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partie de son cours. .An point où il est traversé par le

Transsibérien (ville de Krasnoyarsk), il est libre de glaces

du 11-27 avril au 27 septembre-11 novembre. Son bassin

compte 26 bat. à vap. (1.886 chev.) et 190 autres bateanx

(26.587 t.). Entre Krasnoyarsk et Venisseîsk, les vapeurs

circulent régulièrement plusieurs fois par semaine; entre

i Krasnoyarsk et .Minoussinsk, seulement pendant les grandes

j eaux ; entre YenisseTsk et l'embouchure du fleuve, les seuls

] vapeurs remorqueurs de marchandises.

I Le fleuve la Lena coule dans des contrées à climat ri-

1 gonreox, peu peuplées: bien que son bassin compte plus

I de 11.000 kil. dévoies navigables, sa flottille n'est qne de

13 bat. à vap. (632 chev.) et 106 antres embarcations

Le fleuve Amour est navigable dans tout son cours,

malgré ses hauts fonds de gros cailloux; la période de

navigation entre Stretensk et Xikolaevsk dure 140 jours;

entre Nikolaevsk et Blagovestchensk. le passage n'est pos-

I sible que pendant les mois de mal. juin, juillet et août.

RUSSIE

RUSSIE

-avec un tirant d'eau de 5 pieds; au-dessus de Blagovestscliensk jusqu'à Stretensk, qu'avec un tirant d'eau de 3 1/2 pieds. La partie inférieure de l'Amour entre la ville àe Sophie et l'emboucliure du fleuve, sur une étendue de plus de 400 kil., est très large et profonde et donne accès aux grands navires. Le I)assin de l'Amour et de ses af- 'ÏÏuents (Zéia. Bouréia, Soungari) a une flotte de 116 nav. à vapeur (7.7(j5 chev.) et 143 à voiles (36.074).

Le lac Baikal a une sup. de 34.179 kil. carrés. La navigation y est entre les mains de la C" NiemtchinofI, qui .possède 10 Ijaleaux à vapeur. Le chemin de fer Circuraiaïkalien, qui doit réunir la ligne Sibérienne moyenne à la ligne Transbaïkalienne n'étant pas encore achevé, on a construit, pour relier les points terminus de ces deux voies ferrées, un énorme bac à vapeur spécial, muni de brise-glace, qui transporte les trains sur le lac.

Les essais pour établir une communication régulière, .par les voies maritimes du Nord, à travers la mer de Kars, ■datent des années 1870-80. Cette communication avait lieu principalement autrefois par l'embouchure de l'Venissey ; -la baie de Nakhodka, établie en 1890 dans le golfe de l'Obi, et les travaux de l'amiral Makarof, qui tendent à assurer ane navigation libre sur les eaux de la mer de Kars au moyen de bateaux brise-glace, font espérer l'établissement •des communications régulières par l'embouchure de l'Obi.

La loi du 3 juillet 1898 autorise l'import. en franchise ■de certaines marchandises arrivant en Sibérie par les emhouchures de l'Obi et de l'Venissey et destinées à la consommation intérieure (sel, charbon de terre, machines, filets, fer-blanc, étain, huile d'olive nécessaires pour la -fabrication des conserves de poisson, sacs pour les grains, produits chimiques destinés à l'industrie minière) ; en outre, les droits d'entrée sur le thé pressé (ou en briques) importé par cette voie, ont été abaissés.

Le commerce maritime dans i'Océa)i Pacifique augmente chaque année le nombre des navires qui fréquentent Vladivostok et Nikolaevsk. En 1896, les navires de long cours entrés dans le port de Vladivostok ont été de 207, dont 78 russes, et les navires sortis de 263, avec une -import, de plus de 12 millions de pouds et une export, de plus de 3 millions; plus de 4 millions de pouds de marchandises, appartenant en majeure partie à l'État, y ont passé en transit. Les import, à Vladivostok proviennent jpour moitié des ports russes et pour moitié des ports japonais, anglais, allemands, américains et coréens. Les tissus et les vivres y figurent dans la proportion de 50 % ; Tiennent ensuite les métaux et objets en métaux, l'alcool, etc. 87 °l, des export, de Vladivostok sont dirigées vers les .ports de la région maritime, 11,4 7» vers les ports chi- ■nois : ce sont surtout des produits de la pèche et de la chasse, des choux marins, etc. Le commerce de Nikolaevsk est surtout en marchandises de transit, qui remontent le courant de l'Amour : environ 33 °/= "Je thé, 11 % de sucre, 40 "/'„ d'objets en métaux, 9 "/« de tissus, 8 % de mercerie.

Le grand chemin de fer Transsibérien est une voie ferrée continue, reliant à travers la Sibérie la frontière --européenne de l'Asie à l'Océan Pacifique. La longueur totale du Grand Transsibérien, y compris les embranche- . -nients et le chemin de fer de Mandciiourie, sera de8.870 kil. Il part, à l'O., de la ville de Tchéliabinsk (gouv. d'Oren- -bonrg), reliée par la voie ferrée Samara-Zlatooustov au réseau de la Russie d'Europe ; de Tchéliabinsk il se dirige, en passant par les villes de Kourgan (sur le fleuve Tobol), de Petropavloosk (sur le fleuve Ichim), d'Omsk <sur le fleuve Irtich) et de Kaînsk, vers la ville d'Obi (sur le fleuve du même nom). Celle partie occidentale du Transsib. a 1.417 kil., et sa construction a coûté 47,4 millions de roubles. Du fleuve Obi part le Sibérien-Moyen, qui passe par Taïga (embranchement vers Tomsk d'une longueur de 93 kil.) et par Mariinsk, Atchinsk, Krasnoyarsk (sur le lac d'Yenissey) et Kaînsk ; là, la voie tourne •brusquement au sud-est et se dirige, en passant par Nijnéoudinsk, vers Irkoutsk, d'où elle descend vers le lac Baïkal. -Cette partie moyenne du Transsibérien a 1.899 kil. et a ■ coûté, y compris l'embranchement sur Tomsk, 110 millioHS 3 de roubles. Le chemin de fer Circumbaïkalieii, qui aura de 238 à 307 kil., est encore en construction ; actuellement les trains sont transportés, sur un énorme bac

h vapeur, jusqu'à Missova, point terminus du ch. de fer Transhaïkalien. Celui-ci se dirige vers la ville de Verkhnéoudinsk, les usines Pelrovsk, puis, à travers la chaîne de Yablonovay, vers Tchita et Nertchinsk jusqu'à Stretensk, où commencent les communications par bateaux à vap. sur les rivières Chilka et Amour; sa long, est de 1.103 kit. et sa construction a coûté 59 millions 3 de roubles. Dans la partie orientale du Transhaïkalien, un embranchement partant de Kaïdalovo réunit le Transsibérien au ch. de fer de l'Est-Chinois. Celte voie traverse toute la .Mandchourie et aboutit à la branche Nikolsk du ch. de fer Oussourien. Un embranchement se dirige, du point où le ch. de fer de l'Est-Chinois traverse le fleuve Soungari, vers le sud jusqu'à Port-Arthur et Dalny, ports toujours libres de" glaces, sur la presqu'île de Quang-Toun, cédée à la Russie par l'Empire Céleste. Le cli. de fer de l'Est-Chinois est construit par une Société d'actionnaires; il deviendra la propriété du Gouvernement chinois 80 ans après son achèvement, mais il peut être racheté par le (iouvernement après 30 ans d'exploitation. La ligne principale a 1.336,3 kil. de long et l'embranchement sur Port-.Vrthur, ou ch. de fer Mandchourien méridional, 1.046 kil. Le chem. de fer de l'Est- Chinois est réuni par l'embranchement de Nikolsk au ch. de fer Oussourien. Ce dernier relie Khabarovsk à Vladivostok ; il a 769 kil. et sa construction a coûté 43 millions de roubles.

En 1900, au moment de la reprise de la navigation, les communications entre le continent européen et Vladivostok ont été établies partie par ch. de fer, partie par bateaux à vap., suivant l'itinéraire suivant : de Tchéliabinsk au lac Baïkal par chem. de fer (38 heures), la traversée du lac Baïkal (12 heures), de Missova à Stretensk par chem. de fer (72 heures), de Stretensk à Khabarovsk par bateaux à vap. sur le Chilka et l'Amour (de 234 à 282 heures), de Khabarovsk à Vladivostok par chem. de fer (30 heures). Pour les communications entre Paris ou Londres et Vladivostok par la Sibérie, il faut actuellement trois semaines et demie, au lieu de six semaines qu'exige le voyage par la voie de Suez. Quand seront achevés les chemins de fer Transhaïkalien et de l'Est-Chinois, le même trajet demandera seulement 16 jours. Le trajet entre Moscou et Vladivostok ou Port-Arthur sera de 10 jours et le billet de première classe coûtera en wagons-lits 310 fr.

ïui'kestan. — On entend par Turkestan Russe les cinq provinces qui s'échelonnent, depuis la mer Caspienne, le long des frontières de la Perse, de l'Afghanistan et de la Chine, à savoir : la Transcaspie, les provinces de Samarkand, du Ferghana, du Syr-Daria, de la Semiretchié et les deux khanats, placés sous le protectorat de la Russie, de Boukhara et de Khiva. La sup. de ces provinces, non compris les deux khanats, est de 1.683.000 kil. carrés et leur pop. de 5.260.000 hab. La majeure partie de celle-ci est composée de Kirghizes (36 7«). de Sartes (24 /«), d'Ouzbeks et de Kiptchaks (19 '/.), de Tadjiks (9 1/2 7.); les Russes 4,3 7<> seulement. Le Turkestan possède environ 2.800.000 hect. de terres cultivables produisant annuellement 18.700.000 hectol., dont 7. .300. 000 de blé, 3.200.000 de riz, 2.800.000 d'orge et 3.200.000 d'autres grains. Parmi les plantes oléagineuses, le sésame est seul important.

La culture du cotonnier est d'un haut intérêt, non seu lement pour le Turkestan, mais pour l'Empire tout entier. Jusqu'à sa soumission à la Russie, le Turkestan ne produisait que la variété du pays (Gossypium herbaceum) ; actuellement les plantations de l'espèce américaine Upland ont remplacé plus qu'aux trois quarts celles du colon indigène. Ces plantations sont dans les provinces de Ferghana, de Samarkand et de Syr-Daria; elles ont une étendue de 240.000 à 260.000 hect., qui donnent en moyenne plus de 63.000 T. de coton brut (30 millions de roubles); en outre, les deux khanats en produisent 20.000 T. Pour la pop. sédentaire, la luzerne est la seule plante verte de l'été et le seul fourrage de l'hiver. Le Turkestan produit une très grande quantité de fruits. La seule province de Samarkand a exporté 6.000 T. de fruits secs en 1897. La récolte des cocons, très florissante jadis, a fléchi sous l'influence de la maladie des vers; elle n'est plus actuellement que de 1.300 à 1.600 kilog. de cocons frais.

Dans les 3 provinces du Turkestan, on compte 866.000 chameaux, 1 .340.000 têtes de gros bétail, 1.700.000 che-

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