‹ Dictionnaire du commerce, de l'industrie et de la banqueChapitre 954 sur 1134 · STÉARIQUE (ACIDE · texte numérisé non relu

STÉARIQUE (ACIDE

STELLAGE

rliaus, au moyen de l'oaa bouillante sons la pression atmosphérique, ou au moyen de l'eau chaude sons une pression de plusieurs atmosphères : la glycérine mise en liberté se dissout dans l'eau, tandis que les acides se combinent avec la chaus en formant une rie de savon calcaire. On recueille l'eau chargée ' ij^lycérine {eau glycérique); on traite le savon calcaire par l'acide sulfuriqne, qui s'empare de la «hanx; les acides stéarique, palmitique et oléique, remis en liberté, montent à la surface sons forme d'une couche huileuse et se solidiQent à l'état de mélange.

L'antre procédé est employé tant à l'égard des suifs qu'à l'égard de l'huile de palme, des huiles de poisson et des matières impures (graisses, eaux savonneuses, résidus du lavage des laines). On les traite directement par l'acide sulfuriqne et par la vapeur d'eau, puis par la distillation.

Que l'on ait opéré par l'un ou l'autre procédé, les corps gras ainsi amenés à l'état d'acides gras sont soumis à l'action de la presse; on recueille, d'une part l'acide oléique, qui est liquide, d'autre part le mélange solide formé par les acides stéarique et palmitique ou margariqne.

L'acide oléique a l'apparence d'une graisse flnide, dont l'odeur ressemble beaucoup à celle du suif et dont la couleur varie du jaune paille au jaune brun. Il est insoluble dans l'eau pure, soluble dans l'alcool ou dans l'eau bouillante tenant de la soude ou de la potasse en dissolution. Il contient toujours, à la sortie des presses, une certaine quantité d'acide stéarique et d'acide palmitique.

L'acide stéarique, ou plus exactement le mélange d'acide stéarique et d'acide palmitique, se présente ■sons forme de matière solide, grasse, translucide, d'un beau blanc, plus légère que l'eau ; comme l'acide oléique il est soluble dans l'alcool, ainsi que dans l'eau bouillante tenant en dissolution de la soude ou de la potasse, dans l'éther, la benzine, le chloroforme, etc.

Quelque procédé que l'on ait employé pour la saponification, les acides gras sont le plus souvent noircis pardes matières colorantes. Pour les blanchir, on a recours à la distillation sous l'influence de la vapeur d'eau surchauffée. L'acide palmitique distille «ntre 170» et 180», l'acide oléique vers 22:j' et l'acide «téarique vers 240°. On utilise aujourd'hui pour cette opération la chaleur perdue du fourneau destiné à surchauffer la vapeur, afin d'éviter les risques d'incendie qui résulteraient du contact direct de l'alambic avec le foyer.

L'acide du commerce sert surtout à faire des bougies (voy. ce mot). Il entre dans la composition des savons (voy. ce mot.)

Pour distinguer les a^id^ gras des graisses pressées ou purifiées (corps gras neutres}, il sufHt de verser sur iJO à 100 grammes du produit présenté de l'alcool à 95° en quantité suffisante pour recou- \ vrir la matière et de chauffer jusqu'à ébullition. i S'il s'agit d'acides gras, ils se dissolvent complè- \ tement; le suif, au contraire, reste insoluble ou ne i se dissout qu'en très faible proportion. I

Commerce extérieir de la France.— Ponr ce qui con- | cerne les bougies, on trouvera à ce mol les renseignements ' statistiques nécessaires. I

En i899, le prix E. V.D. du kilog. de bougies était de ' lfr.30 à l'import. comme à l'esport., et celui du kilog. de j « cire et acide stéarique autrement ouvré », de lfr.80. |

Les chiffres suivants sont ceux du C. S. (en kilog.), ponr les trois années 1898, 1899 et 1900 :

Acide stOariqae Import. Ex\-ioTl.

.\cide oUiqne

Import. Export.

Page 1