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ETALAGE

:X T. M). Poteries et antres ouvrages en étain pnr on allié ,1'antimoine, par 100 kgr. poids net. 40 fr. (T. G.). 30 fr. (T. M.). G. DUMOXT.

Poterie d'étain. — Depuis le XIII* siècle, l'étain était d'un usage courant pour la vaisselle de tonte sorte ; au XV' siècle, des artistes, tels que Briot, firent avec ce métal de véritables chefs-d'œuvre. L'aiguière et le plat de Briot qui sont au musée du Louvre, nous montrent à quelle perfection on peut arriver, avec ce métal ingrat à travailler, à cause de sa malléabilité, iuGniment plus ingrat que le bronze.

Louis XIV institua une charge de la G)uronne en faveur des étainiers. Ces derniers fournissaient l'office et les cuisines du roi et des principaux personnages. Puis Louis XV, ayant fait fondre son argenterie afin d'en tirer de l'argent, se fit faire de la vaisselle d'étain, et il fut de bon ton, parmi les courtisans, de suivre l'exemple du roi. C'est de ce fait que nous sont parvenues certaines pièces intéressantes de cette époque, que la Révolution épargna, vu leur peu de valeur.

Vers la fin du XVIII' siècle, ce métal fut moins «•mployé, par suite des progrès de la céramique. En Allemagne, depuis un temps immémorial, on en fait des chopes.

En feuilles, ce métal a beaucoup servi à la décoration des meubles ; Boulle en fit de nombreuses applications en marqueterie. Depuis quelques anuées, on a essayé de le remettre en honneur, et ce fut un moment une véritable mode que de posséder des étains. Parmi les artistes qui se sont particulièrement distingués dans ce nouveau genre, il convient de citer : Brateau, qui pour ses pichets et ses go-

La couverte des poteries vernissées a donné lieu, à la suite d'un rapport du Comité consultatif d'hygiène publique de France, à l'ordonnance de police du 2 juillet 1878, qui interdit la fabrication et la mise en vente des poteries vernissées dont les enduits céderaient de l'oxyde de plomb aux acides faibles.

Le commerce a tout intérêt à exiger de la fabrication le respect de ces ordonnances, car les poursuites exercées de ce chef le sont contre les commerçants. Une surveillance spéciale est faite dans les débits de boissons pour s'assurer que les plateaux, les cuillères à café, les cuillères à absinthe, les bouchons-verseurs, les comptoirs n'enfreignent pas les dispositions sns-indiqaées.

L'ordonnance de police du H janvier 1814, concernant le commerce des vins, prescrit que les comptoirs seront « couverts en étain au titre, et marqués du poinçon du fabricant ». Il est défendu de faire couvrir en plomb, « à peine de confiscation et de 300 fr. d'amende. »

Enfin, une ordonnance du 22 décembre 1885 étend cette prescription ans appareils à bière et aux tuyaux adducteurs de la bière, si ces tuyaux ne sont pas en verre.

Dans le but de prévenir les poursuites résultant de ces ordonnances, les syndicats de débitants de boissons de Paris tiennent à la disposition de leurs adhérents des soucoupes, cuillères à absinthe, cuillères à café et bouchons-verseurs utilisés dans le commerce des vins. C. N.

ÉT.\IS DE MIXES. V. BoiS.

ÉT.\LAGE. L'étalage est l'exposition publique,

belets a retrouvé les procédés de Briot : Ledru, pour j ^^^^ "° magasin ou sur la voie publique, d'objets

mis en vente. L'étalage ne doit pas être confondu avec la terrasse des débits de boissons ou cafés, bien que l'étalage sur la voie publique et la terrasse entraînent une redevance municipale de location pour la partie des trottoirs occupée et soient soumis aux mêmes prescriptions de l'autorité municipale. L'étalage est né de l'utilité qu'il y a à placer, à

ses plats et ses assiettes ; les deux Charpentier, Vibert, etc.

Aujourd'hui, cette mode est un peu passée. Ce métal, en effet, a pour les objets d'art un grand inconvénient : il se ternit, et donne à l'œuvre un aspect monotone en même temps qu'il en tue les înesses. Il encrasse les outils des ciseleurs, qui ne

peuvent lui donner les fermetés et les vigueurs qu'ils i ^f^^^^' sous les yeux des clients, les marchandises, obtiennent du bronze. ( substances ou objets que détient un commerçant,

Le prix d'un objet d'art en étain est souvent su- I ^^ faÇon que le choix se puisse faire par la clientèle périeur à celui du même objet en bronze, à cause | ^.^ '^ simple comparaison des choses placées à le la difficulté de la main-d'œuvre et du coût de ' ^'^'alage.

la matière première. On ne parle ici, bien entendu ! L'étalage est très variable quant à ses formes. Les que des objets de quelque valeur artistique, non des i ^^^^^^ ^^~ marchands ambulants vendant dans les cendriers, porte-cartes, etc., que l'on trouve dans i "™3'"<^bés, les marchands des quatre-saisons ont toutous les bazars, et qui, simplement estampés, n'ont : ^^°^ pratiqué l'étalage. A l'origine, les marchanrien de l'œuvre d'art. ' j *^ises étaient étendues sur le sol, puis sur des caisses.

Les ouvriers qui travaillent ce métal sont les ,V^?°^*?^ ^^ ^^^ P'^^^"" ^ P^""^^^ ^^ '» "»»" ^* ^^ mêmes que ceux du bronze. Le prix moyen de l'étain ' °^'' ^^ 1 acheteur a provoqué la confection de sup-

est de 210 fr. les 100 kilog.

Pour les étains artistiques, l'alliage est composé le 90 V. d'étain pur et de 10 •/„ de plomb. La pré- -ence du plomb sert à rendre le métal plus souple •t d'un travail moins malaisé. Marcel Colin.

Réglementation. — L'étamage,la poterie d'étain, iês poteries vernissées sont soumis à des prescriptions spéciales de police.

Aux termes de l'ordonnance de police du 15 juin 1862, rétamage des ustensiles de cuisine doit être fait à l'étain fin. La même ordonnance (titre III, S 23i dit que « les alliages employés pour la confection de la poterie d'étain ne doivent pas contenir plus de 10 % de plomb ».

ports et d'étagères construits dans ce but et revêtant des dimensions et des formes imposées tant par les propriétés de la marchandise que par les précautions que comporte sa conservation, comme aussi en raison de la nécessité d'obtenir la plus grande superficie avec le minimum d'emplacement. C'est ainsi que s'est créée l'industrie des fabricants de « montres et étalages ».

Les fabriques de montres et étalages, les fabriques proprement dites d'étalages et les fabriques d'étagères en métal pour la boulangerie occupent à Paris un peu plus de 100 personnes. On comptait, en 1896, 19 chefs d'entreprise de ce genre occupant 75 hommes et 3 femmes; 2 chefs d'entreprises étaient de petits patrons travaillant seuls, 10 occupaient 1 à 4 ou-

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