SOUDAN FRANÇAIS
Point de départ d'une route fréquentée de caravanes sur Khartoum. Il est question d'établir un chemin de fer le long de cette voie. Agence consulaire de France.
Une ligne télégraphique relie Souakim à Berber et Tokar. Un service postal à dos de chameau part tous les 25 jours de Souakim pour Berber et Kassala. Le délai moyen pour la transmission des malles est de 8 à 9 jours.
SOUA-TAO. (SwATOV.) Port chinois, ouvert au commerce étranger par le traité de Tien-Tsin. Il est situé à l'embouchure de la rivière Han, sur la limiteseptentrionale de la province de Kouang-Tong, à 400 kil. au N.-E. de Canton. Cette ville, dont la pop. est actuellement de 30.000 habit., ne date que de l'ouverture du port au commerce étranger : c'était, autrefois, une modeste bourgade de pêcheurs. Les résidents étrangers y sont peu nombreux et le commerce commence seulement à prendre quelque importance. Les export, portent snr le sucre, la cassonade, le papier, l'eau-de-vie de riz, les aracbides, laques et éventails; les produits d'import. sont: les tourteaux de fèves employés comme engrais pour la culture de la canne à sucre, l'opium, les cotonnades, métaux, pétrole.
Le tableau suivant donne la valeur du commerce pendant les années 1892 à 1896, en francs :
Imp. étranp..
— indi^fii.
Export
Les droits perçus par l'administration des Douanes maritimes se sont élevés, pendant cette même période de o années, à :
1.466.350 1.329.082 1.302.193 1.192.741 1.166.891 Voyez en outre, et aussi pour le mouvement du
port, l'article Ports a Tr.uté.
Quantités de sucre exportées de 1894 à 1896 (en
piculs) :
Années Sucre Sucre blanc Totaux
L'import. de l'huile de pétrole a été en 1894, 1895 et 1896 (en gallons de 4 lit. 54) :
Américain 1.639.332 971.680
Russe 803.648 1.342.157
Autre 170.000 788.160
Totaux..
SOUCHÉOU. V. Ports a Traité.
SOUDAN ÉGYPTIEN. Contrée de l'Afrique Orientale, sous le protectorat et l'administration de l'Angleterre, bornée : au N., sur le 22" parallèle, par l'Egypte; à l'E. par la mer Rouge, l'Erythrée italienne et l'Abyssinie; au S. par l'Afrique orientale anglaise, l'État libre du Congo et l'Oubanghi français; à ro.par le Ouadaï (convention anglo-française du 11 mars 1899). Sup. : 2.460.000 kil. carrés env. Pop. estimée à 10.000.000 d'hab. avant la révolte suscitée par le Mahdi ; elle a été réduite par les guerres qui ont abouti à la victoire des Anglo- Égyptiens à Omdourman, le 2 septembre 1898. Villes principales : la capitale Khartoum , Omdourman, Wady-Halfa, New-Dongola, El-Obéid, Senaar, Kassala et Souakim. Les prévisions budgétaires pour 1900 étaient de 158.000 liv. .égypt. en revenus et 575.000 en dépenses.
Les provinces du nord sont fertiles. Dans la vallée
du Nil-Bleu le sol est riche. Principales productions : doura, millet, sésame. Grandes forêts jusqu'aux frontières de l'Abyssinie. Dans le Sud, les terres sont marécageuses; bois d'ébène, gommiers, bambou et caoutchouc.
Le pays a été ruiné par dix-huit années d'anarchie et de guerres. Il ne se relève que lentement. Les import, consistent surtout en : cotonnades, quincaillerie et spiritueux; les export, en : gommes arabiques 628.124 kilog., en 1899, pour 30.607 liv. égypt. (de 25 fr. 92) ; plumes d'autruche, 5.185 kilog. pour 11.488 liv.; ivoire, 4.861 kilog. pour 3.899 liv. Un droit (royalty) de 20 »/„ a été décrété en mai 1899" par le Gouvernement général du Soudan sur tous les produits exportés de ce pays. Le 12 décembre 1899 le Soudan a été déclaré ouvert au commerce généraL
Les liahitants da Soudan achètent avec empressement: les étofïes en toile de lin, le sucre, les cotonnades, la parfumerie, le thé, les clous, les chaînes, le fil de fer, le fil de cuivre, la bijouterie (imitation) et les serrures et cadenas. L'Angleterre fournit au Soudan les cotonnades, mais l'Allemagne, l'Autriche et l'Italie monopolisent à peu près le commerce des autres articles. Les maisons allemandes en particulier font un grand commerce de parfums : une caravane a emporté à elle seule de la parfumerie pour une valeur de 20.000 fr.
Actuellement toutes les affaires sont traitées à Omdurman, mais Kartoum redeviendra bientôt la ville principale. Des maisons, des oflices, un hôtel y surgissent : lepalais du sirdar, vaste et imposant édifice sur l'emplacement de l'ancien palais de (iordon, est déjà fini et occupé.. (Happort du consul d'.Xutriche-Hongrie, avril 1901.)
Un chemin de fer relie le Caire à Shellal, près Assouan, sans interruption (894 kil.). A Shellal, où s'interrompt la voie ferrée, il y a transbordement sur bateaux remontant le Nil jusqu'à Wady-Halfa, où aboutit le chemin de fer militaire du Soudan, construit jusqu'à Khartoum. Cette ligne, longue de 1.000 kil. env., est la propriété du Ministère de la guerre.
Une partie des produits exportés suit la route des caravanes de Khartoum à Souakim, puis la voie maritime jusqu'à Suez ou au-delà. Une ligne télégraphique unit Khartoum au Caire.
La Bank of Egypt, du Caire, a décidé l'établissement d'une agence à Khartoum.
SOUDAN FRANÇAIS. Contrée de l'Afrique Occidentale.
Les terri toiresdu Haut-Sénégal et du Moyen-Niger, ainsi que les territoires militaires, faisaient autrefois partie de l'ancienne colonie du Soudan Français, qui s'étendait entre 8" — 17" 30' lat. N., 0°20' long. E. — 14° 20' long. 0., sur une superficie approximative de 832.000 kil. carrés, avec une pop. de 4.000.000 d'hab.
Mais cette colonie a été supprimée par le décreC du 17 octobre 1899 portant réorganisation du gouvernement général de l'Afrique Occidentale française, et les diverses possessions qui la composaient ont été réparties entre les colonies de la côte occidentale d'Afrique limitrophes du Soudan. Au Sénégal ont été attribués les cercles de Kayes, Bafoulabé, Kita, Satadougou, Bammako, Séjou, Djenné, Nioro, Goumbou", Sokolo et Bougouni; à la Guinée française, les cercles de Dinguiray, Siguiri, Kouroussa, Kankan, Kissidougou et Beyla; à la Côte d'Ivoire, les cercles ou résidences de Odjenné, Kong et Bouna; au Dahomey, les cantons de Kouala ou Nebba au sud de Liptako et le territoire de Say, comprenant
SOUDE ET SELS DE SOUDE - i^ - SOUDE ET SELS DE SOUDE
les cantons de Djennaré, Diongoré, Folmongani et Boton.
Les antres possessions dn Soudan français ont ele constituées en deux territoires militaires comprenant : le premier, les cercles et résidences de la région nord et nord-est, savoir : Tomboucton, Jumpi, Goundam, Bandiagara, Dori et Ouahigonya: le second, les cercles et résidences de la région Volta, savoir : San, Ouagadougou, Léo, Kori, Sikasso, Bobo, Dioulasso et Dyébougou.
Le gouverneur général est représenté à Kayes par nn délégué qui est chargé, sons sa haute direction, des divers détails de l'administration locale.
La plupart des import, étrangères au Soudan français proviennent dWngleterre par Sierra - Leone, d'oii elles sont distribuées dans la Guinée française et le Soudan méridional. Elles se composent surtout de guinées et de bimbeloterie. Les verroteries que les femmes noires recherchent pour parures et colliers sont d'origine allemande ou autrichienne. Les petites glaces à encadrement doré ou bleu , de 0 f r. 70 à 1 fr. 30, viennent aussi d'Allemagne, bien qu'elles portent la marque « France ». Certains tissus et du coton rouge en écheveaux sont apportés à Tomboucton par des caravanes maures venues du Maroc: avec ce coton rouge les tisserands indigènes font des pagnes qu'ils vendent assez cher.
L^s prix élevés des produits français sont la cause principale du succès des import, étrangères.
L'industrie est encore à peu près nulle. On a lieu de croire que les entreprises suivantes pourraient y prospérer dès à présent : la Olature et le tissage pour cotonnades fabriquées avec des métiers importés de France et établis sur les lieux de production du coton ; les distilleries d'alcool du pays, pour l'export. notamment de l'alcool de mil, base de la nourriture des noirs et par conséquent objet de grande culture; la fabrication des huiles végétales, surtout d'arachide (voy. ce mot) et de coton; enûn rindnstrie du caoutchouc. (Voy. Gohixé.)
Le commerce extérieur du Soudan français est entre les mains des colonies arabes établies depuis des siècles aux points principaux des routes de caravanes. Celles-ci viennent du Maroc, de Tunis, de Tripoli, d'Egypte, d'.\lgérie et de Tunisie et se rendent à Tomboucton, Kano ou Wadaï. Les caravanes d'.\lgérie prennent la voie Laghouat-Touat-Tombouctou ou Biskra-Ouargla-Kano; celles de Tunis, la route Gabès-Ghadamès-Ghât-Kano : toutes sous la protection française.
Le commerce du Soudan proprement dit. soit de la ïone comprise entre le Sénégal, Tomboucton et Konakry, prend la route du Sénégal : parla ont été importées, en 1898, des cotonnades diverses pour une somme de 9.5i7.500fr., ainsi répartie d'après l'origine : anglaises pour 1.015.000 fr., indiennes pour 945.000 fr., françaises pour 250.000 fr., belges et hollandaises pour 512.500 fr.; import, ponr le gonvernemeni, 6.825.000 fr.
De 1896 à 1899 les export, se sont élevées de 2.234.000 fr. à 4.341.000, dont : 1.401.000 en gomme, 975.000 en caoutchouc, 215.000 en or. 32.000 en ivoire; les import., de il. 090. 000 fr. à 13.409.000, dont 3.459.000 en tissus et confections et 2.964.000 en sel gemme.
Les export, par le Sud sont insignifiantes. Quant an commerce par les caravanes du Nord à travers le Sahara, OD ne peut fournir aucun chiffre (voy. Caravanes). SOUDK ET SELS DE SOUDE. (Syn. : Angl. : Soda
Land Salis, .\llem. : Sodé on Soda und Salzen. liai. : Soda e Sali.} ■
SoMMAïKK : 1. Généralités.— II. Chlorure de sodium : sel gemme, sel marin. — lll. Carbonate de soude : natron et soude artiflcielle. Procédés Leblanc, Solvay, électrolylique. — IV. Autres sels de soude : soude caustique, bicarbonate, sulfites, borax, etc.
L Généralités. — Les sels de soude naturels ont été employés de tout temps pour différents usages : le chlorure de sodium, extrait des eaux de la mer ou des mines de sel gemme, a été usité comme condiment et comme conservateur des aliments ; le carbonate de soude a servi anx nettoyages et à la fabrication des savons; le sulfate de soude était recherché par la pharmacie comme purgatif; le borax ou borate de soude, comme adoucissant et désinfectant; enOn le nitrate de soude ou salpêtre dti Chili, depuis une époque relativement récente, a été distribué aux terres cnlturales pour réparer les pertes en azote qu'elles ont subies du fait des récoltes.
Les diverses applications de ces sels se sont étendues à un tel point que l'on a senti le besoin de les tirer de sources autres que les sources naturelles, dont la production était souvent trop limitée. C'est le traitement des matières premières et la fabrication des sels qu'on en peut tirer que nous voudrions résumer ici.
Tout d'abord, quelles sont les matières premières qu'on utilise dans la fabrication des sels de sonde ? Parmi celles que nous venons de citer et qui pourraient toutes convenir pins ou moins après traitement convenable, c'est le chlorure de sodium ou sel marin qui se trouve, sur notre glol>e, eu quantité pour ainsi dire illimitée et qui est surtout employé à la préparation des autres sels de soude. Sa transformation en carbonate de soude, soit par les procédés Leblanc ou Solvay, soit par l'électrolyse, permet d'obtenir ce dernier corps, d'où l'on peut tirer tous les autres sels. Aussi le carbonate de sonde est-il un des termes ultimes de la grande industrie chimique, dont nous avons signalé l'importance et l'évolution dans l'article sur les gros Produits chimiques. Sans vouloir faire double emploi avec ce dernier article, nous commencerons l'examen des sels de soude par l'extraction et la préparation de leurs matières premières généralement employées : chlorure de sodium et carbonate de soude.
II. Chlorure de Sodium : Sel gemme. Sel marin. Le chlorure de sodium, sel marin ou sel gemme, que l'on rencontre dans le commerce, peut avoir denx origines différentes : on peut l'extraire des eaux de la mer, ou des gisements salins ou des sources salées que l'on rencontre dans l'intérieur des terres. (Voy. Sel commun. )
L'eau de la mer tient en dissolution nue foule d'éléments : le chlorure de sodium, qui s'y trouve en quantité prédominante, lui donne sa saveur salée; le sulfate de magnésie lui communique son amertume. Viennent ensuite : le chlorure de potassium, le chlorure de magnésium, le bromure de potassium, le sulfate de chaux, et enQn des quantités 1 très faibles de phosphore, de flnor, de fer, de zinc, I de nickel, d'argent; on y rencontre aussi des gaz i dissous : de l'azote, de l'oxygène et de l'acide car- : bonique.
Les différentes mers du globe ont une compositionqui varie avec la température de l'air en contact avec leur surface, avec les vents régnants, les courants qui les traversent. Celles des pays froids sont moins riches en sels que les mers équatoriales, ainsi
SOUDE ET SELS DE SOUDE — 1^4
SOUDE ET SELS DE SOUDE
qn'en témoigne le tableau suivant, qui indique les grammes de sel par litre d'eau
La Baltique o à 18
l,a mer d'Azof 12
La mer Caspienne.. G
L'Atlantique 32 à 38
Le Pacifique 32 à 34
La Méditerranée... 29 à 40 La mer Noire 18
La plupart des sels que renferment les eaux de la mer, et notamment le chlorure de sodium, peuvent s'en extraire par l'évaporalion naturelle. Voici le principe de cette opération : l'eau de la mer est amenée dans un bassin rempli à époques fixes; ce bassin dessert une série de réservoirs secondaires dans lesquels l'évaporation se produit ; ces réservoirs sont divisés en plusieurs classes se rapportant aux différents degrés de concentration et aux diverses opérations à effectuer. L'eau, après avoir séjourné un certain temps dans chacun d'eux, a déposé les produits que l'on chercliait à obtenir.
Les conditions les plus favorables à une telle opération sont les suivantes : les bas.sins seront disposés sur des plans tels que l'eau passe de l'un à l'autre au moj'en d'une pente naturelle. Le premier d'entre eux devra être à proximité de la mer, avec laquelle il communiquera par un canal muni d'une écluse, et l'eau de mer sera puisée de préférence dans une anse de la côte, afin d'éviter les effets des fortes marées; les réservoirs d'évaporation seront à grande surface et à faible profondeur, leurs fonds seront aussi plans que possible et la terre qui les forme sera tassée, afin d'éviter la formation des boues; quelquefois on y fait pousser des algues et l'on forme ainsi un feutrage retenant les matières qui tendraient à se mettre en suspension dans l'eau. Enfin, s'il est possible de le faire, on expose l'exploitation à l'action des vents chauds et secs qui peuvent régner dans le pays.
Le problème de l'extraction du sel n'est pas aussi simple qu'on pourrait le croire d'après le principe donné, car la présence des composés qui accompagnent le chlorure de sodium complique la question. L'évaporation qui vient après le moment où l'èau est saturée donne du sel presque pur; mais à mesure que la densité du liquide augmente, il se produit des réactions entre les différents sels, et on n'a plus qu'un produit impur.
Les divisions du travail à effectuer sont les suivantes :
1* Clarification de l'eau: dépôt des matériaux en suspension, de l'oxyde de fer et du carhtonate de chaux;
2° Concentration à 25° B.: dépôt du sulfate decliaux;
3* Concentration de 25° à 28° B. : dépôt du chlorure de sodium presque pur ;
'4° Concentration de 28° à 32° B. : dépôt du chlorure de sodium mélangé de sulfate et de chlorure de magnésium ; '5° Concentration et utilisation des eaux-mères résiduelles.
Cette clarification et ces concentrations se font, comme nous l'avons dit, dans une série de bassins évaporatoires. Leur description et le détail des opérations effectuées nous entraîneraient trop loin et sortiraient du cadre de cet article; quant à l'utilisation des résidus, elle sera traitée ultérieurement.
Le sel, plus ou moins pur, provenant de ces différentes évaporations est détaché du fond des marais «alants au moyen de pelles plates spéciales, réuni en tas de 5 à 6 T. et mis à égoutter.
Suivant les régions et suivant les contrées, ce mode d'extraction est plus ou moins modifié dansl les détails, mais les principes en sont toujours les mêmes.
Dans les pays chauds ou tempérés, la concentration des eaux de la mer peut s'effectuer en profitant soit de la chaleur du soleil, soit des vents régnant sur les côtes: tel est le cas des salins du Midi et de l'Ouest de la France, du Portugal, de la Russie méridionale. Mais dans les contrées septentrionales on a été amené à abréger l'opération par d'autres procédés. Dans la Russie du Nord et en Sibérie, on profite du froid qui règne pendant une grande partie de l'année pour congeler en partie les eaux des marais salants ; la partie congelée est formée d'eau presque pure et est enlevée, pendant que le liquide restant, ainsi concentré, devient saturé de sel. A ce moment, on produit la cristallisation en évaporant la solution par un chauffage artificiel.
En Angleterre et en Hollande, on emploie des procédés consistant, soit à concentrer l'eau de mer en marais salants, puis à terminer au feu de houille, soit à amener l'eau de mer à son degré de saturation en y faisant dissoudre une quantité suffisante de sel gemme. La fin de la concentration est effectuée au moyen de chaudières.
La seconde origine du sel commercial consiste dans les gisements salins : le produit qui en est extrait porte le nom de sel gemme.
Deux hypothèses peuvent expliquer la formation géologique du sel sur la terre: ou bien on suppose le sel extrait à l'état minéral produit, suivant certains naturalistes, par des éruptions analogues à celles des volcans de boue ; dans ce cas, ce sel minéral, dis.sous par les eaux, aurait formé les mers. Dans la seconde hypothèse, au contraire, le sel existant originairement dans les eaux aurait formé des couches géologiques par suite de leur dessèchement. Cette dernière hypothèse se trouve vérifiée dans certaines stratifications salines dont la série des couches correspond parfaitement à la succession des dépôts obtenus par l'évaporation des eaux marines : tel est le cas des si importantes mines de Stassfurt, en Allemagne, qui fournissent des sels en tous points semblables à ceux que l'on extrait de la mer. (Voy. Potasse (Sels de).
Le sel gemme se rencontre fréquemment dans les terrains tertiaires, quelquefois aussi dans les terrains primitifs; on le trouve distribué sur presque toute la surface de la terre. On peut l'extraire soit des mines, soit des sources et lacs salés provenant de cours d'eau traversant des gisements salins.
Les principales mines de sel gemme exploitées en Europe sont celles de : Wieliczka en Pologne, de Hall en Tyrol, de Salzbourg et d'Ischl en Autriche, de Stassfurt près Magdebourg, de Vie et Diouze en Alsace- Lorraine, de Bex en Suisse. On en trouve aussi dans le Jura et la Haute-Saône, dans l'Ariège et les Basses-Pyrénées, enfin en Algérie. (Voy. Sel