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SORGHO

SOUAKIM

Noos avons importé des États-Unis : en 1898, 11.300 T.

•Je soD, poor 1.373.000 fr. environ ; en 1899, 12.988 T. pour

1.948.000; en 1900, 6.011 T. poor 902.000 fr. Poar l'export., qoi est beancoop moins considérable, noas

lions bornons à donner les totaax, en quantités et en va-

lenrs, ponr les trois mêmes années, en kilog. et fr. :

Quantités V.ileors

Depuis qnelqaes années l'Italie augmente ses esport. de

son en France; des 133.000 qx m. d'export. totale, 61.000

sont allés en France en 1899.

Douanes. — Les sons de tonte sorte payent Ofr. 60 les

100 kilog. brats, anx deax tarifs, à l'entrée en France.

SOPIIISTICATIOX. V. F.\LSIFICATIOSS.

SORCIÈRE tL.v) : Affranchissement postal. — • Le public a donné le nom de « la Sorcière » à la balance antomatique, inventée par .M. de Jamiscb, que l'Administration des postes a fait placer récemment .an bareaa central de la rue du Louvre, à Paris, et qui -est destinée an pesage des échantillons et des papiers -d'affaires. L'objet à peser est mis snr le plateau de gancbe de l'appareil ; aussitôt se montre, à un tableau placé à droite, l'indication des taxes à appliquer à l'objet. Ces taxes diffèrent selon qu'il s'agit d'ec/ianiillons on de papiers d'affaires, et suivant la destination : France on Étranger pour les premiers: France, Colonies on Étranger ponr les seconds. .Ainsi chacnn sait, sans erreur possible, quel affranchissement est applicable à l'objet pesé.

Si cet objet dépasse la limite de 350 grammes admise pour les échantillons, ou si nn « papier d'affaires » pèse plus de 500 grammes, limite de force ■ordinaire de la balance, l'avis «Trop lourd» apparaît dans le premier cas, on o Adressez-vous an guichet » dans le second.

Le mécanisme, dissimulé dans le socle de l'appareil, se compose essentiellement d'une série de rondelles métalliques qui sont entraînées successivement par le mouvement de bascule du fléau et qui s'ajontent ainsi les unes aux autres jusqu'à ce que leur poids total fasse équilibre à celui de l'objet à peser. Le poids de chaque rondelle est de 50 gr., qui est l'unité postale de taxe. Une tige articulée au fléau «upporte la lame métallique snr laquelle sont gravées les indications de taxe, ainsi que les avis de limite de poids.

On construit actuellement, pour la même Administration des postes, un antre appareil automatique inventé par M. Lamprecht : « la boîte aux lettres antomatique à payement préalable, n Elle se compose essentiellement d'un coffre muni de trois ouvertures superposées et d'un levier. Dans la première ouverture on introduit les pièces de monnaie représentant le coût de l'affranchissement, ce qui fait jouer un mécanisme rendant libre le levier. On place alors la lettre dans la fente située au-dessous, on saisit la poignée du levier et on l'abaisse. Ce mouvement détermine le timbrage et l'oblitération de la lettre, qni se trouve en même temps revêtue de toutes les indications postales nécessaires. On la retire alors ponr la jeter dans la troisième ouverture, qui est celle d'une boîte aux lettres ordinaire. Le timbre-poste, du genre de celui des cartes postales, est imprimé sur la lettre et de la couleur correspondante au prix de l'affranchissement.

SORGHO. Sorte de graminée, du genre millet, qu'on appelle souvent grand millet ou gros mil. On en connaît plusieurs espèces qui croissent sur-

tout en Asie et en Afrique. C'est une plante herbacée à tige pleine, à nœuds pnbescents, s'élevant à â on 3 mètres, à grandes feuilles glabres, dentées en scie et atteignant souvent 1 m. de longueur.

Le sorgho est généralement cultivé pour sa graine, qni, réduite en farine, sert à préparer des bouillies {couscouss) formant la base de l'alimentation pour de nombreuses populations asiatiques et africaines. Le commerce en est d'ailleurs très peu étendu en comparaison de l'importance de sa culture et de sa consommation.

On distingue deux sortes principales de sorgho : le sorgho sucré de la Chine ou de la Cafrerie {kaolien des Chinoisi, et le sorgho indigène, dit sorgho à balais, parce qu'on en fait des balais, notamment dans les départements de V'aucluse (où cette culture occupe en partie les grandes plaines allant du Rhône aux premiers contreforts du mont Ventoux),da Gard, de la Haute-Garonne, de Lot-et-Garonne, etc. La fabrication des balais en sorgho est à peu près limitée aux arrond. d'Orange et de Carpentras; on cherche actuellement à l'implanter en .Algérie.

Le sorgho sucré a été de 1850 à 1860 l'objet d'une sorte d'engouement. On prétendait en tirer du fourrage vert, une farine excellente, des fécules, du vin, de l'alcool, du sucre, des matières tinctoriales; des usines spéciales avaient été montées dans le Midi par des distillateurs du Xord. Mais le sorgho s'est montré d'une sensibilité excessive à la moindre gelée, si bien que les premiers essais ont été absolument décourageants.

Le sucre de sorgho est difficilement cristallisable. Les graines contiennent des principes colorants : comme la garance, elles colorent les os des animaux qui en mangent.

Un hectare de sorgho à balais produit de 20 à 30 hectol.de graines qui sevendent 4 à ofr. les 100 kilog. et 1.500 kilog. de paille à balais: c«tte paille on panaches vaut de 20 à 30 fr, les 100 kilog. sur les marchés de Vaucluse, et les tiges ou baguettes, utilisées pour emballages à fruits, surtout pour paniers à fraises on à raisins, sont vendues 2fr. les 100 kilog.

Un hectol. de sorgho d'Algérie donne au moulin : 10 kilog. 6 de gros son, 13,6 de 2« son, 32,8 de farine, 1 de perte : total : 58 kilog., poids de l'hectol. Cette farine est de très bonne qualité.

Avec les graines du sorgho à balais, couramment appelées millet rouge, on nourrit en France les volailles et les lapins surtout et les montons.

L'Italie nous fournit annuellement 700.000 kilog. environ de paille de sorgho, payée à raison de 60 fr. les 100 kgr. Il semble que cette import, pourrait être aisément remplacée par celle de produits algériens.

SOU.VKIM. Ville maritime de la côte occidentale de la mer Rouge, dans le Soudan Égyptien, à 1.432 kil. S.-E. du Caire, par 19» 7' lat. N. et 34»59'50' long. E. de Paris. Pop. : 10.000 hab. env.

Le port, très sûr, le meilleur de la mer Rouge, est accessible aux plus grands navires. En 1898 il a reçu 37 nav. anglais avec 29.000 t. Le pavillon étranger n'a été représenté que par un steamer (autrichien).

La même année, les import, ont été de 4.488.000 fr., dont : 1.298.000 en tissus manufacturés, 982.000 en donra, 342.000 en tabac, 306.000 en épicerie, 263.000 en farine, 236.000 en conserves; les export., de 1.641.000 fr., dont: 735.000 en gomme, 242.000 en mil, 141.000 en nacre, 130.000 en tissas, 75.000 en tabac, 58.000 en ivoire.

SOUDAN ÉGYPTtEN

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