ROSARIO
299.091 t. An 31 décembre 1899, la flotte marchande du port comptait 1.037 nav. jaugeant 60.973 t., dont 26 vapeurs avec 16.G20 t. Flottille de pêche : 23 bateaux jaugeant 207 t.
ROCOU. Le rocouyer (Bixa orellana) donne des semences qui sont moins grosses qu'un pois et qui sont entourées d'une pulpe rouge : cette pulpe est ce qu'on appelle le rocoii, employé en teinture. (V. Matières colorantes.)
RODEZ. Chef-lieu du dép. del'Aveyron.à 633 m. d'alt. et 660 kil. de Paris, par 44» 21' 5' lat. N. et 0° 14' 15' long. E. de Paris. Pop. : 10.877 hab. en 1856, 15.333 en 1881, 16.303 en 1896. Filatures de laines. Grandes fabr. de couvertures de laine, de draps et cadis pour l'armée et l'export., de serges. Commerce de draperie, bestiaux, mulets, etc.
Tribunal de commerce. Succursale de la Banque de France : 14.633.390 fr. d'affaires en 1900 (la 101'), dont 3.344.390 fr. en effets escomptés. Succursale du Crédit Foncier. Agence de la Société Générale. Stations du chemin de fer d'Orléans sur Capdenac et du chemin de fer du Midi sur Sévérac-le-Château.
ROGUE. On donne le nom de rogue aux œufs de poisson, surtout de morue, salés et conservés, dont on se sert comme appât dans la pêche des poissons de mer, notamment de la sardine. (Voy. Pêches, Sardine.) La meilleure rogue de morue se fabrique en Norvège, où elle est l'objet d'un commerce considérable. Les Danois et les Hollandais en préparent aussi, mais de qualité inférieure.
La rogue du maquereau est généralement moins bonne que celle de la morue; cependant, celle de Boulogne est estimée et employée sur certains points de notre littoral.
Commerce. — La France a importé des rogues de morne et de maquereau (C. S.), en moyenne annuelle, par périodes •décennales, depuis 1867, en kilog. et fr. :
Impart. 1867-76 1877-86 1887-96
Quantité 6.181.039 6.639.821 3.681.963
Valeur 4.064.933 2.610.773 1.919.570
L'export. ne figure que pour la période 1887-96, et pour la moyenne annuelle, très restreinte, de 79.300 kilog., valant 26.100 fr. environ.
En 1899, nous avons importé 5.493.890 kilog. de rogues valant 824.384 fr. et venant de Norvège pour plus des 4/5 ; il en vient aussi 62.000 kilog. des États-Unis. Notre export., de 73.846 kilog. pour 11.072fr., est presque entièrement à -destination de l'Italie.
Douane.— Les rogues de morue et de maquereau payent 3 l'entrée en France 0 fr. 60 les 100 kilog. nets.
ROMAINE (Balance). V. Instruments de pesage.
ROMANÉE. V. Vins.
ROMANS. Ville industrielle et très commerçante, chef-lieu de canton, dans le dép. de la Drôme, à 162 m. d'alt. et 17 kil. N.-E. de Valence. Pop. : 9.285 hab. en 1856, 16.702 en 1896. Nombreuses et importantes fabr. de chaussures et galoches, moulinages de soie, fabr. d'absinthe et de pâtes alimeniaires. Commerce actif en grains, draps, toiles, soies, huiles, peaux, etc.
Tribunal de commerce. Burean auxiliaire de la Banque de France dirigé par la succursale de Valence; en 1900 il a été mis en recouvrement 47.423 effets pour 17.465.347 fr. et escompté 35.785 effets pour 9.685.474 fr. Agence du Crédit Lyonnais. — La station du chemin de fer de Lyon, sur la ligne de Valence à Chambéry, a expédié, en 1899, 172.179 voyageurs, 1.476 T. de marchandises en G.V., 18.150 en P. V., et a reçu 961 T. en G. V. et 59.209 en P. V. Point de départ de la ligne des chemins de fer régionaux des Bouches-du-Rbône sur Tain et Saint-Donat.
ROMARIN. V. Essences de Parfumerie.
ROME. Cap. de l'Italie, sur le Tibre, à 41 kil. de
son embouchure, à 1.098 kil. S.-E. de Paris, 478 S.-E. de Milan, 188 N.-O. deNaples, par 41» 54' 6' lat. N. et 10" 6' 21" long. E. de Paris. Résidence du pape et du roi d'Italie. Pop. : 180.000 hab. en 1860, 273.268 en 1881, 500.610 au 31 décembre 1898. C'est la ville la plus peuplée du royaume après Naples. Rome compte 12 collines, dont l'altitude varie entre 42 et 51 m. Climat peu salubre en été et en automne, à cause des fièvres. Temp. moy. 15°, max. 42» et min. — 8°. Les monuments antiques et les richesses artistiques de Rome et du Vatican attirent chaque année un très grand nombre d'étrangers.
Bien que Rome ne soit pas un centre industriel, elle possède quelques usines; manufactures de draps et de soieries, fabr. de mosaïques et céramique, de couleurs et vernis, de papiers, d'instruments de musique, de pâtes alimentaires, de biscuits, de savons; ateliers de constructions mécaniques, fonderies, distilleries, verreries, moulins à vapeur. Les carrières et les briqueteries des environs occupent près de 5.000 ouvriers. Manufacture des tabacs appartenant à l'État (1.000 ouvriers env.) et hôtel des Monnaies. Le com merce se développe et la ville s'agrandit.
Le port de Rome est Cività-Vecchia (voy. ce mot). Rome est reliée par voies ferrées à Livourne, Florence, Ancône, Sienne, Aquila, Naples, Terracina, Viterbo.
Principaux établissements financiers : Banque d'Italie (capital 240.000.000 de lires). Banco ArtisticoOperaio (cap. 2.600.000 lires), Banca Commerciale Italiana (siège central à Milan), Banco di Roma (cap. 2.300.000 lires). Institut Italien de Crédit foncier. Banco di Napoli, Banco di Sicilia.
R03iiLLY-SUR-SEiNE. Importante fabrication de bas, ceintures et tissus élastiques.
RONDELETTE OU Mi-Grenade. Soie moulinée faite de deux bouts très tordus, ouvraison dans le genre de la soie à coudre de Paris, en torsion inverse et un peu plus serrée. On la fait généralement avec des douppions. La rondelette s'emploie peu maintenant dans la passementerie ; on en fait des soies à coudre communes.
La grenade, la mi-grenade et la grenadine sont des ouvraisons faites à l'origine à Grenade, en Espagne, et qu'on a introduites dans la fabrication française. N. R.
RONDELLE. V. Diamant (Taille du).
ROQUEFORT. V. Fromages.
ROSARIO OU El Rosario de Santa-Fé. Ville de la République Argentine, dans la province de Santa- Fé, sur le bord droit du delta du Parana, à 39 m. d'alt. et 306 kil. N.-O. de Buenos- Ayres, par 32° 56' 42* lat. S. et 62° 53' 54" long. 0. de Paris. Pop. : 23.170 hab. en 1869, 57.000 en 1888, 94.025 en 1895. C'est la ville la plus peuplée de la République et la principale place de commerce après Buenos-.\yres. La température moyenne est de 17", max. 38° et min. 2°. Chute des pluies: 980 mm.
Navigation. — Le port fluvial est bien abrité. Les navires dont le tirant d'eau n'excède pas 5 m. 75 peuvent accoster aux quais pendant l'époque des hautes eaux, entre les mois de décembre et de juillet. Quand les eaux sont basses, une barre empêche les bateaux d'un tirant d'eau de plus de 4 m. 50 d'atteindre le port sans s'alléger. Le Pouvoir exécutif de la République a déposé, en novembre 1899, un projet de loi pour la construction d'un port commercial; la profondeur devra être maintenue à 5 m. 80, pendant la basse marée ordinaire, dans la passe de Martin-Garcia et à 6 m. 50 dans le cours do fleuve Parana.
ROSE FEMKLLE