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ETIQUETTES

comment on opère dans une fabrique qui a en permanence, nuit et jour, dans son usine, un employé de la régie pour surveiller toutes les opérations. L'alcool est dénaturé devant l'agent avec un neuvième de son poids de résidus d'éther dans un bac ad hoc; de ce bac il est pompé, au moyen d'une pompe aspirante et foulante ne servant qu'à cet usage (les tuyaux d'aspiration et de refoulement sont plombés par l'administration, ainsi que tons les joints), dans un bac en tôle placé tout en haut de la salle, absolument isolé et soutenu par des poutres en fer; ce bac, parfaitement clos, avec le trou d'homme cadenassé, n'a d'ouvertures que pour les tuyaux amenant l'alcool aux éthérificateurs; ces tuyaux, qui ne doivent adhérer à aucun mur, sont également plombés jusqu'aux appareils d'éthérification, où l'alcool est introduit dans l'acide préalablement porté à la température de 130°, et ne peut plus sortir que transformé en éther. Les rectifications successives sont également surveillées par l'agent de la régie, les éthers coulant dans des bacs numérotés, et l'alcool résidu dans un bac spécial, pour servir aux dénaturations futures. Les droits sont payés à la sortie de l'usine seulement, l'alcool entrant dans l'atelier d'élhérification est pris en charge et les sorties d'éther comptent comme décharge, les deux comptes devant se balancer exactement à chaque inventaire.

La volatilité et l'inflammabilité de l'éther l'ont fait considérer à juste titre comme dangereux à manier et à transporter; les Compagnies de navigation ne l'acceptent que sur le pont; certaines même refusent de charger les colis qui en contiennent. Le transport par chemins de fer est soumis aux tarifs de la première série majorés de 20%; toutefois la majoration de 25 % n'est pas exigée lorsque l'éther est contenu dans des fûts en fer et expédié par 3.000 kgr. à la fois.

Recherche des impuretés. — Les usages industriels de l'éther n'exigeant pas un produit chimiquement pur, on s'en rapporte généralement, dans le commerce, pour apprécier la valeur de ce produit, à sa densité, négligeant les impuretés provenant d'une rectification incomplète; mais il n'en est plus de même lorsqu'il s'agit de l'éther employé en pharmacie et surtout de celui destiné à l'anesthésie. Ce dernier doit être absolument pur et présenter une odeur suave, une saveur fraîche et aromatique, une densité de 0,720 à 15°, bouillir exactement à 34°,o et répondre négativement aux essais suivants pour la recherche des impuretés susceptibles de le souiller: Huile douce de vin : l'éther en contenant, agité avec de l'eau, donne une liqueur trouble et huileuse. — Acide sulfui'ique : on sature par un carbonate alcalin, on évapore, et, dans le résidu, on constate la présence d'un sulfate. — Acide acétique : on opère comme pour l'acide sulfurique; dans ces deux cas, l'éther rougit le tournesol bleu. — Alcool : l'éther qui en contient se colore par addition d'un cristal de fuchsine; si, à cet éther, on ajoute une solution alcaline et un peu d'iode et qu'on chauffe an bain-marie, on obtient, par refroidissement, des cristaux jaunes d'iodoforme. — Aldéhyde acétique: en faisant passer un courant de gaz ammoniac sec dans l'éther qui en contient, préalablement neutralisé par agitation avec du carbonate de potasse, puis refroidi, il se forme sur les parois du vase des cristaux d'aldéhydate d'ammoniaque.— Eau : le sulfate

de cuivre anhydre et blanc, agité avec de l'éther contenant des traces d'eau, reprend sa coloration bleue.

MM. J. Regnault et Adrian ont indiqué une méthode d'essai des éthers fondée sur la détermination de la densité avant et après l'action déshydratante du carbonate de potasse. — Grâce à un tableau spécial annexé au travail publié par eux (voy. Journal de Pharmacie et de Chimie, 1864, t. XLV,p. 193), on peut, avec les chiffres trouvés dans les deux expériences densimétriques, connaître sans le moindre calcul les proportions d'éther pur, d'alcool et d'eau contenues dans un échantillon quelconque.

Adrian.

Commerce. — Les Tableaux du commerce donnent les chiffres suivants, en kgr., pour l'année 1897 :

iMPonr.

F.XPOr.T.

Prix E. V. D. : à l'import., 1 fr. 60 le kgr.; à l'export., 2 fr.

C'est presque uniquement d'Allemagne (les 6/7) que nous importons l'éther acétique et sulfurique.

Nous exportons surtout : en Belgique (5.300 kgr.), au Brésil (3.9(X)), en République Argentine (2.700), à la Guadeloupe (2.200), en Algérie (I.OIX)); dans les autres colonies et pays de protectorat (2.300); dans les autres pays, étrangers (9.500).

Douanes. — L'éther acétique et sulfurique de tout degré paye 30 fr. aux deux tarifs, non compris les taxes intérieures. Indépendamment du droit de douane, l'éther sulfurique acquitte, comme dérivé de l'alcool, la taxe de dénaturalion, calculée à raison de 2 litres d'alcool par kgr. L'éther sulfurique additionné d'alcool doit acquitter les droits afférents (douanes et taxes intérieures) à chacune des parties constitutives du mélange. L'éther sulfuriqueest considéré comme sans mélange d'alcool quand il marque 65 degrés à l'aréomèlre. .\u-dessous de ce titre, des échantillons doivent être prélevés et soumis d'urgence au laboratoire local, qui détermine : i° la quantité d'alcool imposable au droit d'import. et à la taxe de consommation ; 2° le poids d'éther sulfurique à taxer à raison de 30 fr. par 100 kgr.

L'éther acétique doit, lui aussi, acquitter, indépendamment du droit de douane, la taxe de dénaturation de l'alcool, à raison de 73 centilitres d'alcool par kilog. de liquide.

KTHIOPIK. V. Abyssime.

KrHVSE.\v}\ginvemonipetite-ciguë, faux-persil^ ache-des-chiens ; n'est à signaler qu'à cause de sa dangereuse ressemblance avec le persil. On peut la reconnaître aux signes que voici : ses feuilles sont d'un vert sombre, tandis que celles du persil sont vert clair ; sa tige est finement striée vers la base de lignes rougeàtres que le persil ne montre jamais ; en froissant des feuilles de persil entre les doigts,, l'odeur franchement aromatique du persil est nettement caractérisée ; en froissant au contraire des feuilles d'éthuse, l'odeur est fétide et nauséabonde. KTllYLE. Les dérivés de l'éthane, le bromure d'éthyle et le chlorure d'éthyle sont des liquides très mobiles, très volatils, usités surtout comme anesthésiques.

Le bromure d'éthyle remplace parfois le chloroforme. (V. Bromures.)

Le chlorure d'éthyle est surtout employé commedissolvant d'extraction, dans la chimie des parfums.. (V. Chlorures.)

ÉTIl^L'ETTES. L'étiquette est un objet attaché à' une marchandise ou collé à une place en vue sur cette marchandise ou sur l'objet qui la contient pour

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