PIERRES PRÉCIEUSES
lière-Saint-Denis, à 108 fr. pour le liais de Clamart, de 188 à 247 fr. pour la pierre dure de Corgoloin, etc.
Paul Rarré.
Commerce extéuieuh de i.a Fkanxe. — Nous donnons ici, d'après les statistiques oflicielles des Douanes, le mouvement d'import. et d'export. (C. S.) des pierres de construction brutes et des pierres ouvrées, d'abord pour les trois périodes décennales 1867-76, 1877-86 et 1887-96 par moyenne annuelle, en francs, puis le tableau plus détaillé de ce mouvement pour les an nées 1897 et 1898, en quintaux métriques: 1867-76 1877-86 1887-96
Pierres imp. Exp. i Imp. Kxp. 1 Imp. Exp.
Brutes |2-10.585| 807.684 826C04| 906.173 966.12311.015.155
Ouvrées |776.077|2.669.269|l.l07.88y|l.601.940ll.l36.902|l.356.687
Nous devons faire remarquer que ces chiffres, en ce qui concerne les pierres ouvrées, comprennent les pierres lithographiques, pour une valeur moyenne de 260.000 fr. à l'import. et de 40.000 fr. à l'export. Cette confusion n'existe plus dans les relevés suivants pour les années 1897 et 1898, en quintaux métriques :
Pierres de construction Imp. Exp. Imp. Exp.
brutes 930.040 896.873 809.521 1.085.074
Pierres taillées ou sciées. 455.859 115.224 430.770 134.917 Sculptées, moulurées ou
pofies 24.706 11.348 24.164 11.301
Prix E.V. D. du quintal métrique : des pierres de construction brutes, 2 fr. à l'import., 1 fr. 80 à l'export., pour les deux années ; — des pierres taillées ou sciées : de 16 cm. on plus, 5 fr. ; de 4 à 16 cm., 8 fr. ; de moins de 4 cm. , 10 fr., pour les deux années, à l'import. comme à l'export.; — des pierres sculptées, moulurées ou polies, 20 fr. à l'im- 4)ort., 30 fr. à l'export. pour les deux années.
Nous recevons surtout de Belgique les pierres de construction brutes (607.000qx m. en 1897 et 412.574 en 1898), mais il nous en vient aussi des quantités assez considérables d'Allemagne (199.583 et 269.373) et d'Italie (108.912 et 108.998). C'est principalement en Suisse (423.20Cqxm. en 1897 et 605.626 en 1898), en Belgique (251.347 et 208.346) et en Allemagne (79.541 et 136.693), que nous expédions ces mêmes pierres.
Les statistiques douanières distinguent les pierres taillées ou sciées selon leur épaisseur (de 16 cm. ou plus, de 4 à 16cm., moins de 4 cm.) ; cette distinction, qui peut avoir quelque intérêt, à notre point de vue, pour l'import., — étant donné que les pierres de 16 cm. ou plus et celles de 4 à 16 cm. se partagent à peu près également la quasi-totalité des valeurs importées, — n'en a aucune pour l'export., qui se fait à peu près uniquement en pierres de 16 cm. ou plus.
La Belgique nous fournit la presque totalité des pierres taillées ou sciées de toutes épaisseurs (436.000 qx m. en 1897 et 412.000 en 1898); de l'Allemagne il ne nous vient qu'environ 15.000 qx m. annuellement de pierres de 16 cm. ou plus. La Belgique vient encore la première, de beaucoup, pour les pierres sculptées, moulurées ou polies ^21.394 qx m. en 1897 et 19.674 en 1898); l'import. de l'Angleterre ne dépasse guère 2.000 qx m. et celle de l'Allemagne 1.000. — Quant à l'export., les seules pierres taillées ou sciées de 16 cm. ou plus y figurent avec un chiffre de quelque importance : près de la moitié va en Allemagne (56.713 qx m. en 1897 et 63.884 en 1898); la Belgique en a reçu 32.612 qx m. en 1897 et 49.883 en 1898; la Suisse, de 8.500 à 14.600. Nous avons expédié 2.500 qx m. de pierres sculptées, moulurées et polies aux États-Unis en 1897 et 2.300 en 1898; 2.013 et 3.592 en Belgique, 1.252 et 1.098 en Allemagne, 1.118 et 981 en Angleterre.
Douanes. — Les pierres de construction brutes sont exemptes de droits à l'entrée en France.
Les pierres taillées ou sciées sont également exemptes quand elles ont 16 cm. d'épaisseur ou plus ; quand elles ont de 4 à 16 cm., elles payent 1 fr. le quintal brut au T. G., 0 fr. 40 au ï. M. ; quand elles ont moin^de 4 cm., 2 fr. le quintal brut au T. G., Ofr. 80 au T. M. — En ce ■qui concerne les pierres sculptées, moulurées ou polies, le tarif dislingue : celles qui sont sculptées en cheminées, statues modernes ou autrement et chiques, qui payent 15 fr. au T. G., 10 fr. au T. .M. les lOOkilog. nets; les monuments funéraires non sculptés, 6 fr, T. G., 3 fr. T. M.
les 100 kilog. bruts; les pierres moulurées, 4 fr. T. G.,1 fr. T. M. les lOOkilog. bruts; enfin les pierres polies, 4 fr. T. G., Ifr. 20 T. M. les lOOkilog. B.
Octroi de Paris. — Les moellons et meulières payent 1 fr. 20 de droits d'octroi par mètre cube, décime compris. Les pierres détaille, dalles et carreaux de pierre, 4fr. 20; les marbres et granits, 30 fr.
PIERRES FAUSSES. V. Cristal.
PIEUUES PRÉCIEUSES et PIERRES FINES.
L'emploi des pierres précieuses et des perles dans la parure et l'ornementation remonte à la plus hante antiquité ; il a été connu de tous les peuples civilisés, qui leur attribuaient en outre nombre de vertus et de qualités, dont quelques-unes leur sont encore données actuellement par l'imagination de nombreuses personnes. La valeur des pierres précieuses varie beaucoup suivant leur rareté, leur beauté, leur grosseur, leur taille, leur plus ou moins de pureté, suivant aussi la mode ou le goût du jour, et nous renverrons le lecteur à chacun des articles qui leur ont été consacrés pour tout ce qui concerne leur composition chimique, cristallisation, couleur, densité, dureté, réfraction, propriétés électriques, fusibilité, éclat, transparence, commerce, etc.
Reaucoup de pierres précieuses, quoique très différentes de composition et de valeur, ont pour un œil peu exercé même couleur et même aspect; quelle que soit d'ailleurs leur provenance exacte, on nomme pierres orientales celles qui ont la plus grande valeur et sont en général des corindons, et pierres occidentales les moins estimées, presque toujours des quartz.
La perle, le corail, qui sont aussi employés pour la parure, ont une origine animale; quant aux pierres précieuses proprement dites, dont l'origine est purement minérale, elles sont en général formées de carbone, d'alumine ou de silice colorés par différents oxydes et peuvent être divisées en cinq groupes, suivant leur composition chimique et à peu près suivant leur valeur relative :
1° Les diamants de différentes couleurs, dont le carbone est la base. (Voy. Diamant.)
2" Les corindons, composés d'alumine presque pure, comprenant : rubis, émeraude orientale, saphir, améthyste, topaze.
3° Les pierres formées surtout d'alumine alliée à un autre corps : chrysobéril, chrysolithe orientale et œil de chat (alumine et glucine), rubis spinelle, rubis balais (alumine et magnésie), turquoise (alumine et acide phosphorique).
4° Les pierres composées principalement de silice : émeraude ordinaire, aigue-marine , béryl (silice, alumine et glucine), péridot, chrysolithe, olivine, grenat, jade (silice, magnésie et oxyde de fer ou chaux), tourmaline, labrador, lapis-lazuli (silice et alumine avec acide borique, oxyde de fer ou chaux), hyacinthe, zircon (silice et zircone).
0° Les différents quartz composés de silice presque pure et auxquels s'applique plus spécialement la dénomination de pierres fines : cristal de roche, améthyste occidentale, agate, cornaline, jaspe, héliotrope, onyx, opale, sardoine, etc. (Voy. ces différents mots et consultez Guide pratique du Joaillier, parCh. Rarbot, revu par Ch. Rayle ; Diamants et Pierres précieuses, par Louis Dieulafait; Monographie du Diamant, parJacobs etChatrian; les Diamants du Cap, par L. de Launay.)
G.-ROGER Sandoz.
PILES
PILES
PIERRES LITHOGRAPHIQUES. V. Lithogha-
l-IIIE.
l'IETEUMARlT/BlUG. Capitale de la colonie de .N;ital, à 6*5 m. d'alt. et H2 kil. X.-O. de Dnrban. l'ùp. : 14.233 hab. en 1884; 17.300, dont 10.000 Européens, en 1891 ; 24.593 en 1898, dont 14.000 Blancs. Résidence dn gouverneur et sièg^e de l'Assemblée législative. Fonderies, iabriqne de meubles.
Commerce actif arec le port de Durban, Chambre de commerce. Établissements flnanciers : Bank of .\frica, Natal Bank. Standard Bank. Station de la ligne de chemin de fer de Dnrban à Pretoria. La ville vient d'être autorisée à contracter on emprunt de 175.000 liv. st. pour l'entretien et l'amclioration dn service des eaux, la constraction de tramways et l'acquisition de nonveanz terrains.
PIGXOX DOUX (Huile de). V. Huiles végétales.
PIGOTT (Le). Diamant célèbre. V'. Dlamant.
PILES. On donne le nom de pile aux appareils employés à la production de l'énergie électrique en utilisant les actions chimiques, thermiques, lumineuses, on encore les actions de contact. Ce nom leur vient de la forme qu'avait d'abord la pile que Volta avait composée de rondelles de cuivre, de zinc et de drap empilées les unes sur les antres. La pile de Voita, ainsi que celles qui en dérivent immédiatement, telles que les piles à tasses, à auges, la pile de Wollaston et celle de Munch, n'ont plus qn'un intérêt historique et il nous parait dès lors inutile de les décrire.
Les principales piles actuellement en usage peuvent se classer en trois grands groupes, savoir : les piles hydro -électriques, les piles thermo-électriques, les piles photoélectriques.
1. Piles hydro-électriques. — Les piles hydroélectriques peuvent à leur tour être classées en : piles à un liquide sans dépolarisant: piles à un liquide et dépolarisant liquide ou solide ; piles à deux liquides. Dans ces dernières, l'un des liquides joue le rôle de dépolarisant; mais ces deux liquides ne sont pas mélangés, ainsi que cela existe dans les piles du 2' groupe à dépolarisant liquide.
Parmi les piles à un liquide sans dépolarisant, il convient de citer : la pile Smée, employée pour la galvanoplastie, composée d'une lame d'argent recouverte chimiquement de noir de platine et suspendue entre deux lames de zinc amalgamé, le tout plongeant dans de l'eau acidulée. Les piles Walker, Tyer. Ebner, Maiche, Buchin, Tricoche, etc., sont des modifications de la pile Smée.
Dans la catégorie des piles à un liquide à dépolarisant liquide ou solide, dont les modèles sont très nombreux, il convient de citer celui de Leclanché, dont l'usage est très répandu. Cette pile se compose d'une lame de charbon de cornue plongeant dans un mélange par quantités égales de peroxyde de manganèse et de charbon de cornue concassé; ce mélange est contenu dans un vase poreux, percé ou non, qui plonge dans un récipient de verre contenant un bâton de zinc amalgamé et une solution saturée de chlorhydrate d'ammoniaque. — Dans un autre modèle du même inventeur la plaque de charbon est serrée contre des agglomérés de charbon de cornue et de peroxyde de manganèse par des jarretières en caoutchouc, et séparée du bâton de zinc par un morceau de bois ou de porcelaine creusé en forme de gouttière. On supprime ainsi le vase poreux, mais le liquide est le même. Les couples ainsi constitués .sont moins résistants, mais la force électromotrice
n'en est pas augmentée. L'entretien de cette pileest presque nul. On emploie ces éléments pour la télégraphie, la téléphonie et les sonneries d'appartement.
Les agglomérés de piles Leclanché sont fabriquésde la façon suivante : On réduit à l'état de poussière très fine un mélange de bioxyde de manganèse (40 •/.), de graphite (44 V.), de goudron (9 V.), de sonfre (0,6 •/.). d'eau (6,4 •/.) ; on le place dans des moules et on lui lait subir une très forte compression. On chanOe la masse à une température de 350* ctg. environ, ce qui a pour effet de chasser l'eau, ainsi que les parties les plus volatiles du goudron. Une partie du soufre se combine avec les produits de la distillation et le reste s'allie avec les résidus non volatils pour les rendre plus fixes, par un procédé analogue à celui de la vulcanisation du caoutchouc.
L'usure par couple des piles Leclanché a été évaluée par M. Rothen. Ses expériences ont porté sur 6.000 couples ; voici les chiffres obtenus : usure par année, si les matières sont de première qualité : zinc 26 gr., sel ammoniac 37 gr., brides en gomme de Para 0,241 pièce. Il s'agissait de piles Leclanché à plaques agglomérées employées pour le service télégraphique.
L'élément Leclanché-Barbier se compose d'un cylindre creux aggloméré qui constitue le pôle positif. Le crayon de zinc en occupe le centre, le tout plonge dans une dissolution de sel ammoniac. Cette disposition est avantageuse, parce que le dépolarisant, symétriquement réparti autour du crayon de zinc, utilise également tous les points de sa surface intérieure. Le mélange aggloméré se compose de peroxyde de manganèse, de graphite et de brai soumisà l'action du soufre, ainsi qu'il a été expliqué plus haut. — On fait des piles à vase poreux Leclanchéen charbon aggloméré offrant moins de résistance 1 intérieure que les vases poreux ordinaires et perj mettant d'obtenir un courant plus intense. Ces vases- I poreux sont remplis de peroxyde de manganèse et i de coke concassé. La force électromotrice d'un pareil élément est de 1,33 volt, la résistance intérieure de 0,70 ohm et le courant a une intensité de 2 à 2,3 ampères.
Enfin on fabrique des éléments Leclanché dans lesquels le vase poreux est remplacé par un sac de toile contenant un charbon de cornue, plaque on cylindre creux, entouré d'un mélange dépolarisant formé de 30 V, de charbon de cornue concassé et de 30 •/• de bioxyde de manganèse. Le charbon central porte la prise de courant. Ces types d'éléments ont l'avantage de ne pas se casser et de résister mieux que ceux à vase poreux aux pressions intérieures provenant de la formation de cristaux de chlorures insolubles.
MM. de Lalande et Chaperon ont imaginé une pile composée, en principe, d'une lame ou d'un cylindre de zinc formant le pôle négatif, d'une solution de potasse caustique à 30 ou 40 •/ . comme liquide excitateur, et d'oxyde de cuivre mis en contact avec une surface métallique comme dépolarisant. — Cespiles ont un bon rendement, mais leur force électromotrice est assez faible. L'entretien en est facile, mais demande quelques précautions, à cause des brûlures que peut causer la potasse caustique.
Nous citerons encore les piles Grenet, ou piles à bouteille, composées d'un ballon de verre à large col fermé par un couvercle à baïonnette supportant
l'ILES