PRESSES
diqnes, lOi de pins qn'en 1899, 203 de pins qn'en 1898 et 463 de plus qu'en 1897 (d'après V Annuaire de la Presse Française). De ces 2.730 publications, 146 étaient quotidiennes, 753 hebdomadaires, 42 bihebdomadaires, 8 trihebdomadaires, 9li5 mensuelles, 428 bimensuelles, 31 trimensuelles, 112 trimestrielles, 3 semestrielles, 3o0de périodicité irrégulière. Des 146 feuilles quotidiennes, 81 sont purement politiques, parmi les autres figurent : 1 journal d'administration, 1 d'agriculture, 4 d'annonces, 2d'automohilisme, 2 coloniaus, 8 de commerce, 1 d'économie politique, 13 de finance, etc. Les revues, au nombre de 18o, se décomposent en : 17 hebdomadaires, 32 biinensuelles, 76 mensuelles, 28 trimestrielles, 13 paraissant 6 fois par an et 19 de périodicité variable. Il y avait, en 1899, 4.011 journaux français dans les départements et les colonies: il y en a 3.972 en 1900. La totalité des journaux des départements se répartit ainsi, au point de vue de la périodicité : 337 quotidiens, 168 trihebdomadaires, X>8 bihebdomadaires, l.GTo hebdomadaires, 6o7 mensuels, 2:33 bimensuels, lOtrimensuels, 111 trimestriels, 2 semestriels, 38 six Jois par an, 38 paraissant irrégulièrement.
Les journaux politiques, tels qu'on les conçoit aujourd'hui,-datent de 18^44, époque à laquelle Emile de Girardin augmenta le format de la Presse pour y faire plus de place aux annonces commerciales, et à laquelle aussi il prit l'initiative d'une réduction considérable du prix d'abonnement. Ce fut la cause, comme on sait, de son duel mortel avec Armand Carrel, directeur du National.
En 1860, Paris possédait oOO journaux; en 1866, "700, dont 6o politiques; la France entière, 1.600, dont 330 politiques.
Une loi de 1868 supprima l'antorisation préalable. Un décret du Gouvernement de la Défense nationale, des 3-10 septembre 1870, abolit le timbre des journaux; un autre, des 10-12 septembre 1870, rétablit la liberté de la presse, sous réserve d'une simple déclaration remplaçant l'autorisation préalable.
La loi du 29 juillet 1881 exige qu'avant la publication de tout journal ou écrit périodique il soit ■fait, au parquet du procureur de la République, une déclaration contenant : 1" le titre du journal et son ■mode de publication : 2* le nom et la demeure du gérant: 3° l'indication de l'imprimerie où il doit être imprimé. Au moment de la publication, deux exemplaires signés du gérant doivent être déposés, soit an Ministère, soit à la préfecture, sous-préfecture on mairie, selon les localités. (Voy. Imprimeur, Presses
A IMPRIMER, TVP0GR.\PHIE.)
De 1881 à 1899, le nombre des journaux a presque doublé : de 3.272, dont 1.343 à Paris, à 6.736, dont -2.685 à Paris.
Les publications qui se sont le plus développées •dans ces dix dernières années sont celles qui traitent d'agriculture, de beaux-arts, d'économie politique, d'instruction et d'éducation, de médecine, de modes, de politique, enfin les journaux illustrés et les re- «ueils littéraires. .Mais le nombre des journaux d'annonces a sensiblement diminué.
La suppression de l'impôt sur le papier et la diminution du prix du papier, la multiplication des moyens de communication et de transport, la diminution des tarifs de transport par la poste, l'institution des colis postaux, la réduction de 50 */• sur «la taxe des télégrammes de presse, l'extension des jéseaux téléphoniques, l'abaissement graduel des
prix d'abonnement comme du prix de vente au nnméro, l'emploi de machines rapides "pour le tirage, la généralisation des procédés de clichage, etc., qui permettent de donner des illustrations d'actualité, sont parmi les principales causes du développement énorme que la presse a pris en ces dernières années.
Les grandes agences télégraphiques fonrnissent aux journaux les nouvelles courantes (voy. Havas, Reuter) ; mais elles devaient bientôt ne plus suffire : plusieurs journaux de Paris ont maintenant, à l'imitation des feuilles anglaises, américaines et allemandes, un service spécial d'informationsétrangères. Enfin, certains journaux de Paris, paraissant le matin, publient des éditions spéciales qui partent par les trains de nuit et sont mises en vente en province en même temps que l'édition principale l'est à Paris. Les journaux de province ont dû se défendre contre cette concurrence nouvelle; ils font également des éditions spéciales destinées aux régions voisines; tel d'entre eux n'annonce pas moins de douze de ces éditions quotidiennes.
La presse périodique est de même en grand progrès, tant pour la forme que pour le fond, et le perfectionnement des procédés d'illustration photographique l'y a beaucoup aidée. Certaines publications périodiques littéraires ont un succès qui fait tort à quelques branches du commerce de la librairie ^
La Presse a l'étranger. — On a publié à la Gn de 1900 la statistique suivante, qui peut avoir un intérêt de curiosité; elle prétend établir le rapport du nombre des journaux à celui des habitants :
La Suisse posséderait un journal par 3.838 hab.; la Norvège, un par 5.099: la France, un par 5.718; la Hollande, un par 6.310; l'Allemagne, un par 7.347; l'Angleterre, un par 8.609; l'Autriche, un par 9.557: le Danemark, un par 9.808: la Suède, un par 11.321: la Belgique, un par 13.837; l'Italie, un par 14.320: l'Espagne, un par 20.665; la Russie, un par 133.000.
PRESSES. Les presses sont actionnées soit à la main, soit par l'action de la vapeur, selon l'imporportance du service qu'on leur demande.
La presse à levier est employée dans les fermes comme pressoirs à raisins ou à pommes. C'est une machine trop élémentaire, comme il y en a encore tant à la campagne ; elle tient beaucoup de place et son action n'est pas continue.
La presse à vis vaut mieux. Elle est employée comme pressoirs, et aussi par les relieurs. Munie d'un balancier faisant fonction de volant, elle a servi longtemps à la frappe des monnaies.
La presse à cylindres est plus énergique que les précédentes. Les laminoirsdes forges sont des presses à cylindres: quelques-uns constituent des machines de premier ordre, actionnées par des moteurs à vapeuratteignantl2.000chevaux. Les calandres servent au travail de certaines étoffes. Les cylindres à broyer les cannes à sucre constituent en quelque sorte le premier degré des presses à cylindres, de même que les presses lithographiques et typographiques.
La presse à coins sert surtout à l'extraction des huiles de grains. Son action est très lente, parce que, chaque fois qu'il est nécessaire d'augmenter la
1. La Librairie, l Édition musicale, la Presse, la Reliure et l.\ffiche à l'Ejcposiiion unicenelle de 1900, par M. Lucien Layas, Cercle de la Librairie, 117, boolerard St-Gennain, Paris