‹ Dictionnaire du commerce, de l'industrie et de la banqueChapitre 839 sur 1134 · JWittemberg MerduNord<Altona · texte numérisé non relu

JWittemberg MerduNord<Altona

(Magdebourg (Gluckstadl

(Hamein

Vistule IWeichsel)

Oder

Elbe

Weser Ems

Brème Emden

Rhin (Rhein)

la Meuse hollandaise

Rotterdam

'^10 lÂïinden 440 Dortmund Bâle

Strasbourg Manheim 1.300<^Mayence Cologne Dusseldorf Leyde

Un projet depuis longtemps à l'étude est soumis depuis deux ans aux Chambres prussiennes. Il comprend :

1* La jonction du Rhin à l'Ems, par un canal partant de Laar (sur le Rhin), et joignant à Henné, près de Dortmund, un canal déjà existant, qui débouche dans l'Ems, à Emden ;

2° De Bevegern, située sur ce canal, à peu près à mi-distance entre Dortmund et Emden, se détacherait le canal du Centre, long de 325 kil., qui joindrait le Weser à Minden, passerait à Hanovre et aboutirait sur l'Elbe à Neuhaldensleben ;

3° Au delà de Neuhaldensleben, existe dès maintenant la voie navigable formée par la Havel et la Sprée canalisée, qui passe à Berlin, et finalement, par le canal de la Sprée, aboutit à l'Oder au-dessous de Francfort.

Les conditions d'établissement de cette grande voie navigable seraient les suivantes : largeur au plan d'eau, 30 m.; largeur au plafond, 18 m.; mouillage, 2m. 50; hauteur sous les ponts, 4 m.; écluses à 2 sas accolés, de 8 m. 60 de largeur chacun, l'un de 67 m. de long, l'autre de 95 m. Ces dimensions, si différentes de celles qu'une routine déplorable maintient dans les canaux français, sont les seules permettant la circulation de grands bateaux, condition nécessaire de la navigation à bas prix.

Mais l'exécution de ce projet comporte une dépense considérable : le canal du Centre est prévu devoir coûter près de 708.000 fr. le kil., soit 260 millions de M.

Un projet complémentaire, dont le Reichstag s'occupe actuellement (février 1901), prévoit tout un ensemble de travaux, dont voici les devis :

Désignation En marks

1' Canal de l'Elbe au Rhin (Mittelland-

Canal proprement dit) 260.784.700

2° Canal maritime de Berlin à Stettin... 41.500.000 3° Canal de l'Oder à la Vistule et amélioration de la navigabilité des rivières Warte

et Netze jusqu'à la ville de Posen 22.631.000

4' Communication entre la Silésie et le

canal Oder-Sprée 4.100.000

En plus :

5' Participation de l'État à la régularisation ultérieure du régime des eaux au cours

inférieur de l'Oder 40.989.000

G" Participation de l'Etat à la régularisation ultérieure du régime des eaux au cours

inférieur de la Havel 9.670.000

7° Ainsi qu'à l'amélioration ultérieure de

la navigabilité de la Sprée 9.336.000

Au total 389.010.700

Les intérêts de ces 389 millions, à servir par l'État, s'élèveront, en prenant pour base du calcul le taux de 3 % plus un amortissement de 1/2 7„, à 13 millions 6 par an, sur lesquels cependant 4 millions 1 resteront, à défaut de recettes suffisantes, à la charge des intéressés. L'État n'aura donc en réalité à fournir, en supposant que les recettes soient nulles, que 9 millions 1/2 par an, plus les frais d'entretien (400.000M.),soit9 millions 9 au pis aller. Les travaux devront être achevés en quinze ans, temps pendant lequel le Gouvernement aura toute liberté d'activer les travaux suivant les besoins.

On se demande si l'accroissement de trafic qu'on attend de l'ouverture de ces nouvelles voies ne serait pas aussi bien desservi par des compléments au réseau actuel des voies ferrées. Dans l'étude de ces questions, il ne faut jamais perdre de vue que le prix de revient par chemins de fer va diminuant progressivement, tandis que celui de la batellerie reste stationnaire. En outre, si, dans le sens parallèle à la direction des fleuves, où les conditions de navigabilité sont en partie réalisées naturellement, les chemins de fer peuvent offrir des conditions économiques moins bonnes que la batellerie, au moins pour les marchandises lourdes, encombrantes, de peu de valeur et voyageant par grandes masses, ils reprennent l'avantage sur les directions transversales à la direction générale des cours d'eau. J. Fleury. RHINOCÉROS. V. Cornes, Ivoire.

RHODË-ISLAIVD. Un des États-Unis de l'Amérique du Nord, admis dans l'Union en 1790 ; c'est, avec le Delaware, un des plus petits comme superficie (3.240 kil. carrés). Pop. : 345.506 hab. Cet État a deux capitales : Newport, 10.000 hab. en 1853, 21.600 en 1900, et Providence 50.000 et 155.000 respectivement. On y trouve la pop. la plus dense et aussi la plus riche des États-Unis, par rapport au territoire. Dans le Rhode-Island et le Connecticut règne une activité industrielle considérable. La moitié de l'industrie cotonnière est cantonnée dans le Massachusetts et le Rhode-Island. (Voy . États-Unis.) RHODES. Ile et port situés dans la mer Méditerranée, près des côtes de l'Anatolie.

L'île est comprise entre 35° 52' et 36° 28' lat. N., 27° 43' et 28» 18' long. E. de Greenwich. Sup. : 1.796 kil. carrés. Les terrains montagneux et boisés s'étendent sur 117.896 hect. , les terres arables sur 61.753. Pop. : 40.000 hab. en 1856, 29.148 en 1890, dont 20.250 Grecs, 6.825 Musulmans, 1.513 Juifs. M n'y a que 12 kil. de routes carrossables.

La ville de Rhodes, capitale de l'île et chef-lien de sandjak, est située au N. de l'île, à 515 kil. S.-O. de Constantinople. Pop.: 12.000hab.en 1856, 15.000

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