SPLIT STOCK
droit d'entrée sera soumis à revision, en prenant ponrbase les résultats produits par la tariPication précédente. Les Puissances conservent le droit de maintenir et d'élever la taxe au delà du minimum flxé par le présent article dans les régions où elles le possèdent actuellement. — Ainsi qu'il résulte de l'art. 93 de l'Acte général de Bruxelles, les boissons distillées qui seraient fabriquées dans les régions visées à l'art. 92 dudit Acte général et destinées à être livrées à la consommation, seront grevées d'un droit d'accise, dont les Puissances s'engagent à assurer la perception dans la limite du possible, et non inférieur au minimum du droit d'entrée fixé par l'art, l" de la convention.
Pour nombre de nos colonies de la côte d'Afrique et pour tous nos pays de protectorat, les expéditeurs françaisd'alcool sont le plus souvent obligés de faire leurs expéditions du port-franc de Hambourg, où les alcools, bénéficiant des primes allemandes, leur sont livrésà 13 et 20 fr. au-dessous des prix de l'alcool franco Dunkerque ou Marseille.
CoMMKRCE iNTF.RNATioN.\L. — Le tablcaii suivant donne les chiffres d'import. et d'export., an C. S., des principaux pays importateurs ou exportateurs de spiritueux :
Pays importateurs (valeurs par milliers)
Unités 1890 1895 1899
Royaume-Uni Liv. st. 2.343 1.962 1.873
Norvègei Cour. 1.182 1.503 2.124-
Danemark 3 — 2.132 1.036 1.329-
i:spagnei Pesetas 26.084 1.009 460
Turquie 3 Piastres » 33.063 30.120- •
Roumanie ' Francs 978 923 1.094-
figyptes Piastres 21.088 20.301 22.732
Colonie du Cap" Liv. st. 109 197 131-
Indes anglaises — 674 711 836
— néerlandaises'.. Florins 1.487 1.310 1.234-
Japon 3 Yen 481 821 610
Australie du Sud« Liv. st. 76 32 70-
Victoria»* — 488 187 267-
N.-Galles du Sud».... - 383 298 386-
États-Unis Dollars 2.172 2.092 2.159
Canada* — 1.511 1.234 1.187-
Mexiqueio Piastres » 2.174 2.062
République Argentine. — 127 186 164
Pays exportateurs (valeurs par milliers)
Royaume-Uni Liv. st. 1.276 1.359 2.093
Russie Roubles 3.744 2.030 1.747-
Danemark ^..., Cour. 910 232 123-
Kspagne^ Pesetas 1.146 2.137 737
Roumanie* Francs 2.711 918 633-
IleAlaurice Liv. st. 31 30 9-
1. Et eaux-de-vie. — 2. Et liqueurs. — 3. Avec eaux-de-vio et vins. — 4. Et vins. — 5. Avec vins et liqueurs. — 6. Eau-de-vie et whislcy. — ~. Eau-de-vie et genièvre. — 8. Esprits de toute sorte. — y. Eau-de-vie, genièvre et whisky. — 10. Et boissons.
.*. Les chiffres de la dcrnièi-e colonne qui sont marqués d'un point (■) se rapportent à l'année 1898; ceux marqués de deux points (--), à l'année 1897.
Allemagne.— La production d'alcool (voy. Alcool) dans l'Empire allemand a été de 3.823.296 hectol. en 1898-99, avec une augmentation de 568.400 hectol. sur 1897-98. La consommation a été de 2.414.840 hectol., contre 2.261.718 en 1897-98 et 2.248.095 en 1890-97. Quant à l'alcool dénaturé, la consommation a été de 991.977 hectol. en 1898-99 contre 889.316 en 1897-98. L'Union douanière allemande a exporté, en 1898, 178.233 qx m. d'alcool et 193.390 en 1899, dont 69.663 qx m. pour le port libre de Hambourg, 36.381 pour la Grande-Bretagne, 20.028 pour la Suisse, 10.000 environ pour les possessions portugaises d'Afrique Occidentale, autant pour les possessions anglaises et autant pour les possessions françaises de la même partie de l'Afrique.
« Malgré la hausse du prix de l'alcool, dit le consul général de France à Breslau dans son rapport de 1900, les soi-disant cognacs allemands ont été offerts à 84 marks l'hectol., fût compris, franco. On peut juger quelle marchandise peut être vendue à ce prix. L'abus de l'emploi du nom de « cognac » pour de pareilles mixtures va si loin, que la Chambre de commerce trouve elle-même qu'un règlement de police serait nécessaire pour protéger les acheteurs contre de pareilles supercheries, en forçant les fabricants à vendre ces produits avec la dénomination : « Eanx-de-vie ordinaires avec bouquet de cognac, u
Grande-Bretagne. — Les import.de spiritueux à South ampton ont été, en 1897 et 1898, en gallons (4 lit. 34) et liv. st. :
Quantités Valeurs
Désignation 1897 1898 1897 1898
Eaux-de-vie 76.414 34.234 39.932 30.063
Rhum 1.118 317 174 81
Genièvre 3.960 3.1.36 561 412
Alcools sucrés 20.031 21.251 51.661 40.039
— non sucrés 2.120 3.720 732 338
— non contrôlés . . 1.237 661 1.430 856
— parfumés 2.133 1.391 3.265 2.045
Totaux 107.013 84.730 97.773 74.034
L'import. totale du Royaume-Uni en eaux-de-vie, rhums et autres sortes de spiritueux, a été, en liv. st., pour les années 1899 et 1900 :
Eaux-de-vie 1.140.277 1.209.471
Rhums 371.831 491.623
Autres sortes 301.324 333.324
De ces quantités, les 2/3 quant aux eaux-de-vie, les 3/4 quant aux rhums, les 7/8 quant aux autres sortes, sont restées pour la consommation intérieure.
Canada. — La consommation annuelle des liqueurs alcooli(iues au Canada est d'environ 2.300.000 dollars; mais elle tend à diminuer, au lieu d'augmenter avec l'accroissement de la population. C'est la conséquence de la campagne des Sociétés de tempérance, qui ont réussi à faire établir dans toutes les provinces de fortes taxes et de nombreuses restrictions allant, en Nouvelle-Ecosse, jusqu'à la prohibition. Le Gouvernement fédéral perçoit un droit uniforme de 1 dol. 90 par gallon (de 4 lit. 54) d'alcool au degré « proof » (56° Gay-Lussac) fabriqué au Canada et 2 dol. 40 sur l'alcool importé; chaque province y ajoute à son gré des droits de licence pour la vente des liqueurs. A Montréal, le nombre des débitants est limité à 400, et la licence, difficilement accordée, doit être renouvelée chaque année.
Voici le tableau, par quantités et valeurs, des spiritueux importés au Canada pendant les années 1893 et 1899 : 1895 1899
Quantités Valeurs Quantités Valeurs Gallons Dollars Galions Dollars
Genièvre 435.283 143.660 334.227 223.913
Whisky 280.439 293.887 376.626 323.819
Cognac 196.175 299.914 211.873 310.630
Rhum et cordiaux. 182.230 94.394 312.394 128.907
Totaux 1.094.147 832.033 1.433.122 1.187.291
Montréal est le centre du commerce d'import., en même temps que le principal consommateur : cette ville consomme à peu près le tiers des import, totales, soit 240.000 gallons de genièvre, 96.000 de whisky, 93.000 de cognac, 12.000 de rhum. Le prix moyen du gallon de cognac est de 1 dollar 28, celui du whisky de 1 dol. 40.
La France est naturellement le premier fournisseur de cognac, mais il vient aussi près de 3.000 gallons, moitié d'Angleterre, moitié d'Espagne, qui sont de grossières contrefaçons. On trouve de prétendus cognacs, au gallon, à raison de 43 fr. l'hectol. (Ish.Od. le gallon). Le cognac en caisses de 24 ou 48 flacons plats {flasks), soit 7 à 8 lit. de liquide par caisse, est très demandé dans les épiceries; sa force est de 45 à 48* Gay-Lussac, ou 15 7. au-dessous du degré « proof ».
Rtissie. — Voy. Alcools, Russie.
États-Unis. — Voy. Alcools, Cabarets, Liqueurs. Nos import, de spiritueux aux Etats-Unis ont donné les valeurs suivantes : 5.351.000 fr. pour 1897, 2.461.000 pour 1898 et 3.962.000 pour 1899.
SPLIT STOCK ou Stock divisé. L'objet de cette opération, relativement récente, est de donner une stabilité à la valeur et si possible au revenu d'na stock qui, indivis, peut monter et baisser et donner un revenu variable. Un chemin de fer, pendant les dix dernières années, a eu en moyenne un revenu de 4 Vo, mais qui a varié de 3 1/4 Vo à 5 1/2 Vo. Si ce stock est partagé en deux : 1/ ou la moitié privilégiée à 6%, et A ou la moitié différée, avant que A ne reçoive quelque chose la portion B, deviendra cer-
STALEYBRIDGE
STATIONS DE CHARBOX
tainement dn 6 V., parce qn'un dividende de 3 •/. sur le stock entier donnera G •/, à la moitié privilégiée. Tel est le principe, dont les applications sont très variables.
Par exemple, 4 •/„ sur 100 liv. st. est égal à 8 •/. sur 50 liv. st., et si la moitié de 100 liv. reçoit nn intérêt privilégié de 6 Vo, il y aura 2V, laissé pour l'antre moitié on à la fois 4 •/. sur le total. Le système écossais est uu peu diflérent. (Voy. Stock.)
Bibliographie.— A.-J. Wilson : Stock Exchange Glossary.
SPRAT. V. Sardine.
La pêche du sprat est très fructueuse depuis quelques années sur la côte du Maine (États-Unis). Les fabriques de conserves de Eastport, qui avaient livré 900.000 boîtes en 1899, en ont mis 2.000.000 sur le marché en 1900.
Ce petit poisson est très mon et de moins bonne conservation que la sardine française, et an lieu de le conserver dans la meilleure qualité d'huile d'olive, les fabricants des États-Unis emploient des huiles do graines de coton, d'un prix très inférieur.
SRIXAGAR. Une des plus grandes villes de l'Inde britannique, cap. du royaume de Kashmir, à 1 .608 m. d'alt. et 275 kil. N.-E. de Lahore, sur le Djelam (large en cet endroit de 80 m. et profond en été de 5 m. 1/2), par 34» 5' 31' lat. N. et 72«3i' long. E. de Paris. Pop. : 118.960 hab. en 1891.
Les fabr. de châles de Kashmir ont presque tontes disparu. Il y a des filatures de soie. Bijoux en filigrane, objets laqués et ustensiles en cuivre.
STAFF. On appelle sta/f du plâtre auquel on a incorporé de l'étoupe on de la toile d'emballage et avec lequel on fait des moulages, souvent de très faible épaisseur (12 à 15 mm.), facilement transportables et applicables à l'ornementation temporaire des constructions rapides. On en a fait grand usage, comme du stuc (voy. ce mot) dans les galeries, palais et pavillons de l'Exposition de 1900.
Pour faire un modèle de décoration, on a un moule en creux que l'on savonne et enduit d'huile pour faciliter le démoulage ; on passe sur la surface un lait de chaux léger et on applique aussitôt des morceaux de toile préalablement trempés dans le plâtre. Il se forme une croûte solide d'environ 1 cm. d'épaisseur. Quand tout est sec, on démoule.
Le staff peut être peint à l'huile on à la coUfl, doré on bronzé ; son prix de revient très bas et la facilité de son emploi lui a depnis une vingtaine d'années assuré un rapide succès; ce n'est guère qu'à l'Exposition de 1878 qu'on commença à l'appliquer.
Quand les pièces de moulage en staff ont des proportions assez considérables, on les soutient au moyen soit d'une légère carcasse en lattes, soit de réseaux on treillis métalliques. Ce dernier procédé, de plus en pins répandu, se prête mieux aux diverses formes des moulages.
On utilise beaucoup le staff dans les intérieurs des édifices définitifs, pour les moulures, rosaces, etc. ; la décoration de la salle et du foyer de l'Opéra de Paris est en staff recouvert de dorures et de peintures.
STALEYBRIDGE. Ville manufacturière, située dans l'Est du Lancashire, près des bords de la petite rivière Jame, à 7 milles 12 de Manchester, 8 de Stockport et 191 de Londres. En 1871, la pop. était de 21.092 hab., en 1881 de 22.784 et en 1891 de 27.192.
C'est un ancien centre de l'industrie du coton ;
les principales productions sont de bons fils ponr qualités supérieures de cotonnades et de toiles à blanchir. Il y a plusieurs grandes filatures; la majenre partie des habitants y travaillent. On compte plusieurs ateliers de machines, des fonderies, des fabriques de clous coupés et façonnés, des lainages.
Les transports par ean sont assurés par le canal de la Compagnie du London and North-Western et par les canaux de la Compagnie des Entrepreneurs de transports. La ville est en outre traversée par les chemins de fer du Lancashire and Yorkshire, da London and North-Western et du Great Central.
Staleybridge possède des saecarsales de la Manchester and Liverpool District Banking Company Limited (cap. : G. 000. 000 de liv. st.) et de la .Manchester and Connty Bank (cap. : 5.500.000 liv. st.). Fréd.-L. Dawsos.
ST.WDARD. Titre légal anglais pour les monnaies.
ST.\ND.\RD DE Saint-Pétersbourg. Unité de mesure la plus usitée tant pour la vente que pour l'affrètement des bois du Nord. (V. Bois.)
STAR LIFE (La). Compagnie anglaise d'assurances. (V. .Assurances étrangères.)
STARIES. (Marine.) Les staries sont les délais accordés par la convention, dans l'espèce la chartepartie, et à défaut par l'usage, pour le chargement ou le déchargement dn navire; on les appelle également jours de planche.
Lorsque le délai des jours de planche est expiré sans que l'opération soit terminée, on fixe un nonveau délai, qui porte le nom de surestarie^. Les surestaries constituent un préjudice qui n'a pas besoin d'autre preuve et qui est acquis ipso facto. Ce préjudice compète au navire, si le retard vient des chargeurs, et à cenx-ci dans le cas opposé.
Si ce nouveau délai expire encore avant que le chargement ou le déchargement soit achevé, les jours qui suivent sont ceux de cantre-surestaries, donnant lieu à des dommages-intérêts plus considérables, quant au taux, que les surestaries.
L'usage fixe à 0.50 cent, par jour et par tonneaa de jauge l'indemnité de surestaries; cette indemnité est de 1 fr. par jour et par tonneau utile pour les navires à vapeur.
En cas de stipulation d'nn certain nombre de jonrs de staries, pour une opération d'aller et retour, et réversibles du chargement au déchargement, tout retard doit être imputé sur les jours réversibles restant à courir, et le chargeur ne doit de surestaries qu'au cas où la totalité des jours convenus aura été excédée au déchargement ; mais alors, par l'effet de la clause qui en détermine le nombre, les surestaries courent de plein droit. L. F.
STATIONS DE CH.\RBON. Voici la liste des ports où sont établis des dépôts de charbon (avril 1901), d'après le Shipping World ïear Book de Londres :
Grande-Bretagne : Aberdeen, Ayr, Ardrossan. Barry, Belfast, Birkenhead, Blyth, Bristol, Cardiff. Cork, Cowes, Dartmoutb, Dublin, Dundee, Exeter, Falmonth, Glasgow, Grimsby, Hartlepool,Holyhead, Hnll, Leith, Limerick, Liverpool, Londres, Londonderry, Milford Haven, Newcastle, Newport, Oban, Plymonth, Portland, Portsmouth , Scilly, Seaham, Shields (North), Shields (South), Sonthampton, Snnderland, Swansea, Stornoway, Troon, Tynemontb, Waterford, Wearmouth, Wexford, VVhitby, Whitehaven, Wigton, Youghal.
France, Algérie et Tunisie : Ajaccio, Alger,