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SPIRITUEUX

Le golfe de la Spezzia a reçu, en 1898, 1 .283 nav. jaugeant ;W2.000 t.. dont 1 .219 d'Italie avec 22i.000 t., i5 d'.Xngleterre avec 57.000, 8 de Grèce avec 7.000. Les navires n'acquittent qne des droits de santé.

I^s import. ont été, en 1896, de 10.2i6.230 fr., dont i. 3^.000 en froment, 2.330.000 en minera! de plomb, 2.277.000 en charbon; les export., de 1.818.742 fr., dont 1.637. 000 en minerais divers et métans bruts. En 1897, les import, avaient été de 12. 116.07.') fr. et les e.\port. de 2.468.566: la diminution constatée en 1898 vient d'nn moindre apport de bouille anglaise, conséquence de la hausse de ce combustible, quant an.x import. ; la réduction de l'eiport. concerne les minerais et métaux bruts. Les transbordements dans le port coûtent en moyenne à l'importateur de 2 fr. à 2 fr. 30 la tonne.

.\teliersde constructions mécaniques. Chantiers de constructions navales. Fonderies. Fabr. de toiles, dechaussnres , de savons.

Vice-consulat de France.

SPIEGEL, on Spiegel Eisen (fonte miroitante, spéculaire, à facettes). Fonte manganésifère ayant, an plus, 25 "/o de manganèse. A plus forte proportion de manganèse, elle cesse d'être attirable à l'aimant et prend alors le nom de ferro- manganèse. (V. Acier, .Alliages, Foxte.)

SPIXELLE. V. RcBis.

SPIRITUEUX. Cet adjectif, applique aux liquides

Hectolitres 114.567 90.609 90.K6

Francs 12.189.250 10.982.013 10.973.265

Cette grande consommation de rhnm, en France, résulte de l'abaissement du prix de ce produit, tandis que nos eaux-devie de vin, par leur rareté, renchérissaient, et de l'affranchissement des droits de douane dont jouissent les rhums importés des colonies françaises. La Martinique, la Guadeloupe, la Réunion représentent à elles seules les 9/10«» de l'import. totale.

Voici les chiffres de l'export. (C. S.), qui est beaucoup moindre que l'import., pour les mêmes années 1898, 1899 et 1900 :

Hectolitres 8.946 10.223 11.447

Francs 849.890 1.124.779 1.259.170

Le kirsch (diminutif du mot allemand kirschwasser, qui signifie eau de cerises), produit de la distillation des cerises sauvages (merises), se prépare surtout dans l'Est de la France, dans les Vosges et en Allemagne, où ces fruits sont en abondance. Cette distillation se faisait autrefois à feu nu, par petites quantités à la fois, chez de nombreux propriétaires récoltants, qui vendaient leurs produits à des maisons de commerce à Fougerolles, à Luxeuil

<Mi autres matières contenant de l'esprit-de-vin on ! (Haute-Saône), etc. Ces acheteurs ont, depuis, insalcool, est devenu dans le commerce un substantif j tallé des distilleries à vapeur, et ils produisent le

pour désigner certains produits à base d'alcool. Les spiritueux sont des alcools réduits à une certaine force alcoolique et plus ou moins aromatisés, de manière à en composer des boissons spiritueuses.

Nous avons vu au mot .\lcool que les produits do vin étaient généralement distillés à 85" et les alcools d'industrie à 90". Les boissons à base de ces alcools sont réduites à 40, 45 et 50"; au-dessus elles seraient trop fortes pour la consommation. Nous avons également vu au mot Liqueurs que ces spiritueux, lorsqu'ils sont mélangés à un sirop, constltnent des liqueurs. Les spiritueux se divisent en apéritifs et en digestifs. Xous avons traité, au mot Apéritif, des absinthes, amers, bitters et autres boissons apéritives à base d'alcool. Quant aux spiritoeux digestifs, outre les eaux-de-vie de vin, les eaux-de-vie de marc et les eaux-de-vie de cidre mentionnées aux articles Alcool et Eaux-de-vie, les plus répandus sont : le rhum, le kirsch, le quetsch, le genièvre.

Le rhum ou tafia, produit de la distillation des mélasses de sucre de canne, provient exclusivement des colonies, et surtout des Antilles françaises; la Martinique en livre la plus grande partie. Autrefois, le rhum avait une importance commerciale plus grande en .Angleterre qu'en France : le rhum provenant de la Jamaïque était le plus répandu. Depuis 1860, la consommation du rhum des colonies françaises s'est sensiblement développée en France. Le droit de douane frappant les rhums de provenance étrangère est presque prohibitif.

Voici le développement de nos importations de rhum, venant pour la plus grande partie de nos colonies, pendant les trois dernières périodes décennales

Iniportati'jns Moyennes annuelles

Périodes Hectolitres

décennales en alcool pur Francs

De 1867 à 1876 40.461 3.013.124

Pour les trois années 1898, 1899 et 1900, les import. (C. S.) ont été :

kirsch en grand et plus économiquement. Mais le kirsch pur, produit exclusif de la distillation des merises, est toujours resté d'un prix de revient relativement élevé, ce qui a déterminé la vente d'un kirsch dit de commerce ou de fantaisie, produit par une addition d'alcool d'industrie au kirsch pur ou par le mélange d'une essence de noyau avec cet alcool.

La consommation du kirsch, localisée autrefois dans les départements de l'Est de la France, lieux de production, s'est étendue dans les grands centres et plus particulièrement à Paris.

Le quetsch, eau-de-vie de prunes, est aussi produit dans l'Est de la France; sa consommation est peu importante.

Le genièvre, eau-de-vie produite par la distillation des baies de genévrier dans l'alcool de grains, se fait en grande quantité en Hollande et en Belgique et dans certaines fabriques de la Flandre française ; sa consommation en France est peu importante, excepté dans les départements du Nord.

Legi)i et le whisky sont des eaux-de-vie de grains préparées en Angleterre, où la consommation en est grande ; les Anglais sont à pea près seuls à eu boire en France. G. H.

Les Spiritceux es Afrique. — Une convention conclue à Bruxelles le 8 juin 1899 et ratifiée le 8 jnin 1900, entre la France, l'.AIIemagne, la Belgique, l'Espagne, l'État Indépendant du Congo, la Grande-Bretagne, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la Russie, la Suède et Norvège et la Turquie, pour la revision du régime d'entrée des spiritueux dans certaines régions de l'.Afrique, porte qu'à partir du 8 juillet 1900 le droit d'entrée sur les spiritueux, tel qu'il est réglé par l'.Acte général de Bruxelles, sera élevé, dans tonte l'étendue de la zone où n'existerait pas le régime de la prohibition visé à l'art. 91 dndit.\cte général, au taux de 70 fr. par hectol. à 50* centésimaux pendant une période de six ans.

Il pourra, exceptionnellement, n'être que de 60 fr. par hectol. à 50° centés. dans la colonie du Togo et dans celle da Dahomey. Ce droit d'entrée sera augmenté proportionnellement pour chaque degré an-dessus de 30; il pourra être diminué proportionnellement pour cbaqae degré audessous de 30. — .\ l'expiration de la période de six ans, le

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