PHARMACIE
PHENOLS
minution de la clientèle. Enfin, depais nne vingtaine d'années, la spécialité pharmaceutique a pris un développement extraordinaire. Tout d'abord, le nombre des spécialités et leur usage étant relativement restreints, les pharmaciens, déjà trop nombreux et sentant la nécessité de chercher des moyens de concurrence, ont attiré les clients en offrant la spécialité à très bas prix : ils sont peu à peu arrivés à délivrer ces produits à prix coûtant. .Mais bientôt, par la diminution des affaires, par suite du trop grand nombre d'oflBcines et aussi du déplacement des centres de clientèle, dû à la facilité des communications, l'abandon du bénéfice commercial sur les spécialités est devenu une véritable ruine, du jour où le nombre de ces articles est devenu considérable.
C'est alors que le prix des matières premières, qui jadis n'avait aucune importance pour les prolessionnels de la vieille école, devint un facteur important dans la vie commerciale des petites pharmacies, notamment celles des villages et petites villes peu achalandées, et l'on vit beaucoup de pharmaciens demander an commerce de la droguerie des produits de qualité douteuse. On peut dire que ce fait économique est capital dans la crise actuelle, car il a amené subitement, depuis environ dix ans, nne augmentation extraordinaire des spécialités pharmaceutiques. Jusque-là, le médecin, qui mettait son honneur à formuler lui-même ses ordonnances, usait peu de la spécialité ; mais du jour où des constatations fâcheuses déposèrent dans son esprit un germe de doute sur la qualité des médicaments, il accepta officiellement la spécialité. Il est également juste de reconnaître que, même parmi les médecins, une crise a sévi et que pour toutes sortes de raisons, dont la principale est l'amoindrissement du savoir et notamment de l'art de formuler chez beaucoup de jeunes médecins, ceux-ci trouvent commode de prescrire des drogues toutes faites qui leur permettent de vivre sans la crainte d'une erreur possible.
Toutes ces raisons ont rendu la situation de beaucoup de pharmaciens très pénible; on peut le regretter, mais en même temps il faut y voir une évolution qui se trouve liée aux transformations économiques générales qui caractérisent notre époque de transition. Le progrès industriel supprime le pharmacien comme fabricant des médicaments officinaux; les conditions commerciales de la profession le forcent de plus en plus à devenir le vendeur des médicaments fabriqués par les autres. Il est donc permis de supposer que ces faits amèneront un jour, et peutêtre plus tôt qu'on ne pense, la liberté de la pharmacie, et dans ce cas le commerce des spécialités, sous la responsabilité des préparateurs, prendra une nouvelle extension.
Mais, par contre, le rôle scientifique du pharmacien augmentera, il sera de plus en plus un chimiste, et c'estcertainement dans cette voie que se fera, dans les années à venir, l'évolution de la profession pharmaceutique : avant longtemps la préparation des ordonnances difficiles et donnant une réelle responsabilité ne pourra pins être faite que par un nombre restreint de pharmaciens; car il est à prévoir que beaucoup de maisons seront obligées de fermer, si les affaires continuent à être aussi mauvaises pour la pharmacie, et dans ce cas, il arrivera peut-être que des gens pourvus de diplômes de moindre valeur, les herboristes par exemple, auront le droit de délivrer
des médicaments usuels on même des spécialilésy sous la responsabilité des fabricants. Il ne faut pa» oublier, en effet, que depuis trente ans la pharmacie voit ses privilèges diminuer, et que peu à peu épiciers et herboristes empiètent singulièrement sur les antiques droits privilégiés de la corporation de» pharmaciens. Le retour en arrière n'étant guère à prévoir, tout permet de supposer que c'est dan» l'extension de la liberté que l'évolution se continuera.
Donc, d'un côté des commerçants moins instrait» ajoutant à leur commerce la vente des produits chimiques et de la parfumerie, comme en .\ngleterre, de l'autre des hommes de plus en plus savants, chi'mistes, experts et conseils, mais peu nombreux : tel parait devoir être l'avenir. D' G. Bakdet.
Congrès des Spécialités pharmaceutiqcks. — Utt Congrès international de l'industrie et du commerce des spécialités pharmaceutiques a eu lieu à Paris à l'occasion de l'Exposition de 1900. Il s'était divisé en trois sections : du commerce des spécialités phar» maceutiques entre les différents pays (statistique) j du régime relatif au commerce et à l'industrie de ces spécialités dans les différents pays; de la garantie des marques de fabrique et de commerce de cesspécialités.
La première section a défini la spécialité en disant « qu'elle est la marque de fabrique elle-même », et elle a adopté la résolution suivante :
Il est à désirer : 1* qae, dans cbaqne pays, les restrictions légales oa administratiTes apportées à l'introdnction et à la rente des spécialités pharmacentiqaes n'aient d'antre bnt que d'assarer à la santé pnbliqae les garanties anxqaelles elle a droit : 2* qae le régime da droit commoQ soit appliqué à ces produits, en ce qui concerne les res« triclions légales, administratires on fiscales (censure poar la publicité, timbres, impôts spéciaux, etc.) apportées aux moyens employés pour leur propagande.
La deuxième section a approuvé une série de résolutions dont voici les plus importantes :
Il est à désirer que, dans tons les pays où les spécialités pharmaceutiques ne sont pas admises librement, ob réalise l'unification des formalités à remplir pour l'introduction et la Tente des spécialités étrangères. Ces formalités devraient surtout consister dans la déclaration, faite par les intéressés, des principes actifs de chaque préparation.
Dans chaque traité de commerce, il devra être stipulé que les médicaments rendus sous le nom et le cachet da fabricant pourront être introduits dans les pays contractants, à la charge par les fabricants de se soumettre aux formalités prescrites par les lois du pays d'introduction.
La troisième section a réclamé la protection, dans tous pays, des marques de fabrique médicales et a décidé que le nom d'un fabricant on d'un inventeur^ fût-il inscrit dans un Codex ou tout autre recueil officiel de médicaments, constitue une propriété qui doit être protégée partout, sans distinction de nationalité et sans obligation de dépôt, à moins que ce fabricant n'en ait fait volontairement abandon an domaine public.
PHÉXIX (Le). Nom commun à deux Compagnies anonymes d'assurances à primes fixes, ayant leur siège social à Paris, rue La Fayette, n* 33. La plu» ancienne (1819) a pour objet les assurances contre l'incendie, l'autre (1844) les assurances sur la vie. — Pour la statistique des opérations de ces Compagnies, leur capital social, etc., voy. Asscrancksv n" 10 et II.
PHÉNOLS. Les phénols sont des dérivés des carbures benzoïques par substitution de OH à H; ce»
PHENOLS
PHILATELIE
dérivés présentent avec les alcools des analogies et des différences sur lesquelles nous n'avons pas ici à insister; notons cependant que : 1" au contact de l'acide azotique les phénols donnent, non pas des éthers azotiques, comme le font les alcools, mais des dérivés nitrés, dont le plus important (dérivé trinitré) est l'acide picrique; 2° les phénols forment avec les métaux alcalins des sels peu stables, les phénates; mais il n'est pas besoin, comme pour les alcools, de l'action du métal alcalin lui-même. C'est cette propriété qui a fait jadis donner au phénol ordinaire le nom d'acide phénique.
Le phénol ordinaire ou acide phénique est un corps incolore, cristallisant en aiguilles, qui fond à42''ctg. et bout à ISl^S. Sa densité = 1,065; il est déliquescent, bien que peu soluble dans l'eau (1/20) ; mais il est très soluble dans l'alcool et dans l'éther; enfin il a une odeur caractéristique et une saveur brûlante. Avec un mélange d'acide oxalique et d'acide sulfurique, il donne une matière colorante, Vaurine; avec l'ammoniaque, la coralline rouge; enfin l'acide carbonique transforme les phénates en salicylates. Comme réactifs du phénol on peut citer le perchlornre de fer et le chlorure de chaux additionné d'ammoniaque, qui donnent à ses solutions une coloration bleue.
Le phénol se retire du goudron de houille par la distillation. Le liquide qui passe entre -)- 150° et 200" ctg. est traité par l'acide sulfurique étendu, qui ne se mélange pas et qu'on peut ensuite décanter; la partie restante est traitée à chaud par une solution concentrée de soude : il se forme du phénate de sodium, qui se prend par refroidissement. Après avoir été légèrement pressé pour en extraire certains carbures d'hydrogène, ce phénate est décomposé par l'acide chlorhydrique, qui donne du chlorure de sodium et du phénol, sous forme d'un liquide huileux que l'on purifie par distillation et que l'on fait cristalliser à —10° ctg.
On peut également obtenir le phénol par synthèse, suivant la méthode de Berthelot, ou bien par l'action de l'oxygène sur le benzène bouillant en présence du chlorure d'aluminium; mais ces procédés ne sont pas employés dans l'industrie.
Le phénol est toxique, c'est pourquoi il est antiseptique; il faut l'employer en solutions étendues, de préférence pour la désinfection des locaux, des linges, des instruments; on s'en est beaucoup servi jadis pour l'antisepsie de la peau et des muqueuses, des plaies et des traumatismes chirurgicaux, mais son usage devient moins fréquent depuis qu'on a constaté les accidents qu'il provoque parfois. D'ailleurs, à l'état pur il désorganise rapidement les tissus et coagule l'albumine.
Les dérivés du phénol faseptol, sozoïdol, phéna- Céline) sont également des antiseptiques, généralement moins toxiques.
Dans l'industrie, le phénol est employé pour la fabrication de certaines couleurs (aurine, coralline, etc.) et pour la préparation de l'acide picrique et des picrates. D' J. Laumonier.
Commerce et Douane. — Les Tableaux du Commerce "ne donnent pas spécialement les chiffres de l'import. et de l'export. des pliénols; ils les confondent avec tous les autres produits obtenus directement par la distillation du gondron de houille.
Comme ces produits, le phénol est exempt de droits à l'entrée en France, sauf lorsque, étant d'origine extra- 'enropéenne, il est importé des entrepôts d'Europe.
PllILADELnilE. Ville principale de l'État de Pensylvanie, sur les rivières de la Delaware et de Schuylkill, à 133 kil. de la mer et 200 N.-E. de Washington, par 39° 34' 39' lat. N. et 72" 90' 49" long. 0. Le premier Congrès américain s'y assembla en 1774 et là fut adoptée, le 4 juillet 1776, la déclaration de l'indépendance américaine; en 1787, la Convention qui élabora la Constitution des États- Unis y tint ses séances, et le gouvernement général y siégea de 1790 à 1800, époque à laquelle Washing ton devint la capitale politique des États-Unis. La pop. de Philadelphie, qui était de 408.760 hab. en 1830, de 568.030 en 1860, de 1.046.904 en 1890, s'est élevée à 1.293.697, d'après le recensement de 1900.
L'entrée de la baie de Delaware, entre les caps May et Henlopen, forme un port vaste et sûr, par lequel Philadelphie importe surtout des vins, eauxde-vie, fruits du Midi, produits fabriqués, huiles, soies écrues, laines, cuirs et peaux de chèvres en poils, sucres bruts, drogueries, gommes, café, crin végétal d'Algérie. Elle exporte toutes sortes de produits, surtout des blés, de la farine, des bois de teinture, de l'érable à œil de perdrix, beurre, fromage, charbons bitumineux et anthracite, pétroles et essences, minerais de fer, etc.
La métallurgie et les ouvrages en métaux (locomotives et machines à vapeur de tous genres), les manufactures de tapis de laine et les fabriques de meubles, les peausseries et les raffineries de sucre constituent les principales industries de cette ville importante, qui compte plus de40 banques nationales.
Philadelphie possède une des quatre grandes Écoles d'enseignement commercial supérieur des États- Unis; les trois autres sont à New-York, à Chicago, à Berkley, en Californie. Cette école a été fondée récemment avec un don de 100.000 dollars fait par M. Joseph VVharton, manufacturier; elle porte le nom de « Wharton School of finance and economy ». Le cours y dure deux ans; on y enseigne principalement l'économie politique, les sciences politiques, la statistique, la législation et la pratique commerciales, et même le journalisme. Ce cours fait suite aux deux premières années du cours général d'enseignement classique. (Voy. États-Unis.)
PHlL.VïÉLlE. « Ce mot, dit M. Maury dans le Collectionneur de timbres-poste, est formé de deux mots grecs : çt'Xo;, ami, amateur, et à^îl-f^ç (en parlant d'un objet), franc, libre de toute charge ou impôt, affranchi: substantif izileia. Philatélie signifie donc amour de l'étude de tout ce qui se rapporte à l'affranchissement. Ce mot a été proposé dans le numéro 5 de novembre 1864, de mon journal le Collectionneur, en un article « Baptême » non signé, mais qui émanait de M. Herpin. Je ne suis pas ' le père de ce mot, mais je l'ai choisi dans unei dizaine d'autres, proposés par plusieurs amateurs] que j'avais conviés à cette recherche. »
Ce mot, qui a fait depuis 30 ans son chemin à l'étranger, ne s'est acclimaté en France que depuis quelques années. C'est aujourd'hui un terme universellement adopté. Il sert de titre à presque tous les ouvrages traitant des timbres-poste, et désigne communément la passion du collectionneur de timbres-poste. Il existe de nombreuses Sociétés dites philatéliques, dont les membres s'appellent philatélistes.
Les premiers collectionneurs furent apparemment des numismates, amateurs des vignettes de papiers
PHILATÉLIE
PHILATELIE
mbrés et de timbres-poste. Une collection figarait
!a suite des Généralités de M. Legras, numismate orndit, déjà fort âgé en 1860. La petite Bourse enfantine aux timbres, qui s'établit sous l'Empire, facilita le mouvement philatéliste, qui s'étendit bientôt à toute la France, gagna la Belgique, l'.Angleterre, r.Vllemagne, l'Italie, l'Espagne et enQn l'Amérique, où il se développa plus tard, mais très rapidement.
La plus belle collection de cette époque fut en France celle de M. de Sanlcy, savant archéologue, sénateur de l'Empire, qui, grâce à ses brillantes relations dans tous les mondes, avait pu réunir, neufs, presque tous les timbres alors connus, qui ont acqnis, depuis, une valeur considérable.
\ cette époque, les grands collectionneurs de Paris étaient le comte Primoli, .M. de Kerveguen, .M. Rousset, conseiller à la Cour des comptes, .M. de Bosredon, conseiller d'État, le docteur Sichel, célèbre oculiste, .M. Potiquet, du Ministère de l'intérieur, qui publia le premier catalogue de timbresposte (1860). En province, on citait alors deux grands amateurs : M. Durieu, trésorier-payeur général de Strasbourg, et .M. Berger-Levrault, l'éditeur bien connu de Xancy. Le plus ardent, le plus célèbre collectionneur était, à cette époque, M. Herpin, numismate émérite ; il vendit sa collection à M. Philbrick, avocat anglais, au prix de 10.000 fr. (elle en vaudrait 100.000 au cours actuel). Un peu plus tard, le docteur Legrand se fit connaître par des éludes minutieuses sur les filigranes et les dentelures des timbres, les formats et variétés des enveloppes postales, il inventa une mesure pour la dentelure des timbres, appelée odantomètre, qni est devenue d'un usage général.
M. le baron .\rthur de Rothschild fonda, avec le docteur Legrand, la Société française de timbrologie et publia plusieurs éditions d'un livre très étudié : Histoire de la Poste aux lettres. Sa collection, luxueusement installée dans plus de 50 volumes, finit par le fatiguer; il la vendit pour 200.000 fr., vers 1885.
.M. Mirabaud, le banquier bien connu, dont la collection est estimée i millions, a publié, en 1900, un livre luxueusement édité qui contient la reproduction en planches originales reconstituées de tous les timbres émis en Suisse. Une des plus importantes collections fut celle des frères Caillebotte, l'un musicien distingué, l'autre peintre impressionniste, un des maîtres de l'École. Cette collection, d'une réputation universelle, fut vendue 200.000fr. à M. Tapling, riche manufacturier anglais, membre du Parlement, qui la légua, augmentée de la sienne propre, au British Muséum de Londres ; elle vaut dans son ensemble environ 2 millions. Charles Leroy, le « joyeux conteur des Aventures du colonel Ramollot », fut le type accompli du philatéliste passionné; il était arrivée composer une belle collection sans grands frais, mais au prix de nombreuses démarches.
.\ctnellement on cite dans tous les pays, notamment en .\llemagne et en Autriche, de riches amateurs, dont les collections, parfois édifiées en quelques mois, sont très importantes et ont coûté de grosses sommes : 100.000 fr. est une moyenne courante. Ces collections sont très recherchées, en particulier par les grands marchands des deux mondes, qui les détaillent et réalisent de gros bénéfices, en raison des offres immédiates d'amateurs désireux de remplir quelques cahiers vides.
Les timbres actuellement à la mode sont ceux du Transvaal, de l'Orange, des îles Hawaî et des anciennes colonies espagnoles. Très recherchées aussi les anciennes marques postales, particulièrement celles des armées du Roi en campagne, dont un catalogue a été publié par .M. .Maury. La Société philatéliqne lyonnaise s'est fait une spécialité de cette recherche.
Quelques ti mbres particulièrement rares atteignent des prix exceptionnels; on trouve dans la collection de .M. Mirabaud : le timbre du Post-Office de Maurice de 1847, portant l'effigie de la reine d'Angleterre (1 penny rouge et 2 pence bleu), estimé 30.000 fr. environ; les timbres d'Hawaî (2 cents bleu de 1851), émis par les missionnaires anglais, valant de 15.000 à 20 .000 fr. pièce; les timbres de l'île Maurice (post-paid) bleus et rouges, valant de 1.500 à 2.000 fr. ; les timbres de la Guyane anglaise, première émission (1 cent ronge de 1856 et 1 cent rose de 1850), cotés de 15.000 à 18.000 fr. .M. Bernichon possède le « one penny bleu » et le « one penny ronge vieux », valant ensemble ^.000 fr.
En France, la première émission de 1849 est très appréciée des collectionneurs, surtout le « 15 ceotimes » vert, neuf, et le « 1 franc » vermillon : le premier vaut 250 fr. et le second de 800 à 1.000 fr.
Citons encore : les timbres de Moldavie et de Roumanie, dont le plus rare, à l'état neuf, est de 27 paras et vaut 7.500 fr., les timbres cantonaux suisses, les premières émissions du Brésil, des îles Philippines, etc.
Les collections spéciales consacrées anx timbres d'un pays on à un type donné sont aussi nombreuses et importantes, telles : celle de M. Hupfeld (Allemagne), ou se trouvent réunis tous les timbres des anciens États de la Confédération germaniqne (150.000 fr.): celle de M. Schrœder, consacrée aux timbres de l'État de Bergedorf; la collection de timbres-poste suisses de M. Mirabaud: la collection de Cari Schauff (timbres du prince de Thurn et Taxis); la collection de marques postales françaises de M. Maury, représentée par les types les pins remarquables, etc.
La collection générale de tous les pays comprend plus de 15.000 timbres. En comptant les timbres de tous genres recherchés par les collectionneurs, on estime qu'il n'y a pas moins de 24.626 modèles de timbres créés jusqu'ici. L'Angleterre figure dans ce chiffre pour 1.066 et ses nombreuses colonies pour 10.425. Dans les diverses parties du monde, l'Amérique tient la tète avec 4.795 genres distincts de timbres-poste; l'Europe vient ensuite avec 3.6fô; puis, c'est r.\sie avec 2.773, r.\frique avec 2.467, l'Océanie avec 1.027.
Au cours de l'année dernière (1899) seulement, 815 nouveaux types ont été émis : 216 en Europe, 202 en .\sie, 146 en Afrique, 131 en Amérique et 122 en Océanie.
On estime qu'il existe plus de 3 millions de collectionneurs (certaines Sociétés philatéliques ont jusqu'à 2.000 adhérents) et près d'un millier de négociaqts en timbres, dont le chiffre d'affaires peut être évalué à 25 millions par an. En France, on compte une centaine de marchands patentés, outre les innombrables courtiers que ce commerce fait vivre.
Il n'y a pas, à proprement parler, de marchés des timbres, ni de bourses aux timbres. Lorsque naquit.