‹ Dictionnaire du commerce, de l'industrie et de la banqueChapitre 783 sur 1134 · PRAGUE · texte numérisé non relu

PRAGUE

rapprocher: !• les poudres de sang, d'hémoglobine, le Fersan (voy. Peptones et Albumoses); 2* les poudres de conserve mélangées de viandes et de farines, poudres de Demarlin, de Brandt, de Lejeune, etc. (Voy. Potages concentrés.)

D' J. Laumonier.

POUILLY. V. Vins.

POULES, POL'LETS. V. HaLLES ET MARCHÉS,

Volailles.

POULO-PIXAXG ou Penang,ou Pinang. Ile située à 3 kil. de la côte 0. de la presqu'île Malaise, partie d'une des colonies des Straits Seltlements (Établissements des Détroits), à 600 kil. N.-O. de Singapore, entre o» lo — o'30' lat. N.,97'd2' — 98'ir long. E. de Paris. Superficie : ilS kil. carrés (ïi kil. sur 11). La colonie de Pinang, avec le district de la terre ferme, a une superficie de l.GOi kil. carrés. Pop. : 190.397 hab. en 1881, 233.618 en 1891, dont 112.000 env. pour Poulo-Pinang. L'île est montagneuse; ses sommets ont plus de 1.000 m. Climat salubre. Grandes forêts de palmiers, de rotang et d'autres essences tropicales. Les principales productions sont : la canne à sucre, le riz, les muscades, le poivre, les cocotiers, les bananiers, le café. Le sol, très fertile,

! est presque entièrement cultivé.

La capitale, Pinang, officiellement Georgetoicn, sur la côte E., est la ville la plus importante des

i Straits Settlements après Singapore; c'est le principal marché da commerce du poivre et de celui de

! rétain.

Le chiffre des échanges a été le suivant dans les

{ deux dernières années (en dollars) :

Import 50.650.792 59.175.573

i Eiporl 48.703.837 55.655.773

Les import, consistent surtout en produits anglais ; les export, en : poivre, arrow-root, café, étain, peaux, sucre, tapioca, caoutchouc, gutta-percha, tabac. Le port est franc: il reçoit annuellement 2.600 nav. env. jaugeant 1.300.000 t.

Esuale des paqQebots de la Peninsalar and Oriental, de la British India, de la KîDgsie Linie, de la Compagnie Hickmers, de la Narigazione Générale Italiana, da Lloyd Autrichien.

.\gence consalaire de France. Soecnrsales de la Chartered Bank of India, de r.\Qstralia and China, de la Mer cantile Bank of India, de la Hong-Kong and Shanghai Banking Corporation.

POULPES. Les indigènes de la côte sud de Tunisie, jusqu'à la Tripolitaine, ne pèchent pas seulement des éponges, mais aussi des poulpes, qu'ils vont vendre en Grèce, aux mois d'avril et d'août, à raison de 2fr. l'ocque de 1.230 gr.

Ils disposent de longs cordages auxquels sont suspendues, de distance en distance, de petites gargoulettes rebondies, ouvertes à leurs deux extrémités et formant autant de logettes que s'empressent d'occuper les mollusques; dès qu'ils y ont introduit leurs tentacules, ils ne peuvent plus se dégager. On prend ainsi annuellement 130.000 kilog. de poulpes, parfois 200.000, qui valent de 100.000 à 123.000 f r.

POU.XD. Poids en usage en Angleterre, correspondant à l'ancienne livre française (voy. Livre); on distingue le pound avoir-du-poids, employé dans le commerce ordinaire = 433 gr. 39 et le pound troy =373 gr. 24, employé pour les matières d'or et d'argent, les monnaies, les bijoux, les perles, lasoie, le pain, les grains et quelques liqueurs.

PoLND-sTERLixG OU /tiTc Sterling (on écrit par

abréviation liv. st.). Monnaie de compte en asage en Angleterre = 20 shillings = 23 fr. environ. (Voy. .Monnaie.)

POUPÉES. V. Jouets.

POUSSIEIl DE CIIARBOX (UTILISATION DU). Le procédé Boohuin et Post de Ilagen, employé en Allemagne, permet de brûler facilement les boues et poussières provenant du lavage des charbons. Il consiste en l'injection, sous la grille du foyer, aa moyen d'un appareil spécial, d'un mélange d'eau pulvérisée et d'air sous pression : d'où brassage énergique, combustion complète du combustible en poussière, et finalement économie considérable; le prix du poussier est en .\llemagne d'environ 2fr.30 la tonne; dans d'autres régions minières, il ne dépasse pas 0 f r. 60.

POU7.zoL.\XE. Terre alumiuo-siliceuse ordinairement colorée en rouge ou en brun par l'oxyde de fer. Son nom lui vient de la ville de Pouzzoles, près Xaples, où elle existe en dépôts depuis longtemps exploités. On la trouve aussi en Sicile, en Auvergne (Puy-de-Dôme, Cantal et Hante-Loire), à Andernach (sur les bords du Rhin) et dans les Antilles. Elle entre avec la chaux et le sable dans la composition des mortiers et ciments qui doivent durcir rapidement sous l'eau. 11 s'en fait pour cet usage une cei> taine consommation, qui toutefois s'est beaucoup réduite, en dehors des régions où se trouvent les gisements naturels, depuis que s'est perfectionnée la fabrication des mortiers et ciments hydrauliques (voy. ces mots) ou pouzzolane artificielle.

Celle-ci s'obtient en mélangeant 1 à 3 parties d'argile, de schiste ardoisier, de basalte, de grès ferrugineux, etc., avec 9 à 7 de chaux: le mélange bien opéré, on en fait des pains prismatiques qu'on laisse sécher au soleil et sous des hangars, avant de les faire cuire dans des fours analogues à ceux qui servent dans la préparation de la chaux ; après cuisson, la pulvérisation des pains au moyen d'une meule termine l'opération.

POWIDEL. Sorte de purée de prunes que l'on fait en Bohême.

PR.\GUE (en allem. Prag). Capitale de la Bohême, seconde ville de l'Autriche, située sur les deux rives de la .Moldau, à 236 kil. X.-O. de Vienne, par oO« 5' 19' lat. X. et 12* 3' 19' long. E. de Paris. Population : 162.323 hab. en 1880, 184.109 en 1890, 310.40» avec les faubourgs; en 1898, 370.000. Célèbre Université, la plus ancienne de l'Europe centrale ; elle est divisée en 2 sections : l'université tchèque a environ 2.300 étudiants, l'université allemande 1.200. Ilya des écoles techniques, une école supérieure de commerce et un grand nombre d'autres maisons d'instruction. La bibliothèque de l'Université compte 223.000 volumes environ.

Nombreux établissements industriels. Fabriques d'étoffes de laine, de soie et de coton, de toiles, dedraps ; vastes ateliers de constructions de machines, I fonderies, fabriques de produits chimiques, de couleurs, d'allumettes et capsules, de savons, de bougies, d'armes, d'instruments de musique, de papiers,, de chocolat, de faïences et porcelaines, d'orfèvrerie ; raffineries de sucre, distilleries, brasseries, moulins à vapeur. Prague fait un commerce considérable, alimenté par ses fabriques et par celles des villes les plus industrielles du royaume, dont elle est le dépôt principal. Transit très actif avec Hambourg, Magdebourg, la Saxe et la Bavière.

Page 1