciaux. Il faut donc séparer ces différents produits par des distillations successives. Cette opération, appelée raffinage, se pratique dans de grandes usines installées en Amérique à proximité des lieux d'extraction iPittsburg, Cleveland, Boston, Baltimore, Philadelphie, etc.); au Caucase, à Bakou, où elles occupent un immense quartier, connu sous le nom de Ville noire; enOn, en Europe.
Ces établissements, naturellement exposés aax incendies, se construisent entièrement en fer. La distillation s'opère dans d'immenses cornues (contenant chacune de 50 à 70 m. cubes de liquide) chauffées par un courant de vapeur surchauffée. Elle comprend deux phases : on chauffe d'abord de 45 à 150° ctg. et ou obtient des huiles légères, inflammables à la température ordinaire; puis de 150 à 300" ctg., et il passe à la distillation des huiles lampantes ou kérosènes. 11 reste dans les cornues des huiles lourdes ou /'esit/us, sortes de goudrons.
La proportion pour 100 du poids de chacune de ces sortes d'huiles est approximativement la suivante :
Huiles légères oa essences... 20 7. da pétrole brat traité. Halles lampantes on kérosènes 50 7. —
Huiles lourdes ou goudrons.. 30 7. —
Chacun de ces produits est ensuite soumis à de nouvelles distillations fractionnées pour séparer les éléments qui les composent.
/" Traitement des huiles légères ou essences. — Les huiles légères ou essences se présentent sous forme de liquide Incolore, très odorant, de densité variant de 700 à 750. On les agite avec 1 à 2 V. de leur poids d'acide sulfnrique, on les lave à l'ean, on les distille en augmentant progressivement la température, et on obtient successivement :
Le rhigolène, liquide incolore, bouillant à 30°; densité 623 à 650; inflammable à basse température, pouvant remplacer le chloroforme comme anesthésique.
L'éther ou essence de pétrole, appelé aussi gazoline, canadol, kérosolen, etc. ;Liquide Incolore, bouillant de 60 à 96*; densité 650 à 700; très inflammable, serrant à la carburation de l'air, à l'éclairage, etc.
Vessence lourde de pétrole ou essence minérale^ appelée aussi turpentine, ligroine, benzine, etc. Liquide incolore, bouillant de 96 à 140*; densité de 900 à 945: très inflammable, servant à l'éclairage.
D'une manière générale les huiles légères ou essences sont des liquides très fluides, incolores ou légèrement ambrés, diaphanes, ayant une odeur pénétrante, sans saveur, inflammables même à distance, et brûlant, sans laisser de résidu, avec une flamme très blanche. Elles servent à carburer le gaz de houille ou l'air pour former un gaz spécial ; elles s'emploient pour l'éclairage dans des lampes de construction particulière. Elles servent comme succédanés de l'essence de térébenthine pour dissoudre le caoutchouc, l'asphalte, les résines. Elles peuvent remplacer le sulfure de carbone pour l'extraction des huiles grasses et la benzine pour le dégraissage des étoffes. Enfln, elles sont quelquefois mélangées, en petite proportion, à des huiles lampantes lourdes et à des pétroles de basse qualité pour augmenter leur combustibilité.
^^ Traitement des huiles lampantes ou kérosènes.— Ces huiles, qui servent surtout à l'éclairage, doivent subir une épuration préalable et une distillation pour les débarrasser des parties goudron-
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oeuses qu'elles contiennent et des huiles légères qui ont pu être entraînées lors de la première distillation du pétrole brut.
On les épure par un traitement mécanique qui consiste en une agitation ou battage au moj'en d'air comprimé envoyé dans la masse, afin de faire évaporer les huiles légères, et par un traitement chimique à l'acide sulfuriqne concentré à 66" ctg.pour déshydrater l'huile et carburer les goudrons; en même temps on agite l'huile au moyen d'un violent courant d'air.
Après ce traitement chimique, l'huile, abandonnée au repos, se sépare en deux couches : l'une d'huile «purée qui surnage, l'autre de résidu goudronneux et noir, qui est acide. On soutire ce résidu, on lave l'huile à l'eau, on la traite par une lessive de soude pour neutraliser l'acide qui aurait pu y rester. Après un nouveau repos, on la lave à l'eau et on la filtre à travers une couche de sel marin desséché pour la déshydrater.
On obtient finalement une huile presque incolore, faiblement jaunâtre, d'un aspect opalin, de peu d'odeur et d'une densité de 0,790 à 0,810 pour les produits américains, et de 0,805 à 0,83o pour les huiles russes. Cette huile est ininflammable à froid ; il faut la porter, pour produire l'inflammabilité, à une température supérieure à -f 35» ctg. pour les huiles lampantes livrées au commerce en France. En Angleterre, les règlements exigent que le point d'inllammation soit supérieur à 120° Fahrenheit (49» ctg.) Les huiles raffinées en Amérique sont inflammables à 25 ou 30° ctg. Enfin, les Compagnies des chemins de fer français exigent pour les huiles qu'elles emploient pour l'éclairage un degré supérieur à 40. On peut d'ailleurs obtenir des huiles ayant le degré d'inflammabilité qu'on désire sans préjudice pour leur pouvoir éclairant.
5° Traitement des huiles lourdes ou goudrons. — Les huiles lourdes ou goudrons, distillées dans des appareils en fonte, sont fractionnées en plusieurs produits de densité variant de 0,830 à 0,920, savoir :
Les huiles lubrifiantes, servant au graissage des machines et quelquefois comme combustibles dans des foyers industriels;
Les huiles à paraffine et à vaseline, servant à extraire ces deux produits, qui se prennent en masse quand on refroidit l'huile à — 3» ou — 4° ctg.
A Bakou, les huiles lourdes ou goudrons (densité 0,903) qui restent dans les cornues après le départ des essences et des huiles lampantes constituent ce qu'on appelle le résidu, l'oléonaphte ou Vhuile ragosine. Ce produit est utilisé comme huile de graissage, et il est très recherché pour cet emploi, parce qu'il possède une viscosité considérable, qu'il est incolore et qu'il peut supporter des températures basses sans se solidifier. Dans le pays, cette huile à l'état brut est le seul combustible employé (mazout) pour distiller le pétrole.
Industrie du raffinage du Pétrole en France. — Cette industrie a présenté ses produits pour la première fois à l'Exposition universelle de 1867; elle était alors à l'état naissant, puisque l'exploitation utile et régulière des gisements de pétrole américains date de 1861. De 1861 à 1871, il s'est monté de nombreuses raffineries, mais plusieurs d'entre elles ne purent vivre; il y avait une concurrence très grande de la part des raffineries améri-
caines, placées dans de meilleures conditions au point de vue de l'approvisionnement de la matière première.
A l'abri delà protection, les raffineries françaises se sont développées. L'industrie du raffinage des pétroles bruts est actuellement pratiquée par 4 ou 5 Sociétés puissantes et par une douzaine d'industriels plus modestes. Les dépenses annuelles de traitement s'élèvent à environ 13 millions, dont 4.500.000 fr. pour le salaire d'environ 3.000 ouvriers, 2.590.000 fr. pour les 100.000 T. de houille utilisées au chauffage des cornues de distillation, 800.000 fr. d'acide sulfurique et 600.000 fr. de soude caustique pour l'épuration chimique, etc.
Les grandes maisons qui sont les maîtresses du marché possèdent une flotte de navires à voiles et à vapeur pour le transport des huiles brutes, naviguant sous pavillon français.
Les usines françaises traitent presque exclusivement les huiles brutes américaines. Deux raisons s'opposent jusqu'à nouvel ordre au traitement des pétroles bruts du Caucase : la première est que le Gouvernement russe en rend l'export. presque impossible; la seconde tient à la nature même des huiles. Les pétroles américains renferment, en effet, de 70 à 95 »/„ d'huiles volatiles et d'huiles d'éclairage, tandis que les pétroles russes n'en donnent quede37à64V„. Comme la Douane ne fait, au point de vue des droits à percevoir, aucune distinction de rendement, le raffineur français a tout intérêt à importer d'Amérique sa matière première.
Emplois du Pétrole. — Le pétrole est employé pour l'éclairage, le chauffage et le graissage.
On considère comme huiles d'éclairage celles de 790 à 805, inflammables au-dessus de +30» ctg. Cette dernière condition se constate au moyen d'appareils spéciaux (naphtomètre Luchaire ou appareil Granier). Ces huiles se brûlent dans des lampes à mèches rondes ou plates où le pétrole arrive par simple capillarité ^ (Voy. Lampes.)
L'essence de 'pétrole est également employée à l'éclairage, mais dans des lampes spéciales; celles-ci consistent en un réservoir étanche contenant une éponge qui absorbe l'essence; le bec est formé simplement d'un tube vertical rempli complètement par une mèche de coton pleine qui vient au contact de l'éponge. Les vapeurs d'essence, s'élevant par cette mèche, arrivant à l'extrémité supérieure du tube,
1. La préfecture de police de Paris a publié naguère Mne Instruction sur l'emploi des huiles de pétrole, voici ce qu'il est dit des lampes :
« Une lampe à pétrole ne doit avoir aucune fêlure, m gerçure établissant une communication directe avec renceinte où la mèche fonctionne. Le réservoir de la lampe doit toujours contenir plus d'huile que l'on n'en peut brûler en une seule fois, afin que la lampe ne puisse être vide quand elle brûle encore. On préférera les lampes à réservoir transparent, laissant bien voir la quantité d'huile qu'elles renferment. Le pied des lampes sera lourd et large pour éviter qu'elles ne se renversent facilement. Avant d'allumer la lampe, on la remplira complètement, puis on la fermera avec soiu. Lorsque l'huile est sur le point d'être épuisée, il est nécessaire d'éteindre et de laisser refroidir la lampe avant de l'ouvrir pour la remplir. Dans le cas où on voudrait introduire l'huile dans la lampe éteinte avant qu'elle soit complètement refroidie, il est indispensable de tenir éloignée la lumière avec laquelle on s'éclaire pour procéder à cette opération. Si le verre d'une lampe vient à casser, il faut éteindre immédiatement, afin de prévenir réchauffement des garnitures métalliques. Cet échauftement, quand il atteint une certaine intensité, vaporise l'huile contenue dans le réservoir; la vapeur peut prendre feu et déterminer une explosion d'où résulte a peu près inévitablement un incendie instantané. Pour éteindre un incendie de ce genre, on aura recours au sable, à la terre, aux cendres, et non à l'eau, qui fait couler le pétrole allumé. »
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