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SODIUM

SOIE

■en fournissant la caution judicatum solci, si le dé- Jendenr le requiert.

Leurs actions sont susceptibles d'être négociées en France et admises à la cote de nos bourses. ( Voy. Admission a la Cote.)

La loi de 1857 s'applique aussi aux Sociétés en commandite par actions, lorsqu'elles sont soumises, dans leur pays, à l'autorisation du Gouvernement: quant aux Sociétés en commandite par actions qui ne sont pas l'objet chez elles d'une autorisation gouvernementale, on admet ordinairement, par raison pratique, qu'elles peuvent exercer leurs droits en France tout comme les Sociétés par intérêts, sans l'intervention du Gouvernement français.

Les Sociétés anonymes originaires d'États en faveur desquels n'a point été rendu de décret d'habilitation, n'ont pas le droit d'agir, de contracter, ni de plaider en France; leurs actions ne peuvent être l'objet d'un trafic en France ni d'une admission à la cote de la Bourse ; toutefois, elles peuvent être assignées comme défenderesses, sans qu'il leur soit permis d'exciper, comme moyen de défense, de leur irrégularité vis-à-vis de la loi française.

fConsnlter : Lyon-Caen, de la Condition des Sociétés étrangères en France.} M. H.

SOCIÉTÉS COOPÉRATIVES. V. CooPÉRATIOS.

SOCOTOR.% OU SocoTRA (Ile de). Située dans la mer des Indes, à l'ouverture du golfe d'.Aden et à quelque 200 kil. au X.-E. du cap Guardafui : long. H4kil. ■sur ^, sup. 3.700 kil. carrés environ. Elle est depuis 1886 annexée à r.\ngleterre, avec les îlots voisins; la pop. totale ne dépasse pas 12.000 hab. Chef-lieu Tamarida, sur la côte Est. Point de chevaux, quelques chameaux; la richesse principale du pays est faite de troupeaux de moutons et de chèvres: on y trouve an aloès qui donne des fibres d'une grande finesse, îa gomme dite sang-dragon, de l'ambre; il y existe une pêcherie de perles. D. B.

SODIUM. Métal découvert par Davy en 1807 ; solide, mou, ductile; sa section récente a l'éclat de l'argent; densité 0,972, fusion à 90". On doit le conserver dans l'huile de naphte, parce qu'il s'oxyde rapidement à l'air et sa vapeur s'enflamme. Il décompose, à la température ordinaire, l'eau sur la- <qnelle on le pose et s'y meut avec une grande rapidité.

On a préparé longtemps le sodium parle procédé Sainte-Claire Deville, en chauffant an rouge vif, à one température de 1.500", un mélange intime et préalablement desséché de 30 parties de carbonate -de soude, 5 de craie et 13 de houille; le prix de revient était d'environ 11 fr. le kilog. Cette préparation a été remplacée, en 1886 et 1887, par les procédés Castner et Netto, qui réduisent ce prix à 3 ou 3 fr. Dans le premier, le carbonate de sodium est substitué à la soude caustique du mélange Sainte- Oaire Deville et la température nécessaire est ainsi réduite à 800" ou 1.000". Dans le second, on décompose simplement la sonde caustique par le charbon dans des cornues en fonte: pour obtenir 100 kilog. de sodium, il faut 1.000 kilog. de soude caustique et 150 de charbon rédacteur; la quantité de combustible nécessaire est de 1.200 kilog., et l'on estime à 120 kilog. l'usure de la fonte de la cornue.

On obtient aussi le sodium par l'électrolyse (voy. «e mot) du sel marin, qui est fondu par la chaleur : les vapeurs de sodium se rassemblent sous une cloche de porcelaine qui recouvre la cathode et se rendent

dans un condenseur; le chlore dégagé à l'anode s'échappe par un autre conduit.

Outre son emploi dans les laboratoires, le sodium sert à la préparation de l'alamininm et dn magnésium.

Tout le monde connait le sel marin et le sel gemme, qui sont des chlorures de sodium. (Voy. Sel commun et SofDE (Sels de.)

SOKR.\BAY.\ OU SouRABATA. Ville maritime de rile de Java, à l'embouchure du Kali-Mas, sur la côte X.-E., à 660 kil. S.-E. de Batavia, par 7* 14' 20' lat. S. et 110* 23' 57' long. E. de Paris. Pop. : 142.890 hab. en 1897. C'est la ville la pins peuplée de Java. Importants ateliers de constrnction de machines à vapeur.

Le port est très sûr. Il contient un arsenal, des cales sèches et un bassin pouvant recevoir 20 bâtiments de fort tonnage. Escale des paquebots de la Société Royale de services postaux dans les Indes Orientales pour Batavia, l'Est de Java et Bandjermassing.

Le commerce d'import. est considérable, surtout en cotonnades, verrerie, porcelaine, papier, fer, pétrole, etc. Export, de sncre, riz, café, indigo, tabac, poivre, peaux, etc.

Agence consulaire de France.

Station de chemin de fer sur Samaranget Batavia.

SOFIA. Capitale de la Bulgarie, à 486 kil. N.-O. de CofDstantinopIe, 332 S.-E. de Belgrade et 284 S.-O. de Bucharest, à 550 m. d'alt., par 41" 41' 57' lat. N. et 20" 59' 33' long. E. de Paris. Pop. : 30.430 hab. en 1888, 46.595 en 1893, 47.000 en 1900.

Fabr. de draps, de lainages, de savons. Distilleries. Commerce de céréales, bétail, peaux, bijouterie, tabac. Établissements financiers : Banque Nationale Bulgare, Agence de la Banque Impériale Ottomane. (Voy. Banques : Banques étrangères.)

Consulat général de France.

Station de chemin de fer sur la grande ligne de Paris à Constantinople.

SOIE. (Syn. : Angl. : Silk. Allem. : Seide. Ital. : Seta.) Sommaire : I. Séricicaltare. — II. Filerie de cocoos. —

m. .Moalioage. — IV. Déchets de soie. — V. Commerce

de la soie : Lyon, Pays étrangers.

Matière sécrétée par des insectes et destinée soit à leur servir de nid, comme le cocon, soit à constituer des engins de chasse, comme les toiles d'araignées. La soie proprement dite est produite par le-; chenilles du genre Bombyx de Linné, et surtout par le Bombyx mori ou ver du mûrier.

I. Sériciculture. — La sériciculture, qui est une branche de l'agriculture, a pour objet la culture des plantes et arbustes dont se nourrissent les vers à soie, et les soins à donner anxdits vers depuis leur éclosion jusqu'à la formation du cocon dans lequel ils s'enveloppent pour se transformer en papillon. Au motGR-viNAGEon peut voir ce qu'est la production des œufs de vers à soie. Les œufs de ver à soie sont mis en incubation, de façon que leur éclosion coïncide avec la poussée des mûriers et qu'on puisse facilement nourrir les jeunes vers. Cette incubation se fait de diverses manières, mais généralement dans des chambres d'éclosion ou dans des étnves. On a soin d'élever progressivement la température jusqu'à 20" ou 22" Réaumur. L'éclosion a lien après vingt-cinq ou trente jonrs. Le ver a environ 3 millimètres.

Il y en a 33.000 à 36.000 dans 25 grammes d'œnfs

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de races à gros cocons, 45.000 et même oO.OOO s'il s'agit de petits cocons. (Voy. Cocons.)

On transporte alors les jeunes vers dansla magfnanerie, où on les nourrit avec de jeunes pousses de mûrier. Ils sont disposés sur des claies en étagères de dimensions suffisantes pour que l'éducation puisse s'y effectuer. On a calculé qu'une once d'oeufs, dont l'éclosion ne nécessite qu'un emplacement de30 centimètres, aura besoin d'une superficie de 60 m. carrés lorsque le ver aura atteint son développement maximum.

Le ver à soie passe par une série de transformations qu'on appelle mue, âge, et qui, au total, représentent 33 à 38 jours, comptés du jour de l'éclosion de l'œuf jusqu'au jour où le ver commence son cocon.

Le poids de 36.000 vers venant d'éclore et provenant d'une once d'œufs (2,t gr.) est d'environ 17 grammes. Au dernier âge le poids des vers atteint 161 kilog. C'est dire quelle quantité extraordinaire de nourriture a dû leur être donnée.

Lorsque le ver atteint sou maximum de poids, il refuse toute nourriture et cherche une paroi pour y accrocher une bave, qui est la soie; à ce moment, les niagnans placent sur les vers des rameaux de bruyères. Les vers y montent, choisissent leur emplacement et tendent autour d'eux une sorte de filet; puis ils continuent à y placer des couches intérieures, et finalement disparaissent à l'intérieur du cocon au bout de 3 à 4 jours.

Le ver enfermé dans le cocon se nomme chrysalide; il se change assez vite en papillon pouvant percer l'enveloppe soyeuse et, par suite, enlever sa plus grande valeur au cocon, qui ne peut se dévider, puisque les fils sont coupés.

Aussi, avant que la chrysalide ne soit transformée en papillon, soumet-on les cocons à une température élevée, suffisante pour tuer la chrysalide, mais sans danger pour le fil de soie.

Telles sont, rapidement esquissées, les grandes lignes de la sériciculture. Les éducations des vers à soie ne suivent malheureusement pas toujours une marche unie et normale. Il arrive que la température, les intempéries, les maladies des vers, muscardine, pébruée, flàcherie, grasserie, mettent en danger une chambrée et quelquefois les éducations de toute une contrée.

Le décoconnage ou cueillette des cocons se fait ordinairement le septième jour après la montée. Puis on débave les cocons, c'est-à-dire qu'on enlève les premiers filaments soyeux, qui ne sont qu'un déchet de magnanerie, la blaze. Les cocons débavés sont portés sur le marché, où les filateurs viennent les acheter.

D'après les derniers recensements (1899), le nombre des familles qui s'occupent de sériciculture en France est de 128.114; la quantité des semences mises à l'incubation est de 182.945 onces; la production en cocons frais s'est élevée à 6.993.339 kilog., qui représentent, an rendement de H kilog. 3/4 de cocons, pour 1.560.000 kilog. de soie grège; le prix moyen des cocons a été deSfr. 75 à 4fr., ce qui représente une valeur totale de 27 millions de francs.

Rappelons enfin que les cocons sont exempts de droit de douane, mais que le sériciculteur français jouit d'une prime de Ofr. 60 par kilog. de cocons frais produit. Cette prime est payée par l'État et assurée jusqu'en 1908 par la loi du 2 avril 1898.

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