I.072.li
l.e prix E.V.D. de l'acide stéarique en 1899 est, an kilog.. de Ofr. 96 à l'import. comme à l'export.: celui de l'acide oléique, de Ofr. 70 à l'import. et 0,47 à l'export.
C'est de Belgique (49.970 kilog.), des Pays-Bas (47.888) et des États-Unis (14.668) que nous importons l'acide stéarique. Nous en expédions en beaucoup plus grandes quantités en Angleterre (345.031 kilog.), en Italie (168.748), en Suisse (109.216), aux Pays-Bas (32.IK}), en Allemagne (ll.iiOO seulement).
Nous importons l'acide oléique : de Suisse 792.188 kil(%., de la Zone franche 435.787, des ÉtaU-L'nis 232.469. des Pays-Bas 72.326, etc. Xous l'exportons : en Belgique 1.749.387 kilog., en .Angleterre 1.040.851, en Italie 862.118. en Espagne 149.350. en Suisse 146.120, en Allemagne 137.722, etc.
Ces chiffres concernent l'année 1899.
DOMan^s.— Le Tarif distingue l'acide stéarique en masse, qui paye 10 fr. T. G., 8 fr.T..M. les 100 kilog. bruts, de l'acide stéarique ouvré, qui paye (en dehors des bougies, ponr lesquelles nous renvoyons à ce mot) 19 fr. T. G., 16 fr. T. .M. les 100 kilog. nets.
Les antres corps gras séparés de la glycérine et amenés à l'état d'acides gras, notamment l'acide oléique, suivent le même régime que l'acide stéarique.
Les graisses pressées on purifiées sont comprises an Tarif dans la classe des « Graisses animales autres qne de poisson ». (Voy. Graisses.)
Droit fiscal: Taxe de consommation. — L'acide stéarique et les matières similaires à l'état de bougies ou de cierges sont assujettis à une taxe de consommation intérieure, en vertu de la loi du 30 décembre 1873.
Cette taxe est de 30 fr. par 100 kilog. (en principal et décimes).
Sont passibles de l'impôt, non seulement les bougies ou cierges provenant exclusivement d'acide stéarique ou de cire, mais encore les produits résultant de mélanges d'acide stéarique on de cire et d'autres substances quelconques.
Les chandelles de suif, proprement dit, sont ellesmêmes passibles de l'impôt comme les bougies stéariques, si leur mèche est tissée, tressée on moulinée, et si elle a subi une préparation chimique.
Les quantités d'acide stéarique à l'état de bougies ou de cierges frappés de la taxe intéreure, en 1899, se sont élevées à 27 millions et demi de kilog., pour un produit de 8 millions de fr.
Le nombre des fabricants d'acide stéarique se chiffre, pour cette année, à 3; celui des fabricants de bougies, cierges, etc., à 71a; enfin celui des marchands entrepositaires à 28.
STÉ.lTITE. V. Talc.
STELL.VGE. Le stellage est uue opération par laquelle une personne dite « acheteur de stellage » doit, à une certaine échéance, se déclarer acheteur ou vendeur d'une certaine quantité de titres au regard d'une autre personne contractante, o vendeur de stellage ».
Cette opération n'est antre que la synthèse d'une opération, au regard de l'acheteur de stellage, d'achat d'une quantité à prime double d'une quantité ferme vendue. A l'égard du vendeur de stellage, l'opération se présente comme une quantité de ferme achetée contre vente d'une double quantité à prime.
Exemple : la Rente française 3 •/, est cotée, pour
STELLAGË-
STEREOSCOPE
lin courant, 101,80; tandis qu'à prime dont oO centimes et à même échéance elle est cotée 102,60. Si Pierre achète à prime 6.000 fr. de rente dont 50 à 102,60, contre vente de 3.000 fr. de rente ferme à lOl^SO, il ressortira acheteur, au cas où il lèverait en réponse des primes, à un prix de revient qui sera 103,40. Mais au cas où il abandonnerait les primes, le prix de vente, diminué des primes abandonnées du côté de l'achat, ressortirait à 100,80.
Si donc, au lien de prendre cette position, Pierre achète un stellage, le cours normal en sera « 103,40/ 100,80)); ce qui veut dire qu'il aura faculté d'être acheteur de 3.000 fr. de rente à 103,40 ou d'être vendeur de 3.000 fr. de rente à 100,80: mais il devra, au plus tard en réponse des primes, se déclarer l'un on l'autre.
La règle des écarts des cours des stellages est donc la même que celle des écarts déprimes. Théoriquement, pour les primes, l'écart est d'autant plus élevé que la prime est petite et que l'échéance est lointaine. L'offre et la demande, en bourse, modifient cet écart théorique. Les circonstances agissent également sur les stellages, considérés comme des opérations isolées.
Quelles sont les chances de bénéfice et de perte de l'acheteur, puis du vendeur de stellage ? Voyons d'abord l'acheteur.
Tout d'abord, il est à remarquer que, en cas de grande hausse ou de grande baisse, Pierre, acheteur de stellage, est sur d'être en bénéfice : à partir de 103 fr. 40, il se déclarera acheteur; à partir de 100 fr. 80, il se déclarera vendeur.
Mais la stagnation des cours, leur oscillation se fixant à un chiffre intermédiaire entre 100 fr. 80 et 103 fr. 40, mettra Pierre en perte. Cependant, cette perte sera, dans l'espèce actuelle, au maximum de 1 fr. 30 par 3 fr. de rente, c'est-à-dire de 1.300 fr. La perte, en effet, ne peut être supérieure à la moitié de l'écart entre les deux termes du stellage. Démontrons-le :
Si l'on cote, le jour de la réponse des primes, 100 fr. 80, Pierre, qui est obligé de répondre, ne se déclarera certainement pas acheteur, à 103 fr. 40, de titres qu'il ne peut revendre qu'aux environs de 100 fr. 80. Il se déclarera donc vendeur, et le cours de réponse ne le mettra ni en perte ni en gain.
Par3fr.
f-f de rente
Miis si l'oa cote 100,83. il se dtclirera Tendeur et perdra 0,05
— 100, iW, — — 0.10
— 101,05, — — 0,23 et ainsi de suite. Au fur et à mesure que l'on monte de 5 centimes au-dessus de 100 fr. 80, Pierre aura intérêt à se déclarer vendeur à ce cours, plutôt qu'acheteur, et il sera cependant en perte. C'est ainsi qu'au cours de réponse des primes de 102 fr. 10, Pierre, se déclarant vendeur, perdra une différence de 1 fr. 30 par 3 fr. de rente, c'est-à-dire 1.300 fr. pour 3.000 fr.
Mais il est à remarquer qu'à 102 fr. 10, cours de réponse des primes, Pierre peut tout aussi bien se porter acheteur à 103 fr. 40 que vendeur. En effet, s'il revend aux cours de la réponse des primes, il perdra 1 fr.30 par 3fr. de rente, comme dans l'autre cas.
A partir de 102 fr. 10, Pierre aura intérêt, non plus à se porter vendeur, mais à se porter acheteur plutôt que vendeur :
ParSfr.
Fr. de rente
In effet, si l'on cote 102,13, en se portant aclicteiir, il perdra 1 ,23
— 102,33, — — 1,05 Plus le cours de réponse s'élèvera vers 103 fr. 40,
plus la perte ira s'affaiblissaut. A 103 fr. 40, Pierre n'éprouvera plus de perte. A partir de ce cours commencera le bénéfice, comme nous l'avons vu.
Ainsi, les deux termes d'un stellage présentent une échelle montante et descendante de pertes dont le sommet sera le cours moyen entre ces deux termes : ce cours moyen représentera la perte maxima quepourra subir l'acheteur de stellage.
Passons maintenant à Paul, vendeur de stellage.
A tous les cours intermédiaires entre 100 fr. 8* et 103 fr. 40, il sera en bénéfice dans la proportion où Pierre sera en perte. Mais au cas de hausse ou de baisse considérable, sa perte ne peut être limitée que par la limite du mouvement. A partir de 103fr. 40, il est exposé à se voir demander 3.000 fr. de rente à ce cours; il est aussi exposé, si la rente baisse au-dessous de 100 fr. 80, à se voir livrer, à ce dernier prix, cette même quantité. Pierre, acheteur du stellage, a donc pour lui les grands mouvements de bourse et contre lui leur oscillation modérée; tandis que Paul, vendeur de stellage, a pour lui la stagnation relative des cours, et contre lui les grands mouvements. Emm.\nuel Vidal.
STKRK. Mesure de volume pour les bois équivalant au mètre cube. (V. Bois.)
STKIVÉOGUAPIIIE. V. GRAPHIQUE.
STÉRÉOSCOl'E. Instrument d'optique dont le principe est dû à Wheatstone et qui donne aux yeux l'illusion du relief des objets, quand on regarde dans cet instrument deux vues dites stéréoscopiques. Ces deux vues, généralement photographiques, des mêmes objets, les représentent l'une en perspective pour l'œil droit, l'autre en perspective pour l'œil gauche. La réunion des deux impressions produit donc le même effet que l'objet lui-même : la sensation du relief.
La même raison qui fait que nous voyons simple avec nos yeux la double image d'u n même objet formée sur nos rétines, explique pourquoi les deux épreuves du stéréoscope se confondent pour nos yeux en une seule. Ce fait est la conséquence de l'existence des points identiques des deux rétines sur lesquels il est nécessaire que chaque image se produise exactement et simultanément : autrement, on voit double un objet unique, comme lorsqu'on laisse les axes optiques devenir plus ou moins parallèles, de convergents qu'ils doivent être.
C'est, à notre avis, dans le stéréoscope à lentilles parallèles inventé par Hermagis dès 18o6, que les belles vues sur verre albuminé produisent le plus d'effet, les lentilles ajoutant au relief un grossissement précieux, indispensable à l'examen des plus fins détails. Les prismes, au contraire, des stéréoscopes à bon marché ne produisent aucun grossissement, et ils peuvent être supprimés sans désavantage, à la condition de ne pas dépasser 65 mm. comme écartement des centres des deux épreuves.
Prix des stéréoscopes à main, à lentilles achromatiques (système optique d'Hermagis), très fort grossissement : 45 et30fr. tous bois (thuya, noyer, palissandre); avec écartement facallatif des oculaires pour s'adapter à toutes les vues et crémaillère pour la mise au point exacte.