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SUBSTANCES VÉNÉNEUSES

d'après les modèles établis d'avance, à l'aide de « calibres )) ou de polissoirs ; le finissage se fait au ciseau ou à la main. On fait ainsi des chapiteaux, des corniches, des ornements en saillie, des revêtements de colonnes et de murailles, etc. Le stuc entre dans la composition des ornements dorés qui forment les revêtements intérieurs de la coupole de Saint- Pierre, à Rome.

Pour les stucs qui n'ont pas besoin de durer longtemps, — comme ceux employés à l'Exposition de 1900, — • on gâche du plâtre très fin dans une dissolution de colle très claire; on polit ensuite avec la pierre ponce, le tripoli et le feutre. On peut aussi les colorer ou leur donner l'aspect veiné an moyen de colorants appropriés. (Voy. Marbres : Marbres artificiels.)

STUTTGART. Capitale du royaume de Wurtemberg, à 510 kil. S.O. de Berlin, 185 N.-O. de Munich et 249 m. d'alt., par 48» 46' 36' lat. N. et 6° 50' 28" long. E. de Paris. Pop. : 125.901 hab. en 1885, 158.321 en 1895, 176.318 en 1900. Bibliothèque d'env. 500.000 volumes. Musée commercial, Institut des arts et métiers.

Après Leipzig et Berlin, c'est la ville où l'industrie du livre est le plus développée. Il y a de très nombreuses imprimeries et librairies, des fonderies de caractères, des ateliers de reliure. Ateliers de constructions mécaniques, fonderies de fer. Fabr. de bijouterie, de pianos, de bougies et savons, de produits chimiques, de couleurs et vernis, de sucre, de chocolat, etc. ; brasserie. La place de Stuttgart, une des principales pour le commerce des fruits à cidre en Allemagne, a reçu en 1900 (fin décembre) 4.099 wagons de pommes.

L'Agence générale d'Exportation de Stuttgart a pour objet de favoriser l'industrie wurtembergeoise; elle peut rendre aussi de grands services aux acheteurs étrangers, français notamment. En 1899 elle a reçu des ordres ou des visites en provenance de presque tous les pays du monde et d'un grand nombre de villes françaises, parmi lesquelles : Paris, Nancy, Contrexéville, Lunéville, Lyon, Bordeaux et Marseille ^

Succursale de la Banque de l'Empire. Consulat de France. Station de chemin de fer sur Munich, Niiremberg, Carlsruhe, Bàle.

S TVLOGRAPHE. V. Plumes A ÉCBiRE : Plumes à réservoir.

STYRAX ou Storax. V. Baumes.

SUBLIMÉ CORROSIF. Chlorure mercirrique ou bichlornre de mercure. C'est un corps en cristaux transparents, densité =5,2, soluble à 1/15 dans l'eau froide. On le prépare en faisant agir sur le sulfate mercurique du chlorure de sodium auquel on ajoute un peu de bioxyde de manganèse pour éviter la formation du chlorure mercureux ou calomel. On le purifie par sublimation, car il ne subit pas de décomposition et se volatilise sans laisser de résidu.

1. Le consul britannique à Stuttgart écrit (novembre 1900) que l'éclairage public par l'acétylène prend une grande extension en Allemagne. On compte déjà plus de 200.000 becs dans ce pays, en remplacement du pétrole ou du gaz. La consommation du carbure de calcium y est estimée, pour 1900, à 17.000 T., dont le pouvoir éclairant équivaut à celui de 31 millions de litres de pétrole. On emploie l'éclairage public par l'acétylène dans 32 villes d'une population supérieure à 5.0O0 hab., et aussi dans les trains du réseau de l'État. La concurrence au pétrole s'explique par ce double fait que l'Allemagne paye environ 75 millions de fr. par an aux États- Unis pour l'import. du pétrole, tandis que le gaz acétylène est un produit de l'industrie allemande, qui trouve en Allemagne même les matières nécessaires à la fabrication du carbure de calcium.

Le sublimé est un poi-son irritant, extrêmement violent, et qui, à cause de cela, est utilisé comme antiseptique pour la dé.sinfection des plaies et des locaux, effets, vases (pourvu qu'ils ne soient pas métalliques); il tient, à cet égard, une des premières places dans l'échelle de Miquel et reste actif à 1/10.000. A l'extérieur, pour le pansement des plaies, les lotions, on l'emploie à la dose de 0 gr. 5 à 1 gr. pour 1.000 d'eau: à l'intérieur, on l'emploie sous forme de liqueur de Van Swieten dans la syphilis. Toutefois sa toxicité extrême, qui lui confère d'ailleurs son pouvoir antiseptique élevé, tend à lui faire préférer aujourd'hui, pour la désinfection des plaies, des antiseptiques moins dangereux.

Dans les cas d'empoisonnement, son antidote est l'albumine (le blanc d'oeuf), avec laquelle il forme une combinaison insoluble et imputrescible. Cette propriété le fait employer depuis longtemps pour la conservation des pièces anatomiques et des objets de collections d'histoire naturelle. Il est donc couramment utilisé par les empailleurs, qui s'en servent pour rendre les téguments inaltérables.

D"^ J. L.VUMOMER.

SUBSTANCKS VKXENEUSES. La vente des substances vénéneuses est réglementée par une ordonnance du 29 octobre 1846, à laquelle sont venus s'ajouter des décrets du 8 juillet 1850, du 9 juillet 1890, une loi du 25 avril 1895, des décrets du 25 janvier et du 27 juin 1896.

Les prescriptions de l'ordonnance de 1846 s'appliquent non pas à toutes les substances toxiques dont il est fait usage dans les arts, l'industrie et la thérapeutique, mais seulement à celles de ces substances dont il a paru nécessaire de réglementer la vente et l'emploi dans l'intérêt de la sûreté publique; ces substances sont :

Acide cyanhydi'ique.

Alcaloïdes végétaux et leurs

sels.

Arsenic et ses préparations.

Belladone, extrait et teinture.

Cantharides entières, poudre

et extrait.

Chloroforme.

Ciguë, extrait et teinture.

Coque du Levant.

Cyanure de mercure.

Cyanure de potassium.

Quiconque veut faire le commerce de ces substances doit le déclarer préalablement devant le maire de la commune, en indiquant le lieu oii est situé son établissement; de même, les pharmaciens, chimistes, fabricants ou manufacturiers qui en font emploi. A Paris et dans le ressort de la préfecture de police, la déclaration est faite devant le préfet de police. Ces substances ne doivent être livrées, sauf en ce qui concerne les applications médicales, que sur la demande écrite et signée de l'acheteur, et tout achatou vente doit êtreinscrit sur un registre spécial, coté et paraphé par le maire ou le commissaire de police. Des prescriptions particulières concernent les pharmaciens : une circulaire ministérielle du 25 juin 1855 prescrit l'apposition d'une double étiquette sur les flacons ou pots contenant des médicaments toxiques : l'une, de couleur rouge-orangé, avec les mots» Médicament pour l'usage externe », l'autre, sur papier blanc, indiquant la formule et la nature du médicament, avec le mot « Poison ».

L'arsenic et ses composés ne peuvent être vendus, pour d'autres usages que la médecine, que combinés

Emétiqne.

Jusquiame, extrait et teinture.

Nicotiane.

Nitrates de mercure.

Opium et son extrait.

Phosphore et pâte phospborée.

Seigle ergoté.

Stramonium, extrait et teinture.

Sublimé corrosif.

SUCCESSIONS

SUCCESSIONS

avec d'antres substances, soit ponr la destruction lies animaux nuisibles, soit pour le traitement des iDimaux domestiques, soit pour la conservation des peaux et objets d'histoire naturelle. Un arrêté ministériel du an lévrier 187o a approuvé une formule de dénaturation de l'acide arsénieux.

Des précautions particulières sont imposées pour l'expédition, l'emballage, le transport, l'emmagasinage et l'emploi de ces substances*.

Les virus atténués, sérums thérapeutiques, toxines modifiées et produits analogues, et les substances injectables d'origine organique non définies chimiquement, ne peuvent être débités qu'autant qu'ils ont été, au point de vue soit de la fabrication, soit de la provenance, l'objet d'une autorisation du Gouvernement, rendue après avis du Comité consultatif d'hygiène publique de France et de l'Académie de médecine. Le décret du 26 janvier 18% ne vise que trois produits de cette sorte : sérum antidiphtérique, sérum antivenimeux, extraits organiques selon la méthode Brown-Séquart; un décret du 27 juin de la même année y ajoute le sérum antistreptococcique et le sérum antitétanique.

Des circulaires ministérielles des 24 et 28 février 1896 interdisent la fabrique et la mise en vente de vases et ustensiles de cuisine en métal contenant plus de 10° ■„ de plomb, ou plus de 1/ 10.000* d'ar-

senic, ou en tôle recouverte d'une couche de plomb pur (métal dit fer-blanc terne}.

L'emploi des matières plombifères dans la fabrication des boites de conserve est également interdit. (Yoy. Confiserie, Étais).

SUBVEXTIOXS. V. Prêts au Cosuiebck et a l'Industrie, Mari.ne marcha.xde. Pêches mari- TUJES, Primes.

SUCCESSIONS. (Droit fiscal.) La loi de finances du 25 février 1901 vient de modifier profondément le régime fiscal des mutations par décès, tant an point de vue des tarifs que de l'assiette de l'impôt et de la détermination de la valeur imposable des biens transmis. Les droits, au lieu d'être assis sur la valeur brute, seront désormais liquidés sur la valeur nette de ces biens. Les dettes commerciales, comme les dettes civiles, sont admises à la déduction : aussi nous a-t-il paru intéressant d'exposer ici, rapidement, l'économie du nouveau régime et d'indiquer les obligations qui incombent aux sociétés et commerçants détenteurs de titres, sommes ou valeurs dépendant d'une succession.

I. Assiette et Tarifs. — Les droits de mutation par décès de biens, meubles ou immeubles, sont liquidés sur la part nette recueillie par chaque ayant droit. Ils sont perçus, ponr chacune des fractions de cette part, suivant les tarifs portés an tableau ci-après' :

IXDICATCOS DES DEGRÉS DE PAKEJITÊ

!• En ligne dirette

2* Enlre é|>oux

3* Entre frères et sœurs.

I* Entre oncles ou tantes et nereux on nièces.

5* Entre grands-oncles on grand'lantes et petitsneveox ou peiites-nieces et entre cousins germains

6* Entre puenis aux 5' et 6* degrés

7* Entre parents au delà du 6* degré et entre personnes non parentes

Tai;x appucabijs a la fraction de part nette comprise entre

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