ETRANGERS
rappeler certaines indications spéciales de nom, d'origine^ de dimension, de prix, etc., indispensables au commerçant. A côté de l'étiquette de commerce, l'industrie fabrique l'étiquette d'emballage, collée sur les emballages.
L'étiquette se fait en papier, en parchemin et en carton. Elle est gommée on non gommée. Sa fabrication est l'objet d'une industrie qui s'est développée en même temps que l'industrie et le commerce, mais surtout avec l'extension des colis postani.
A Paris, la fabrication des étiquettes occupe 120 personnes des deux sexes, parmi lesquelles 29 chefs d'établissements. On compte 10 petits patrons travaillant seuls ; 12 occupant de 1 à 4 personnes : 4, de 5 à 10 ouvriers et employés ; 1, de 11 à 20 ouvriers et employés.
En dehors de ces industriels spéciaux, les étiquettes sont en grande partie fabriquées dans les imprimeries commerciales. Certaines industries, comme celle des liqueurs, en utilisent des quantités considérables, imprimées simplement en HOjrou bien en couleurs. Il n'existe pas de maisons spéciales faisant uniquement ce genre d'étiquettes: mais certains imprimeurs vendent des étiquettes portant les noms des vins ou des liqueurs. Ces étiquettes, tirées à l'avance, peuvent servir à tout venant. On les nomme passe-jjurtout. Une maison spéciale, par contre, fabrique uniquement les étiquettes pour laitiers.
Les étiquettes se font aussi en ivoire, en os ou en métal. Ces dernières sont souvent émaillées.
La fabrication des étiquettes en ivoire et en os occupe à Paris 24 ouvriers du sexe masculin, travaillant dans un seul établissement. Dans la banlieue, on compte 2 fabriques occupant en tout 10 ouvriers et employés.
La fabrication des étiquettes en métal se fait, an contraire, à Paris, dans plusieurs établissements : l'un occupe de 1 à 4 ouvriers et employés ; un autre, de 5 à 10 ; un troisième plus de 20. Le total de la population active occupée à la fabrication des étiquettes en métal était, en 1896, de 45 personnes pour Paris.
ÉTOILE DU SUD (L'). Diamant célèbre. V. Di.\-