ROUBAIX
par Gouda ou par Gorcum : avec le réseau des canaux de la Hollande méridionale.
Les droits de port et de quai sont établis comme suit pour les navires de mer :
Vapeurs Par m. cube
De CÎW m. cubes et au-dessus FI. 0,0.'J
De GiiO à 1.000 m. cubes — 0,03;)
De 1.000 m. cubes et au-dessus — 0,0375
Il est perçu en outre, suivant les cas, des droits de pilotage, de dock flottant, de grue, de lestage et délestage, de remorquage. (Voy. les Ann. du Comm. ext. : Enquête sur la Marine marchande.)
Les progrès du port de Rotterdam sont considérables et suivent une marche ininterrompue. Voici les chiffres de la navigation maritime dans 4 années depuis 1850 :
Part °/» <le Rotterelam eu égard au tonnage Tonnage net du royaume entier
Rotterdam est le troisième des principaux ports de l'Europe continentale, après Hambourg (7 millions 768.000t. en 1899) et Anvers (6.842.000); il devance Marseille (6.306.000 t.), Brème (2.406.000), le Havre (2.139.000), Amsterdam (1.812.000) et Dunkerque (1.643.000).
Les pavillons se présentent comme suit en 1899, avec évaluation du déplacement en m. cubes sur le pied de 2,83 au tonneau de jauge :
Pavillons
Hollandais. Allemand .
Norvégien.
Espagnol..
Danois
Suédois... .
Français . .
Divers
Navires
Jauge
Totaux
Le tableau suivant montre que le pourcentage de progression de Rotterdam dans les dix dernières années a été plus élevé qne celui des ports anglais :
Tonneaux Tonnaux Accroissement (en milliers) (enmillier-i) relatif
Ports
Londres
Liverpool.. .
Cardia
Glasgow.. . .
Hull
Rotterdam..
La navigation fluviale de Rotterdam s'est élevée de 2.376.000 t. en 1889 à 6.867.000 en 1899.
Les deux principales Compagnies attachées au port sont la Hollando-Américaine (ligne hebdomadaire sur New-York) et le Rotterdam Lloyd (service bi-mensuel pour les Indes Orientales Néerlandaises). Escale des paquebots de la British and African (de Hambourg à la côte occidentale d'Afrique) et de la Deutsche Ost-Africa Linie (de Hambourg à Durban). Services réguliers sur les grands ports de la Grande- Bretagne, sur Diinkerque, Bordeaux, le Havre, Marseille et les ports de la Baltique.
Les navires à aubes de la Nederlandsche Stomboot font un service quotidien de Rotterdam à Mannheim et peuvent transporter jusqu'à 1.500 passagers à la fois. Autre service quotidien de la même Compagnie entre Rotterdam et Londres.
De 1890 à 1899, il est passé à Rotterdam 170.000 émigrants, dont 5.972 en 1897, 10.177 en 1898 et
13.985 en 1899 ; ils partent presque tous pour l'Amérique du Nord.
Commerce extérieur. — Rotterdam est aujourd'hui, avant tout, le port de transit d'une grande partie de l'Europe Centrale.
L'import. des marchandises, défalcation faite de la chaux, des charbons, des pierres, etc., s'est élevée de 3.904. 765 T. en 1891 à 8.449.529 T. en 1898, sur nn total de 15.487.658 T. pour le royaume tout entier. Elle consiste surtout en : céréales, 935.190 lastes de 2.000 kilog. pour 142 millions de fl., provenant 38 % des ports de la mor Noire et 57 7. d'Amérique ; riz, 40.000 T. en 1890, 64.0(JO en 1899, d'une valeur de 8.000.000 de fl.; minerais en transit pour les grandes industries des provinces du Rhin et de la Westphalie; café : 460.800 balles par la Compagnie commerciale et venant de Java en 1889, 164.400 seulement en 1899 ; 278.975 balles par les particuliers en 1880. 1.009.947 en 1899, dont plus de 80 % de cafés venant de Santos; sucre : brut, 39.432 T. en 1889, 22.252 en 1899, raffiné et autres, respectivement, 13.625 et 30.483 T.: tabac, 21.797 T. en 1890, 30.969 en 1898, valant 5.000.000 defl.; margarine, 43.330 T. en 1899 (Rotterdam est le principal marché de l'Europe pour cet article) ; graines de cotonnier, 39.012 T.; huile de sésame et autres huiles comestibles, 8.754 T. ; toutes autres huiles, pétrole excepté. 55.934 T.; pétrole, 734.200 barils en 1890, 2.010.000 en 1899; charbons, 294.004 T. en 1890. 724.021 en 1899; bois, 127.545 T. en 1890, 696.477 en 1899.
Les export, se font en produits alimentaires et objets manufacturés, bœufs, moutons, chevaux, porcs, sucre, etc.
Centre de chemins de fer sur la Haye et Amsterdam, Utrecht, Dordrecht. De 1894 à 1898, les départs par voies ferrées se sont élevés de 578.768 T. à 823.897, et les arrivages de 679.127 à 1.149.609.
Chambre de commerce. Comité de la Chambre de commerce française d'Amsterdam. Siège de la Banque do Rotterdam. Consulat de France ayant pour circonscription les provinces de Rrabant septentrional, de Hollande méridionale, de Limbourg et de Zélande.
Abel Ravier.
Bibliographie. — Van Ijsselsteyn, le Port de Rotterdam, 1900, Rotterdam.
ROUBAIX. Chef-lieu de canton du dép. du Nord, une des villes les plus industrielles de France, à 9 kil. N.-E. de Lille, et 35 m. d'alt., sur le canal de Roubaix. Pop. : 18.000 hab. en 1831, 39.500 en 1856, 65.000 en 1866, 91.000 eu 1881, 124.661 en 1896.
Centre de l'industrie textile. Au 31 décembre 1898 on comptait 121 fabricants de tissus, 3 tisseurs à la main, 5 dépôts de tissus sans fabrication dans la circonscription, 21 filatures de laines peignées, 7 de laines cardées, 15 de coton, 1 de soie (ensemble 44 filatures avec 715.000 broches). 8 peign âges avec 750 peigneuses, 39 teinturiers, chineurs et imprimeurs sur fils et sur tissus, 17 apprêteurs, 66 mécaniciens constructeurs, 10 chaudronniers constructeurs. Il y a un bureau municipal de mesurage des tissus et de conditionnement des laines.
La proximité des ports de Dunkerque et d'Anvers, amenant la matière brute de l'Amérique du Sud et de l'Australie, comme aussi le voisinage des centres de tissage de France, de Belgique et d'Allemagne, ont fait de Roubaix un grand marché international des laines peignées. Le conditionnement, à Roubaix et à Tourcoing, qui n'avait pas dépassé, en moyeu 29.500.000 kilog. par an dans la période 1880-1 est monté à 37.960.000 kilog. dans la période quin quennale suivante, pour arriver à 49.660.000 kilog. en 1894-98 et (53.682.000 en 1899.
Le tableau qui suit donne le détail des quantitésenregistrées par la Condition publique des matièrestextiles à Roubaix :
baix^f 888^
HOUBAIX
ROUEN
Soie
Laine peignée.
- filée....
— diverses etbloasses. .
Coton
Totaax
larciié à teric. . .