RICHMOND
propose de prolonger la ligne de Buluwayo à la frontière septentrionale de la Rhodésia, près du lac Tanganyika. Un embranchement sera construit de Buluwayo à Gwanda et à Tuli. Le chemin de fer de Beira à Umtali aboutit à Salisbury. Le service postal entre Buluwayo et Londres se fait en 24 jours.
La Rhodésia du Nord, qui s'étend au-dessus du Zambèze, a une superficie de 630.000 kil. carrés env. et une population évaluée à 630.000 hab., dont 350 Européens, presque tous sujets britanniques.
La partie orientale, entre les lacsNyassa, Tanganyika, Moéro et Bangouéolo, est divisée en 5 districts : Tchambezi, Tanganyika, Moéro, Louapoula et Loangoua. Le chef-lieu a été transféré de Blantyre à Fort-Jameson. Les centres principaux sont : Fife, station de l'African Lakes Corporation, et Abercorn. Ces régions sont saines, bien arrosées et propres à l'élevage. Le blé et les fruits d'Europe, les plantes fibreuses et le café y réussissent. On a trouvé de l'or au S. et du charbon à l'E. La route Stevenson, de 223 kil. de longueur, unit le lac Nyassa au Tanganyika. Elle est suivie par la ligne télégraphique venant du Cap.
La région occidentale de la Rhodésia du Nord, appelée Barotséland, est très peuplée, bien arrosée, riche en pâturages et propre à la culture du riz, du blé, de l'avoine, du café et du caoutchouc. La résidence du roi indigène et du représentant de la Chartered est à Lialoui. Un service postal mensuel est établi entre cette ville et Buluwayo. Le trafic des spiritueux est interdit.
Au 31 mars 1899, il y avait dans la Rhodésia 55 bureaux de poste ayant envoyé, en 1898-1899, 706.731 lettres à l'Afrique du Sud et 233.662 aux pays d'outre-mer, 4.080 kil. de lignes télégraphiques et 73 bureaux ayant reçu 79.653 télégrammes, dont 5.632 des pays d'outre-mer, et expédié 79.798 télégrammes, dont 6.136 aux pays d'outre-mer. La Rhodésia est traversée par les lignes télégraphiques reliant Le Cap au lac Tanganyika et Beira à Salisbury.
Le rapport publié, en 1900, par la British South Africa Company donne la liste de 224 Compagnies et Syndicats intéressés dans les mines et le développement de la Rhodésia et enregistrés dans la Grande-Bretagne et l'Afrique du Sud.
Voici quel a été le rendement mensuel des mines d'or de la Rhodésia depuis le mois de septembre 1898, c'est-à-dire depuis le jour où les Compagnies rhodésiennes sont entrées dans la période d'exploitation :
Onces dwts
Onces dwts
Onces dwts
Janvier
Février
Mars
Mai
Jnin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre. . .
Il y a, actuellement, 170 Syndicats pour l'exploitation des mines d'or de la Rhodésia. Sur ce nombre, 11 Compagnies, possédant ensemble un effectif de broyage de 230 pilons, sont dans la période de production.
11 résulte de récents documents de la Chartered que la Rhodésia va figurer parmi les pays producteurs d'or pour une somme totale de 300.000 onces par an, ce qui était, à peu près, la production du Witvvatersrand en 1890.
Le Chartered a promulgué une loi (gold law) imposant un droit de 30 "/„ sur le capital actions de toute Société au moment de sa fondation.
Il n'y a pas de droits de douane à l'import., maisseulement des droits de transit : 3 % ad valorem via Beira et 3 % via Colonie du Cap. Les marchandises expédiées directement en transit par le Transvaal ne payent que 1 "/„ ad valorem.
A cause de la difficulté des transports, de la sécheresse et de la peste bovine, les prix des objetsnécessaires à la vie sont de 30 à 100 % supérieurs à ceux du Transyaal. Abel Ravier.
Bibliographie. — The British Sonth-Africa Company, Information as to Mining in Rhodésia, 1900.— Aubert, l'Afrique du Sud. — Bhodesia Chamber of Mines, Reports, Buluwayo.— Du Toit, Rhodésia Past and Présent, Londres, 1897. — Albert Bordeaux, Rhodésie et Transvaal, Paris, 1898; les Mines de l Afrique Australe. — Revue sud-africaine, hebdomadaire, Paris.— Correspondance hebdomadaire de la Banque française de l'A~ frique du Sud.
RHODIUM. Métal rare, de la famille du platine, ne fondant qu'au delà de 1.800°; densité = 12,1. Il est attaqué au rouge par le chlore, mais tous les acides sont sans action sur lui, sauf l'acide métaphosphorique fondu. On le prépare en traitant l'osmiure d'iridium provenant de l'extraction du platine et le précipité produit, par le fer, dans les eaux-mères d'où l'on a séparé la platine. Il n'a pour ainsi direpas jusqu'ici d'utilisation industrielle, bien qu'oa l'emploie quelquefois en alliage avec le platine. RIIODOUTE. V. Grenat.
KllUBARUES. Plantes appartenant à la famille des Polygonacées et dont les principales espèces sont les suivantes : 1° la rhubarbe officinale, dont les tiges fournissent la véritable rhubarbe de Chine; 2° la rhubarbe alimentaire, cultivée en Europe, spécialement en Grande-Bretagne, comme plante alimentaire; 3" la rhubarbe de Moscovie et 4° le Rhapontic ou rhubarbe de France. Les rhubarbes sont employées en alimentation, cuites comme l'oseille ou les épinards, et pour faire des tartes et des confitures, qui jouissent en Angleterre d'une grandevogue; elles sont également utilisées en pharmacie, sous forme de poudre, de sirop, de vin, comme laxatif léger et purgatif et comme amer tonique. Elles doivent ces propriétés aux principes qu'elles renferment : acide chrysophanique, acide oxalique^ principe amer amorphe, etc. Il existe un certain nombre de fausses rhubarbes : le méchoacan, ou rhubarbe blanche, purgative; la rhubarbe des Alpes ou rhubarbe des moines, dépurative et remède populaire; la rhubarbe des pauvres ou tithymale (Euphorbiacées) , purgatif et hydragogue populaire, dont le suc est employé contre les verrues; on désigne aussi sous le nom de rhubarbe des pauvres le r/iai2/ctrtt»(/Za«i<m(Renonculacées),dont les feuilles et les racines sont, dans les campagnes, employées comme purgatives. D' J. Laumonier.
RHUM. V. Spiritueux.
RICHMOND. (États-Unis.) Cap. de la Virginie, Pop. : 43.000 hab. en 1833, 100.000 en 1900. Manufactures de tabac, d'objets en fer, fabr. d'instruments agricoles, construction de locomotives et wa-